Hazan

  • Du point de vue historique, cet ouvrage décrit comment les connaissances en anatomie représentent des états successifs d'une compréhension globale du corps qui, domaine et instrument de l'être humain, a conditionné sa manière même de voir et d'interpréter le monde environnant. Dans quasiment toutes les civilisations, démontre un des chapitres, il est devenu le modèle même de l'univers et, parfois, l'image du dieu créateur (Vishnou, Bouggha, Pan-Ku, Tangaroa, Christ pantocrator, Zodiques, etc). Cela a donné lieu à un riche symbolisme, et les différentes parties du corps ont été investies de valeurs tellement puissantes qu'elles sont quotidiennement utilisées comme métaphores (avoir « du coeur » ou « de l'estomac »), véritables hypostases de sentiments, d'attitudes ou de caractères, ainsi facilement illustrées, tous décrits ici. Pour s'en tenir aux temps historiques, une autre partie traite des différentes solutions formelles apportées à la représentation du corps humain à travers le temps. Pour que notre panorama soit complet, notre voyage devait s'orienter vers d'autres horizons culturels, notamment des civilisations non-européennes où, malgré les importantes différences qui les séparent de la nôtre, se découvrent d'insoupçonnables consonances. La permanence de l'homme comme sujet d'oeuvre d'art est aussi l'indice d'un profond narcissisme : il s'observe à tous les moments de la vie, dans l'enfance, à l'âge adulte ou dans la vieillesse. C'est le fil conducteur du parcours qui relie entre eux les principaux chapitres du livre. On verra qu'une grande partie de notre choix iconographique concerne l'univers féminin, le plus important en tant que centre d'attraction de l'univers masculin dont les représentants ont, la plupart du temps, produit les oeuvres d'art. Le texte, par conséquent, enchaîne une série de modulations sur la femme vue comme déesse, comme mère, comme amie et comme amante. On le constatera, le sujet pris en considération reste toujours le même, mais en changeant de point de vue, le « voyage à l'intérieur du corps humain » gagne en richesse et en variété.

  • L'architecture peut-être comparée à une langue, composée d'éléments, de matériaux et techniques qui se combinent en «  syntaxe-édifice  ». Ces composantes   façades, fenêtres, escaliers, chapiteaux...  sont présentées dans ces pages. Elles concernent des bâtiments civils ou militaires, résidentiels ou religieux, édifiés sur une période couvrant quelque 2  000  ans. Leur analyse aidera le lecteur à mieux appréhender les significations symboliques de l'architecture.

    Construire répond toujours à une nécessité   s'abriter, se protéger. Le bâtisseur dépend, en tout temps et tout lieu, des lois de la nature. Il est aussi tributaire des données technologiques et scientifiques de son époque, des commanditaires et des finances allouées à son projet. De plus, la figure de l'architecte, porteur d'une représentation et d'une interprétation du monde qui lui sont propres, confère son caractère unique à l'ouvrage achevé. À partir de la phase préliminaire du projet, l'architecte doit trouver des solutions concrètes  : dessins, plans, voire conception par ordinateur, marquent ce travail de création, précédant la phase de réalisation, où l'ornementation joue un rôle important.

    Les entrées de ce guide, classées par thèmes (sans nécessairement suivre l'ordre chronologique), permettent de reconstituer les fondements du langage architectural. Elles sont accompagnées d'exemples commentés, le plus souvent empruntés à l'Occident. En fin d'ouvrage, on trouvera des édifices tenus pour des archétypes de l'histoire de l'architecture depuis la Grèce antique jusqu'à des exemples du Proche-Orient ou du Japon.

    L'ouvrage est complété par un index général et un index des artistes et des lieux.
     

  • Dès son invention, la photographie fascine. Ses adeptes sont toujours plus nombreux. Nous vivons aujourd'hui dans un monde saturé d'images. Prises autant par des artistes, des professionnels, que par des amateurs, elles nourrissent nos mémoires, sont exposées au musée, affichées dans la rue, publiées dans des livres et des journaux, elles circulent sur les écrans. La photographie a pour singularité d'être au croisement des techniques, des sciences, de l'art, de l'intime, du commerce, de l'information. D'apparence accessible, elle se révèle complexe, d'autant qu'elle se réinvente sans cesse, dans ses pratiques comme dans ses formes, pour répondre à des usages qui évoluent.Fort de son principe de clés historiques, techniques et esthétiques rigoureusement articulées, ce nouveau guide de la collection Hazan nous invite à mieux décrypter des images réalisées de 1838 à nos jours, le plus souvent par des auteurs de premier plan.Qui sont les photographes  ? Pourquoi photographient-ils  ? Comment abordent-ils un sujet  ? Comment les images sont-elles diffusées  ?En huit chapitres et plus de 240 photographies commentées, les auteurs proposent un tour d'horizon original, pratique et intelligent. 

