Coups de coeur

  • Matthieu Fabas a tué parce qu'il voulait prouver qu'il était un homme. Un meurtre inutile, juste pour que son père arrête de le traiter comme un moins que rien. Verdict, 15 ans de prison. Le lendemain de sa libération, c'est le père de Matthieu qui est assassiné et le coupable semble tout désigné. Mais pourquoi Matthieu sacrifierait-il une nouvelle fois sa vie ? Pour l'inspecteur Cérisol chargé de l'enquête et pour ses hommes, cela ne colle pas. Reste à plonger dans l'histoire de ces deux hommes, père et fils, pour comprendre leur terrible relation.
    Derrière cette intrigue policière qu'on ne lâche pas, ce nouveau roman de Benoît Séverac nous parle des sommes de courage et de défis, de renoncements et de non-dits qui unissent un père et un fils cherchant tous deux à savoir ce que c'est qu'être un homme.

    Coup de coeur de la rentrée

    Mathieu Fabas a tué parce qu'il veut prouver à son père qu'il est un homme. Voici un récit aux allures de polar, très bien ficelé, entre l'enquête menée par Cérisol, un amour d'inspecteur et l'honneur d'un meurtrier qui se débat entre un père totalitaire et son appétit décriture de sa vérité. L'écrivain toulousain est aux portes des non-dits, des défis et du courage qui unissent un père à son fils. C'est endurant et humain.

    Stéphane

  • Dans ce texte, donné comme une lettre inachevée et qui est la poursuite d'un dialogue avec Louis Jouvet, des personnages de roman et de théâtre accompagnent la narratrice dans les différentes étapes de son voyage de la prison vers Auschwitz.
    Quels liens les apparitions, les disparitions, les agissements de Fabrice del Dongo, Ondine, Alcestre, Électre. ont-ils avec cette traversée de l'inéluctable et avec ces lois que Louis Jouvet essayait de dégager à propos du personnage de théâtre ?
    Tandis que l'imaginaire gagne la réalité faite ombre, l'intériorité de l'être ainsi incarnée, face à une épreuve qui tente de la détruire ou de la nier, place cet écrit au coeur de la démarche de Charlotte Delbo.

  • On a beaucoup médit du XIXe siècle, mais le nôtre n'est guère plus fréquentable. La vie humaine n'y vaut pas grand-chose. Et comme notre époque est celle de l'image, on nous aura montré des cortèges interminables de gens offensés, persécutés, avilis... Cela n'émeut plus, ni même n'étonne la majorité de nos contemporains. Ils se sont accoutumés au malheur des autres, avec une singulière facilité.
    Et pourtant, lorsqu'un corps est écrasé, lorsqu'un visage est mutilé, chacun devrait savoir que c'est son propre corps et son propre visage que l'on outrage. Ceux qui réagissent en face de la barbarie ne sont pas gouvernés par quelque altruisme, mais par un profond égotisme. Car ils trouvent un reflet d'eux-mêmes ou de leurs proches dans les figures des victimes, ils s'y reconnaissent comme dans les images d'un mauvais rêve.
    Qu'il le sache ou non, tout homme ressent cela dans son intimité la plus nocturne. La détresse d'un regard humilié désespère ses pensées les plus secrètes. Mais la majorité silencieuse veut ignorer ce désespoir qui atteint sa croyance dans la vie. Il n'empêche que tous les hommes sont de mauvais dormeurs. Ces " rêveurs définitifs ", comme disait André Breton, sont agités, durant leur sommeil, par les remords que nous inflige l'époque.
    Charlotte Delbo tolérait d'autant moins les horreurs de notre siècle qu'elle avait subi l'atrocité d'Auschwitz. Il lui fallait témoigner, laisser la mémoire de la pire détresse, et de toutes celles que d'autres gens connaissaient dans d'autres lieux.

  • Férus d'étymologie, Dominique Roques et Alexis Dormal s'emparent des origines les plus surprenantes et étonnantes des mots pour les expliquer à travers leur personnage fétiche, Pico Bogue. En une page et un gag, chaque mot voit ainsi ses racines ou origines détaillées, le tout en riant ou souriant. Incontournable pour tous les curieux de la langue, enfants ou adultes.

