Actes Sud-papiers

  • Dans ce recueil d'aphorismes, en forme d'anthologie du théâtre, revu et augmenté, Olivier Py nous offre un chant d'amour au théâtre vivant.

  • Avec la « non-école » qu'il a développée depuis 30 ans dans la banlieue de Naples et dans de nombreuses villes du monde, Marco Martinelli a créé une nouvelle pédagogie visant à rendre accessible à la lecture et au jeu les textes classiques aux adolescents. 

  • Ce premier volume se consacre aux années de jeunesse de Patrice Chéreau, de sa première mise en scène en 1963 («L'Intervention »de Victor Hugo) à la création du «Prix de la révolte au marché noir »au Théâtre de la Commune à Aubervilliers en 1968. Pendant ces cinq ans, le lecteur suivra les réflexions du metteur en scène depuis ses débuts dans le groupe théâtral du Lycée Louis-le-Grand au Festival d'Erlangen (1963-65), de Gennevilliers à Sartrouville (1966-69). Devant cette oeuvre monumentale aux fabuleux travaux préparatoires, conservés à l'IMEC, il a fallu renoncer à l'exhaustivité. Voici une sélection de notes, restituées chronologiquement, dans lesquelles le metteur en scène pense son travail, analyse une pièce, cherche son geste et évoque ses collaborations. Dès ses premières mises en scène, Patrice Chéreau prend l'habitude de dater ses notes, couchées à la hâte, le plus souvent sur des feuilles volantes qu'il émaille de nombreux croquis. On y lit qu'il travaille simultanément sur différents projets, que l'artiste change de paradigme médiatique, pensant d'abord le théâtre avec la grammaire de la peinture avant de lui préférer celle du cinéma. En parcourant ces écrits et ces dessins, c'est la pensée, la définition de l'esthétique, le discours sur le monde du metteur en scène et les questions politiques de son temps qui apparaissent au lecteur. Ces écrits sont aussi la trace de ses lectures marxistes à partir desquelles il analyse les oeuvres littéraires et les rapports de forces dans les sociétés. On y retrouve enfin l'admiration de Patrice Chéreau pour Bertolt Brecht et le Berliner Ensemble, sa tentative d'un théâtre militant à Sartrouville qui précède un intérêt marqué pour la troupe américaine du Bread and Puppet Theatre.

  • En 2000, Marcel Bozonnet, alors directeur du Conservatoire national supérieur d'art dramatique, demande à Olivier Py un texte théorique sur l'art théâtral, destiné aux apprentis acteurs. C'est sous forme d'une pièce en forme de manifeste que la réponse advient et elle ne s'adresse pas qu'aux jeunes acteurs : l'auteur y défend avec lyrisme la puissance du langage, contre l'injonction de la technicité et de l'utilitarisme du monde moderne. Un titre qui s'empare du débat toujours actuel autour du texte dramatique et de la figure de l'auteur de théâtre contemporain.  

    Ajouter au panier
    En stock
  • À travers des exercices d'improvisation, Alain Knapp propose une démarche graduelle et méthodique pour inviter les comédiens à se poser les bonnes questions face un canevas et à faire preuve de créativité sans pour autant tomber dans différents écueils tels que le pittoresque, l'anecdotique, le spectaculaire ou le "théâtral" à tout prix.

  • Dans ce second volume du «Journal de travail», Patrice Chéreau ne se définit plus comme celui qui "sait", mais comme un élève qui entrevoit tout ce qui lui reste à découvrir. De Paris à Milan, au théâtre, à l'opéra, comme au cinéma, les expériences se multiplient et l'art du jeune metteur en scène s'affirme.

  • "Être libre dans le travail." Voilà les quelques mots qui inaugurent les notes de travail de l'année 1972. Le retour en Italie et les prémices de l'aventure du Théâtre national Populaire de Villeurbanne, où il est directeur associé, correspondent en effet à l'expérience d'une nouvelle liberté. Qu'elle soit artistique, intellectuelle ou politique, elle a pour perspective une thématique déjà abordée dans les mises en scène de Patrice Chéreau : la recherche de l'affirmation de sa souveraineté.

