L'oeil Ebloui

  • L'écrivain Éric Pessan feuillette son album intime. Il nous décrit poétiquement les photos retrouvées, imaginées ou exposées par d'autres, et tente de reconstituer l'image de soi.

  • A partir de l'anaphore "Je suis cet homme", le poète Bernard Bretonnière tente de dresser le portrait de l'homme avec ses doutes et ses faiblesses.

  • Cent ans après le refus de son exposition à la Société des artistes indépendants de New York, l'urinoir de Marcel Duchamp se raconte...

  • Lettre de Natalia Gontcharova à Alexandre Pouchkine Nouv.

    Alexandre Pouchkine, blessé lors de son duel avec Georges d'Anthès, agonise dans sa chambre. Derrière le bureau du grand poète russe, sa femme, Natalia Gontcharova, lui écrit. La lettre est une fiction, le sujet d'une grande actualité.

  • À partir d'une légende familiale, racontée de génération en génération, relatant la noyade d'un homme dans une rivière, Françoise Moreau mène l'enquête.

  • Jean-Paul Andrieux, l'écrivain, et Marc Bergère, le peintre, proposent une lecture complice de la célèbre postface des Cent vues du mont Fuji de Hokusai (1835). Là, le mot et le dessin se cherchent et se répondent pour percer la vérité du peintre japonais.

  • La petite Hélène de La marelle a maintenant l'âge de d'entrer au collège. Après une été d'insouciance, c'est dorénavant la ville et l'internat. Toujours autant à découvrir et encore plus d'interrogations. Le cahier bleu est une échappatoire, les premiers écrits, des pièces de théâtre jouées devant ses soeurs.

  • Suite de proses rapides pour dire un père.

    « Mon père pudique est-ce que j'ai droit de te dire je t'aime le droit d'écrire sur toi maman veut pas ça : « impudeur indiscrétion » elle dit « pas étaler sur la place publique pas révéler des secrets de famille les gens n'ont pas à savoir quand même » alors si j'ai pas droit pardon pardon pardon.

    Mon père inventé vrai. » Cette nouvelle édition de Pas un tombeau, publié une première fois en 2003, remet à jour un texte inépuisable dans lequel un fils dit son père vivant, sans idolâtrie ni règlement de compte.

  • Hublots ; portholes

    John Taylor

    Volumes effacés.
    La nuit émerge.

    Les mots.
    Se brouillent.

    Le hublot.
    Est la dernière forme qui reste.


    John Taylor, écrivain américain, vit à Angers. Il est connu dans les pays anglo-saxons pour ses essais sur la littérature française contemporaine, pour ses traductions de poètes français ainsi que pour son oeuvre personnelle, dont sept titres ont été traduits en France.

    Caroline François-Rubino vit et travaille dans les Pyrénées-Atlantiques. Ses peintures révèlent une perception intime de l'espace et de la lumière et sa passion pour le paysage trouve écho auprès des poètes.

    L'écrivain et l'artiste ont déjà réalisé en commun Boire à la source, paru aux éditions Voix d'encre. Ils se rencontrent à nouveau à travers ces Hublots.

    Deux voyages parallèles, dans la réalité et dans la création, qui explorent le lointain et le proche, l'extérieur et l'intérieur, le soi et la nature.

  • « Alors les femmes s'en prennent à cette garce de Loire jamais bien franche. Ce pont maudit, la Loire en colère n'en fait qu'une bouchée, il faut se souvenir un peu ! On ne fait plus le compte de tous les braves gens qu'elle avale, qui l'engraissent. Elle peut même vous bouffer le bateau entier, ça s'est vu. Étonnez-vous qu'elles ne veuillent pas voir partir leur fille avec leur frère aîné ! Elles ont un contentieux inépuisable avec la Loire, parce qu'à moins d'être de la butte, on peut s'attendre à ce que la garce vous mange les rues, les trottoirs, les caves, chaque fois qu'elle a trop bu ! » Les Dits de Nantes, ce sont cinq nouvelles : Le pont Maudit, La Madeleine de l'Hôtel-Dieu, Le car Drouin, La traversée de Nantes, Le serment du quai de la Fosse, précédées d'une longue dédicace au proviseur adjoint du lycée Jacques Demy.

    Cent cinquante ans d'histoire parcourus et tout un pan de la mythologie de Nantes ainsi raconté par Françoise Moreau.

  • L'échouage d'un bateau sur le Rhône à faibles eaux. Un huit clos intriguant entre cinq passagers étrangement pertubés en attendant le sauvetage. Pour la première fois, l'édition autonome d'un texte de Nora Mitrani (1921-1960) qui a côtoyé André Breton, le peintre Hans Bellmer et Julier Gracq.

  • « Ce matin, les cloches sonnent sans arrêt. L'angélus. Germaine et Madeleine sont levées. Elles sont agenouillées devant leur crucifix pour l'Ave Maria. Hélène les entend. Elle se réveille dans un monde étrange. Il lui faut endosser une autre vie. Les cloches appellent pour la première messe. Elles sont prêtes, elles partent. Hélène reste seule. Et le vide emplit la chambre, la gonfle, la distend, écarte les murs. L'espace est gigantesque. Hélène est minuscule, elle diminue encore. Bientôt elle n'est qu'un peu de ce vide si lourd au creux d'un grand lit froid. » Une petite fille de cinq ans, le temps d'une année scolaire, loin de ses parents. La découverte d'un monde nouveau, les apprentissages de la vie, tout à la fois déroutants et merveilleux.