  • Des gestes et expressions sont attachés aux représentations de l'homme que les artistes nous donnent. Empruntés au quotidien ou issus de la tradition iconographique, ils sont porteurs de sens que cet ouvrage se propose d'éclairer, afin de décrypter les situations décrites par les oeuvres, la symbolique particulière liée à certains gestes, l'état d'esprit, voire le tempérament ou la santé mentale des personnages représentés.
    Ainsi les artistes du Moyen Âge, en jouant sur les différences d'échelle entre les personnages, sur la position de leurs mains, bras et pieds, ont voulu définir les rôles sociaux et les dégrés de moralité des actes reproduits dans l'image. En caractérisant certaines figures, ils offrent un récit non verbal qui permet à chacun de comprendre les circonstances présentées : l'être hirsute et grimaçant sculpté sur les chapiteaux est à n'en pas douter le Diable, celui dont il saisit les chevilles est à coup sûr un damné. Sacrée ou profane, cette iconographie, bien souvent héritière de l'Antiquité, évoluera au fil des siècles.
    Au cours de l'histoire de l'art, c'est ainsi à travers une suite ininterrompue de legs et de trouvailles, que les artistes vont s'efforcer, selon Léonard de Vinci, de reproduire les « mouvements de l'âme » et les « affects » de la nature humaine. Le corps, ses parties et surtout son aspect sont révélateurs d'un monde et de sa pensée : ainsi l'entend la physiognomonie, science qui établit des correspondances entre physionomie et caractère et dont s'inspireront aussi bien Le Brun que Lavater. Plus moralistes, les caricaturistes exagèrent ou ridiculisent les traits physiques à proportion qu'ils posent un oeil critique sur leur société. De son côté, la psychiatrie naissante constitue avec le concours des artistes et, avant l'exploitation de la photographie, l'iconographie de l'aliénation mentale. Le xxe siècle, enfin, s'attaque à la physionomie, pour la restituer dans le fracas que la psychanalyse a provoqué.

  • Les Guides des Arts deviennent les guides Hazan ! « Qu'est-ce que cela veut dire ? Qui sont ces personnages ? » Ces questions hantent les visiteurs des expositions et des musées. Aujourd'hui, avec le développement des cultures et la multiplication des références, le langage visuel des oeuvres d'art est souvent opaque et rebutant : il n'est pas rare de « comprendre » davantage une peinture abstraite qu'une prédelle de retable avec un jeune homme à demi nu transpercé de flèches (Saint-Sébastien), une belle jeune fille tenant une roue à la main ou une autre présentant ses yeux sur un plateau (Sainte Lucie).Ce livre reproduit l'image et définit les caractéristiques de plus de cent vingt saints, les plus fréquemment figurés dans l'art sacré, entre histoire et légende, tradition et dévotion. Une fiche pratique d'identification, illustrée d'oeuvres remarquables soigneusement choisies, présente chaque saint, sa vie et son martyre, indique, avec ses attributs (palme, grill, roue, etc.) les références visuelles utiles pour reconnaître sans hésitation personnages et épisodes de son histoire, et recense les caractéristiques du culte dont il est l'objet. 

  • La fin du xixe  siècle, puis le xxe  siècle, voient émerger chez les artistes une nouvelle conscience de leur rôle, qui les conduit à se rassembler. L'art s'affirme alors comme un véritable champ d'expérimentation  : techniques et modes de travail sont partagés au sein de «  groupes  », appelés aussi «  mouvements  » ou «  tendances  ». Cette notion d'un travail collectif surgit dans une conception de l'art qui assigne en général un caractère individuel à l'acte créateur.

    Identifier ces associations entre artistes, c'est d'abord comprendre les motivations, souvent définies par un manifeste, qui sont à leur origine. Un groupe peut se fonder sur des bases très diverses  : autour d'une revue (De Stijl), d'une localité (Pont-Aven), d'une technique (le collage pour Braque et Picasso), d'un thème (le futurisme) ou de pratiques (le travail en plein air et en groupe pour les impressionnistes). Si elle est le plus souvent revendiquée, cette complicité entre créateurs est parfois déterminée par la critique, qui dégage des caractéristiques communes à divers travaux. L'analyse des mouvements permet aussi d'établir le degré de proximité entre les artistes.