  • À son retour de la guerre de Troie, Agamemnon, roi des Grecs, est assassiné par sa femme Clytemnestre et son amant, Égisthe. Pour asseoir leur domination, le couple ordonne l'assassinat d'Oreste, le fils d'Agamemnon. La plus jeune fille du roi, Chrysothémis, fait le choix de rester auprès de sa mère et de supporter la concupiscence d'Égisthe. Électre, l'aînée, a trouvé refuge chez les prostituées d'Argos et se consume dans son désir de vengeance. Aveuglée par la haine, refusant l'appel à la raison et au pardon de sa jeune soeur, elle la laisse sacrifier sa virginité à Égisthe et reste sourde aux justifications de sa mère qui a tué Agamemnon pour venger la mort de sa fille, Iphigénie. Son seul espoir se nomme Oreste, frère exilé qui, travesti en femme, revient à Argos pour exaucer les prières de sa soeur. Dans la scène finale, lui, le fils qui répugne à verser le sang, exhorté par sa soeur assoiffée de vengeance, commet un matricide, prolongeant ainsi la malédiction des Atrides.

    Personnages : 12 femmes, 4 hommes, 3 musiciens et un choeur / durée estimée : 2 h.

  • À chaque mois sa suite de prévisions, recommandations et autres tuyaux pour vivre en harmonie avec soi. Un almanach malicieux par un grand maître de l'humour, une autre façon de lire l'année, insolite et impertinente. Après Musée haut, musée bas, Jean-Michel Ribes s'attaque au calendrier.

    Suivi de Almanach de l'auteur dramatique.

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  • Le don de soi

    Pippo Delbono

    Rétrospective «Pippo Delbono la Mente che mente» du 5 octobre au 5 novembre 2018 Centre Pompidou (Paris). EXTRAIT : "Ce que je fais au théâtre, je l'ai pris sur ma vie, dans ma vie, j'ai erré dans des territoires que personne ne fréquentait. Je ne cherche pas à défendre une idéologie. Je cherche la rencontre avec l'être humain. Parce que je suis différent, moi-même je cherche l'autre, malade, d'une autre couleur, d'une autre culture. Et, à la fin je trouve. Sinon tout cela n'a pas de sens. Pour quoi faire ?"

  • Le bal des folles

    Victoria Mas

    Chaque année, à la mi-carême, se tient un très étrange Bal des Folles.  Le temps d'une soirée, le Tout-Paris s'encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires. Réparti sur deux salles - d'un côté les idiotes et les épileptiques ; de l'autre les hystériques, les folles et les maniaques - ce bal est en réalité l'une des dernières expérimentations de Charcot, désireux de faire des malades de la Salpêtrière des femmes comme les autres. Parmi elles, Eugénie, Louise et Geneviève, dont Victoria Mas retrace le parcours heurté, dans ce premier roman qui met à nu la condition féminine au XIXe siècle.

  • 2001. Les nuits parisiennes voient naître un nouveau monstre. Un serial killer s'en prend aux artistes, transformant chacune de ses scènes de crime en oeuvre mêlant esthétisme et barbarie.
    L'inspecteur Heckmann, flic vedette du moment, se retrouve en charge de cette très médiatique affaire et se lance dans la traque. Mais bientôt il lui semble que tous ces crimes ne sont qu'un moyen pour le tueur de jouer avec lui...

    Avec ce roman policier, Antonin Varenne révèle une fois de plus son incroyable talent à nous entraîner dans une course infernale où ses personnages doivent lutter contre leurs propres démons autant que contre le fracas du monde.

  • Cela fait deux ans que Paul Hansen purge sa peine dans la prison provinciale de Montréal. Il y partage une cellule avec Horton, un Hells Angel incarcéré pour meurtre.

