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Editions De L'olivier

  • Cela fait deux ans que Paul Hansen purge sa peine dans la prison provinciale de Montréal. Il y partage une cellule avec Horton, un Hells Angel incarcéré pour meurtre.

    Retour en arrière: Hansen est superintendant a L'Excelsior, une résidence où il déploie ses talents de concierge, de gardien, de factotum, et - plus encore - de réparateur des âmes et consolateur des affligés. Lorsqu'il n'est pas occupé à venir en aide aux habitants de L'Excelsior ou à entretenir les bâtiments, il rejoint Winona, sa compagne. Aux commandes de son aéroplane, elle l'emmène en plein ciel, au-dessus des nuages. Mais bientôt tout change. Un nouveau gérant arrive à L'Excelsior, des conflits éclatent. Et l'inévitable se produit.

    Une église ensablée dans les dunes d'une plage, une mine d'amiante à ciel ouvert, les méandres d'un fleuve couleur argent, les ondes sonores d'un orgue composent les paysages variés où se déroule ce roman.

    Histoire d'une vie, Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon est l'un des plus beaux livres de Jean-Paul Dubois. On y découvre un écrivain qu'animent le sens aigu de la fraternité et un sentiment de révolte à l'égard de toutes les formes d'injustice.

  • Paul Katrakilis vit à Miami depuis quelques années. Il a beau y avoir connu le bonheur, rien n'y fait : il est complètement inadapté au monde. Même le jaï-alaï, cette variante de la pelote basque dont la beauté le transporte et qu'il pratique en professionnel, ne parvient plus à chasser le poids qui pèse sur ses épaules. L'appel du consulat de France lui annonçant la mort de son père le pousse à affronter le souvenir d'une famille qu'il a tenté en vain de laisser derrière lui.
    Car les Katrakilis n'ont rien d'une famille banale : le grand-père, Spyridon, médecin de Staline, a fui autrefois l'URSS avec dans ses bagages une lamelle du cerveau du dictateur ; le père, Adrian, médecin lui aussi, était un homme insensible, sans vocation ; l'oncle Jules et la mère, Anna, ont vécu comme mari et femme dans la grande maison commune. En outre, cette famille semble, d'une manière ou d'une autre, vouée passionnément à sa propre extinction.

    Paul doit maintenant se confronter à l'histoire tragique de son ascendance, se résoudre à vider la demeure. Jusqu'au moment où il tombe sur deux carnets noirs tenus par son père. Ils lui apprendront quel sens donner à son héritage.
    Avec La Succession, Jean-Paul Dubois nous livre une histoire bouleversante où l'évocation nostalgique du bonheur se mêle à la tristesse de la perte.
    On y retrouve intacts son élégance, son goût pour l'absurde et la liste de ses obsessions.

  • Leur relation n'était pas seulement celle d'un romancier et de sa traductrice, c'était aussi celle de deux amis qui se parlaient sans cesse.
    De quoi parlaient-ils ? D'écriture, de langues, d'amour, d'animalité, d'enfance. De la terreur d'être traqué.
    Ils partageaient également quelques silences.
    Lorsqu'il disparaît en janvier 2018, la jeune femme ne peut se résoudre à perdre cette voix dont l'écho résonne si puissamment en elle. Après un temps de sidération, elle cherche à la retrouver, par tous les moyens. Sa quête la conduira jusqu'en Ukraine, à Czernowitz, la ville natale de l'écrivain. Il pourra alors prendre sa place, dans le faisceau des vivants.

  • Une femme rêvait de partir.
    De prendre le large.
    Après un long voyage, elle arrive à Kodiak (Alaska). Tout de suite, elle sait : à bord d'un de ces bateaux qui s'en vont pêcher la morue noire, le crabe et le flétan, il y a une place pour elle. Dormir à même le sol, supporter l'humidité permanente et le sel qui ronge la peau, la fatigue, la peur, les blessures.
    C'est la découverte d'une existence âpre et rude, un apprentissage effrayant qui se doit de passer par le sang. Et puis, il y a les hommes. À terre, elle partage leur vie, en camarade.
    Traîne dans les bars.
    En attendant de rembarquer.
    C'est alors qu'elle rencontre le Grand Marin.