    C'est à cette approche que convie cet ouvrage. La période couverte, de l'impressionnisme à nos jours, est marquée par le foisonnement des démarches et des formes. Les questions posées par les cubistes, les informels, les minimalistes, les conceptuels ou les pointillistes côtoient celles, plus récentes, du corps, de l'identité, du genre, de la postmodernité ou du postcolonialisme. La présentation, chronologique, fournit une abondante documentation  : époque d'un mouvement donné, origine de son nom, fondateurs, principaux représentants, manifestes, lieux, expositions, revues et textes contemporains, sans oublier des reproductions d'oeuvres, accompagnées de commentaires. Le lecteur dispose ainsi des repères nécessaires à une meilleure appréhension de l'art contemporain.

    L'ouvrage est complété par un index général et un index des artistes.
     

  • Dans le christianisme, le mot «  église  » est ambivalent puisqu'il désigne à la foi l'assemblée des fidèles et l'édifice qui l'abrite. C'est précisément cette dualité riche de sens que ce guide des arts se propose d'étudier en composant une histoire monumentale et artistique de l'église de pierre qui permettra de mieux appréhender l'Église chrétienne d'Occident, celle d'hier et d'aujourd'hui.

    Aussi, cet ouvrage présente de manière chronologique les réformes comme les crises qui façonnèrent l'Eglise catholique et décrit l'évolution des formes depuis l'art paléochrétien jusqu'à l'architecture moderne. Puis, il envisage l'organisation de la communauté chrétienne, le magistère des clercs, la prière commune, les sacrements et l'ensemble des pratiques dévotionnelles abritées par l'église. En outre, la description des nombreux bâtiments qui composent les groupes cathédraux, les couvents et les monastères précède l'analyse architecturale de l'église, depuis le parvis jusqu'au chevet, avant que ne soient évoqués les éléments du mobilier liturgique et les images dont le rôle est essentiel dans cet espace sacré. Ainsi, le lecteur pourra-t-il mieux appréhender l'unité comme la polysémie des églises, qu'elles soient simples chapelles, paroisses modestes, collégiales, puissantes abbatiales ou fastueuses cathédrales.
     

  • L'icône n'est pas seulement le fruit de la créativité de l'artiste byzantin  : les manuels et codes utilisés par les peintres d'icônes indiquent, au moyen de dessins précis, quels sont les traits véritables du visage du Christ, de la Vierge Marie et des saints à partir d'oeuvres anciennes souvent réputées remonter à une image réelle de la divinité (en premier lieu celle de l'homme du Saint Suaire). Selon cette conception de la «  copie  » qui caractérise l'art chrétien ancien et médiéval, l'authenticité de toute image résulte de sa ressemblance avec l'original. Ce guide présente ce vaste patrimoine d'images de manière ordonnée par types iconographiques et par sujets : des plus anciennes icônes conservées dans le monastère Sainte Catherine du mont Sinaï aux icônes du mont Athos, de Constantinople, de Crète et des Balkans ; des écoles de Pskov, Novgorod et Moscou à celles des monastères du Nord de la Russie ; des premières communautés du désert égyptien autour de Thèbes aux monastères des Solovki, sur la mer Blanche. Histoires fascinantes d'apôtres, de martyrs ascètes et de « fols en Christ ». Regards de saints qui nous traversent. Fixés sur l'au-delà.

  • Le pari de cet ouvrage ? Offrir au spectateur, en partant de la simple observation et non d'un savoir préétabli, les repères indispensables en matière de format, de genre, de composition, de medium, de chromie, d'affects, pour lui permettre de développer par lui-même son propre cheminement visuel dans les oeuvres et amplifier le plaisir de la contemplation. Pour cela, il est essentiel de saisir en quoi un espace pictural peut être ouvert ou fermé, ce qui fait qu'une forme est nette ou floue, une couleur chaude ou froide et une touche structurée ou lisse. Ces dispositifs constituent ce que l'on appelle le « style » ou la « manière » d'un artiste, bref ce à partir de quoi l'on reconnaît ses oeuvres. Tous ces procédés sont ici mis en évidence au moyen d'un système visuel binaire d'une grande clarté pédagogique fondé, toujours à travers la comparaison de deux oeuvres, sur l'opposition des options plastiques (coloris chaud ou froid ; espace ouvert ou fermé ; matière rugueuse ou lisse etc.).