    Retour en arrière: Hansen est superintendant a L'Excelsior, une résidence où il déploie ses talents de concierge, de gardien, de factotum, et - plus encore - de réparateur des âmes et consolateur des affligés. Lorsqu'il n'est pas occupé à venir en aide aux habitants de L'Excelsior ou à entretenir les bâtiments, il rejoint Winona, sa compagne. Aux commandes de son aéroplane, elle l'emmène en plein ciel, au-dessus des nuages. Mais bientôt tout change. Un nouveau gérant arrive à L'Excelsior, des conflits éclatent. Et l'inévitable se produit.

    Une église ensablée dans les dunes d'une plage, une mine d'amiante à ciel ouvert, les méandres d'un fleuve couleur argent, les ondes sonores d'un orgue composent les paysages variés où se déroule ce roman.

    Histoire d'une vie, Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon est l'un des plus beaux livres de Jean-Paul Dubois. On y découvre un écrivain qu'animent le sens aigu de la fraternité et un sentiment de révolte à l'égard de toutes les formes d'injustice.

  • Les échappées

    Lucie Taïeb

    • L'ogre
    • 5 Septembre 2019

    « Comprends-moi bien, pourtant. Je ne dis pas que ton histoire n'est pas la vraie. Je dis seulement qu'elle n'est pas assez forte face à la leur. Et tu as déjà compris, puisque tu la tais, tu sais déjà, sans doute, qu'il vaut mieux, toujours, dans une famille où règnent des histoires divergentes, et dans le monde tel qu'il va, être du côté des histoires les plus fortes. » Au coeur de l'été, une fille étrangère vient troubler le quotidien morne d'Oskar et de sa soeur, qui habitent avec leurs parents une maisonnette en bordure d'une voie de chemin de fer désaffectée. En parallèle de ce récit d'initiation, ou plane l'ombre d'un drame, se déploie une société entièrement dévouée au travail et a l'asservissement des esprits et des corps. Il règne dans cet univers un discours de terreur, la promesse d'une terrible menace qui est sur le point d'advenir et que seule Stern, héroïne placide, poète plus que guerrière, ose défier.

    Au cours de quatre saisons mouvementées, Les Échappées tisse un récit de l'émancipation par le mouvement. On suit des femmes qui ont choisi la fuite par courage, pour se sauver et sauver celles et ceux qu'elles aiment, pour échapper à une parole autoritaire et mensongère, à un pouvoir oppressant et destructeur. Lucie Taïeb noue, en deux intrigues parallèles, un drame qui met en opposition, dans la sphère intime et dans la sphère politique, des individus isolés face à un pouvoir qui pourrait les écraser, mais dont ils parviennent à s'affranchir.

  • Écrit peu avant sa mort, cet essai de Simone Weil condense les réflexions d'une vie. Premier constat : nulle personne n'est sacrée, mais le sacré est à chercher en l'Homme. À l'heure où la notion de personne est au centre des discours politiques, du marketing et des réflexions morales, ce renversement est salvateur. De cette affirmation, la philosophe nous entraîne dans une réflexion passionnante sur les droits de l'homme. Le terme de "droit" y est jugé opposé à la quête ultime de l'homme : l'attente qu'on lui fasse du bien. Pour la combler, il est urgent d'inventer des institutions qui aboliront ce qui oppresse les humains, cause l'injustice et qui ne se limiteraient pas à protéger leurs droits.
    Quelles sont-elles ? Vous le découvrirez au fil de cette pensée extraordinairement lucide.

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  • Avignon

    Willem

    Après Partout et Ailleurs (2008 et 2002 chez Cornélius), après un tour du monde de La Haye à Dublin en passant par Hanoï, Oslo, Ouagadougou, Rome, Talli et Pékin, Willem nous invite au coeur du Vaucluse, dans cette charmante cité médiévale qu'est Avignon. Qui l'aime le suive !
    Cela fait une décennie que Willem s'en va chaque printemps, croquer pour Libération des scènes du festival d'Avignon. Recueil de ces dix années de dessins, Avignon abandonne décors et commentaires pour se concentrer sur les acteurs et leur public, sur cette foule qui parcourt les ruelles de la vieille ville le temps d'un festival. Reprenant avec de nouvelles couleurs des pages initialement parues dans Libération, Willem nous invite à partager sa version à la fois acide, drôle et profondément humaine du festival.

