Gallimard

  • Le livre de ma mère

    Albert Cohen

    • Gallimard
    • 7 Avril 1954

    Ce livre bouleversant qu'après un long silence nous offre l'auteur de solal et de mangeclous est l'évocation d'une femme à la fois " quotidienne " et sublime, une mère, aujourd'hui morte, qui n'a vécu que pour son fils et par son fils.

    Ce livre d'un fils est aussi le livre de tous les fils. chacun de nous y reconnaîtra sa propre mère, sainte sentinelle, courage et bonté, chaleur et regard d'amour. et tout fils pleurant sa mère disparue y retrouvera les reproches qu'il s'adresse à lui-même lorsqu'il pense à telle circonstance oú il s'est montré ingrat, indifférent ou incompréhensif. regrets ou remords toujours tardifs. " aucun fils ne sait vraiment que sa mère mourra et tous les fils se fâchent et s'impatientent contre leurs mères, les fous si tôt punis.
    " mais il faut laisser la parole à albert cohen. " allongée et grandement solitaire, toute morte, l'active d'autrefois, celle qui soigna tant son mari et son fils, la sainte maman qui infatigablement proposait des ventouses et des compresses et d'inutiles et rassurantes tisanes, allongée, ankylosée, celle qui porta tant de plateaux à ses deux malades, allongée, et aveugle, l'ancienne naïve aux yeux vifs qui croyait aux annonces des spécialités pharmaceutiques, allongée, désoeuvrée, celle qui infatigablement réconfortait.
    Je me rappelle soudain des mots d'elle lorsqu'un jour quelqu'un m'avait fait injustement souffrir. au lieu de me consoler par des mots abstraits et prétendument sages, elle s'était bornée à me dire : " mets ton chapeau de côté, mon fils, et sors et va te divertir, car tu es jeune, va, ennemi de toi-même. " ainsi parlait ma sage maman.

  • La plaisanterie

    Milan Kundera

    • Gallimard
    • 16 Octobre 2012

    « Oui, j'y voyais clair soudain : la plupart des gens s'adonnent au mirage d'une double croyance : ils croient à la pérennité de la mémoire (des hommes, des choses, des actes, des nations) et à la possibilité de réparer (des actes, des erreurs, des péchés, des torts). L'une est aussi fausse que l'autre. La vérité se situe juste à l'opposé : tout sera oublié et rien ne sera réparé. Le rôle de la réparation (et par la vengeance et par le pardon) sera tenu par l'oubli. Personne ne réparera les torts commis, mais tous les torts seront oubliés. »

  • Avec Bacon

    Franck Maubert

    • Gallimard
    • 6 Juin 2019

    «Francis Bacon incarne, plus que tout autre artiste, "la" peinture. Il est l'homme le plus extraordinaire qu'il m'ait été donné de connaître. Dans les années 1980, je l'ai rencontré à plusieurs reprises. À Londres, tout d'abord, dans son atelier de South Kensington, puis en diverses occasions, lors de ses passages à Paris. Nous conversions aussi parfois au téléphone, tôt le matin. Il parlait en toute liberté, sans tabou, de tout et de choses sans importance. Bacon adorait parler, parler l'excitait.
    Je l'observais, l'enregistrais, prenais des notes, rien ne le gênait.
    Rendez-vous dans son atelier, dans les restaurants, les bars londoniens ou parisiens, de jour comme de nuit, à discuter, boire, manger, jouer : ce livre retrace ces moments rares partagés avec Bacon, joyeux nihiliste, et éclaire l'homme exquis qu'il fut, loin de sa réputation de "monstre"».
    Franck Maubert.

