L'entretemps

  • Cet ouvrage collectif a pour ambition de dresser une approche plurielle du théâtre de Wajdi Mouawad. En donnant la parole à des spécialistes du théâtre contemporain autant qu'à des comédiens et écrivains, il s'agit d'inscrire ici la création du dramaturge dans ce qu'on pourrait nommer « la scène contemporaine francophone ».
    Écrivain migrant, son théâtre a régulièrement su, en effet, se faire la caisse de résonance d'un espace-monde au sein duquel les relations se tissent jusqu'à construire, peut-être, de nouvelles approches du réel. Mais cet ouvrage met aussi en lumière les principaux lieux communs de la dramaturgie mouawadienne, de la « poéthique » de la vibration à l'étude du mythe, de la guerre et de la réconciliation.
    Enfin, les regards de comédiens et d'écrivains, ainsi qu'un entretien avec W. Mouawad lui-même, s'insèrent au propos, afin d'approcher le dramaturge dans son rôle de créateur et d'artiste accompli rayonnant aujourd'hui sur la scène internationale.

  • Vaut-il mieux disposer les spectateurs face à la scène ou tout autour ? Quelles conséquences cela aura-t-il pour le jeu et les déplacements des comédiens ?
    Quel est le meilleur moment pour organiser une représentation ? Et pour répéter ? D'ailleurs, comment s'organise une répétition ?
    A quoi doivent ressembler les décors ? Les costumes ? La lumière ? La musique apporterait-elle quelque chose ?
    Comment concevoir une mise en scène ?
    En quoi consiste le travail du metteur en scène ? Que signifie « diriger des acteurs » ?
    Voici le premier manuel de mise en scène théâtrale. Conçu comme une aide pour le metteur en scène, il lui permettra de questionner chaque élément de la pièce, de guider sa réflexion et lui fournira les clés pour transformer sa vision d'une oeuvre en spectacle !

    Ajouter au panier
    En stock
  • Ce livre propose une entrée dans la vie passionnante de ce dramaturge novateur. Il explore les pièces dans leur contexte de création, avec un résumé des intrigues, ce qui permet aux amateurs de théâtre d'aborder les drames O'Neilliens par la vie de l'auteur et de ses productions dramatiques. L'ouvrage s'adresse à ceux qui souhaitent découvrir une oeuvre parfois complexe, dont l'impact sur les scènes anglophones ne se dément pas au fil des ans. Un autre aspect du livre retiendra l'intérêt du lecteur : il s'agit de lettres qui révèlent le regard qu'un créateur portait vers la France, pays où il résida trois ans dans les années vingt.

  • Du décor à la scénographie t.2 : anthologie commentée de textes sur l'espace scénique extra-occidental Nouv.

    Anthologie de textes sur l'espace scénique extraoccidental.
    Suite au succès du premier volume sur l'espace scénique occidental édité en 2014, de nombreux échanges avec les lecteurs nous ont amené à imaginer très rapidement un second volume. Nous ne proposons pas la suite mais bien une seconde partie autonome au premier opus qui traite des espaces de la représentation extra-occidentale. Cette seconde anthologie aborde l'espace scénique de cinquantesept pays sur les six continents.
    Il nous arrive parfois d'aborder l'histoire scénique des théâtres en Asie avec nos étudiants en école d'art, au conservatoire et à l'université, mais rares sont les exemples sur l'Afrique, l'Amérique, l'Océanie et l'Antarctique.

  • Cet ouvrage S.C.R.I.P.T. souligne à quel point les dialogues conçus entre les domaines de la transmission et de la pédagogie comme ceux de la recherche et de la création sont indispensables dans les arts de la scène. Le monde de la pratique s'y insinue avec force et côtoie celui plus traditionnel de la théorie et de l'herméneutique. La recherche-création permet d'appréhender la complexité des phénomènes artistiques et leur genèse, et de mettre à jour d'autres types de fonctionnements où l'intuitif gagne une place qu'il n'avait pas. Entre la Culture et l'Enseignement Supérieur se glisse désormais un autre modèle d'appréhension qui est au fondement de la transmission - entre savoir et savoir-faire. Il faut voir dans l'émergence de nouvelles démarches intellectuelles et de nouveaux concepts, une forme de révolution qui s'allie à certains changements profonds affectant depuis quelques années l'enseignement du théâtre.

