• « J'ai écrit mon journal à partir de 11 ans, adressé à Munkey, mon confident, ce singe en peluche offert par mon oncle, gagné dans une tombola. Il a dormi à mes côtés, il a partagé ma vie avec John, Serge, Jacques, il a été le témoin de toutes les joies et toutes les tristesses. En relisant mes journaux, il me semble flagrant qu'on ne change pas. Ce que je suis à 12 ans, je le suis encore aujourd'hui. » On croyait tout connaître de Jane Birkin, tant elle fait partie de notre histoire depuis cinquante ans, jusqu'à ce livre qui nous fait vivre une époque flamboyante, du Swinging London au Saint-Germain-des-Prés des années 1970, et donne à lire le quotidien d'une grande amoureuse et d'une artiste exceptionnelle.Un journal à la fois intime et universel.C'est splendide et passionnant. Olivia de Lamberterie, France Inter.On rit, on pleure avec elle et on a envie d'embrasser celle qui nous a fait si souvent rire et rêver. Bernard Babkine, Marie France.

  • Deep blues

    Robert Palmer

  • « Il y a les films, les événements, les palmarès. Il y a l'air du temps.
    Les stars que j'ai aimées et dont je tire le portrait - personnel, artistique, réel, rêvé.
    Il y a les metteurs en scène venus de partout, et qui me sont proches. Les pays, les écoles, les genres. La presse. Les photos.
    Les jurys, les discussions, les rires. Les pleurs aussi.
    Il y a la Palme d'or.
    Il y a les fêtes, les surprises, les polémiques, les excentricités.
    Il y a les festivaliers, tout ce monde mystérieux du cinéma que le public envie et auquel chacun voudrait appartenir.
    Ce dictionnaire amoureux conte le roman vrai du plus grand festival de cinéma au monde, et en révèle quelques secrets.
    J'aimerais que le lecteur se coule dans l'esprit d'un sélectionneur, d'un juré, d'un critique, d'un cinéaste, et suive en coulisses le spectacle inouï de ces années éblouissantes. »

  • Qui a pu être assez fou pour avoir eu, un jour, l'idée de faire de la musique avec de l'électricité ? Et comment est-ce possible d'ailleurs ?
    Qui se cache derrière ces instruments loufoques, ancêtres des pianos numériques actuels, ces immenses orgues criblés de fils électriques ou ces claviers surréalistes aux notes futuristes, dont les noms insensés - télégraphe harmonique, théâtrophone, Telharmonium, Audion Piano, Ondes Musicales, Orgue B3, Clavivox ou Polymoog - disent déjà la folie ?
    Des amoureux du son, très certainement, mais surtout d'immenses inventeurs. Ils s'appellent Edison, Cahill, Martenot, Mathews, Moog ou encore Zinovieff et Kakehashi, ils sont américains, anglais, français, russes ou japonais, et ils ont en commun un esprit insatiablement curieux et créatif, un amour des circuits électriques et des notes harmoniques, et une vision révolutionnaire de la musique. Ils vont changer le visage du son en nous faisant passer, en près d'un siècle et demi, du piano acoustique aux bijoux technologiques d'aujourd'hui.
    De 1870 à nos jours et du premier microphone au dernier synthétiseur, de l'ampoule aux écrans plats, Laurent de Wilde nous emporte dans la formidable épopée du son en retraçant les incroyables destins de ces magiciens. A travers cette galerie de portraits truculents, c'est toute l'histoire du XX e siècle que l'on revit au rythme des avancées de la modernité et de leurs milliers d'inventions (de la radio à Internet, du phonographe au microprocesseur), à mesure que l'on plonge dans l'univers impitoyable de la musique, où la course aux brevets et la concurrence font rage.