  • Les mendiants

    Louis-René Des Forêts

    • Gallimard
    • 2 Avril 1986

    Édition définitive en 1986

  • Kean (cinq actes)

    Alexandre Dumas

    • Gallimard
    • 3 Mars 1954

    Kean ou Désordre et génie fut écrit par Alexandre Dumas pcre pour le célcbre acteur Frédérick Lemaitre. Cette picce oubliée - dont on trouvera d'ailleurs, ´r la fin de la présente édition, le texte intégral -, Jean-Paul Sartre l'a reprise, réécrite et, comme dit Robert Kemp, il en a fait un Tbon drame solide, dont il a bien bourré les creux et qui est devenu brillantt. Kean est un fameux acteur anglais. Il triomphe au Théâtre Royal de Drury Lane, et tout Londres, au début du XIXe siccle, court l'acclamer. Deux femmes l'aiment : la comtesse Éléna, épouse d'un ambassadeur, et Anna Damby, jeune hériticre bourgeoise. Kean est débauché, couvert de dettes, ivrogne et coureur de jupons. Toutefois le prince de Galles n'a pas dédaigné d'en faire son ami.
    Kean est un homme excessif, qui se moque des contingences, laisse la bride ´r ses passions, se livre avec volupté ´r l'insolence, ´r la générosité, au mépris. Mais, au-del´r de ces manifestations d'un tempérament puissant, c'est la condition du comédien et de l'homme de génie que Jean-Paul Sartre a posée dans les termes les plus efficaces. Kean est-il lui-meme, ou bien les divers personnages (Roméo, Hamlet, Othello surtout) qu'il incarne ? Dans quelle mesure ces etres shakespeariens ne dévorent-ils pas sa personnalité ?
    Un soir, enfin, Kean explose. ´R la face du public, ´r la figure du prince de Galles qui cajole la comtesse Éléna dans sa loge, il met son cur ´r nu. Et il est hué.

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  • Le grain des mots

    Camille Laurens

    • Gallimard
    • 16 Novembre 2012

    Rencontrer un mot comme on rencontre quelqu'un...

  • Pour l'amour de l'art...

    Maurice Rheims

    • Gallimard
    • 24 Avril 1984

    Amateur! Collectionneur! Maurice Rheims est en réalité le plus fieffé des curieux; magicien amoureux fou de toutes les choses de l'art, il est captivé tout autant par le climat historique, anecdotique, scientifique, moral, intellectuel qui leur a permis d'arriver jusqu'à nous malgré l'opacité du temps. Sa passion s'exprime ici en neuf chapitres aussi brillants que pleins d'humour, ou bien riches d'informations extraordinaires. Ils sont consacrés successivement à La Curiosité, au Créateur, à L'Anticomanie, à La Guerre, à La Table, à La Maladie, à La Mort, à L'Argent au Vrai et au Faux. L'analyse d'un faux Vermeer, du portrait de Marat par David, d'une Madone de Raphaël, d'un Vlaminck suspecté par l'artiste lui-même, son expérience de commissaire-priseur, l'évolution de la Mode au long des siècles sont pour l'écrivain une source infinie de surprises tour à tour enthousiastes, graves, amusées dont chacun de ces textes communique au lecteur le merveilleux et vivant plaisir.

  • Quelques-uns

    Camille Laurens

    • Gallimard
    • 2 Novembre 2012

    «Les mots ont un grain - comme on dit le grain de la voix, le grain de la peau, bien sûr, mais aussi, au fond, comme on parle des fous, des marginaux : chacun d'entre eux est un original, une pièce unique. D'avoir été prononcés tant de fois, déformés par les lèvres ou polis par les livres, de nous avoir émus dans la beauté des oeuvres ou la bouche d'autrui, ils ont acquis la densité et la profondeur merveilleuse d'une terre dont nous rêvons d'être un jour les archéologues : les mots sont faits de notre vie qui sédimente.»

  • Ce petit roman peint, dans un charmant désordre, des scènes de la vie de Montparnasse. Écrit pendant la guerre de 14-18, il ressemble à une promenade de permissionnaire, pressé de retrouver tout ce qu'il aime : la ville, les femmes, les mystifications, les gaillardises.

  • La reine fauve

    Pierre-Marie Beaude

    • Gallimard-jeunesse
    • 16 Mai 2001
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