  • Comment se construit un récit burlesque ? Comment pratiquer le jeu burlesque au théâtre ? Comment est né ce genre comique à la frontière du tragique et du dérisoire ? Après un retour sur le burlesque au cinéma, Le Burlesque au théâtre invite le lecteur au « voyage en Absurdie » réalisé par Norbert Aboudarham durant ses vingt années d'enseignement. Cet ouvrage est aussi un outil de pédagogie où l'on trouvera les codes spécifiques de l'écriture du récit burlesque au théâtre et enfin une suite d'exercices destinés à la pratique du jeu burlesque à l'attention des acteurs et des pédagogues.

  • En soumettant l'histoire du Festival Mondial du Théâtre de Nancy à la radiographie du temps, on peut y distinguer trois grandes phases de son évolution qui correspondent à des périodes historiques successives, qui « collent » elles-mêmes à la réalité du temps : une phase de « contestation », une phase de « recherche » et enfin une phase de « création ».
    À ces trois phases on pourrait en rajouter une quatrième, après 1980, qui correspondrait à une tentative de redéfinition et de repositionnement international du Festival. Ce sera le memento mori qui s'achève par un rêve avorté de « consécration », avec la tentative d'une relance d'un « Théâtre des Nations » comme jadis. Dans les faits, ce fut un enterrement de première classe.
    Le théâtre, a dit un jour Stanislavski, est comme la neige, qui fond au soleil, ne laisse aucune trace et pourtant imprègne le sol qu'il féconde pour le Renouveau...
    Certaines traces persistent plus longtemps que d'autres. Alors, si tant est que le théâtre puisse laisser des traces, le Festival de Nancy aura sans doute été, parmi tous, celui qui, dans la seconde moitié du XXe siècle, en aura laissé le plus.

  • S.c.r.i.p.t. : traduction audiovisuelle ; normes, transgressions et nouveaux défis professionnels Nouv.

    Ce numéro S.C.R.I.P.T. réunit un ensemble d'articles sur la traduction audiovisuelle, une discipline située entre la traductologie et les études cinématographiques, audiovisuelles et scéniques. Aussi appelée « adaptation », cette forme de traduction ne peut se concevoir sans considérer la double dimension sonore et visuelle du support audiovisuel, quel que soit le procédé : sous-titrage, soustitrage pour sourds et malentendants, audiodescription, doublage, voice-over, surtitrage pour productions scéniques. Structuré en trois sections, le volume aborde dans un premier temps la notion de normes en tant que convention et l'acceptation ou la transgression de ces normes préétablies. La deuxième partie porte sur le binôme « traduction-culture », plus précisément sur le rôle primordial de la traduction audiovisuelle comme vecteur de cultures. Le livre se termine par un ensemble d'articles qui ouvre sur d'autres domaines professionnels, tels que la gestion de projets, l'enseignement de langues étrangères ou la localisation de jeux vidéo.

  • Situé à la croisée des domaines de l'artisanat d'art, des pratiques religieuses, de la culture populaire et de la virtuosité du mouvement, l'art de la marionnette reste insaisissable. Etudier son rôle et ses avatars au cours de l'histoire, tel est l'objectif des experts qui ont uni leurs voix dans cet ouvrage. Grâce à des points de vue multiples, le lecteur perçoit toute la complexité et la richesse de cette pratique artistique. Comment un tel objet a-t-il réussi à entrer dans les musées et de quelle manière lui octroyer la place qu'il mérite dans ce nouvel espace ? La question du statut de la marionnette, au delà du champ patrimonial, est au coeur de cet ouvrage qui nous dévoile tous les secrets de ce « théâtre du monde en réduction ».