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  • Savez-vous que Mozart était franc-maçon ? Que Beethoven était fasciné par Bonaparte ? Que François-Joseph Gossec a mis en musique la Révolution française ? Que Strauss s'accommoda des nazis et que Chostakovitch résista à Staline ?
    Face au pouvoir, la plupart des musiciens se sont engagés et ont choisi d'entretenir avec les puissants des rapports d'admiration, de séduction ou d'opposition... De Lully courtisan du Roi-Soleil à Verdi chantre de l'unité italienne, d'Hector Berlioz partisan des Trois Glorieuses à Mikis Theodorakis affrontant la dictature des colonels, Laure Dautriche nous invite à suivre le parcours singulier de treize génies pris dans les tourments de l'Histoire. Plongée dans les révolutions, les guerres ou les dictatures, leur musique a toujours fini par triompher.

  • Papillon noir est un monologue féminin. Je l'ai écrit à la demande d'un compositeur, Yann Robin, afin qu'il soit joué sur scène. C'est donc le texte d'un petit opéra - un monodrame -, qui a été créé au Théâtre de la Criée, à Marseille ; qui sera joué le 21 mars à la Biennale des musiques exploratoires de Lyon ; puis sera à l'affiche de l'Opéra de Rennes durant la saison 2020-2021 (dans une mise en scène d'Arthur Nauzyciel). Mais c'est aussi un texte qui se lit sans musique, comme un petit roman intérieur. Écrit dans le souffle d'une voix qui peu à peu se fragmente, il tente de rassembler ce qui peut se dire d'une vie. Il y a l'extase qui allume les désirs ; il y a les coups de foudre et les accidents ; toutes les fontaines où l'on s'abreuve : l'amour, la douleur et l'absolu ; il y a un ange qui s'absente sur une fresque italienne ; le désir de vivre plus et la hantise de perdre sa vie. Papillon noir est un objet littéraire sans genre, peut-être du « théâtre » finalement - proche en cela des dernières pièces de Beckett, dont le format épuré m'a influencé. Mais il poursuit une quête que j'ai commencée avec la dernière partie de Jan Karski, qui était déjà un monologue nocturne, torrentiel, illuminé, où tentait de se creuser cette chose impossible à représenter, mais que la littérature cherche pourtant à éclairer : l'instant de la mort. Ici, cet instant se déploie comme un débordement de parole, comme un feu où crépitent les lueurs du secret. Y. H.

  • Amoureux du rock, Antoine de Caunes l'est depuis ce jour où le hasard lui fit découvrir les Beatles sur scène. Ce fut son chemin de Damas à lui (autre point commun avec saint Paul, il tombe facilement de cheval).
    Dès lors, il passera une grande partie de sa vie à défendre cette musique par tous les moyens mis à sa disposition : télévision (on se souvient de Chorus, des Enfants du Rock, de Rapido), radio, presse et, d'une manière générale, prosélytisme quotidien mettant parfois à l'épreuve la patience de ses proches. Le sujet lui tient tant à coeur qu'il était prêt à se lancer dans une encyclopédie amoureuse. On lui a conseillé de commencer par le dictionnaire.

  • En novembre 2019, Jérôme Soligny a publié David Bowie : David Bowie : Rainbowman (1967-1980), le premier tome d'une étude de l'oeuvre du musicien anglais enrichie des témoignages exclusifs de ceux qui, depuis ses débuts anonymes dans la banlieue de Londres jusqu'à ses mutations des 70s, ont participé à son odyssée fantastique ou en ont été les témoins. Dans ce second tome, après quatre années de recherche et de retranscription d'autres propos recueillis, l'auteur poursuit, sous le même angle factuel et musical, avec les quatre dernières décennies de la carrière de Bowie. De la superstar blonde qui a fait danser la planète sur «Let's Dance» à l'ermite new-yorkais qui a conçu ses deux derniers albums dans le plus grand secret, en passant par les années de réaffirmation rock (avec Tin Machine) et celles en mode exploratoire (Outside, Earthling), toutes les facettes de la personnalité de ce musicien curieux et insatiable sont examinées par Jérôme Soligny et ses interlocuteurs. Logiquement, ils sont très nombreux à s'exprimer dans le chapitre consacré à Blackstar, ultime album de David Bowie, paru deux jours avant son décès. Le rocker aux mille et un mystères, dont les techniques de création, le discernement et la sagesse impressionneront ses compagnons de route jusqu'aux derniers, n'aura eu de cesse de surprendre et de fasciner.

