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Sciences humaines & sociales

  • Depuis la Seconde Guerre mondiale, le «réfugié» préfère en général l'appellation de «nouvel arrivant» ou d'«immigré», pour marquer un choix, afficher un optimisme hors pair vis-à-vis de sa nouvelle patrie. Il faut oublier le passé : sa langue, son métier ou, en l'occurrence, l'horreur des camps. Elle-même exilée aux États-Unis au moment où elle écrit ces lignes dans la langue de son pays d'adoption, Hannah Arendt exprime avec clarté la difficulté à évoquer ce passé tout récent, ce qui serait faire preuve d'un pessimisme inapproprié.
    Pas d'histoires d'enfance ou de fantômes donc, mais le regard rivé sur l'avenir. Mais aux yeux de ces optimistes affichés, la mort paraît bien plus douce que toutes les horreurs qu'ils ont traversées. Comme une garantie de liberté humaine.

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  • Le plus stupéfiant dans cette pandémie, c'est le mystère total qui l'entoure. Nul ne semble savoir ce qu'est la maladie, d'où elle vient, ni comment y mettre fin. George A. Soper

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  • Cet essai de Charles Péguy de 1913 nous plonge dans le passage à l'ère moderne. Mêlant à ce portrait pamphlétaire d'une société en mutation des souvenirs d'enfance, l'auteur pressent la crise, le règne absolu de l'argent et de la bourgeoisie. Les anciennes valeurs, honneur et travail, font désormais place à la valeur financière. De l'ouvrier au paysan jusqu'à l'enseignant, l'argent obsède, corrompt. Faire la classe n'est plus une mission mais une obligation professionnelle et lucrative. Et ce qui se passe dans la cour des petits est le reflet des changements survenus dans celle des grands. Car ces hommes qui cherchent à gagner plus en travaillant moins ne font que se précipiter vers un naufrage. Mais la mécanique est en marche, tout retour en arrière impossible.

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  • Écrit peu avant sa mort, cet essai de Simone Weil condense les réflexions d'une vie. Premier constat : nulle personne n'est sacrée, mais le sacré est à chercher en l'Homme. À l'heure où la notion de personne est au centre des discours politiques, du marketing et des réflexions morales, ce renversement est salvateur. De cette affirmation, la philosophe nous entraîne dans une réflexion passionnante sur les droits de l'homme. Le terme de "droit" y est jugé opposé à la quête ultime de l'homme : l'attente qu'on lui fasse du bien. Pour la combler, il est urgent d'inventer des institutions qui aboliront ce qui oppresse les humains, cause l'injustice et qui ne se limiteraient pas à protéger leurs droits.
    Quelles sont-elles ? Vous le découvrirez au fil de cette pensée extraordinairement lucide.

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  • Ce réquisitoire balaie d'un revers de main la démocratie telle qu'elle a cours. Et, ose-t-on ajouter, telle qu'elle a encore cours. Son argumentation repose sur des réflexions philosophiques qui traitent de l'organisation idéale de la collectivité en démocratie, notamment le Contrat social de Rousseau. La raison seule est garante de la justice, et non les passions, nécessairement marquées par l'individualité. Or, les partis, puisqu'ils divisent, sont animés par les passions en même temps qu'ils en fabriquent. Ils défendent leurs intérêts propres au détriment du bien public. Pour Simone Weil, il faut se garder comme de la lèpre de ce mal qui ronge les milieux politiques mais aussi la pensée tout entière. Contre les passions collectives, elle brandit l'arme de la raison individuelle.

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  • Cette préface aux oeuvres principales de Spinoza bouleverse l'idée largement répandue dans la tradition française selon laquelle Spinoza fut athée. Jarig Jelles, ami intime de l'auteur, qualifie au contraire sa doctrine morale, et plus particulièrement son Éthique, de «chrétienne», mais seulement dans la mesure où c'est la Raison qui irrigue la religion. Cette préface méconnue révèle la profonde méprise dans laquelle nous plonge l'interprétation des Écritures en raison des défauts de leurs traductions successives. Aussi restitue-t-elle non seulement l'un des ressorts fondamentaux de la pensée de Spinoza mais aussi, à l'esprit des lecteurs francophones, la part oubliée du logos dans la religion.