  • Acteur, metteur en scène, théoricien et pédagogue, Mikhaïl Tchekhov (Saint-Pétersbourg, 1891 - Hollywood, 1955) est l'une des figures clés du théâtre du XXe siècle. Sa virtuosité scénique a fait l'admiration non seulement de son maître Stanislavski ou de Meyerhold, mais aussi de Max Reinhardt en Allemagne, d'André Antoine en France, d'Antony Quinn et Marilyn Monr ? aux États-Unis. Les exercices qui accompagnent sa méthode de formation continuent d'être pratiqués par les acteurs de théâtre et de cinéma. Sa théorie est enseignée très largement dans le monde.
    Du fait des aléas de l'histoire (Tchekhov a dû quitter l'Union soviétique en 1928), la reconstitution de son parcours (Russie, Allemagne, France, Lituanie, Lettonie, Pologne, Angleterre, États-Unis) n'a pu être pleinement réalisée qu'à la toute fin des années quatre-vingt-dix. Ainsi la méthode Tchekhov, très pratiquée dans les pays anglo-saxons, apparaît-elle souvent comme un mode de formation et de travail déconnecté de l'histoire et privé de racines. Or, elle s'est nourrie d'expériences et d'influences que Tchekhov a accumulées, depuis le Système de Stanislavski auquel il a été initié à Moscou, jusqu'à l'eurythmie selon l'anthroposophe Rudolf Steiner. Pour la première fois, des chercheurs, universitaires, pédagogues et praticiens venus des pays où Tchekhov a joué et enseigné, se sont associés pour apporter leurs pièces au puzzle, et suivre de bout en bout la vie et l'oeuvre de Mikhaïl Tchekhov.
    C'est autour de trois axes : création artistique, formation de l'acteur et multiculturalisme que s'articule ce recueil.

  • Georges Banu, comme le personnage de Nina Berberova, se place dans la posture de l'accompagnateur qui parle à partir de l'intimité avec des artistes par lesquels il fut séduit. Grâce à des " exercices " qui allient rapidité du trait et pouvoir évocateur, il réunit ici Antoine Vitez, figure tutélaire qui manque tellement aujourd'hui, Jerzy Grotowski et Klaus Michael Grüber, Ariane Mnouchkine et Eugenio Barba, Andrei Serban et Yoshi Oida ainsi que des spectacles hors pair qui se confrontent à l'expression moderne du tragique. Ensemble dû aux affinités que tout accompagnateur assume : on n'accompagne que ce qui vous accompagne.
    Du présent vers le passé dont l'ombre portée persiste encore - c'est le chemin de ce livre où se retrouvent des précurseurs contrastés tels Beckett, Brecht, Meyerhold, Tchekhov d'un côté, Charles Garnier, les Nadar, Sarah Bernhardt de l'autre. Ils sont les protagonistes du combat entre moins et plus de théâtre qui, sans vainqueur ni vaincu, traversa le siècle.
    Captivé par " l'entre-deux " du théâtre, Georges Banu suit les voyages secrets qui vont de la parole aux chants, du texte au plateau, du maître à l'élève, de la scène au roman. Il révèle le plaisir que pareils " transports " procurent et se rattache ainsi à cette critique affirmative exercée par Bernard Dort qui marqua sa génération.
    Exercices d'accompagnement - un livre qui cherche à dire non pas pourquoi fuir le théâtre mais pourquoi le fréquenter encore.

  • de 1966 à 1981, de nombreuses expériences théâtrales et cinématographiques, inscrites au coeur des mouvements sociaux et politiques, ont revendiqué un clair dessein militant.
    qu'elles soient l'oeuvre d'artistes reconnus ou de collectifs, ces formes soumettant leur origine et leur finalité à une autre inspiration que celle de l'esthétique ont souvent été contestées, caricaturées, rejetées en raison du simplisme et de l'amateurisme supposés de leur expression. longtemps, cette caricature a masqué tout un pan de l'histoire théâtrale et cinématographique, et occulté la singulière expérience sensible, politique et artistique qu'induisent de telles manifestations.
    cet ouvrage, publié à la suite du colloque théâtre et cinéma militants (mai 2003), et coordonné par christian biet et olivier neveux, se propose de revenir sur cette histoire et ces esthétiques.

  • Pour Lupa, reconnu en Europe pour ses spectacles d'une exigence extrême, il s'agit de se pencher sur des personnages extraordinaires, en essayant de comprendre d'où venait leur lumière et comment coexistent la grandeur et la superficialité. Sur le principe du monologue intérieur, la langue est délibérément déconstruite, morcelée, presque désordonnée et comme en suspens, et le texte semble ainsi s'écrire sous nos yeux. Dans ces trois pièces, il mêle fiction et réalité, remodèle les mythes et déplace les horizons d'attente. Dans Factory 2, Lupa retrace deux journées de la Factory new yorkaise et réanime quelques figures légendaires de ce groupe d'artistes avant-gardiste constitué autour d'Andy Warhol. L'auteur évince en grand partie les détails biographiques sur le pionnier du Pop Art, et soulève plutôt des questionnements sur l'art, son rôle et son utilité, il jette une passerelle entre les utopies des années soixante et les désenchantements du présent. Dans les deux autres pièces, Lupa met en scène deux figures antinomiques : Marilyn Monroe, icône de la sensualité exacerbée dont il interroge la quête spirituelle, et la philosophe et mystique Simone Weil qu'il aborde, elle, sous l'angle de son rapport complexe au corps.