  • Vous allez découvrir un personnage hors du commun, Michel Legrand, raconté par lui-même. Le grand compositeur français est connu pour avoir brisé les frontières entre jazz et musique symphonique, chanson et musique de film. Mais c'est aussi un homme qui a dévoré son siècle, les libertés émergentes, les nouvelles technologies discographiques, les voyages à travers le monde, la fidélité à la poésie.
    À vingt-six ans, après le Conservatoire de Paris où il a fait ses classes sous la férule de la grande pédagogue Nadia Boulanger, il enregistre à New York un disque culte avec d'immenses jazzmen (Miles Davis, Bill Evans, John Coltrane) qui le révèle aux cinéastes de la Nouvelle Vague. Jean-Luc Godard et Agnès Varda s'emparent de son talent. Mais c'est auprès de Jacques Demy qu'il s'affirme, avec Les Parapluies de Cherbourg, Les Demoiselles de Rochefort et Peau d'Âne. Réclamé par Hollywood, il y gagne trois Oscars (L'Affaire Thomas Crown, Un été 42, Yentl), mais choisit de revenir en France où la vie culturelle est bouillonnante. Il jongle avec la gloire, l'humour, la rigueur et les risques artistiques, auxquels il dit toujours oui, tout en pilotant avec maestria son avion, ses bateaux, ses orchestres, ses musiciens de jazz, ses amours et ses partenaires de tennis.
    Michel Legrand laisse une oeuvre riche, moderne et intemporelle, et des thèmes éternels que les enfants du XXIe siècle connaissent par coeur.

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  • David Bowie était un lecteur compulsif qui ne se déplaçait jamais sans sa bibliothèque portative. Trois ans avant sa mort, en 2013, dans le cadre de la mémorable exposition qui lui a été consacrée, il a offert au public une liste des cent livres l'ayant le plus influencé. Dans cet ouvrage, John O'Connell a choisi de les passer en revue en examinant leur impact sur la vie et l'oeuvre de la star.
    Dans un premier temps, les titres semblent se succéder comme autant de pièces d'un puzzle insoluble : que viennent faire 1984 ou Sur la route à côté des Chants de Maldoror ? Fiction, essais, revues de bandes dessinées, occultisme, spiritualité, psychologie et histoire de l'art... La liste et les domaines qu'elle englobe sont pour le moins éclectiques !
    Au fil des pages, l'auteur nous abreuve d'indices et d'une mine d'anecdotes qui permettent de se faire une idée plus précise de cet artiste transformiste. Un éclairage passionnant sur un esprit curieux, qui a su se nourrir de ses diverses passions pour construire une carrière et une oeuvre devenues cultes.

  • Céline par Fabrice Luchini Nouv.

    Lucette Destouches le lui a dit un jour après l'avoir entendu lire le Voyage au bout de la nuit:«Céline ne l'aurait pas lu autrement.» C'est dire à quel point, depuis que Fabrice Luchini lit Céline, il en est littéralement habité.L'extraordinaire parcours de l'acteur est aussi celui d'un amoureux passionné de la langue, d'un chercheur en écriture essentielle qui, depuis plus de trente ans, arpente les plus grands textes de la littérature.À propos de Céline, il le dit lui-même:«Céline invente une langue.»Lui, Fabrice Luchini, se fait inlassablement le chantre et l'interprète de cette langue. Avec la puissante notion de ce que sont les mots en littérature, selon l'expression de Paul Valery:«des planches jetées sur un abîme.»Dire Céline est au risque de cet abîme dans lequel jamais Fabrice Luchini n'a craint de s'aventurer. Et sans doute est-ce ainsi, au-dessus de l'abîme, qu'il nous propose aujourd'hui de nous risquer, avec lui, dans l'écoute de cette nouvelle interprétation de l'oeuvre célinienne.Fabrice Luchini nous livre une saisissante lecture d'extraits choisis et mis en forme par lui-même. Ils sont suivis d'une interview du comédien qui éclaire son travail face à cette langue et cette écriture de Céline qui le passionnent depuis longtemps.