  • Les guides des Arts deviennent les guides Hazan.Ce livre, étayé d'une abondante iconographie, se propose d'être un outil aidant à comprendre une oeuvre picturale. L'observation directe d'une peinture, objet du premier chapitre, permet d'en saisir les particularités de fond et de forme : la composition, le dessin, la couleur, le volume, la perspective sont quelques-uns des moyens dont le peintre dispose pour réaliser un tableau. Chaque oeuvre prend en outre place dans un contexte précis, dont les protagonistes sont les artistes et les commanditaires, souvent des mécènes qui jouent un rôle essentiel dans la promotion et le développement des arts.Le tableau prend vie dans un atelier, où travaillent élèves et collaborateurs. Un chapitre entier est consacré à la préparation de l'oeuvre picturale. Les techniques, outils et supports déterminent le résultat final.Dans l'analyse du tableau, la distinction des types et des genres est très importante : retables, polyptyques, peintures de chevalet, natures mortes, portraits ou paysages. Ils se différencient par leur forme, leur taille, leurs caractéristiques iconographiques, mais aussi par leur fonction. Par ailleurs, la naissance des collections privées et du marché de l'art au cours du xviie siècle coïncide avec l'avènement de genres picturaux ; elle a imposé des formats plus réduits, adaptés à une mobilité nouvelle des peintures et à leur présentation dans les intérieurs domestiques.Le chapitre « Exposer et conserver » présente les lieux les plus significatifs par lesquels ont transité les oeuvres au cours des siècles ; il décrit les voies qui les ont fait passer de leur localisation d'origine à leur présentation actuelle dans des galeries ou des musées. Il y est question de conservation et de restauration, dont les approches théoriques et méthodologiques ont évolué avec le temps.La dernière partie est consacrée au langage de la peinture, cet ensemble de concepts théoriques qui font de la création artistique un acte non seulement manuel, mais aussi théorique et intellectuel. Une courte analyse de la terminologie du langage de l'art, éclaire la signification des concepts qui ont donné naissance à l'histoire de l'art et à la critique au sens moderne du terme, c'est-à-dire la discipline qui étudie l'évolution des phénomènes figuratifs et des rapports entre artistes, centres de productions et contextes culturels.  

  • Archétypes des vices et des vertus humaines, les personnages de la mythologie, de la littérature et de l'histoire gréco-romaines sont en quelque sorte nos dignes ancêtres et constituent la base de notre culture occidentale. C'est pourquoi ils furent si présents dans l'art, plus particulièrement à la Renaissance, puis à l'époque baroque et néo-classique. Cet ouvrage, consacré aux personnages et aux événements de la mythologie et de l'histoire classiques, permet de s'orienter dans la multitude de noms, symboles, métamorphoses et allégories, et de distinguer figures mythiques et historiques. Il recense tous les personnages et mythes principaux de l'Antiquité à travers une présentation vivante et une iconographie riche de plus de 400 images accompagnées de commentaires. 

  • Nous reconnaissons tous Adam et Ève, Caïn tuant Abel, et Abraham s'apprêtant à sacrifier Isaac. Mais l'iconographie se complique avec Ismaël et Agar, Saül ou la reine de Saba. Il s'agit pourtant de personnages récurrents dans la peinture religieuse depuis le Moyen Âge. Ce volume de la collections «  Guides Hazan  » permet de s'orienter avec une extrême facilité parmi les personnages, les scènes et les épisodes tirés de l'Ancien Testament, grâce à de courtes notices explicatives largement illustrées de quelque trois cent cinquante oeuvres reproduites en couleur.
     

  • Ce volume, indispensable pour «  comprendre  » vraiment les oeuvres présentées dans les expositions et les musées, plonge dans l'immense océan de l'art sacré pour affronter, une à une, les scènes tirées des Evangiles canoniques mais aussi des textes apocryphes, des interprétations médiévales, des visions des mystiques et des pratiques de piété qui en ont résulté. Un monde d'images qui appartient à la tradition chrétienne, que tous les grands maîtres du passé ont contribué à créer, et qui se révèle inattendu  : en effet, grâce à ce livre, on découvre, à côté de scènes immédiatement compréhensibles, des personnages, des épisodes, des situations moins célèbres, avec des images toujours séduisantes et des textes captivants.

    Un  guide pour identifier les scènes du Nouveau Testament très illustré et très didactique (450 ill. couleurs).   

  • Territoire des dieux, paysage sacré durant la Grèce antique, mais encore tentative de s'approcher de son modèle parfait, inégalable, le Paradis, le jardin cache sous ses frondaisons toute sorte de références que ce guide des arts propose de décrypter. Il est aussi le reflet des rapports que l'homme entretient avec la nature. De l'Égypte antique à l'hortus conclusus médiéval, il lui résiste, s'entoure de hauts murs, sinscrivant comme un lieu protégé, séparé du chaos extérieur.