  • En retard pour la guerre Nouv.

    Janvier 1991. Tous les yeux sont tournés vers l'Irak. Saddam Hussein cédera-t-il à l'ultimatum lancé par l'ONU après l'invasion du Koweït ? Mettra-t-il sa menace à exécution en usant d'armes chimiques et bactériologiques ?

    Pour la jeunesse de Jérusalem, l'ambiance est aux fêtes de fin du monde. Constance Kahn, étudiante en histoire antique, se pose des questions aussi pragmatiques qu'existentielles : comment faire confiance à du scotch, une serpillière mouillée et un masque à gaz pour se défendre ? Comment peut-on fixer un rendez-vous avec la guerre ?

    Mais le plus grand danger n'est peut-être pas celui qui fait la une des journaux. Car dans l'absurdité tragi-comique de ces semaines, et dans le huis clos imposé par un couvre-feu, c'est un autre combat qui se joue.

  • Le brutaliste Nouv.

    Qui est cet homme déchu qui accepte de répondre aux questions d'un écrivain ? Un architecte jadis puissant, riche et célèbre. Les mots d'ordre qui ont régi sa vie : jouer, s'amuser, gagner. Ses jouets ? Les tours des Amoreiras, qu'il a conçues et qui surplombent Lisbonne. Mais aussi les femmes, auxquelles il impose des jeux sexuels et qu'il filme dans des positions dégradantes. La partie prend fin quand ces enregistrements lui sont dérobés. L'onde de choc se propage dans l'opinion publique : le Brutaliste est traîné dans la boue et les Lisboètes s'indignent ou se gaussent. Trente ans après l'affaire, son nom provoque toujours le malaise au Portugal.

    Le Brutaliste est le récit de l'ascension d'un homme, puis de sa chute spectaculaire. Le narrateur entraîne le lecteur à partager avec lui l'attirance et la répulsion qu'il éprouve pour le « monstre ». Avec une lucidité dérangeante, il observe également la jouissance de ceux qui regardent les hommes tomber.

  • En immersion dans le pays profond, où J.F. cherche travail désespérément. Comment vit-on en France, aujourd'hui, quand on a un revenu inférieur au Smic ? voire pas de revenu du tout ? Pour le savoir, Florence Aubenas quitte temporairement sa famille, ses amis et son emploi de grand reporter au Nouvel Observateur pour vivre pendant 6 mois dans la France de tout en bas. Embauchée d'abord comme femme de ménage dans une ville de province, cumulant les contrats précaires, elle plonge dans un autre monde. Un monde où le travail est rare et les nuits brèves, l'exploitation maximale et la solidarité minimale. Où les lieux de rencontre sont le Pôle emploi et l'hypermarché local. Entre colère et résignation, chacun lutte pour sa survie.
    Document exceptionnel sur des Français invisibles, ce livre est aussi une extraordinaire galerie de portraits, un récit où la condition humaine se dévoile dans toute sa nudité. Comme le classique Dans la dèche à Paris et à Londres (George Orwell), En France devrait faire date dans l'histoire du journalisme.

  • « Le chant glacé et mélodieux de la rivière, sa peur, le poids terrible d'une attente folle entre les remparts des montagnes qui la cernent, mais quelle attente cette épée qu'elle pressent toujours, suspendue dans la nuit des arbres qui l'écrase - sur son coeur blanc, sa tête rousse de gibier des bois. Oh que tout éclate enfin pour que tout s'arrête ».

    Pour Rosalinde, c'est l'été de tous les dangers. Dans ce village où l'a menée son errance, quelque part en Provence, elle est une saisonnière parmi d'autres.

    Travailler dans les champs jusqu'à l'épuisement ; résister au désir des hommes, et parfois y céder ; répondre à leur violence ; s'abrutir d'alcool ; tout cela n'est rien à côté de ce qui l'attend.

    L'amitié - l'amour ? - d'une autre femme lui donne un moment le sentiment qu'un apaisement est possible.