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  • Nul doute pour John Cage, il serait un artiste. Mais, de là à choisir une seule et unique forme d'expression artistique, il y a toute une vie : architecture, peinture, composition de musique, théâtre, art du cirque, Cage touche à tout, laisse de côté, puis revient, et décide finalement que c'est la musique qui l'anime. Cette musique, cependant, il l'expérimente : Cage repousse les règles académiques et base ses oeuvres sur le silence et le hasard. Par ces fragments de 1989, d'une écriture fluide et ramassée, le compositeur dresse un tableau à la fois succinct et complet des moments forts et charnières de sa vie pourtant extrêmement riche, tout en va-et-vient, recherches et changements d'avis. Le tout, sans jamais se défaire de son humour et de son esprit de dérision inimitables.

  • " Se raconter est une drôle d'affaire. Dans un projet comme celui-ci, l'auteur fait une promesse : laisser le lecteur entrer dans sa tête. C'est ce que j'ai essayé de faire au fil de ces pages ". Bruce Springsteen dans les pages de Born to Run. En 2009, Bruce Springsteen et le E Street Band jouent à la mi-temps du Super Bowl. L'expérience est tellement grisante que Bruce décide d'écrire à ce sujet.
    C'est ainsi qu'a commencé cette extraordinaire autobiographie. Au cours des sept années écoulées, Bruce Springsteen s'est, en secret, consacré à l'écriture de l'histoire de sa vie, apportant à ces pages l'honnêteté, l'humour et l'originalité qu'on retrouve dans ses chansons. Il décrit son enfance, dans l'atmosphère catholique de Freehold, New Jersey, la poésie, le danger et les forces sombres qui alimentaient son imagination, jusqu'au moment qu'il appelle Le Big Bang : la première fois qu'Elvis Presley passe à la télévision, au Ed Sullivan Show.
    Il raconte d'une manière saisissante l'énergie implacable qu'il a déployée pour devenir musicien, ses débuts dans des groupes de bar à Asbury Park et la naissance du E Street Band. Avec une sincérité désarmante, il raconte aussi pour la première fois les luttes personnelles qui ont inspiré le meilleur de son oeuvre et nous montre que la chanson Born to Run révèle bien plus que ce qu'on croyait. Born to Run sera une révélation pour quiconque apprécie Bruce Springsteen, mais c'est bien plus que le témoignage d'une rock star légendaire.
    C'est un livre pour les travailleurs et les rêveurs, les parents et les enfants, les amoureux et les solitaires, les artistes, les dingues et quiconque ayant un jour voulu être baptisé dans les eaux bénies du rock'n'roll. Rarement un artiste avait raconté son histoire avec une telle force et un tel souffle. Comme nombre de ses chansons (Thunder Road, Badlands, Darkness on the Edge of Town, The River, Born in the USA, The Rising, The Ghost of Tom Joad, pour n'en citer que quelques-unes), l'autobiographie de Bruce Springsteen est écrite avec le lyrisme d'un auteur/compositeur singulier et la sagesse d'un homme qui a profondément réfléchi à ses expériences.

  • Un culte est un ensemble de pratiques d'hommage ou de vénération rendu par un groupe à une divinité, un être vivant mythique ou réel, un inanimé ou un phénomène à qui ce groupe reconnaît une dimension « de supériorité, d'excellence ou de sacré » et attribue des qualités remarquables ou exceptionnelles qui peuvent être considérées comme exemplaires.