    Avignon par Willem

    L'incontournable dessinateur Willem a consigné 10 ans de Festival d'Avignon de 2001 à 2011 pour Libération Juste indispensable !

  • Dans un monde bouleversé par les printemps révolutionnaires, alors que l'Europe est secouée par le retour des nationalismes et la radicalisation, l'auteur et metteur en scène interroge l'histoire de la Révolution française. Comment s'emparer de cette matière historique bouillonnante élevée au rang de mythe et éclairer ses liens avec notre présent ?

    Nouveauté Joël Pommerat

    Le dernier texte Ça ira (1) Fin de Louis de Joël Pommerat paru aux éditions Actes Sud relate l'expérience de la Révolution française au regard des soulèvements populaires contemporains. Le texte de Joël Pommerat met l'accent sur les figures agissantes, la dimension collective des changements de sociétés et l'aspect essentiel du dialogue lorsqu'une modification sociétale doit être effectuée. La pièce sera reprise au Théâtre Nanterre-Amandiers du 6 au 25 septembre 2016.

  • Solitarité : Voici une fiction inspirée par un certain type de discours public présent dans la société roumaine, prenant comme point de départ Baia Mare, mur construit pour séparer les Roms de la route principale de la ville. Les différences entre les classes sociales, les ethnies et les générations deviennent alors de plus en plus radicales.

    Le mot du libraire

    Mise en scène SOFIA JUPITHER, du 13 au 17 juillet 2016.

  • Ce premier tome du théâtre complet de Roland Topor recueille ses trois premières pièces introuvables des années 1970, une « trilogie du sang, du sexe et de la merde » hautement comique et 100% Panique, c'est-à-dire parfaitement provocatrice et scandaleuse.
    De la cruauté ordinaire de M. Laurent, qui cloue un bébé à sa porte, à la merde qui déborde littéralement chez les flics dans Vinci avait raison, en passant par la comédie éroticopolicière Fatidik et Opéra, rarement on aura pratiqué la satire burlesque de manière aussi radicale que dans ces pièces de Topor, qui se pose ici en digne héritier de Jarry. S'attaquant à tous les tabous, il explore notre part la plus sombre, avec un humour dévastateur où le rire survient toujours en contrepoint du pire.

    Satires absolues

    Les trois premières pièces de Roland Topor introuvables depuis les années 70 sont enfin réunies. Trilogie assez scandaleuses, elles n'ont pas pris une ride.

  • « La loi est la même pour tout le monde et les juges ne perdent pas leur temps à compter les poires ou les pommes. Devant le tribunal, il y a la statue de la justice. Elle a une balance à la main, mais les deux plateaux sont vides. Ce n'est pas une balance pour peser les fruits et légumes. » Dans une prison, un détenu décide de préparer un discours. On ne sait pas au juste ni quand ni com- ment il pense pouvoir le prononcer, ni à qui il entend l'adresser. Peut-être au Pouvoir, à l'État, à son juge, à ses Concitoyens ou à la Loi qui l'a fait échouer en prison, à cause d'un délit non précisé, vraisemblable- ment mineur, mais dont on comprend bientôt qu'il a pris, durant sa détention, une signification politique.
    C'est notamment la prison, l'institution carcérale - en tant que miroir grossissant d'une société, de ses injustices, de son inhumanité -, qui fait l'objet des questionnements et des attaques du détenu. Au fil de ses réflexions, il convoque grands personnages et événements de l'histoire, interpelle directement Mazzini, converse avec son gardien de prison ou avec son juge, rapporte les (més)aventures affreuses et édifiantes de l'un de ses co-détenus, le Nègre Dingo Africain, et d'autres infortunés prisonniers des temps révolus ou récents...

    Le mot du libraire

    Ascanio Celestini, écrivain italien aux talents multiples dans la lignée d'un Dario Fo, nous entraîne dans l'exploration du milieu carcéral. Le détenu parle et raconte cette société dans la société où règne inégalité et injustice.

  • Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur « Mr Bojangles » de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Ici seule la fantaisie a le droit de cité ; travail, école, contingences sont oubliés. Celle qui donne le ton, c'est la mère, un véritable feu follet, imprévisible et extravagante. C'est elle qui a adopté Mademoiselle Superfétatoire, une grue de Guinée qu'elle promène en laisse, qui arrose les meubles, qui change de prénom chaque jour. Elle entraîne sa famille dans un tourbillon de poésie et de chimères.
    Un jour pourtant, elle va trop loin, et le monde rationnel s'invite chez eux. Père et enfant vont tout faire pour éviter l'inéluctable, pour que la fête continue coûte que coûte, pour la protéger. L'amour fou n'a jamais si bien porté son nom.

    L'amour fou

    Joyau de fantaisie, ce roman nous démontre avec extravagance où mène l'amour fou. Un premier roman épatant !

  • Constance étant oisive, on va lui trouver de quoi s'occuper. Des bords de Seine aux rives de la mer Jaune, en passant par les fins fonds de la Creuse, rien ne devrait l'empêcher d'accomplir sa mission. Seul problème : le personnel chargé de son encadrement n'est pas toujours très bien organisé.

    Envoyée très spéciale

    Roman d'espionnage truculent, élégant et savoureux où l'héroïne va se retrouver bien malgré elle espionne pour les services secrets et ce, pour votre plus grand bonheur !

  • Au cours d'un séjour à Berlin, la jeune Julie Spieler, en quête d'une très improbable réconciliation avec son père Abel - époux décevant, séducteur impénitent, menteur invétéré et professeur de littérature allemande à la Sorbonne -, débusque la récipiendaire putative de textes inédits de Kafka, écrivain qui fascine son père jusqu'à l'obsession. La jeune fille entame alors de difficiles tentatives d'approche auprès de cette vieille dame particulièrement rétive qui porte en elle toute la mémoire d'un siècle traversé de guerres, d'exils et d'horreurs. Tous trois se retrouvent dans un chalet face au Mont Blanc afin de tenter de solder, ensemble ou séparément, tous leurs comptes respectifs.

    Le mot du libraire

    On se régale à suivre les traces de la poupée de Kafka accompagnée du fantôme de l'auteur, d'un père et de sa fille. Aurais-t-on retrouvé un inédit du célèbre auteur autrichien ?

  • Le sage des bois

    Picard G

    • Corti
    • 1 Janvier 2016

    « Le sage des bois » est le surnom ironique donné au jeune hé- ros de cette histoire par ses amis qu'il ne cesse de harceler avec son grand projet : s'établir à l'écart de la civilisation, bâtir sa ca- bane, cultiver son potager et son esprit comme le fit Henry Da- vid Thoreau, un siècle et demi auparavant, près de l'étang de Wal- den dans le Massachusetts. Mais dans la France contemporaine, le désir de solitude, de pureté et de sagesse n'est pas si facile à combler, surtout chez un jeune homme exalté dont l'idéalisme philosophique se heurte à des obstacles misérablement concrets.
    Ce roman humoristique est un hommage au merveilleux Wal- den ou la vie dans les bois (1854) du poète américain et une évocation nostalgique des illusions de la jeunesse aspirant à at- teindre une forme d'absolu personnel, à l'opposé de l'esprit rou- tinier et mesquin de nos sociétés de consommation. Du haut de ses soixante-dix ans, l'auteur a voulu restituer la spontanéité et la saveur juvéniles d'un temps où il espérait découvrir les « secrets de l'existence » dans le rejet de toute concession à la vie banale.
    Ce livre, revanche du rêve et du désir sur la plate réalité, illustre l'une des fonctions de la littérature : maintenir envers et contre tout la vitalité des illusions poétiques qui magnifient la vie.
    La touche Picard, c'est ce surcroît de fantaisie et de profondeur (si l'on entend par profondeur cette persévérance à imaginer derrière toute chose quelque chose de plus fondamental). François Busnel, L'Express

    La vie d'après Walden

    Lorsqu'un jeune homme de notre siècle, marche dans les pas de Walden, héros solitaire du roman de Thoreau, cela donne un roman existentiel des plus fantaisistes. Amateur d'humour et d'idéalisme, ce livre est pour vous !