    La marelle est un récit tendre, sensible, si vivant.

  • Une liste, un répertoire, comme une tentative d'inventaire à la Perec, composé de près de 1 000 anaphores commançant toutes par "ça m'intéresse de savoir". Une autre liste "ça m'amuse de savoir" la complète. Une interrogation sur la connaissance. Un livre référence tout aussi savant que ludique.

    Ça m'intéresse de savoir que les champions d'escrime sont majoritairement gauchers.
    Ça m'intéresse de savoir que les Essais de Montaigne citent maintes phrases de Sénèque, de Plutarque et d'autres écrivains de l'Antiquité gréco-romaine sans donner leurs noms.
    Ça m'intéresse de savoir que certains alcooliques se gargarisent à l'eau de Javel pour ne pas se laisser trahir par leur haleine.
    Ça m'intéresse de savoir que Voltaire et Rainer Maria Rilke écrivirent, chacun, dix-huit mille lettres au cours de leur vie.

  • L'ardoise magique

    Georges Perros

    « Il plaisantait, tout en me visitant la gorge avec son miroir. Rien, ce n'était rien, même pas une angine, quelques rougeurs, pas de quoi fouetter un chat. Puis, comme par distraction plongeant plus profond, le voilà qui blêmit, verdit. Il se lève, gagne son bureau en titubant, frappe dessus en grommelant des «nom de dieu» qui réveilleraient le diable. En effet. Il tombe sur sa chaise, se prend la tête dans les mains. Je le rejoins, m'assois en face de lui, questionne. Mais je sais déjà tout. » L'ardoise magique, dédiée aux laryngectomisés, est le dernier écrit de Georges Perros (1923-1978). Publié quelques mois après sa disparition aux éditions Givre, il est repris la même année dans Papiers collés III (Gallimard).

  • Le flacon

    Jean-Paul Andrieux

    « À la présentation du flacon, Madame, indécise, resta immobile. Joséphine attendait que sa maîtresse quitte la rêverie où elle semblait plongée lorsqu'elle entendit la demande formulée avec un timbre inhabituel, calme et impérieux : - Non. Pas celui-ci. Celui-là. Joséphine, interdite, ne comprit pas tout d'abord ce qui lui était demandé. Madame désignait le flacon vide. » Après Joseph, son premier récit, Jean-Paul Andrieux livre avec Le flacon une histoire délicatement troublante et sensuelle dans un monde finissant.

  • Abécédaire d'un coeur rebelle témoigne de la fascination de l'auteure pour la langue française. Ces mi-poèmes, mi-histoires - espiègles, sensuels, drôles ou sérieux - sont nés d'une rébellion face à la difficulté d'exprimer le monde et soi-même dans un langage personnel et dans une langue étrangère. Les dessins réalisés à l'encre avec un bout de branche de groseillier dont partie intégrante de ce voyage incongru à travers les lettres et les êtres.

  • Les questions, faussement innocentes, de Gilles Baudry n'appellent pas de réponses. Elles nous ramènent à l'essentiel, aux sources de la rêverie, de la création et du langage. Tour à tour grave et espiègle, le poète pose la neige de sa voix sur la page. Un silence de nuages ponctue ses questions pareilles à des kôans dont la vertu est de nous habiter à l'état d'interrogation permanente. A l'évidence, Gilles Baudry préfère l'aile au marteau, ce qui fait rêver à ce qui est asséné, la grâce de l'intuition, de l'image inattendue à la lourdeur des concepts. L'étonnement est sa part. La nôtre : celle d'accueillir en soi le respir de ces pages comme autant d'appels d'air et de gages de légèreté.
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  • Ce matin chemise blanche propre coiffé.
    Propre pantalon parfum plis impeccable.
    Soleil plein le ciel incendie..

    N'y a que ce mal au ventre.



    Avec Lumière brûlée, Franck Cottet poursuit son écriture de la relation amoureuse, cette fois avec la tragédie de la rupture. Le recueil est illustré par sa fille, Lara Cottet.

  • « J'ai regardé la mer. Du plus loin que je me souvienne, des heures, des journées, des années qui confinent à l'éternité. J'y ai trouvé une occupation, de quoi conjurer l'ennui, et de l'occupation, j'en ai fait ma décision, elle guérira ma peine. Dans son chancelant miroir, je me suis surpris à y verser mes larmes; j'y voyais, plus qu'une émotion soudaine, la croyance à mes désirs. » Les maritimes, ou l'écriture de l'intime au coeur d'images et de paysages de mer. Au cours des pages, une quinzaine de linogravures, signées Christophe Bodin-Hullin, accompagnent le texte.

    Prix du livre insulaire Ouessant 2014

  • Des gourmandises sur l'etagere Nouv.

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