    Pour Philippe Manoeuvre, c'est d'établir une nouvelle classification des géants connus et méconnus du rock, les 100 disques inoubliables que l'on emporterait sur une île déserte.
    Tout ceux dont l'oeuvre reste aujourd'hui, et toujours remarquable en cette période de vaches maigres rock.
    L'histoire racontée par ces 100 artistes rock est peut être la plus belle de toute. Elle va de Syd Barrett au Gun Club à Rodriguez et elle devient un monument à tous ces poètes maudits, génies azimutés, stratèges inconscients, guitar héros névrosés et autres bateleurs du binaire.

    Les disques cultes invitent à un éblouissant coup de projecteur sur l'histoire méconnue du rock.

    « Depuis plus d'un an, avec l'aide d'amis disquaires ou collectionneurs, j'ai établi une liste de cent disques essentiels. Je pratique certains de ces albums depuis les années 70. Je me suis permis de rassembler ces histoires dans un ouvrage qui me semble éclairer la saga des rockers d'une incandescence noire, fluorescente, parfois somptueuse, exceptionnellement réaliste.
    Bonne lecture, meilleure écoute ! » Philippe Manoeuvre.

  • Pourquoi la musique ?

    Francis Wolff

    • Pluriel
    • 25 Septembre 2019

    « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la musique sans jamais oser poser les questions. ».
    « La musique est l'art des sons. » De cette définition banale, retenue d'une leçon d'enfance, ce livre tire toutes les conséquences. Chemin faisant, il répond aux questions les plus simples et les plus profondes sur la musique et sur les arts. Pourquoi, partout où il y a de l'humanité, y a-t-il de la musique ? Pourquoi la musique nous fait-elle danser ? Pourquoi nous émeut-elle ? Et qu'est-ce que la beauté ?

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  • L'âge d'or de Hollywood possède aussi sa légende noire, sur laquelle personne n'a écrit avec autant de brio que Kenneth Anger. Addictions, viols, meurtres, manipulations en tous genres, procès... aucune des grandes stars du cinéma n'a échappé au scandale : Chaplin et ses nymphes, Lana Turner et son amant poignardé, Marlene bisexuelle, Erich von Stroheim et ses orgies démentielles... Kenneth Anger raconte chacune de ces histoires, avec un mélange d'amour, d'humour et de cruauté, qui annonce - en même temps qu'il dénonce - la presse de caniveau et les phénomènes contemporains du «people» et du «trash». Petit-fils d'une costumière de Hollywood, lui-même enfant-acteur, Kenneth Anger est l'auteur de films dont l'originalité radicale a influencé des cinéastes comme Lynch, Scorcese ou Fassbinder. Aux marges du cinéma, ou pendant les sixties aux côtés des Rolling Stones, il a contribué à définir l'esthétique la plus sulfureuse de la deuxième moitié du 20e siècle. C'est à Paris que Kenneth Anger avait conçu et fait paraître - en 1959 chez Pauvert - une version embryonnaire de Hollywood Babylone, son unique livre, publié intégralement aujourd'hui pour la première fois en français.

  • Tout semble avoir été dit sur Jimi Hendrix. Son enfance difficile à Seattle a été analysée, son jeu de guitare révolutionnaire décortiqué, son empreinte sur le rock étudiée, jusqu'à son anatomie modelée. Cependant, cinquante ans après sa mort tragique le 18 septembre 1970, la personnalité chatoyante du guitariste recèle encore bien des nuances. Au cours des Variations, Jeanne-Martine Vacher retrace la vie de Jimi Hendrix en s'imprégnant de souvenirs d'enfance, photos d'archives et paroles de chansons.
    Elle tisse ainsi une toile de résonances musicales, littéraires, cinématographiques, picturales qui convoque compositeurs, musiciens - Jean-Sébastien Bach, Robert Johnson, Bob Dylan... - et écrivains - Victor Hugo, James Baldwin... En suivant le fil de son existence, on croise les routes et les lieux qui l'ont vu émerger et rencontre les témoins de sa métamorphose en une icône fragile et éternelle.

