L'attribut

  • Internationalement reconnue, Lia Rodrigues occupe une place particulière sur la scène chorégraphique française, depuis ses premiers pas dans les années 1980 dans la compagnie de Maguy Marin jusqu'à cette saison 2021, où le Festival d'Automne salue à Paris ses trente ans de carrière par la programmation de plusieurs de ses pièces. Le livre relate ce parcours artistique majeur, trois décennies pendant lesquelles la chorégraphe brésilienne s'est jouée des frontières de la création, de l'improvisation et de la pédagogie. Nourri par ses lectures et ses rencontres artistiques, son itinéraire de création est inséparable de son action sociale, depuis le centre d'arts et l'École libre de danse qu'elle a fondés en partenariat avec l'ONG Redes, dans la favela de la Maré, quartier de la banlieue nord de Rio. Cet ouvrage nous plonge dans le quotidien créatif et tumultueux de Lia Rodrigues et de sa compagnie, à partir de textes originaux, dialogues et entretiens de ses proches collaborateurs.

  • Les éditions de l'Attribut publient le n°12 de NECTART, revue semestrielle de 164 pages d'articles aidant à mieux comprendre les enjeux contemporains de l'art et de la culture et la mutation numérique en cours. À lire dans ce numéro 12 : un entretien au long cours avec la philosophe Joëlle Zask ; une carte blanche à Dominique A ; un dossier sur la coopération et les droits culturels ; des articles sur la politique du patrimoine en France à partir de « l'affaire Notre-Dame-de-Paris ; un article sur les mécanismes du marché de l'art à travers l'exemple de l'Å«uvre de Maurizio Cattelan, Comedian ; un article sur la révolution à l'Å«uvre pour la télévision en ligne et la VOD et de nombreux autres articles.

  • Tel que l'exprime Emmanuel Carrère dans sa préface, Peter Goss est un maître, l'un des grands pédagogues actuels de la danse et du yoga.
    Ce livre raconte son histoire, de son enfance et de sa jeunesse sud-­-africaines marquées par l'apartheid au swinging London des années 1960, jusqu'à ses années parisiennes où il est devenu chorégraphe.
    Son parcours artistique croise de grandes figures de la danse - classique, jazz ou contemporaine - mais aussi de la culture hippie et du showbiz.
    Mosaïque d'un artiste qui s'est toujours tenu à distance des modes et des influences du milieu professionnel.
    Ce livre nous parle de pédagogie, de la bonne distance à tenir entre l'enseignant et l'élève, de la façon d'éprouver son corps et ses mouvements, du savant dosage à déployer entre rigueur et liberté.
    Il est à mettre entre les mains de tous ceux qui sont engagés dans l'éducation et dans la transmission, au-­-delà du monde de la danse.

  • Le « genre » fait couler beaucoup d'encre depuis quelques années. Le mot circule. Il est parfois objet de rejets violents : « touche pas à mes stéréotypes » proclamaient récemment les adversaires d'une prétendue « théorie du genre », dont l'impact dans les milieux culturels est loin d'être nul, puisque plusieurs spectacles traitant des stéréotypes féminins et masculins ou de l'homosexualité ont récemment été déprogrammés. Le terme est aussi revendiqué par une frange de la danse contemporaine depuis la seconde moitié des années 1990. Les spectacles s'affi chant « genre » ou queer, revendiquant une déconstruction des normes, des identités, tantôt dites sexuées, tantôt dites sexuelles, se sont multipliés, au point de défi nir un nouveau « genre », spectaculaire celui-ci, bien intégré dans l'avantgarde.
    Le genre est aussi à la mode. « C'est bien ancré dans l'air du temps : les jeux de genre font partie de notre quotidien » écrivait la critique de danse Rosita Boisseau dans Télérama. Mais le genre est-il un jeu, ou une esthétique ?
    Si le mot circule, les défi nitions du genre sont souvent bien fl oues et ses emplois multiples, contradictoires. Il suffi t parfois qu'un spectacle présente des corps nus, ou du travestissement, pour être salué par la critique (ou bien condamné), comme ayant une thématique genre. Par ailleurs, contrairement aux pays anglo-saxons, ce n'est que très récemment en France que les recherches dans les domaines des arts vivants ont commencé à s'ouvrir, un peu, et non sans résistances, aux études de genre. Il était donc nécessaire de clarifi er ce que le genre veut dire, et d'examiner ce que ce concept - car ce n'est ni une théorie, ni une idéologie, mais un concept, c'est-à-dire un outil pour penser - nous apporte pour comprendre la danse, son histoire, ses pratiques, les productions, diffusions et réceptions de ses spectacles ; pour chercher à comprendre aussi en quoi la danse participe à la transmission et à la légitimation de certaines normes sociales, et en quoi elle peut participer à leurs évolutions.