    Quand il se fait plus vaste, voire immense, la main de l'homme y intervient plus nettement : aux végétaux taillés, à l'agencement rigoureux des parterres, au tracé symétrique des allées, s'ajoutent des fontaines, bassins, statues, et tous proclament la victoire de l'homme sur la nature, parfois aussi la toute-puissance dun souverain, comme à Versailles. L'Angleterre libérale du XVIIIe siècle inventera le jardin paysager : les murs en sont abolis, il s'intègre à la nature environnante, devenue aimable. À la fin du siècle, les villes se dotent de jardins publics, où chacun peut se distraire. L'iconographie du jardin « parle », par le biais des divers éléments qui le constituent. S'y trouvent superposés différents niveaux de significations, parfois très complexes, où l'architecture et le style d'une époque se mêlent à des données religieuses, philosophiques, littéraires, politiques. L'ouvrage définit dans un premier temps, de façon chronologique, de l'Antiquité au XIXe siècle, les types de jardin puis il décline les éléments constitutifs du jardin dans lhistoire (treillages, parterres, serres, etc). Une dernière partie examine les niveaux de lecture symbolique et littéraires, manières de vivre le jardin, représentations porteuses de messages, mythologies, etc. L'ensemble est complété par deux index et une bibliographie.

  • Aux yeux de l'Occident, la Chine fut longtemps un pays imaginaire : les difficultés de traduction des sources écrites, la complexité du confucianisme et du taoïsme, ont retardé la formation d'une vision plus juste de la civilisation ancienne. Les fouilles et les recherches qu'elles ont suscitées permettent désormais de tracer un portrait vivant de l'Empire. C'est l'objet de ce guide, qui en offre un panorama complet, depuis l'époque Qin (221-206 avant J.-C.), jusqu'à celle des Ming (1368-1644). Ces seize siècles d'histoire sont d'abord présentés à travers des figures marquantes. On découvrira le moine Xuanzang, qui rapporta et traduisit des textes du canon bouddhiste, ou Wu Zetian, seule impératrice de l'histoire de Chine. Le chapitre suivant s'attache à l'organisation du pouvoir et de la vie publique : calcul du temps, notion de mandat céleste, contrôle des eaux, rôle des eunuques contribuent à définir une société où éducation et arts tiennent une place de choix. Ainsi, le système de l'écriture ou les principes d'harmonie universelle qui sous-tendent la peinture de paysage restituent la subtilité de la pensée chinoise. Elle est exposée précisément dans « La religion et la philosophie » : culte d'État, courants de pensée, prodiges et présages montrent l'étroite intrication entre organisation sociale et sacré. Les pages dévolues à la vie quotidienne font accéder à une dimension plus intime : famille, cuisine, santé, mobilier, jeux... Le monde des morts, essentiel, est enfin dépeint. L'ouvrage se clôt avec les capitales et les grottes bouddhistes. Carte de la Chine, chronologie, musées, bibliographie et index complètent la documentation.

  • Les clefs pour identifier le monde des couleurs et leur rôle dans la peinture.
    Véritable encyclopédie de la couleur mais aussi histoire de son usage dans la peinture, l'ouvrage commence par passer en revue les méthodes selon lesquelles l'homme a essayé de mesurer la couleur, ses tonalités, son intensité, les systèmes à l'aide desquels il a cherché à définir sa nature et la manière dont on la perçoit, de Newton à Chevreul. Sont abordés ensuite, exemples et commentaires à l'appui, la nature et l'usage des différents pigments, à travers l'histoire, les techniques picturales usant de la couleur, les symboles qu'on lui a attribués en Occident. Une large place est réservée aux principaux mouvements ou écoles artistiques qui en ont tiré un usage particulier, du luminisme vénitien au XVIe siècle aux applications quasi monochromes du « color-field painting » de l'abstraction américaine des années 50 ou encore au cinétisme de l'op'art, dans les années 60, qui joue des ressources de la perception rétinienne.