  • SCRIPT, le groupe de recherche en émergences de l'Université d'Evry dirigé par Brigitte Gauthier propose dans Théâtre Contemporain, Orient une réflexion sur le théâtre ultra-contemporain d'Orient, et une présentation des directions amorcées par les dramaturges et les metteurs en scène de demain dans ces pays. Notre objectif est le lancement de la réflexion sur la création des Archives du Futur en danse, théâtre et cinéma. Cet ouvrage S.C.R.I.P.T., consacré au Théâtre contemporain, Orient, est le volume 1 de Théâtre Contemporain Orient Occident.

  • « Il (le geste) a été donné a l'homme pour exprimer ce que la parole est impuissante à dire. « François Delsarte.
    2015 est une année importante pour Delsarte. Alors que reparaît un autre texte de Franck Waille écrit en 2009, nous proposons Le Travail somatique expressif de Delsarte.

    Francois Delsarte (1811-1871), chanteur, professeur de chant et de déclamation a la renommée européenne de son vivant, eut une carrière posthume étonnante, spécialement aux États-Unis d'Amerique, qui connurent dans les dernières décennies du XIXe siècle une véritable Delsartemania et le développement du delsartisme américain (cf. Ruyter, 1979 & 1999), mouvement qui a marqué en profondeur la société et la pensée américaines. Par la suite, ses enseignements eurent au XXe siècle une influence déterminante dans le développement du théâtre et de la danse modernes en Occident. Ils sont généralement considérés comme marquant le début de la modernité des arts de la scène, en particulier par une prise en compte nouvelle du corps dans le travail de l'acteur, par une approche du travail corporel dans une visée expressive et par l'analyse systématique du mouvement humain. La perte de sa voix chantée a la suite de ses études au conservatoire de Paris obligea Delsarte a une rééducation basée sur ses observations des phénomènes vocaux et des mouvements expressifs de l'être humain, ainsi que sur des connaissances anatomiques et physiologiques qu'il acquit pour l'occasion. Ses observations, devenues véritables processus et méthode de connaissance, le conduisirent a penser que l'expression humaine serait régie par des lois.

  • La question des liens entre théorie et pratique est au coeur de l'analyse théâtrale. Elle traverse tout le champ artistique, soulignant les ruptures et les complémentarités.
    Pour que l'étude en soit efficace et pertinente, il faut impérativement couvrir tout le domaine de la pratique en s'intéressant non seulement à l'analyse du spectacle (qui constitue toujours l'objet essentiel des études théoriques) mais aussi à ce qui précède la représentation, c'est-à-dire aux processus de création. Il apparaît plus que jamais indispensable de se pencher sur le passage du texte à la scène et sur la réception du spectacle - domaines habituellement réservés à la recherche théâtrale -, mais surtout d'ouvrir le champ d'étude à tout ce qui se trouve en amont de la représentation. Théories du jeu, répétitions, processus de création, direction d'acteurs, travail du metteur en scène, cahiers de régie,..etc., doivent être pris en compte, sans pour autant négliger les questions théoriques proprement dites nécessaires pour comprendre la scène théâtrale aujourd'hui..: théâtralité, performativité, présence, interculturalisme. C'est cette perspective fort large du phénomène théâtral dans toute son amplitude qui fait l'objet des études rassemblées dans ce livre.