  • Bâtisseurs & artisans

    Evelyne Loew

    Deux figures pionnières du théâtre public, Jean Vilar et Antoine Vitez, un héritier, Robin Renucci, un homme politique complice, Jack Ralite. Quatre hommes des xxe et xxie siècles, un engagement commun : celui du théâtre public, d'un théâtre populaire et exigeant. Bâtisseurs et artisans, chacun à leur époque, chacun à leur manière.
    Partant de son adaptation théâtrale pour Robin Renucci de l'ouvrage de Jack Ralite (Complicités avec Jean Vilar et Antoine Vitez) et de conversations menées en 2013 avec Jack Ralite et Robin Renucci, Evelyne Loew livre un texte alliant théâtre et récit, témoignage et analyse.

  • « Nous devrions promouvoir l'idée d'une irrigation des existences personnelles par les arts et la culture et les penser en termes dynamiques d'exercice et de trajectoire ».

    Christian Ruby propose, sous la forme originale de l'abécédaire, un ouvrage questionnant les notions d'art et de culture dans une approche historique, ouverte et dynamique.

    Loin de se contenter d'apposer des définitions figées aux concepts qui jalonnent les arts et la culture, il entreprend un voyage au long cours à travers l'histoire des idées (la philosophie grecque, les Lumières, l'ethnologie, la sociologie contemporaine.) et aborde le sujet dans toutes ses dimensions : philosophique, sociologique, anthropologique, politique.

    Les références bibliographiques qui complètent chaque définition permettent au lecteur de se constituer une « bibliothèque idéale » sur la culture qui peut s'avérer très utile à quiconque entreprend des recherches sur le sujet.

    Au final, à l'inverse de l'approche cultivée et eurocentrée entretenue par un monde professionnel parfois replié sur lui-même, Christian Ruby invite les lecteurs à penser les arts et la culture en termes dynamiques d'exercice pour qu'ils nourrissent leur trajectoire personnelle de citoyen, pour qu'ils s'interrogent sur la question de l'émancipation.

  • Qu'est-ce qu'un spectateur ?
    Naît-on spectateur ?
    Quel spectateur devient-on face à une oeuvre d'art ou un spectacle ?
    Catégorisé dans les études, sollicité par les publicitaires, compté par les subventionneurs, le spectateur est resté trop longtemps un objet de pensée secondaire.
    Auteur de plusieurs ouvrages sur un sujet dont il est l'un des penseurs les plus accomplis, Christian Ruby établit ici une théorie du spectateur, philosophique et politique.
    Il déconstruit le préjugé selon lequel on serait spectateur « par nature ».
    Le concept lui-même est d'ailleurs daté et contextualisé :
    L'Occident moderne et contemporain ;
    Cette figure est absente des cultures extra-européennes ou a été importée sous la colonisation.
    En prouvant que le concept de spectateur est historique et non « naturel », Christian Ruby met à mal un certain nombre d'évidences :
    Des manières de faire normatives, une hiérarchie des spectateurs dans la hiérarchie des arts...
    Nous sommes désormais passés de la tradition classique du face-­-à-­-face silencieux avec l'oeuvre, du jugement de goût et d'une démocratie rêvant d'unité-homogénéité, à un spectateur contemporain regardeur (selon Marcel Duchamp), participant, activateur, déambulateur, impliqué, etc., au nom de la démocratie pensée autrement.
    Voilà qui incite chacun à s'interroger :
    Comment l'oeuvre me fait-elle spectateur et quel spectateur me fait-elle être ?
    Quel spectateur veux-je devenir ?

  • Les théâtres, les bibliothèques, les musées, les centres d'art, les salles de concert..., sont-ils réservés à une minorité de Français ? Pourquoi avons-nous cette impression d'y rencontrer toujours les mêmes personnes ? Les objectifs de démocratisation de la culture sont-ils donc si peu atteints ? Il faut maintenant se rendre à l'évidence : les politiques publiques de la culture conduites en France depuis plus de quarante ans doivent être totalement réévaluées et reconstruites. Elles ne sont tout simplement plus en adéquation avec les mutations de la société. « L'élitaire pour tous » si cher à Antoine Vitez et à tant d'autres semble avoir atteint ses limites. Témoin privilégié des politiques publiques de la culture depuis plus d une trentaine d années, Jean-Claude Wallach réalise une brillante analyse des malentendus et des échecs successifs de la démocratisation culturelle. Jamais très loin de Bourdieu dans son approche, incisif dans son style, il n hésite pas à sortir son venin quand il le juge utile... Voilà un livre qui devrait faire jaser !