  • Ce guide propose d'aborder les avant-gardes de la première moitié du XXe siècle, soit les démarches artistiques qui, au-delà de leur diversité, marquent une rupture ouverte vis-à-vis de l'art institutionnel et de la société où elles naissent. Durant cette période, traversée par les deux guerres mondiales, une nouvelle génération d'artistes remet en cause la figuration - le Carré noir sur fond blanc de Malevitch (1915), première oeuvre suprématiste, constitue un tournant vers l'abstration absolue - et jusqu'à la notion même d'oeuvre d'art - en signant la Fontaine (1917), Marcel Duchamp entreprend la désacralisation de l'oeuvre d'art, élevant un urinoir à ce rang. Ils s'agit d'artistes en rebellion, clairement inscrits dans le champ politique (George Grosz), qui s'affranchissent des canons picturaux (Pablo Picasso), repensent la couleur et la lumière (Robert et Sonia Delaunay), se rapprochent de l'art primitif (Matisse), s'attachent aux thèmes de leur temps (dénonciation de la guerre et du nazisme chez Otto Dix, solitudes urbaines chez Edward Hopper). Si l'expressionnisme (fauvisme en France, Die Brücke en Allemagne) s'élève contre l'immobilisme de l'art académique, l'idée même d'espace pictural est totalement renouvelée par le cubisme, tandis que le futurisme s'intéresse au dynamisme des images. Ces recherches multiformes, des « papiers collés » de Braque à l'« automatisme psychique pur » préconisé par Breton dans son Manifeste du surréalisme (1924), en passant par l'expérience politique du Bauhaus, école d'architecture et d'art dirigée par Walter Gropius (1919-1933), sont autant de reflets d'un siècle en mutation.Ce livre propose d'aborder les avant-gardes du xxe siècle à travers trois axes. Les différents mouvements artistiques sont décrits dans le premier chapitre, de l'Art nouveau à l'art concret en Europe, en passant par le japonisme, la Section d'or, De Stijl ou le muralisme ; le deuxième établit une « géographie de l'art », mettant en avant des villes européennes et américaines particulièrement actives au cours de cette période ; le troisième, enfin, présente 59 artistes marquants, d'Alexandre Archipenko à Grant Wood, mais aussi Marc Chagall, Frida Kahlo, Man Ray ou Chaïm Soutine. La circulation entre les différents courants et artistes est facilitée par des renvois à d'autres articles, mentionnés à la fin des fiches techniques très détaillées. Un index complète cet ensemble.

  • La Grèce antique nous a laissé un immense patrimoine littéraire, architectural et iconographique. Ce guide s'intéresse plus particulièrement à la polis, la cité entendue comme la forme la plus typique et la plus originale d'organisation politico-étatique du monde grec. La période considérée débute donc au VIIIe siècle avant l'ère chrétienne et s'achève au moment du passage à l'hellénisme, représenté par la date symbolique de l'avènement d'Alexandre le Grand. Sur le plan géographique, le choix de se borner à la Grèce proprement dite, en excluant les réalités « coloniales », et notamment la Grande-Grèce, a été dicté par l'existence de spécificités artistiques et culturelles nécessitant un traitement particulier. Dans ces limites temporelles et ces bornes spatiales ainsi définies, l'exposé s'articule en sept chapitres présentant les personnages clefs, l'organisation sociale, les divinités et la religion, la vie quotidienne, le monde des morts et la ville. Le dernier chapitre répertorie un grand nombre de centres urbains et de monuments. Une carte, une liste des musées, une chronologie, un index et une bibliographie complètent ce volume.

  • Contour, trait, ombre, lumière  : des empreintes de mains dans les grottes préhistoriques aux réalisations effectuées sur un ordinateur, cet ouvrage nous initie à l'univers complexe du dessin.
    Le dessin a permis aux hommes d'explorer le monde à travers toutes ses facettes, dans des domaines comme la cartographie, la botanique, l'architecture ou l'anatomie. Il a évolué au fil du temps  : la Renaissance découvrira l'utilisation du raccourci et la perspective, le siècle des Lumières recherchera la vision la plus objective possible, puis viendra la concurrence de la photographie, l'introduction de l'informatique...
    Le lecteur trouvera également une présentation des sujets représentés  : portrait, autoportrait, nu, paysage, nature morte. Il pourra s'informer sur les techniques  : savoir distinguer un modello d'une étude, comprendre ce qu'est une sinopia, comment reporter un dessin sur un support plus grand... Chaque technique a ses caractéristiques, qui mettent en valeur certains aspects du dessin  : la mine de graphite est souple et précise, le fusain et l'encre peuvent être intenses, la sanguine est chaude, la plume est particulièrement nette dans le tracé, etc.
    L'ouvrage s'achève sur la notion de dessin, miroir de l'âme, qui a particulièrement intéressé les psychologues.
     