  • En abordant la Révolution française, Joël Pommerat s'est demandé « comment écrire une histoire dont on connaît déjà la fin ? ». Cette question est aussi la gageure de tout article génétique : comment éviter que la description et l'analyse a posteriori ne se muent en justifications ex-post ? Quelle est la bonne distance au passé, historique ou créatif ? Pour éviter l'écueil téléologique, Joël Pommerat a choisi de redécouvrir au jour le jour cette période historique en commençant avant l'événement 1789.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Auteur et metteur en scène, Joël Pommerat éclaire ici en quelques brefs écrits plusieurs aspects fondamentaux de son rapport au théâtre : compagnonnage au long cours avec les mêmes acteurs, les mêmes collaborateurs ; écriture et mise en scène comme deux indissociables temps de création ; quête d'un "laisser-être" des corps et des personnalités sur un plateau, dans la seule exigence du sens. Joël Pommerat ne conçoit son évolution que dans une relation au temps, celui qui relie les êtres. Il prend le temps de sentir "le poids des choses", "le présent de la scène".

  • En 1964, Ariane Mnouchkine, avec un groupe d'amis, fonde le Théâtre du Soleil, qui occupe depuis lors une place très particulière dans le paysage théâtral français et international. Elle transmet, à travers des stages ouverts à des participants de toutes nationalités, le savoir théâtral acquis par la troupe et sa démarche artistique. A l'occasion d'une rencontre avec des élèves de deux écoles de théâtre (ENSATT de Lyon et CNSAD de Paris), elle revient par petites touches sur ce qui l'a conduite au théâtre, sur ce qui nourrit son travail de mise en scène, ses influences (théâtres du monde, théâtres traditionnels, actualité, grands auteurs). Elle s'arrête sur la démarche qui a abouti aux deux dernières créations collectives de la troupe. Béatrice Picon-Vallin présente son travail de metteur en scène avec le texte de théâtre, et son évolution, regroupe l'essentiel de cette conversation vivante et la complète par des extraits de notes de stage sur le jeu de l'acteur, l'improvisation et ses règles.

  • «Médée-Matériau »sera joué du 29 avril au 14 mai 2018 Théâtre national de Strasbourg. Texte/journal de travail à propos de la (re)création de «Médée-Matériau» de Heiner Müller dans la mise en scène d'Anatoli Vassiliev.

  • Corps et acteur sont au coeur des enjeux du théâtre de Thomas Ostermeier. Sa pratique de la scène, qu'il veut artisanale, commence par un apprentissage du regard, puis s'élabore dans une dynamique d'expérimentation, autour du plaisir du jeu, de la conception scénographique, du mouvement chorégraphique, de la composition musicale et de la partition rythmique. Chacune de ses trois à quatre mises en scène annuelles est l'occasion d'explorer de nouvelles formes, dans une perpétuelle recherche influencée autant par Meyerhold ou Eisenstein que par Artaud.
    Dans ces entretiens avec Sylvie Chalaye, Thomas Ostermeier revient sur sa formation à Berlin, entre beaux-arts, musique et art dramatique, sur ses expériences à la Baracke, sur ses compagnonnages comme sur ses influences croisées. L'occasion de transmettre quelques clefs de sa pratique artistique.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Dans cet essai critique, Joseph Danan fait le bilan des mutations en cours du texte dramatique. Si l'objet textuel a été transfiguré par la scène au cours des dernières décennies, tour à tour "matériau" ou simple "partition", l'auteur constate qu'il cristallise les tensions d'un monde théâtral en quête de sa définition univoque.

  • La formation d'un acteur n'est pas un simple apprentissage de techniques, car l'art de l'acteur n'est pas réductible à un savoir-faire. Que veut dire alors former un acteur ? A quoi peut servir une école ? Dans les sept conversations qui composent ce livre, les deux auteurs, eux-mêmes pédagogues, s'interrogent sur le sens et les formes de ce passage qui conduit un acteur en puissance à un artiste que l'on espère accompli.
    Dans ce livre, ni prescriptions, ni modes d'emploi... mais plutôt l'exposé d'une idée du théâtre, et de réflexions sur les moyens pour l'atteindre. La plupart des grands metteurs en scène du XXe siècle ont vu dans l'école le complément nécessaire à l'exercice de leur art. La pratique du théâtre et l'enseignement sont, depuis l'apparition de la mise en scène moderne, intimement liés. Comment l'enseignement peut-il alors garantir et susciter une liberté créatrice est peut-être la question qui court tout au long de ce livre.
    Jean-loup Rivière et Jacques Lassalle Ces conversations sont suivies d'une pièce écrite par Jacques Lassalle pour les élèves de sa dernière année au Conservatoire de Paris : un jour d'avril 1960, les élèves d'une classe d'interprétation apprennent la mort de Bernard, un de leurs camarades, depuis quelques mois soldat du contingent en Algérie. Après fut créée au Conservatoire en avril 2001 et fit l'objet, l'été suivant, dans la réalisation de Jean-Philippe Puymartin, d'un film dont le DVD accompagne le livre.