  • A travers une enquête empirique réalisée entre 2013 et 2015, l'auteur explore comment l'expérimentation des activités artistiques, et plus particulièrement de l'art chorégraphique, à l'école peut favoriser l'intégration sociale, professionnelle et citoyenne des élèves et contribuer à lutter contre l'échec et le décrochage scolaire.

  • Enjeux dans la Culture, Transformations Artistiques et Révolution Technologique.
    L'INVITÉ Entretien avec Amin Maalouf.
    PLACE DES ARTISTES Isabelle Boni-Claverie, Philippe Guionie.
    ENJEUX CULTURELS Les écrans : apprendre à s'en passer, apprendre à s'en servir Serge Tisseron.
    De la démocratisation à la démocratie culturelle Joëlle Zask.
    L'entrepreneuriat culturel Controverse : Steven Hearn et Émily Lecourtois vs Philippe Henry.
    Éducation populaire : quelles formes prend-elle au XXIe siècle ? Mathieu Braunstein.
    São Paulo : la ville qui expérimente l'art citoyen Maria Lúcia de Souza Barros Pupo.
    DROIT DE SUITE Le Grand Paris : colosse culturel ou hydre politique ? Emmanuel Wallon.
    Marchés de la culture : où l'abondance de l'offre peut nuire à la demande Michel Berthod.
    TRANSFORMATIONS ARTISTIQUES Séries scandinaves : les héritières venues du froid Pierre Serisier.
    Bande dessinée et récit politique : pour un nouveau journalisme ? Benoît Berthou.
    Quand les laissés-pour-compte deviennent des diseurs de contes. Gigi Bigot.
    RÉVOLUTION TECHNOLOGIQUE Dans quel monde voulons-nous être connectés ? Transhumanisme vs companionism Laurence Allard.
    Le Web est-il en train de réinventer la médiation culturelle ? Laurent Chicoineau.
    La régulation des géants du Net : horizon ou mirage ? Philippe Chantepie et Jean-Baptiste Soufron.

  • Il s'agit du premier livre retraçant toute une série d'expériences en matière d'éducation artistique sur chaque continent, complété par des analyses sur les politiques éducatives et culturelles. Afin de montrer l'extrême diversité de politiques et d'actions qui existe dans les différentes régions du monde, le livre est réparti par zones géographiques (Afrique, Amérique latine ; Amérique du Nord ; Maghreb, Proche et Moyen-Orient ; Asie et Pacifique ; Europe et France). Il se compose de synthèses critiques et d'études de cas écrites par des auteurs pour la plupart issus des pays dans lesquels les sujets sont traités ainsi que d'analyses transversales écrites par les grands spécialistes de l'éducation artistique. Une préface d'Aminata Traoré introduit l'ouvrage qui aborde aussi bien les actions dans les bidonvilles d'Amérique latine ou du Burkina Faso que l'enseignement du cinéma et des médias en Corée du Sud, les actions sur le cirque en Palestine ou l'éclosion des orchestres de jeunes à travers le monde.

  • La culture contribue, par son attractivité, au développement économique des territoires.
    Elle fleurit de toutes parts, à la croisée d'initiatives privées et publiques, s'inscrivant dans des territoires aussi riches que singuliers pour constituer un vaste écosystème dont on peut trouver des similitudes avec la permaculture.
    En effet, pour fonctionner de façon durable et en autonomie, la permaculture veille aux bonnes synergies et met ainsi en place des compagnonnages.
    Cette méthode consiste à mettre ensemble des « copains de jardin » qui vont, par leurs propriétés respectives, participer à conserver un bon écosystème.
    Ferment du vivre ensemble, facteur de cohésion sociale et de singularisation des territoires, la politique culturelle, est le socle sur lequel des politiques de développement peuvent s'arrimer.
    C'est elle qui donne cette couleur unique et singulière au territoire.
    C'est elle seule qui peut lutter contre l'effroyable machine à uniformiser paysages et désirs.
    Elle peut permettre la co-­- construction de projets entre artistes et résidents.
    Elle place l'humain et l'utilité sociale au coeur du développement.
    A l'heure des droits culturels, elle doit prendre soin des femmes et des hommes qui font le territoire.
    Ceux qui l'habitent, ceux qui le parcourent.
    C'est sur les territoires que se joue l'émancipation des individus et leurs capacités à s'ouvrir et à comprendre le monde.
    À en devenir acteur.