  • Depuis vingt-cinq ans, Joël Pommerat, avec la compagnie Louis Brouillard, cherche à rendre le réel à son plus haut degré de vérité et d'intensité en scène. Cet essai, très documenté par Marion Boudier, fait entendre tous les enjeux du metteur en scène, et les replace dans une démarche évolutive, dans un contexte esthétique, historique et politique.

    Pommerat, que sais-je ?

    Marion Boudier, dramaturge de la compagnie de Joël Pommerat nous propose cet essai cherchant à nous faire appréhender le monde complexe de l'auteur-metteur en scène français.

  • À présent, Candida veut apprendre un dernier livre, le livre définitif. La faveur qu'elle m'a demandée est que je choisisse ce livre. Cher professeur, je suppose que maintenant vous comprenez la dimension de mon problème. Pressé par le temps, je dois accomplir cette terrible mission. Je vous demande de me conseiller : quel livre, quel dernier livre ?

    Lecture conseillée de 14 à 94 ans.

    Tiago Rodrigues ne se contente pas de brouiller les frontières entre le théâtre, la fiction et la réalité. Il invite des hommes et des femmes, le « peloton sonnet 30 de Shakespeare », à éprouver, partager, le temps de la représentation, une expérience singulière : celle de retenir un texte et de le dire. Un acte de résistance artistique et politique, tout autant qu'une lutte contre le temps, l'oubli, le vieillissement, contre l'absence et la disparition. Un geste aussi intime que politique.

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    Expérience autour de la mémoire

    Objectif : faire apprendre à 10 spectateurs le sonnet 30 de Shakespeare. Intérêt : s'interroger sur la mémoire avec d'autres. On dévore ce texte des plus délicats !

  • " Au secours, les tués ! Assistez-moi, que je ne sois pas obligé de vivre parmi des hommes qui par ambition démesurée ou instinct de survie ont ordonné que des coeurs cessent de battre, que des mères aient des cheveux blancs ! Revenez ! Demandez-leur ce qu'ils ont fait de vous ! Ce qu'ils ont fait quand vous souffriez par leur faute avant de mourir par leur faute ! Quel beau tableau de la persévérance ! Cadavres en armes, protagonistes de la vie mort-née des Habsbourg, formez les rangs et hantez leur sommeil. Arrachez-vous à cette pétrification ! Avancez ! Avance, cher partisan de l'esprit, et réclame-leur ta chère tête ! Avance pour leur dire où tu es et comment c'est là-bas, dis-leur que tu ne voulais plus jamais te laisser utiliser pour ça ! Et toi là-bas, avec ce visage défiguré à ton dernier instant, lorsque sur ordre, la bête sauvage, l'écume aux lèvres, jadis peut-être un homme comme toi, se précipita sur toi dans ta tranchée - avance ! Ce n'est pas votre mort - c'est votre vie que je veux venger sur ceux qui vous l'ont infligée ! J'ai dessiné les ombres qu'ils sont et qu'ils voulaient par esprit de mensonge transformer en apparence ! Je les ai dépecés de leur chair ! Mais les pensées nées de leur bêtise, les sentiments nés de leur malignité, l'effroyable rythme de leur inexistence, je les ai affublés de corps et je les laisse se mouvoir ! Si l'on avait conservé les voix de cette époque dans un phonographe la vérité extérieure aurait démenti la vérité intérieure, et l'oreille n'aurait reconnu ni l'une ni l'autre. Ainsi donc, le temps rend la substance méconnaissable et il pourrait accorder l'amnistie au plus grand crime jamais commis sous le soleil, sous les étoiles. J'ai sauvegardé la substance, et mon oreille a découvert la résonance des actes, mon oeil le geste des discours, et ma voix, chaque fois qu'elle citait, a retenu la note fondamentale, jusqu'à la fin des jours. "

    C'est la guerre - C'est le journal

    Critique acerbe des médias, texte à dimension sociale et politique, toutes les raisons étaient présentes pour que David Lescot monte ce texte à la Comédie Française à partir du 27 janvier.

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