  • En 1966, un étudiant africain américain de 25 ans, Stokely Carmichael, utilise pour la première fois le terme de "black power", qui ne peut se réduire au seul prisme politique. Le Black Power c'est toute une culture, vaste, à part entière. Elle s'exprime sous différentes formes, dans la littérature, via des figures comme James Baldwin ou Maya Angelou, les arts plastiques, de Kerry James Marshall à Jamel Shabazz, sur petit et grand écran, grâce notamment à la Blaxploitation ou Spike Lee, ainsi que dans la musique, vecteur crucial.
    De Sam Cooke, qui annonce en 1964 A Change Is Gonna Come à Aretha Franklin, qui réclame le Respect, N. W. A. qui lance Fuck tha Police ... la soul, le jazz, le hip-hop, la house ou encore le funk ont permis de porter les voix des Noirs américains dans des contextes tendus si ce n'est discriminatoires. En témoignent le refus de Muhammad Ali de partir au Vietnam, le poing levé de Tommie Smith aux J.
    O. de Mexico, 1968 ; en témoigne aujourd'hui la vague de protestations suscitée par le meurtre de George Floyd. Suivant un fil chronologique, se partageant entre états des lieux socioculturels, chroniques de disques, films, livres et oeuvres d'art(s) incontournables, portraits ou courts récits d'événements légendaires, Black Power propose un panorama "pop culture" sur plus de cinquante années, des fifties à nos jours, du Mississippi Goddam ! de Nina Simone au Black Lives Matter d'aujourd'hui.
    SOPHIE ROSEMONT Journaliste spécialisée sur les thèmes et sujets culturels, Sophie Rosemont collabore avec Rolling Stone, Vanity Fair, Vogue ou encore Les Inrocks. Chroniqueuse pour La Dispute de France Culture, elle a été également auteure pour Le Nouveau Dictionnaire du Rock dirigé par Michka Assayas ("Bouquins" , 2014) et programmatrice littéraire et musicale en festivals. Par ailleurs, elle enseigne en école de journalisme et à l'annexe française de la Columbia University.
    Son premier livre solo, Girls Rock (Nil), qui porte sur les destins féminins du rock'n'roll, est paru en 2019.

  • Le 10 janvier 2016, le monde apprenait la mort de David Bowie. Son dernier album, Blackstar, était paru deux jours plus tôt. Jérôme Soligny, musicien, journaliste et écrivain, a eu l'opportunité d'interviewer Bowie de nombreuses fois pour le magazine Rock and Folk. Pendant vingt-cinq ans, il l'a côtoyé et a échangé avec ses collaborateurs.
    Refusant de pro?ter de la tourmente médiatique qui a suivi sa disparition, Soligny a pris le temps pour rendre hommage au génial créateur et a choisi de concentrer son travail sur sa musique. Dans cet ouvrage conséquent, il raconte la genèse et l'enregistrement de ses albums, ainsi que ses tournées.
    L'ouvrage s'organise album par album avec, pour chaque chapitre, une longue citation de David Bowie, le récit de Jérôme Soligny, les entretiens des proches de David Bowie..

  • À 32 ans, Glenn Gould décide de ne plus se produire en public en faveur des enregistrements en studio. Ce revirement dans sa carrière restait à ce jour une énigme. Il s'en explique ici, dans un texte étonnant. Pourtant, il affranchit d'emblée : il ne souhaite pas parler de musique. De quoi, selon lui, favoriser les révélations. Et en effet. Mais la forme même du texte est plus évocatrice encore ; dans ce dialogue avec lui-même, l'auteur met en scène un subtil jeu de thèses-antithèses. L'attraction magnétique que le musicien exerce sur son public ravit ici, au sens propre et figuré, le lecteur.