  • Ouverture en Provence à l'été 2002 comme une villa "d'hôte et de relais". Dédiée à toutes les expressions artistiques et dynamiques culturelles, soucieuse de ses relations de voisinage et de coopération, attentive à susciter la curiosité à l'égard de la Belgique francophone.
    Dix années d'un modèle particulier, initié par un Gouvernement et animé par une association dans un esprit de service public, sont racontées par de multiples partenaires : artistes, professionnels, spectateurs, journalistes, éditeurs, équipe de direction, sociologue, haut fonctionnaire... Un exemple d'action culturelle qui mérite qu'on s'y attarde en un faisceau de regards !

  • "L'éducation artistique vise à renforcer la capacité des élèves à penser et à apprendre par eux-mêmes, à prendre conscience de leur potentiel, à l'accepter et à l'utiliser".

    Souvent reléguée après les apprentissages fondamentaux, l'éducation artistique et culturelle ne va pas de soi. Elle est toujours à justifier par ses partisans. Ses objectifs peuvent diverger : réussite scolaire, intégration professionnelle ou épanouissement personnel ? Autrement dit, l'art fait-il grandir l'enfant ?

    Jean-Marc Lauret tire les enseignements des nombreuses recherches (principalement anglo-saxonnes) conduites depuis trente ans dans les sciences de l'éducation, la sociologie et les neurosciences. Plutôt qu'une conception utilitariste, il privilégie une approche qualitative en s'appuyant sur les compétences forgées par l'éducation artistique : créativité, imagination, confiance personnelle, concentration, faculté d'apprentissage, estime de soi, ouverture à l'autre, prise de conscience de son environnement.

    Interrogeant la question de l'évaluation dans les politiques publiques, ce livre pose in fine les jalons de ce que pourrait être l'évaluation d'une politique d'éducation artistique et culturelle. À mettre entre les mains de tous les parents, enseignants, de la maternelle à l'université, artistes et acteurs culturels, et des décideurs qui s'intéressent tant aux questions d'éducation et d'art que d'évaluation.

  • Comment parler simplement des enjeux de la culture, de l'indispensable utopie qui guide nos projets comme des contradictions qui nous assaillent ? Jean-Gabriel Carasso emprunte, avec humour et perspicacité, le fauteuil du ministre de la Culture pour imaginer les principales interventions qu'il aurait à faire : au Conseil des ministres, à l'Assemblée nationale, dans la presse, devant les élus, face aux professionnels...
    Quarante textes, discours et communiqués, totalement imaginaires et pourtant si vraisemblables, tracent un portrait singulier de notre époque. L'auteur propose, en plus d'une analyse et d'une vision sur la politique culturelle, des initiatives, des idées et des pistes de travail pour tous ceux qui agissent dans le domaine culturel : élus, artistes, enseignants, professionnels... Partagez les pensées d'un ministre de la culture volontariste et visionnaire, tel que vous en rêvez.

  • Des regards pluriels et... stimulants !

    De Zagreb à Édimbourg en passant par Sibiu, Marseille ou Groningue, plusieurs chercheurs et professionnels de la culture confrontent leur point de vue sur la notion de festival, particulièrement différente selon le pays où on l'aborde.

    De quelle manière les festivals ont-ils influencé la vie culturelle européenne ? Quels rôles jouent-ils dans la découverte des artistes ? Quelle impulsion offrent-ils pour conquérir de nouveaux publics ? Quelle places tiennent-ils dans les politiques culturelles de leur pays ? Favorisent-ils le dialogue interculturel ?

  • " internet a introduit des perturbations qui, pour une part croissante de l'humanité, devraient déstabiliser la relation aux savoirs, dérégler la circulation des biens et services culturels, réajuster notre perception de la création.
    ". avec la généralisation d'internet à l'échelle planétaire, nous devons nous préparer à une véritable révolution économique, politique et culturelle. quelles seront les pratiques culturelles de demain alors que les internautes ont imposé sur la toile une utilisation participative ? la diversité culturelle sera-t-elle renforcée par internet au détriment de la standardisation des produits culturels de masse ? les stratégies du marketing seront-elles invalidées par le goût pour la découverte et le partage des oeuvres ? la figure du créateur démiurge résistera-t-elle aux aventures collectives ? fragilisées dans leur course aux profits, les majors de l'industrie culturelle hésitent entre contrôle et adaptation alors que, face à l'inéluctable généralisation du téléchargement, seul le scénario de la mutualisation sentie en mesure de préserver la liberté de l'internaute et la rémunération des artistes.
    Il devra être appuyé par d'ambitieuses politiques publiques de la culture (territoriales, nationales et internationales), garantes de la neutralisation des tentatives liberticides. internet : un séisme dans la culture ? est le troisième opus de la collection " ta culture en questions " destiné à porter les enjeux culturels sur la place publique, bien au-delà du cercle des initiés.

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