    Mais ce n'est qu'une illusion.

  • Hector, Sylvie et leur fils Lester s'envolent vers les États-Unis. Là-bas, une nouvelle vie les attend. Hector a été nommé professeur dans une université de Caroline du nord. Très vite, son charisme fait des ravages parmi les femmes qui l'entourent.

    Fragile, rêveuse, Sylvie n'en observe pas moins avec lucidité les effets produits par le donjuanisme de son mari, tandis que Lester devient le guide d'un groupe d'adolescents qui, comme lui, cherchent à donner une direction à leurs élans.

    Pendant ce temps, des attentats meurtriers ont lieu à Paris, et l'Amérique, sans le savoir, s'apprête à élire Donald Trump.

    Chez Agnès Desarthe, chaque personnage semble suivre un double cheminement. Car si les corps obéissent à des pulsions irrésistibles, il en va tout autrement des âmes tourmentées par le désir, la honte et les exigences d'une loyauté sans faille.

    Mais ce qui frappe le plus dans cet admirable roman où la France est vue à distance, comme à travers un télescope, c'est combien chacun demeure étranger à son propre destin, jusqu'à ce que la vie se charge de lui en révéler le sens.

  • En 1915, étudiant en médecine, il est, comme son ami André Breton, mobilisé avec un an d'avance. Dès lors, il va continuellement flirter avec la mort sans jamais renoncer à son goût pour la liberté. Envoyé en Russie en 1917, il assiste de près à la Révolution. Il en rentre marqué pour la vie. Aussi le retrouve-t-on en janvier 1920 parmi les premiers dadaïstes parisiens et ensuite au sein du mouvement surréaliste. En août 1936, il participe à la bataille des Baléares. Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, il se cache (il est Juif), puis il traverse à pied les Pyrénées avant de rejoindre l'escadrille Normandie-Niémen.

    Cet homme, c'est Théodore Fraenkel. Oublié des livres d'Histoire, il aura connu Vaché et Aragon, Desnos et Tzara, le stalinisme et la guerre d'Algérie. Révolutionnaire dans l'âme, Fraenkel est aussi un amoureux passionné, tel un personnage de la Nouvelle Vague égaré dans un roman de Victor Serge.

    Interrogeant les derniers témoins, et consultant des archives inédites, Gérard Guégan a mené une minutieuse enquête. Dans cette biographie digne d'un roman d'aventures, il fait le portrait d'un homme au destin hors-normes.

  • Quelque part dans une Amérique du Sud imaginaire, trois femmes d'une même lignée semblent promises au même destin : enfanter une fille et ne pouvoir jamais révéler le nom du père.
    Elles se nomment Rose, Violette et Vera Candida. Elles sont toutes éprises de liberté mais enclines à la mélancolie, téméraires mais sujettes aux fatalités propres à leur sexe. Parmi elles, seule Vera Candida ose penser qu'un destin, cela se brise. Elle fuit l'île de Vatapuna dès sa quinzième année et part pour Lahomeria, où elle rêve d'une vie sans passé. Un certain Itxaga, journaliste à L'Indépendant, va grandement bouleverser cet espoir.
    Un ton d'une vitalité inouïe, un rythme proprement effréné et une écriture enchantée. C'est ce qu'il fallait pour donner à cette fable la portée d'une histoire universelle : l'histoire des femmes avec leurs hommes, des femmes avec leurs enfants. L'histoire de l'amour en somme, déplacée dans l'univers d'un conte tropical, où Véronique Ovaldé a rassemblé tous les thèmes - et les êtres - qui lui sont chers.

  • Parce qu'il n'a pas réussi à avouer à sa mère son intention d'arrêter sa thèse, Antoine se condamne à la terminer, disant adieu à ses projets de vacances. Mais le compte à rebours lancé, son quotidien vire à la catastrophe. Entre l'énigme de son frère, venu droit de Londres s'échouer sur son canapé, sa peur panique de ne pas y arriver et son angoisse de mettre un point final à ses études, rien ne se passe comme prévu : la perspective de sa soutenance se fait chaque jour plus incertaine.