  • Ce guide dans la nouvelle collection Guides Hazan fournit à tous étudiant, amateur, curieux, érudit  des clés pour découvrir et comprendre l'impressionnisme.
    Comment regarder l'impressionnisme  ? La question est plus complexe qu'il n'y paraît, tant notre familiarité est grande avec ce mouvement dont les oeuvres phares sont reproduites ad nauseam, du puzzle miniature à l'affiche 4 par 3. Peintres de l'instant, virtuoses du plein air, membres d'un mouvement sans manifeste émergeant aux marges du Salon officiel, traducteurs sensibles des loisirs, des plaisirs et des jours, artistes incompris, nombreuses sont les idées reçues qui méritent un examen minutieux. Il faut en effet affûter son regard et saisir les nuances qui cernent l'oeuvre déterminant de ces peintres, nés dans les années 1830-1840, qui se regroupèrent mais pas tous  pour exposer collectivement entre 1874 et 1886, et dont les principaux représentants ont pour nom Monet, Cézanne, Pissarro, Degas, Caillebotte, etc.
    Face aux tableaux, il n'est pas toujours aisé de déterminer ce qu'en définitive, nous voyons... et ne voyons pas, ou plus. L'objectif du présent livre est de répondre à ce constat en donnant au lecteur étudiant, amateur, curieux, érudit  des clés pour apprendre à voir, aiguiser son regard et améliorer sa compréhension des oeuvres.
    Qui sont les impressionnistes et comment ont-ils peint  ? Quels objectifs ont-ils poursuivi  ? Qu'ont-ils représenté, au moyen de quels dispositifs visuels et picturaux  ? Pour qui ont-ils travaillé  ? Combiner, grâce à cet ouvrage, des regards pluriels, concrets et complémentaires sur les oeuvres impressionnistes, c'est décrypter combien de décisions, de maîtrise technique et d'invention président à l'élaboration d'une oeuvre d'art fût-elle guidée par la volonté de traduire l'instantanéité de la perception. C'est aussi s'approcher au plus près des oeuvres impressionnistes et de leur sens, en s'appuyant sur des exemples et une illustration richement commentée.
     

  • Les guides des Arts deviennent les guides Hazan !Qu'est-ce qu'une estampe ? Quelle est la différence entre une estampe originale et une estampe de reproduction ? Comment distinguer des oeuvres réalisées selon des techniques différentes ? Une estampe signée a-t-elle plus de valeur qu'une autre non signée ? En répondant à ces questions, ce livre analyse la place de la gravure au sein de l'histoire de l'art, du point de vue technique, social et historique. Étroitement liée à l'invention de l'imprimerie typographique (vers 1450), elle est caractérisée par sa reproductibilité, qui lui a fait d'emblée bénéficier d'une diffusion inégalée, et par son coût relativement bas, qui a favorisé la liberté d'expression des artistes, en leur permettant de réaliser leurs oeuvres indépendamment des commanditaires et des modes. Depuis les origines, l'estampe remplit plusieurs fonctions : instrument de recherche et de témoignage pour les géographes et les explorateurs, moyen de dénonciation des crimes et injustices, outil scientifique, support des mouvements de pensée révolutionnaires, vecteur publicitaire des courants artistiques, expression de l'art populaire... De grands noms lui ont donné ses lettres de noblesse : Andrea Mantegna, Pollaiolo, Dürer, Rembrandt, Goya, les artistes français au xixe siècle, Picasso... Sur le plan technique, elle n'a cessé d'évoluer, introduisant des techniques telles que la lithographie, au xixe siècle. Aujourd'hui, elle reste l'un des outils les plus efficaces de circulation des oeuvres d'art. Cet ouvrage, amplement illustré, propose au lecteur un glossaire, qui l'aidera à parfaire sa connaissance du sujet.

  • Les civilisations mayas et aztèques, nées autour du golfe du Mexique, sont qualifiées de «précolombiennes» car elles se sont développées avant l'arrivée de Christophe Colomb (1492). La disparition des Mayas reste largement inexpliquée, et la destruction des traces des Aztèques, exécutée par les Conquistadores, a anéanti d'innombrables vestiges. Ces très anciennes sociétés connaissaient l'écriture, les mathématiques, l'art, l'architecture, et elles étaient dotées d'institutions sociopolitiques. Ce guide s'efforce de restituer au plus juste ces civilisations, à travers cinq chapitres présentant des personnages clefs, l'organisation sociale et les rites, la vie quotidienne, ou la religion. Le dernier chapitre répertorie un grand nombre de sites témoins de cette civilisation. Quatre cartes, une liste des musées, une chronologie, un glossaire, un index et une bibliographie complètent cette documentation.