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  • Dans cet essai brûlant d'actualité, il est tant question de nécessité d'engagement que de mise en garde contre ses dangers. L'auteur récuse tout autant la fidélité totale à un dogme ou une idéologie, que la passivité de celui qui attend une cause parfaite ou des valeurs absolues pour agir. Cela conduit à l'inaction. Or s'engager c'est précisément se dresser contre l'imperfection. Mais le danger serait de tomber dans les travers de l'embrigadement aveugle et de l'abdication de la personne noyée dans une idéologie. Un équilibre qui, de nos jours, est plus que fragile. Une ode à l'action, salvatrice pour notre époque où, s'il n'a jamais été aussi simple de s'exprimer et d'agir entre autres grâce aux moyens de communication, la résignation et le sentiment d'impuissance dominent comme jamais.

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  • Avec Pancho Villa, John Reed nous entraîne dans une chevauchée épique aux côtés du chef révolutionnaire mexicain. Prenant pour cadre les années 1910, le jeune reporter nous livre le portrait aux accents cubistes d'un homme ordinaire au destin hors du commun. De Doroteo Arango à Pancho Villa, du péon au dirigeant charismatique, un homme que Reed décrit avec une admiration mêlée d'humour, sans jamais tomber dans l'apologie. On demeure fasciné par la complicité qui lie les deux hommes. L'intensité de leur vie, leur intuition de l'engagement et leur refus du recul intellectuel les rendront admirables... mais c'est aussi ce qui rendra leurs morts tragiques.
    Rare document sur une période méconnue de l'Histoire, le livre de John Reed nous transporte dans un Mexique chaleureux, utopique et enchanteur, un pays en révolution où tout est possible.

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  • Avec une grande clarté, Giuseppe Rensi expose les concepts et théories qui ont émaillé l'oeuvre de Spinoza. Il n'adopte pas la distance du chercheur ou de l'exégète mais se glisse dans la peau du penseur et pose après lui les grandes questions métaphysiques, toujours d'actualité : Qu'est-ce que l'être ? Quelle perception avons-nous de la réalité ?
    Est-ce que la nouveauté existe ? Rensi démontre la cohérence des différents points de vue de Spinoza, qu'ils soient métaphysiques, anthropologiques, morales ou politiques. Et en résolvant ses contradictions, il nous propose une réflexion philosophique à part entière et y implique directement le lecteur. Son souci pédagogique, son recours à des images et des analogies, son enthousiasme même, dynamisent et rendent actuelle la pensée de Spinoza.

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  • Dénué de pathos, La Conduite de la guerre nous plonge dans le quotidien d'«as­sa­­s­sins ordinaires», couverts par les «règles de l'engagement» qui, en pratique, permettent à peu près n'importe quoi. Le 19 septembre 2005, à Haditha, une mine posée par des insurgés irakiens fit exploser un véhicule militaire américain, causant la mort d'un Marine de 20 ans. Il s'ensuivit un massacre au cours duquel vingt-quatre civils irakiens - hommes, femmes et enfants - furent tués. Tel est le point de départ de ce livre. William Langewiesche montre que ce carnage s'inscrit dans la conduite normale de la guerre. Sans emphase, il met au jour et décrypte le cercle vicieux dans lequel sont enfermés les soldats et, en témoin, décrit de l'intérieur le déroulement de cette guerre. Disposant de moyens disproportionnés, les combattants se livrent à des actions sordides mais présidées par des principes impitoyables, jamais remis en cause. Ces hommes ne sont pas des barbares mais ne peuvent en aucun cas influer sur le déroulement des choses. Le contrat qui les lie à leur nation répond à une logique implacable que nul, du plus haut gradé jusqu'au dernier Marine, n'est en mesure de renverser. Règles irra­tionnelles qui conduisent à rendre cette guerre naturellement sans issue.