    Otage consentant des névroses familiales, pris dans une actualité chaotique qui met Paris et sa banlieue en ébullition, Antoine se prépare en toute sérénité au plus grand jour de sa vie.

    Anne Urbain réussit à nous faire rire en abordant des sujets graves. Et s'intéresse à la place qu'occupe chacun au sein d'une famille. Elle observe, non sans ironie, les conséquences du dérangement d'un ordre établi.

  • Qu'est-ce qu'être juif pour ceux qui ne savent pas eux-mêmes en quoi ils le sont ?

    Brusquement confronté à sa judéité dans l'après-coup des attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher, Bernard Vorms s'interroge. Et si cette prise de conscience tardive n'était, finalement, que l'effet de l'âge ? Français, il l'est et ne peut en douter. Mais juif ? « Je le suis comme vous ne l'êtes pas », pourrait-il dire, à la manière de Raymond Aron.

    Pour ce lecteur boulimique, la réponse est peut-être dans les livres. De Montaigne à Bernard Frank en passant par Emmanuel Berl et Isaiah Berlin, sans oublier les grands classiques de l'antisémitisme (Drumont, Bernanos, Drieu, Morand), il explore sa bibliothèque. En vain.

    La solution est peut-être ailleurs, dans « la vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue ».

    À condition d'en rire. Comme dans une histoire juive.

  • Lorsqu'elle se retrouve seule, à l'abri des regards, Anna entend des voix, aperçoit des lumières derrière les rideaux, surprend des ombres dans le couloir. Elle sait qu'elle appartient à un autre monde, qui n'obéit pas aux mêmes lois que le monde ordinaire.

    Cela l'effraie, et la remplit de honte.

    Est-ce pour la protéger d'un danger que, depuis l'âge de douze ans, Anna doit avaler des comprimés prescrits par un certain Georg ? De quelle maladie souffre-t-elle ? Dans quel état se retrouverait-elle si elle abandonnait le traitement ?

    Une bête aux aguets est l'histoire d'une jeune fille qui découvre qu'elle est habitée par la peur : celle de se métamorphoser en une créature dont elle n'ose prononcer le nom. Mais ce phénomène qu'elle ne peut expliquer est peut-être la promesse d'un autre changement. Dans ce roman voué à l'inquiétante étrangeté, Florence Seyvos nous conduit au coeur du mystère qu'elle ne cesse d'explorer, de livre en livre, avec obstination.

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  • 1945. Jacob, un jeune Juif de Constantine, est enrôlé pour libérer la France. Grièvement blessé lors d'une attaque en Alsace, il meurt quelques semaines plus tard, le 20 janvier 1945. Il avait dix-neuf ans.
    Ce roman raconte « sa » guerre, mais aussi le tour des casernes algériennes entrepris par Rachel (la mère) inquiète pour ce « petit dernier » dont elle est sans nouvelles, l'attente des siens, leur quotidien loin du front, entre deux langues (le français et l'arabe) et deux cultures (juive et musulmane), et la façon dont la courte vie de Jacob résonne en chacun. Tous ignorent alors que l'accélération de l'Histoire va bientôt entraîner leur propre déracinement. Les attentats se multiplient, la guerre se répand sur le sol algérien, et l'assassinat du Cheikh Raymond en juin 1962, un chanteur de Malouf, oblige la famille à s'exiler malgré elle dans le pays où Jacob a trouvé la mort.

  • Depuis son arrivée au Monde comme grand reporter, Florence Aubenas continue d'explorer la « France d'en bas ». Loin des beaux quartiers, elle arpente les plages du sud-est, les banlieues ou les villes du Nord, à la recherche d'un peuple de plus en plus délaissé par le monde politico-médiatique. En France réunit la majeure partie de ces reportages. Fidèle à l'esprit qui animait Le quai de Ouistreham, ce livre s'attache avant tout à capter l'humain, en restituant un certain « ton » - tantôt gouailleur, tantôt désabusé ou parfois même révolté - qui est celui des interlocuteurs de Florence Aubenas, avec qui elle a su nouer une vraie complicité. C'est alors seulement que se dévoile son vrai propos, qui est de nature essentiellement politique, au sens noble du terme. Chômeurs, parents d' élèves, jeunes filles de banlieue, électeurs de gauche ou du Front national, ils dessinent l'un des visages possibles de la France de demain.