  • Ce livre raconte une histoire, une autre histoire du théâtre. C'est une histoire de famille.
    Le grand ancêtre s'appelle Constantin Stanislavski, qui invente en 1905 un nouvel espace-temps théâtral, « ni théâtre, ni école » : un Studio d'expérimentation dont il confie la direction à son premier fils rebelle, Vsevolod Meyerhold. Ainsi, sur le double modèle des sciences et des arts plastiques, s'ouvre l'ère des laboratoires : un collectif ad hoc y mène, sous la direction d'un maître, un projet de recherche dans différents domaines de la pratique théâtrale, indépendamment de la nécessité de produire un spectacle devant un public. C'est d'abord l'incroyable aventure des Studios du « système » : Leopold Soulerjitski, Mikhaïl Tchekhov, Richard Boleslavski, Evgueni Vakhtangov, et d'autres, mettent à l'épreuve les intuitions de Stanislavski, les révisent, les diffusent à travers le monde. Au même moment, Vsevolod Meyerhold, Edward Gordon Craig, Jacques Copeau, mêlent l'enseignement et la recherche dans une forme réalisée ou utopique d'école expérimentale plus centrée sur « un théâtre théâtral ». Dans cette première moitié du XXe siècle, le mode d'organisation du collectif s'inspire de la communauté artistique ou religieuse, ou bien, comme chez Meyerhold en URSS, de l'avant-garde politique. Après la seconde guerre mondiale, « l'esprit de studio » rejaillit malgré les scléroses et les interdits totalitaires. Maria Knebel, puis Jerzy Grotowski, retrouvent le chemin rigoureux et libérateur du laboratoire, donnant ainsi l'élan aux aventures ultérieures de Peter Brook, d'Eugenio Barba ou d'Anatoli Vassiliev.
    Suivre cette notion de laboratoire à travers le siècle et les continents, c'est s'intéresser à des aventures singulières, mais aussi tenter de reconstituer une lignée qui, par-delà l'éphémère des spectacles, inscrit le travail théâtral dans le temps long de la recherche, et de ce fait propose les expériences parmi les plus fécondes de celles qui ont émaillé l'histoire du théâtre de 1905 à nos jours.

  • Cette volumineuse encyclopédie est le premier ouvrage exhaustif sur les arts de la marionnette. Il fournit une description culturelle, artistique et technique de la marionnette à travers le monde, à travers l'histoire, dans ses multiples formes et ses multiples fonctions.
    L'idée d'une Encyclopédie mondiale des arts de la marionnette est née en 1978 au sein de la Commission des publications de l'UNIMA, sous l'impulsion de son président d'alors, Dezsö Szilagyí, directeur du Théâtre national de marionnettes de Budapest. Celui-ci assuma les travaux préliminaires. Après de nombreuses étapes, c'est Henryk Jurkowski, professeur à l'École supérieure de théâtre de Varsovie et président sortant de l'UNIMA, qui fut désigné comme rédacteur en chef en 1994. Il jeta les bases de l'ouvrage et, avec des collaborateurs dans plusieurs continents, réunit d'abondants matériaux et environ un quart du manuscrit, jusqu'en 2000. En 2003, le projet fut confié à une équipe professionnelle dirigée par Thieri Foulc, qui put achever le manuscrit en février 2006, avec l'aide de très nombreux collaborateurs. La réalisation éditoriale a fait l'objet d'une convention de partenariat avec un éditeur français : l'Entretemps, qui a obtenu en 2008 le soutien de son Centre national du livre pour finaliser le financement de la production, en partie aidée par l'Unima.