  • "Ce qui apparaît au fil des pages de ce livre, c'est que l'acquisition d'un pouvoir de création dans l'exercice du théâtre prédispose à une capacité de créer sur un plan autrement large : celui de son comportement dans le monde. De ce point de vue, l'ouvrage de Knapp s'inscrit dans la lignée des oeuvres-miroir qui, depuis Platon en passant par Montaigne, Chateaubriand, Rousseau, ajoutent à notre perception de l'universel." MICHEL VINAVER

  • Le don de soi

    Pippo Delbono

    Rétrospective «Pippo Delbono la Mente che mente» du 5 octobre au 5 novembre 2018 Centre Pompidou (Paris). EXTRAIT : "Ce que je fais au théâtre, je l'ai pris sur ma vie, dans ma vie, j'ai erré dans des territoires que personne ne fréquentait. Je ne cherche pas à défendre une idéologie. Je cherche la rencontre avec l'être humain. Parce que je suis différent, moi-même je cherche l'autre, malade, d'une autre couleur, d'une autre culture. Et, à la fin je trouve. Sinon tout cela n'a pas de sens. Pour quoi faire ?"

  • Depuis vingt-cinq ans, Joël Pommerat, avec la compagnie Louis Brouillard, cherche à rendre le réel à son plus haut degré de vérité et d'intensité en scène. Cet essai, très documenté par Marion Boudier, fait entendre tous les enjeux du metteur en scène, et les replace dans une démarche évolutive, dans un contexte esthétique, historique et politique.

  • «Totem» est repise sur la plaine de jeux de Bagatelle du 25 octobre au 2 décembre 2018 (Paris). «Kanata» est jouée du 15 décembre au 17 février au Théâtre du Soleil (Paris). Robert Lepage est aujourd'hui l'une des grandes figures de la mise en scène internationale. Né en 1957 à Québec, il entre au Conservatoire d'art dramatique de la ville avant un séjour à Paris, où il suivra un atelier dirigé par Alain Knapp et découvrira les spectacles du Théâtre du Soleil. Très vite, il développe un théâtre visuel, inspiré à la fois par le théâtre d'objets, l'univers des marionnettes et la culture orientale. 

  • Édition actualisée et augmentée de Scénographes en France, premier ouvrage qui met en lumière ces discrets acteurs de l'ombre, ceux qui conçoivent l'espace propice à la représentation. Cet ouvrage, introduit par une préface qui situe l'apparition de ce mot et son évolution jusqu'à nos jours, est ensuite organisé comme un annuaire divisé par décade. Il répertorie 57 scénographes majeurs, avec plus de 150 documents iconographiques puis 165 scénographes avec une courte biographie.

  • Dans la continuité de Qu'est-ce que la dramaturgie ? - publié en mai 2010 dans la même collection -, Joseph Danan soulève, dans ce nouvel essai, la question de la place et de l'avenir du texte théâtral face à des spectacles-performances de plus en plus présents sur la scène contemporaine. L'occasion de redéfinir ce qu'est l'art de la performance à travers des artistes majeurs, d'Antonin Artaud à Romeo Castellucci, et de mettre en relief l'avenir de l'écriture théâtrale.
    Joseph Danan mène une triple activité d'écrivain, d'enseignant et de dramaturge auprès du metteur en scène Alain Bézu. Il est professeur à l'Institut d'études théâtrales (Sorbonne Nouvelle - Paris III) où il enseigne la dramaturgie contemporaine. Ses dernières pièces sont éditées chez Actes Sud-Papiers. Son dernier essai, Qu'est-ce que la dramaturgie ?, a été publié chez Actes Sud-Papiers en 2010, et plus récemment L'Atelier d'écriture théâtrale en compagnie de Jean-Pierre Sarrazac (Actes Sud- Papiers, coll. «Apprendre», 2012).

  • Olivier Py nous livre un ensemble de textes autour de ses positions artistiques et politiques sur la culture et le théâtre. La culture, universelle, elle seule capable d'abolir l'ère virtuelle de la finance, et le théâtre, qui redonnera le sentiment de la présence au monde par la parole.