  • « À peine mon archet eut-il effleuré les cordes du Vicomte de Panette que je fus saisi d'une sensation de bien-être intense. La sonorité de ce violon me parlait comme le ferait une voix intérieure. Je me mis à jouer le thème de la première sonate de Brahms... ».
    Un jour de 2005, Renaud Capuçon fait une rencontre bouleversante, celle du violon de sa vie : le mythique Guarnerius del Gesu de 1737, appelé Vicomte de Panette, que joua Isaac Stern pendant près de cinquante ans. Depuis lors, cet instrument merveilleux fait corps avec lui sur les scènes du monde entier.
    Initié à la musique à l'âge de quatre ans et formé à l'école des plus grands, du Conservatoire de Paris aux concerts avec Carlo Maria Giulini, Claudio Abbado, Daniel Barenboïm ou Martha Argerich, Renaud Capuçon nous livre ici les étapes d'une vie dédiée à la musique.
    Artiste lumineux et tourné vers la transmission, mais aussi homme d'action, Renaud Capuçon a créé plusieurs festivals, dont le festival de Pâques d'Aix-en-Provence.

  • Robert Johnson (1911-1938) aurait vendu son a^me au diable, au bord d'une route, en e´change de son don pour la musique. Ainsi est ne´e la le´gende du blues, le fondateur du « club des 27 ». Assassine´ a` l'a^ge de 27 ans, sa vie e´tait reste´e jusqu'a` pre´sent me´connue.

    Johnson a enregistre´ seulement 29 morceaux, pour- tant il influencera de nombreuses stars dont Bob Dylan, Keith Richards, Eric Clapton ou Jimi Hendrix.

    Depuis plus de 50 ans, les auteurs ont interviewe´ ses proches avant leur disparition, analyse´ les archives et l'ensemble des documents qui lui ont e´te´ consacre´s. Ainsi, ils reviennent sur ses sessions d'enregistrement et les moments cle´s de sa vie : son mariage, son se´jour a` Memphis, sa rencontre avec Ike Zimmerman ou encore les circonstances exactes de son de´ce`s.

    Cette biographie de´finitive s'e´loigne donc pour la premie`re fois des mythes et des le´gendes pour se consacrer a` la vie re´elle de Robert Johnson.

  • Le « Kobbé » est l'ouvrage de référence des amateurs d'opéra dans le monde entier. Parue pour la première fois en 1922, cette bible des mélomanes a connu d'innombrables rééditions et de nombreuses traductions. Elle présente les compositeurs de tous les temps et de tous les pays. Les opéras sont classés dans l'ordre de leur création et, pour chacun d'entre eux, sont indiquées les mises en scène les plus importantes. Près de 500 oeuvres sont ainsi analysées, témoignage de la vitalité d'un genre et du renouvellement constant du répertoire.

  • Ce livre vise à faire partager ce que John Coltrane nous apprend de l'essence du jazz au travers d'une réflexion autour de son oeuvre dépassant ainsi le cadre d'une simple monographie.
    Outre que son accomplissement musical est hors du commun, Coltrane est l'homme d'une destinée et il aurait pu acquérir une stature incomparable dans le monde du jazz. Deux éléments se sont toutefois ajoutés à son effigie : sa spiritualité, toujours plus prégnante et ostentatoire dans ses dernières années de carrière et bien sûr la disparition prématurée du saxophoniste.
    Il n'en fallait pas plus pour engager sur la dépouille de Coltrane d'étranges spéculations. Intimidant pour certains, le musicien est embarrassant pour d'autres. Mais c'est surtout la fécondité exceptionnelle de Coltrane, devenu prescripteur d'un certain nombre de normes du jazz et du jeu de saxophone modernes qui est en cause.
    Il était nécessaire de « sauver » Coltrane, en relevant à la fois dans son oeuvre et dans celle de sa postérité ce qui émerge en indiscutable beauté. C'est ce que tentent de faire ces pages qui, non seulement, à l'instar des anciens Tombeaux littéraires, présentent un ensemble de textes pour célébrer Coltrane, mais rassemblent aussi, au gisant de celui-ci, toute une descendance (une approche biographique de plus d'une centaine de musiciens complète l'ouvrage), pour dessiner les contours d'une musique qui ne (se) trompe pas.

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