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  • Sibérie

    Olivier Rolin

    « Fleuves géants, déserts glacés, taïga sans limites, températures extrêmes : en Sibérie, la géographie n'y va pas de main morte. L'Histoire non plus, qui en a fait la terre des bagnards et des déportés, l'un des noms du Malheur au XXe siècle.
    On peut pourtant trouver un charme secret à cette partie du monde que désigne assez bien le vieux mot de solitudes, et qui est comme le grand large sur terre. C'est mon cas.
    Les chroniques ici réunies témoignent à leur façon d'une inclination contre-nature... » O.R.

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  • Deux histoires se croisent dans ce bref roman :
    Celle d'un huis clos dramatique entre trois hommes et une femme, dans un palais délabré d'une Veracruz imaginaire, à l'approche d'un cyclone ; et celle d'une éphémère rencontre amoureuse dans la même ville.
    Entre ces deux histoires, l'une sombre, nocturne, l'autre lumineuse, y a-t-il un rapport, et lequel ?
    Toutes les hypothèses sont permises.

  • Tout en pensant qu'il n'est pas indélicat, pour un écrivain, de réfléchir à sa pratique de l'écriture et de la lecture, que c'est même assez souhaitable, je crois aussi qu'il doit se convaincre de ce que Valéry écrivait dans Rhumbs : en art, les théories qu'on peut se former ne peuvent prétendre à une portée universelle, ce sont des bricolages qui servent surtout à leurs auteurs, des lanternes qui n'éclairent, sur les chemins nocturnes, que ceux qui les portent. Ce recueil rassemble une collection hétéroclite (comme son titre l'indique) de petites lanternes personnelles. A côté de textes à visée plus ou moins générale sur la littérature, on en trouvera d'autres dont l'objet est plus nettement circonscrit, notamment un hommage au Hugo des Choses vues et une lecture de l'Iliade où éclate, je l'espère, un peu de l'enthousiasme éprouvé à revisiter les beautés de cet immense poème, que je n'avais plus fréquenté depuis ma jeunesse.

  • Dans un bistrot d'une petite ville, deux eprsonnages dialoguent : la serveuse, venue de la campagne, et un client de passage, qui semble être ce qu'on appelle un " intellectuel ".
    Ils parlent " pour rien ", ou plutôt : pour échapper à la monotonie, à l'ennui, à la tyrannie du stéréotype : calamités qu'ils éprouvent tous deux, mais évidemment pas de la même façon.
    Ce dialogue ne va donc pas de soi. il se hasarde, c'est une histoire progressive de séduction/éducation mutuelles, l'invention d'une fantaisie commune par la liberté des mots.
    D'abord, de fréquentes incompréhensions l'interrompent.
    Dans le silence ouvert par ces crises de non-parole s'élève - si l'on peut dire - une " voix " bredouillante, grommeleuse, qui est probablement celle de la télévision, ou d'une radio. mais il serait trop simple de la réduire à cela. elle est plus généralement celle des nouveaux maîtres. elle émet un magma de lieux communs, dans une langue faiblement articulée. cette " voix " de personne, aussi éloignée de la langue " littéraire " que de la langue " populaire " (pour faire vite), enfin, des langues matérielles, ,nous ne l'entendons, ne la lisons que trop, il nous arrive même de l'utiliser.
    A la fin, elle " s'incarne " en une sorte d'ectoplasme. parce que cette chose-là, en effet, ne cesse de se réaliser - sans jamais être personne.

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