    L'essai d'Olivier Py se compose de trois textes de commande et d'un texte inédit. Ils développent tous un thème fondamental (l'art, l'éducation, le politique, l'universalisme) se répondant dans la volonté de faire un théâtre engagé dans le monde contemporain, en lutte contre la misère culturelle.
    Ainsi De l'art répond à la question posée par le Musée d'Art Contemporain du Val-de-Marne en 2006 : l'art peut-il se passer de commentaire(s) ? L'occasion pour l'auteur de poser ses assises sur le marché de l'art et sur le consumérisme ; d'inviter le lecteur à prendre conscience de la perte du désir. Sans appel, Olivier Py répond "tout ce qui peut-être fait deux fois est sans valeur." Dans sa leçon inaugurale, datant de 2009, au Théâtre National Populaire, il questionne l'enseignement du théâtre au collège et au lycée en posant trois conditions préalables : se délivrer de l'addiction au virtuel, penser son histoire en termes de destin et, enfin, se réapproprier sa propre langue. Le théâtre, d'après lui, permettrait alors de déjouer l'enivrement des paradis virtuels (la télévision, les jeux vidéos, la surenchère médiatique) et permettrait d'entrer dans un espace de connaissance de soi et du monde.
    Cette vision fait écho à son discours de l'Université d'été du Parti Socialiste en 2010 (titré Du Politique) dans lequel Olivier Py définit plus précisément les conditions d'un autre rapport au monde. Il exhorte la politique à sortir de l'ère financière, pour rentrer dans l'ère culturelle. Pour lui, la lutte ne se situe plus dans une lutte des classes, mais dans un combat confondant tous les individus, finalement égaux devant la misère culturelle. La culture et l'éducation formant ici deux notions indissociables, tels les piliers d'une société éclairée.
    On en vient alors à la question de l'universalisme, dans un texte inédit de 2012 qui développe l'idée du désir de reprendre la parole et, par conséquent, le destin humain, dans un répertoire littéraire et artistique qui se veut universel. Olivier Py prône alors la diversité et non l'uniformisation. Il développe, à travers son interprétation de l'esthétique kantienne, le concept du sublime. Autrement dit, une tempête artistique à laquelle nous devrions tous adhérer.

  • «De Shakespeare, le théâtre de Peter Brook est indissociable. Il l'a mis en scène et commenté tout au long de sa vie et il y a fait constamment retour. Si l'on paraphrasait le goût brookien pour les métaphores du vivant, il va de soi que ce fut son "engrai" privilégié. Brook s'est nourri de Shakespeare. Comme de la vie. Brook les a rapprochés, écoutés et explorés avec une égale attention. Il ne s'en est jamais détaché. Ces textes tardifs publiés ici le confirment : le lien de jadis persiste, le dialogue se poursuit et le voyage continue.» GEORGES BANU, extrait de la préface.

  • Marc Citti - élève de Patrice Chéreau au théâtre des Amandiers de Nanterre - revient sur ces années de rencontres et de représentations éblouissantes. Le souffle de Chéreau, le maître, le confident, le génie, habite chacune de ces pages.

  • Cet ouvrage est un récit intime et un texte manifeste des moments clés de la vie de Richard Peduzzi, cet homme qui dans les années 1960 s'est détourné de son atelier de peintre pour l'espace théâtral, celui où il a pu "construire sa peinture". Les dessins, photographies et maquettes qui accompagnent le récit sont mis en regard avec tout ce qui nourrit son inspiration : l'architecture, l'histoire de l'art, la musique, l'opéra, le jazz, la littérature, le cinéma, la photographie, mais aussi des souvenirs d'enfance, des lieux, des rencontres. Richard Peduzzi, dans une succession de textes courts qui correspondent chacun à une période marquante, raconte son parcours. Il nous dévoile ses images, leurs sources, ses visions et comment leur accomplissement dans un décor est né de leurs métamorphoses.  Dans cette nouvelle édition assortie de photos et dessins inédits, Richard Peduzzi se confie par de nouveaux fragments. Après le décès de ses deux grands amis, les metteurs en scène Patrice Chéreau et Luc Bondy, il a eu le sentiment de perdre le théâtre, une partie de lui. Et il s'en est détourné : rénovation d'un hôtel rue du Faubourg-Saint-Honoré, commissariat de l'exposition Chaumet en Chine, décoration de la Scala à Paris... Mais le théâtre lui manque. L'odeur du théâtre. Il évoque ce manque-là qui lui rappelle d'autres manques liés au début de l'âge adulte : manque lié à la drogue, manque des parents, de structures, de référents, d'avenir. Mais finalement, partout où il intervient aujourd'hui, dans tous ces espaces fermés, il rêve et y met son théâtre.

empty