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Pauline Peyrade

  • À la carabine : Le point de départ de l'écriture, c'est l'histoire d'une enfant de onze ans qu'un tribunal français a reconnue consentante à son propre viol. Cette enfant devenue jeune femme, l'écriture l'invite à se faire justice elle-même. La pièce met en scène la jeune fille et son agresseur, un ami de son frère, dans une situation qui dérape, qui n'est pas préméditée, mais dont l'agresseur demeure responsable, pour ne pas dire coupable.
    Ce n'est pas une réparation. Ce n'est pas une résilience. Parce qu'il y a des points de non-retour, des intolérables. Parce qu'à la violence extrême ne répond pas l'espoir, ni la compassion, ni la compréhension. Parce que l'Histoire a canonisé Martin Luther King et diabolisé Malcom X, alors que l'un n'aurait pas pu se faire entendre sans l'autre. Parce qu'on exhorte les soumis·e·s à la non-violence, au silence, à l'humour, à la patience, afin d'éviter que les forces ne se renversent. Parce que les femmes qui usent de la violence deviennent aussitôt des monstres. Parce qu'à la violence répond la violence, implacable, furieuse.

    Cheveux d'été : Au départ de l'écriture, il y a le genou de ce flic blanc sur la nuque de George Floyd, il y a les mots de George Floyd, il y a sa suffocation. Il y a le désir d'inverser les rôles, de mettre un homme blanc à terre, de lui tordre le cou. Au départ de l'écriture, il y a aussi les mots des hommes hétérosexuels blancs, leurs difficultés à composer avec de nouvelles identités, avec les féminismes et les bouleversements profonds, intimes et politiques, que ces luttes engendrent. Il y a le souvenir des mots de Ta-Nehisi Coates sur les corps noirs en Amérique et les résonnances possibles entre l'histoire de ces corps et l'histoire des corps des femmes dans les sociétés occidentales.

    Deux textes sur la nécessité de se faire justice soi-même, de reprendre possession de sa voix et de son corps, de ne pas se laisser détruire par la violence subie. Se défendre au point d'être indéfendable, c'est parfois le prix à payer pour ne pas se briser.

  • Portrait d'une sirène rassemble trois contes noirs (Princesse de pierre, Rouge dents, Carrosse), trois figures féminines qui donnent corps à la violence, au sauvage, au monstrueux comme autant de forces de résistance aux identités-carcans imposées aux filles et aux femmes aujourd'hui. Une adolescente victime de harcèlement scolaire, une jeune femme aux prises avec les injonctions mercantiles qui veulent façonner son corps, une mère qui s'abandonne à la pulsion infanticide, trois portraits de femmes en mouvement, en creux, en lutte.

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  • Poings

    Pauline Peyrade

    Tu voudrais crier mais rien ne sort. Comme si tu ne voulais pas qu'il s'en aille. Comme si tu ne voulais pas qu'on vous dérange.

    Poings, c'est un combat pour le ressaisissement de soi. C'est cinq moments d'une histoire d'amour toxique, de la rencontre à la rupture, racontés selon le point de vue d'une femme en état de choc qui cherche à trouver un sens à ce qu'elle a vécu.

    Pauline Peyrade est diplômée de la RADA (Londres) et de l'ENSATT. Elle est l'auteur de plusieurs textes : 0615, mis en ondes sur France Culture ; Vingt centimètres, lu à la Mousson d'hiver 2014 et au Théâtre national de Toulouse ; Ctrl-X, mis en scène par Cyril Teste en 2016 ; Bois Impériaux, lauréat de l'Aide à la création du CNT (il a été lu à Théâtre Ouvert, au TNS et à la Comédie-Française et sera créé par le Collectif Das Plateau en 2018). Poings est le coup de coeur du comité de lecture du TNS et a été présenté à la Mousson d'été en 2017.
    En 2016, Pauline Peyrade devient autrice associée au Théâtre des Ilets-CDN de Montluçon et dramaturge de saison au Théâtre POCHE /GVE. Elle sera autrice associée aux Scènes nationales du Jura en 2018-2019. Elle enseigne au sein des départements d'écriture dramatique de l'ENSATT et de l'École du Nord.

    Lecture dirigée par Marceau Deschamps-Ségura, au Studio-Théâtre de la Comédie-Française, dimanche 3 décembre à 14h, avec Florence Viala, Juliette Damy et Jérémy Lopez.

    Création au Préau-Centre dramatique national de Normandie-Vire, le 15 mars 2018, dans le cadre du festival « Spring », dans une mise en scène collective de la #CiE-Lyon (Justine Berthillot, Antoine Herniotte, Pauline Peyrade).

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  • Ctrl-X :

    Une fenêtre s'ouvre. Une vidéo. Une pub. Un flash-info. Le téléphone sonne. Adèle s'inquiète. « Tu as pris ton médoc ? » Laurent s'impatiente. « Tu veux que je remonte ? » Une fenêtre s'ouvre. Des photos de Pierre. Des interviews de Pierre. Des souvenirs de Pierre. Une fenêtre s'ouvre. Sur l'amour d'Ida. Sur sa mémoire. Sur ses pulsions. Sur ses obsessions. Sur un passé enfermé dans le présent d'un écran d'ordinateur. Le temps d'une nuit. Le temps d'une crise, ou peut-être d'une évasion.

    Ctrl-X interroge l'amour et l'impossibilité du deuil à travers une forme fragmentée où l'écran d'ordinateur tient lieu de fenêtre ouverte sur l'inconscient.



    Bois Impériaux :

    Une voiture sur l'autoroute, au milieu de la nuit. À son bord, Irina et son frère Johannes. Irina conduit. Johannes s'agite. « On va où ? » « Elles sont où, les clopes ? » « J'ai chaud. » « J'ai froid. » « Tu m'emmènes pas dans un centre ? » « Tu jures ? » Irina acquiesce, tempère, rassure, un oeil sur la route et l'autre sur le tube de comprimés, dans son sac, aux pieds du siège passager. Alors qu'elle croit avoir perdu son chemin, elle rencontre Serge, gérant bavard d'une station-service isolée au plus noir de la forêt.

    Réécriture lointaine d'Hansel et Gretel, Bois impériaux se pose à l'endroit de friction de deux lieux contradictoires : l'autoroute - métrée, grise, stérile - et la forêt - infinie, noire, mythique. Au compteur, les kilomètres défilent, les minutes passent, la température baisse quasi imperceptiblement. Tout autour, s'étend la nuit, la nuit noire de la route, où l'on n'y voit qu'à profondeur de phares, où les panneaux jaillissent des ténèbres avec des noms bizarres et disparaissent aussitôt, emportant avec eux leurs légendes.

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