  • Sandor est perplexe.

    Est-ce que j'attire les fous, ou bien est-ce moi qui cherche leur compagnie ?

    Dès qu'il sort de chez lui, ces corps errants l'abordent et s'accrochent à sa personne, faisant de lui le dépositaire de leurs récits extravagants. Il y a Dédé, le fou météo. Laetitia et ses visions étranges. Madame Brandoux, qui jure toute la journée contre le monde entier. Et bien d'autres encore.

    Sandor se demande s'il n'est pas fou lui-même. D'autant que Constance, sa fille, est atteinte d'une terrible maladie psychique qui l'isole du reste du monde...

    Avec sensibilité, avec humour, avec désespoir, Jean-Pierre Martin raconte ceux qui butent, qui penchent, qui chantent la journée et hurlent la nuit.

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  • Thomas, Mehdi et Louise se connaissent depuis l'enfance.

    À cette époque, Les Verrières étaient un terrain de jeux inépuisable. Aujourd'hui, ils ont grandi, leur quartier s'est délabré et, le temps d'un été, l'usine devient le centre de leurs vies.

    L'usine, où leurs pères ont trimé pendant tant d'années et où Thomas et Mehdi viennent d'être engagés.

    L'usine, au centre de la thèse que Louise prépare sur les ouvriers frontaliers, entre France et Suisse.

    Ces enfants des classes populaires aspiraient à une vie meilleure. Ils se retrouvent dans un monde aseptisé plus violent encore que celui de leurs parents. Là, il n'y a plus d'ouvriers, mais des opérateurs, et les machines brillent d'une étrange beauté.

    Grande fresque sur la puissance et la fragilité de l'héritage social, Thomas Flahaut écrit le roman d'une génération, avec ses rêves, ses espoirs, ses désillusions.

  • « Les gosses de riches gueulent en riant plus fort « Qu'est-ce que j'peux faire, j'sais pas quoi faire », ritournelle en scie, scie qui vrille mes tympans, implante une graine de haine qui vient se loger très profond dans mon crâne loin après le cortex. » Pour payer ses études, elle enchaîne les petits boulots tout en cherchant quelque chose qui serait une place. Elle n'envie pas ces jeunes qui, d'un claquement de doigts, obtiennent tout de leurs parents. Ils n'ont de cesse de lui rappeler qu'elle est l'Autre. Mais il n'y a pas de neutralité possible.

    À force d'humiliations, le mépris s'inverse. La violence devient dignité. Et la colère monte, jusqu'à se changer en haine pure.

    /> Désintégration est l'histoire d'une femme qui sait qu'un regard peut tuer. D'une combattante habitée par la honte, et qui transforme la honte en arme de guerre. C'est un roman sur le sexe, le pouvoir, le succès. Et la fierté comme moyen de survie.

  • «Mais à l'hôtel il en va autrement, l'hôtel est le lieu de leur intimité, celui où ils se regardent, où ils s'approchent, farouches et fiers, jusqu'à sentir rayonner la chaleur de l'autre, de sa peau, avant même de l'avoir touchée. Avant même de l'avoir vue, cette peau qui n'attend que la caresse».

    Paul, étudiant et gardien d'hôtel, est fasciné par Amélia, l'occupante de la chambre 313. Tout chez elle est un mystère, ses allées et venues comme les rumeurs qui l'entourent.

    Lorsque Amélia disparaît, Paul ignore qu'elle s'est rendue à Sarajevo, à la recherche de sa mère, d'un pan inconnu de son histoire - et de la nôtre : celle de la dernière guerre civile qui a déchiré l'Europe.

    Dans ce roman incandescent, Jakuta Alikavazovic évoque ce qui est perdu et ce qui peut encore être sauvé.