  • Les guides des Arts deviennent les guides Hazan !Le visiteur d'un musée, d'une église ou d'une galerie d'art se trouve en présence d'oeuvres chargées d'histoire et porteuses de significations symboliques, mais aussi au contact quasi direct de leur matérialité, que ce soit la feuille d'or incluse dans les tesselles des mosaïques byzantines, la polychromie brillante et dense du panneau d'un retable flamand, ou les bleus lapis-lazuli stupéfiants que Lorenzo Lotto préparait selon un procédé tout particulier. Ces éléments, toujours très fascinants, ne sont pas que des accessoires dans la construction d'une oeuvre, mais, indissolublement liés au contexte historique et à la personnalité de l'artiste, ils constituent le support du langage symbolique des images.La technologie des procédés et des matériaux a une place plus évidente encore dans les arts appliqués, parfois dits, à tort, mineurs, qui, à chaque époque - voyez le panorama artistique des XVe et XVIe siècles, mais aussi du xviiie -, jouent un rôle d'une très grande importance, voire remplissent une fonction de véritable « guide », pour la peinture, la sculpture et l'architecture. Rappelons, par exemple, que Pollaiolo et Verrocchio commencent par pratiquer l'orfèvrerie, et que de nombreux peintres maniéristes et baroques aiment à concevoir et souvent à réaliser eux-mêmes des bronzes décoratifs et des objets de verre ou de cristal ornés de figures. Au xviiie siècle, la redécouverte, par Böttger, de la formule de la porcelaine est si révolutionnaire et si déterminante que le délicat matériau inventé en Chine devient l'un des protagonistes du siècle, influençant l'expression du goût dans la peinture et la sculpture, et s'imposant dans le mobilier et jusque dans l'architecture d'intérieur, comme en témoignent les cabinets de porcelaine du palais royal de Madrid et de celui de Capodimonte.C'est que, derrière chaque oeuvre, petite ou grande, se cachent un infini travail de recherche et d'innombrables expériences, véritables épreuves alchimiques. De surcroît, le hasard et d'heureuses « erreurs » entraînent parfois la découverte de procédés et de méthodes que le temps et la pratique d'artistes et de « maîtres expérimentateurs » perfectionnent et transmettent à travers les siècles.Les articles de ce guide des arts illustrent les techniques artistiques fondamentales en même temps que l'origine et l'emploi des matériaux les plus communément utilisés dans le dessin, l'estampe, la peinture et la sculpture. Les arts appliqués ne sont pas oubliés, et une grande partie de ce guide leur est consacrée : sont notamment examinés la mosaïque, la marqueterie, la céramique, le verre, l'orfèvrerie et la joaillerie. Un dernier chapitre présente un bref panorama de divers procédés employés dans l'art contemporain, ceux qui, selon nous, représentent le mieux le profond changement irréversible opéré dans l'expression artistique du xxe siècle. En revanche, nous n'avons pas abordé dans cet ouvrage la tapisserie et les diverses techniques textiles, qui demandent un traitement à part et détaillé.Conformément à l'esprit de la collection « Guide des arts », ce volume se propose de fournir une clef de lecture particulière des oeuvres d'art en montrant par l'illustration comment elles sont faites et en dévoilant ainsi au lecteur certains de leurs aspects les plus intimes et les plus cachés. 

  • Qu'est-ce qu'un portrait  ? S'il s'agit bien de la représentation d'une personne, la ressemblance physique avec le modèle n'est pas toujours le critère le plus pertinent pour le définir. Cet art a évolué au fil du temps, en particulier les conventions régissant sa réalisation.
    Son origine est rapportée par des mythes ou des légendes. Parce qu'ils se réfèrent à l'absence d'une personne ou à sa disparition, ces récits soulignent une fonction essentielle du portrait  : garder le souvenir de celui qui n'est plus là, à commencer, pour les chrétiens, par le Christ ou des saints. Ils mettent aussi en avant des croyances, notamment sur son rôle de substitut. L'art funéraire et l'art religieux, relié aux notions de mémoire et célébration, éclairent sur les usages et fonctions du portrait, de la dévotion à la propagande, au désir de pérenniser le souvenir d'un ancêtre. La figure du collectionneur et les théories du portrait complètent cette présentation.

    Tous les types de portrait sont déclinés, mais aussi les costumes, accessoires et attributs, la grande variété des techniques, matériaux et supports, ou les sujets, de même que «  l'envers  » du portrait, envisagé comme punition, ou utilisé pour critiquer, avec la caricature.
    Cet ouvrage présente le portrait dans sa diversité, sans se limiter aux oeuvres peintes, avec quelques exemples du Proche-Orient antique ou de l'Afrique actuelle. Il est complété par deux index et une bibliographie.

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