    La Conduite de la guerre n'est pas un pamphlet pacifiste, il n'y a pas de bons et de méchants. Il témoigne de l'absurdité accablante et de l'horreur du conflit irakien. Dans le même temps, par sa rigueur et son attachement aux événements, il incarne un modèle de ce que devrait être le journalisme.

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  • En partant d'un exemple concret - le Chinois Qin Huairen et la ville de Changzhou -, Charles C. Mann traite, de façon très pédagogique, de la crise de l'eau sur un plan international. Didactique et extrêmement pointu sur les plans historique et scientifique, ce texte tiré de Vanity Fair, est un remarquable reportage. Ancrée dans l'histoire, l'expérience de Qin Huairen, qui ouvre le texte sur une tonalité positive à partir de la description de la ville, permet à Charles C. Mann d'envisager le problème global de l'eau, sa complexité et ses enjeux éthiques à l'échelle mondiale. S'appuyant sur des exemples significatifs, puisés dans différents pays, l'auteur offre les clefs pour comprendre le danger encouru par la gestion de l'eau, et notamment ses enjeux politiques. Incapables de financer l'eau sans s'endetter, la majorité des politiques publiques mondiales privatisent ce service, confiant cette charge à des multinationales, qui, désormais, détiennent le monopole de l'eau. Ces compagnies sont d'ailleurs surnommées les 'Big Water'. Charles C. Mann montre que les pays pauvres, bien que premiers touchés, ne sont pas les seuls à souffrir de ce problème, et il évoque par exemple la compagnie française Veolia. Ainsi, reconnaît-il à Veolia sa politique de conservation et de distribution d'une eau de bonne qualité, ainsi que des accords avec les pouvoirs publics quant aux prix pratiqués. Mais, pour autant, une bonne partie de la population ne peut payer ces factures, établies par des compagnies avant tout soucieuses de rentabilité. Avec un ton aussi nuancé que convaincant, il argumente la spécificité de l'eau par rapport aux autres biens de consommation et opère au fil du texte une gradation vers le pire. Devant l'implantation grandissante d'usines dans les villes chinoises, qui tendent à polluer les rivières nécessaires aux cultures sans pour autant se voir pénalisées, l'Etat fait appel aux 'Big Water' pour purifier l'eau. Ce qui conduit à une augmentation considérable du montant des factures. Ainsi, une bonne partie de la population se voit privée de l'accès à l'eau. Mais de quel droit ? Peut-on ainsi laisser le monopole de distribution de l'eau à une entité privée ? Ne subissons-nous pas, dans ce cas de l'eau, bien de tous, une dictature des multinationales ? L'énoncé d'expériences édifiantes, notamment celle de l'Amérique latine récemment frappée de crise, l'accumulation des faits et leur enchaînement quasi inexorable interpellent. A l'heure d'une crise mondiale, on ne saurait trop recommander un tel texte, qui fait preuve d'une efficacité redoutable.

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  • "Parce qu'il est petit et aspire à la grandeur ; parce qu'il pense que la France devrait mener l'Europe, et l'Europe, le monde ; parce qu'il est sans vergogne et impitoyable dans sa quête du pouvoir, et autocratique et éhonté dans sa façon de l'exercer ; parce qu'il aime se mettre en scène et qu'il est aussi exhibitionniste et opportuniste que stratège et adroit ; parce qu'il n'agit pas par idéologie, mais suit son instinct et ses impulsions, et parce qu'il se présente lui-même comme étant à la fois conservateur et réformateur, un républicain et l'incarnation même de la France dans la tradition de "l'État, c'est moi" ; parce qu'il n'est pas arrivé au pouvoir grâce à sa naissance ou à son statut social, mais qu'il l'a pris d'assaut, convaincu que son destin était d'entrer dans l'histoire en en changeant le cours ; parce qu'il se donne comme un homme d'action, qui méprise le snobisme des élites tout en brûlant d'envie de s'en faire accepter ; parce qu'il excelle en temps de crise mais s'embourbe facilement quand la pression se relâche ; et parce qu'il cherche à faire valoir l'influence de la France à l'étranger pour redorer sa propre image aux yeux de son pays, Nicolas Sarkozy est souvent décrit comme un Napoléon en puissance."

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