  • Au soir de sa vie, un homme se souvient d'un événement de son enfance qui l'a marqué au fer rouge : celui de la « honte d'être un homme » (Primo Lévi). Par une des nouvelles voix de la francophonie. Lorsque David lui apparaît en rêve, Raj se retrouve projeté dans son enfance. Le camp de Mapou, à l'île Maurice où il est né, le père, coupeur de cannes, à la violence trop prévisible, la tendresse maternelle, les jeux près de la rivière, le soleil brûlant, les pluies diluviennes. Un bonheur fragile balayé par un cyclone lorsque ses frères disparaissent dans un torrent de boue. La famille décimée quitte Mapou pour la ville, s'installe dans une maison en dur et dans un quotidien devenu moins précaire depuis que le père travaille à la prison où vivent de mystérieux réfugiés. Le 26 décembre 1940, l'Atlantic accoste à Port-Louis avec, à bord, quelque 1500 Juifs, refoulés de Palestine et déportés à l'île Maurice, alors colonie britannique.

  • Une héroïne bouleversante : d'origine très modeste, Marie « pète les plombs » lorsqu'elle est soudain confrontée à la misère du monde. Marie a perdu le fil de sa vie. Plus rien n'arrête son regard, sauf ce jour-là, un groupe d'hommes en haillons massés près du Monoprix. Sans savoir pourquoi, elle pénètre dans la tente dressée près de la mairie, se joint aux bénévoles pour servir des repas à ceux que dans la ville on appelle les « kosovars ». Négligeant sa famille, indifférente aux attentions de son mari, à la tendresse de ses enfants, elle se consacre entièrement à la survie de ces hommes en perdition. Elle leur donne tout : de la nourriture, des vêtements, son temps, son argent. Entraînée malgré elle dans un drame, elle s'expose à tous les dangers, y compris celui d'y laisser sa peau.

  • « La nuit nous protégeait et à ce moment précis j'avoue avoir pensé que les choses allaient redevenir possibles, ici j'allais pouvoir recoller les morceaux et reprendre pied, nous arracher les enfants et moi à cette douleur poisseuse qui nous clouait au sol depuis des mois, à la fin la maison, les traces et les souvenirs qu'elle gardait de nous quatre, c'était devenu invivable, je ne sortais presque plus et les enfants se fanaient sous mes yeux. » Depuis que sa femme a disparu sans plus jamais faire signe, Paul Anderen vit seul avec ses deux jeunes enfants. Mais une année s'est écoulée, une année où chaque jour était à réinventer, et Paul est épuisé. Il espère faire peau neuve par la grâce d'un retour aux sources et s'installe alors à Saint-Malo, la ville de son enfance.


    Mais qui est donc Paul Anderen ? Un père qui, pour sauver le monde aux yeux de ses enfants, doit lutter sans cesse avec sa propre inquiétude et contrer, avec une infinie tendresse, les menaces qui pèsent sur leurs vies. Olivier Adam, dans ce livre lumineux aux paysages balayés par les vents océaniques, impose avec une évidence tranquille sa puissance romanesque et son sens de la fraternité.

  • Sait-on jamais avec qui l'on vit ?
    Lancelot ne cesse de se heurter à cette question depuis que sa femme, Irina, a été victime d'un accident qui l'a précipitée au fond de la rivière Omoko. Déjà ébranlé par sa mort, il va vivre un « Très Grand Choc Supplémentaire » en découvrant que des mystères entourent cette disparition. Un à un se dévoilent les secrets que sa femme avait pris soin de lui cacher. Dès lors, il ne lui reste qu'à mener l'enquête et élucider cette énigme : que faisait Irina, ce jour-là, à Catano, au volant d'une voiture qui ne leur appartenait pas et dont le coffre contenait des objets pour le moins suspects...

    Véronique Ovaldé nous entraîne dans le tourbillon de son imagination et nous offre un roman noir en trompe l'oeil. De livre en livre, elle bâtit son univers, qu'elle habite par sa fantaisie et son goût pour le merveilleux. Les histoires qu'elle raconte sont de celles que l'on ne trouve que dans les livres.

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