    L'Encyclopédie mondiale des arts de la marionnette tente pour la première fois de fournir une description culturelle, artistique et technique de la marionnette à travers le monde, à travers l'histoire, en ses multiples formes et en ses multiples fonctions. L'introduction de Paul Fournel donne une vue synthétique de ce « monde de la marionnette ». Le corps principal de l'ouvrage propose dans un fort volume de 864 pages reliées, environ 1 200 articles de divers types rédigés par près de 250 auteurs, illustrés par plus de 400 photos et dessins. Ils sont classés par ordre alphabétique pour la commodité du lecteur, mais ils répondent à un plan d'ensemble. Pour l'essentiel, la description a été conduite selon des critères géo-culturels. On trouvera des articles consacrés à la marionnette dans chacune des grandes aires Afrique, Amérique latine, Amérique du Nord, Asie, Europe, Océanie. Ensuite, des entrées par pays. Celles-ci forment la véritable colonne vertébrale de l'ouvrage. Le texte retrace l'histoire des traditions dans chaque pays et s'attache à décrire la situation contemporaine, en s'intéressant aux enjeux artistiques, mais aussi au public, aux festivals, aux musées, aux institutions, et aux marionnettistes eux-mêmes, à leurs organisations professionnelles et à leur formation. Ces articles constituent aussi des carrefours permettant au lecteur de s'orienter et de se reporter, s'il le souhaite, aux principaux noms concernés. À un niveau plus particulier, en effet, des notices plus brèves, mais les plus nombreuses, sont consacrées à des compagnies ou à des artistes de tous pays, soit qu'ils aient laissé un nom dans l'histoire, soit, pour les contemporains, qu'ils aient apporté quelque chose de neuf à leur art et bénéficient d'une large reconnaissance internationale. D'autres notices sont consacrées à des écrivains (Maeterlinck, Garcia Lorca), à des artistes (Klee, Calder, Baj), à des savants (Hans Richard Purschke, Henryk Jurkowski), ou encore à des musées, à des institutions, à des organisations ayant joué ou jouant un rôle clé dans le monde de la marionnette. Le répertoire typique des marionnettes est également décrit, soit par le biais d'articles consacrés à des personnages récurrents, de Pulcinella, Kasperl ou Guignol au Karagöz turc, au Roi des singes chinois ou au moderne Père Ubu, soit sous des entrées qui sont des titres d'oeuvres comme La Tentation de saint Antoine, Faust ou le Mahâbhârata.
    Cette approche en extension est équilibrée par une approche en compréhension : des articles « transversaux » proposent des synthèses, parfois de véritables essais : Espace et lieu scénique, Manipulation, Voix, Esthétique de la marionnette (en Orient et en Occident) ; on en trouvera une liste ci-après, ainsi qu'une liste des articles consacrés à des genres, à des techniques, à des termes spéciaux.
    Les marionnettistes s'identifient souvent à leur compagnie ; on s'est efforcé de les traiter sous le nom que le lecteur chercherait le plus spontanément, mais, le cas échéant, on a ménagé des renvois de l'un à l'autre : Schumann (Peter), voir *Bread and Puppet Theater.
    De nombreux théâtres fixes, des compagnies, des institutions, des musées, des écoles portent des noms officiels peu mémorisables et en tout cas peu discriminants : Théâtre national de., École d'art dramatique de. On les a classés sous le nom de la ville où ils sont situés : Munich (Puppentheatermuseum im Münchner Stadtmuseum) ; Huamantla (Museo nacional del títere), Bialystok (Théâtre de marionnettes de) ; Atlanta (Center for Puppetry Arts [CPA]).
    De nombreux renvois facilitent la recherche. Ils sont signalés dans le texte par un astérisque (*), parfois de manière plus incitative, par la formule « voir tel article », l'entrée en question étant précédée de l'astérisque.
    L'ouvrage est enrichi par une bibliographie, un index et des répertoires de collections et musées, de festivals et d'écoles supérieurs.

  • Du cauchemar réel au réalisme magique.
    Ce livre rassemble des textes de Lucian Pintilie, considéré comme le plus grand réalisateur roumain, metteur en scène également célèbre. Principale figure de la naissance tardive du cinéma roumain à partir des années soixante-dix (La Reconstitution, Le Chêne, Un Été inoubliable, Terminus paradis.), Lucian Pintilié, censuré dans son pays puis exilé en France, est aussi un grand metteur en scène de théâtre et d'opéra, dont les mises en scène ont été présentées dans les plus grandes salles parisiennes. Il livre ici un témoignage éclairant sur son art et développe une réflexion sur la société, la condition humaine et ses représentations, du vrai cauchemar au réalisme magique. Son oeuvre interroge avec lucidité le sens et le non-sens de l'Histoire, notamment son propre passé, vécu sous une dictature aberrante.

  • De l'antiquité jusqu'au XVIIe siècle, les riches et les puissants eurent toujours auprès d'eux des bouffons ou des fous.
    Le fou était le provocateur suprême. Serge Martin nous conte les multiples transformations de ce personnage, serviteur, amuseur, capricieux, sauvage, imprévisible, fantaisiste, dérisoire, superficiel... que l'on retrouve tout au long de l'histoire du théâtre. Il s'agit là d'une réédition très attendue du livre que Serge Martin avait déjà fait paraître en 1985 dans la série Bouffonneries. L'un des phénomènes les plus importants de l'histoire du théâtre moderne, la Commedia dell'Arte, fut développé par des personnes aux professions jugées toujours basses ou infamantes : bouffons, charlatans, saltimbanques, acrobates et prestidigitateurs publics...
    Des acteurs qui enfreignaient ouvertement les règles dominantes. Cette seconde partie du livre est un recueil de leurs textes, avec des prologues, des scènes de contrastes, des tirades, des bons mots et des répliques qui pouvaient servir dans différentes occasions. Des paroles d'acteurs pour les acteurs.

empty