Cnrs

  • Le jeu et la règle

    Collectif

    • Cnrs
    • 4 Juillet 2019

    Être en société nécessite de « jouer le jeu » ! Avant l'invention de la parole, le jeu est au centre de la communication de nos lointains ancêtres, les primates.
    Le jeu entre dans la conversation quand les règles sont redéfinies dans la spontanéité de l'instant. Il permet d'adopter la perspective d'autrui. « Faire semblant » permet à l'enfant l'acquisition de l'attention et la régulation des émotions nécessaires au développement social et cognitif. Le genre, les identités ou la filiation articulent normes et ambiguïté, biologique et social.
    Les rites et les rituels sont à la fois des rapports sociaux et des jeux avec les dieux, des représentations et des métaphores du politique. Dans la Grèce antique, entre hasard et stratégie, les règles du jeu figurent l'ordre de la cité.
    Le jeu est au coeur des arts de la scène quand se croisent présence des corps, conventions, transgressions, imaginaires et attentes des spectateurs.
    En rassemblant les points de vue de chercheurs en littérature, histoire, sociologie, primatologie, linguistique, psychologie du développement, sciences et neurosciences cognitives, ceux de chorégraphes, metteurs en scène et auteurs, cet ouvrage pluridisciplinaire explore comment le jeu raconte la communication humaine et les sociétés.

    Cet ouvrage a été coordonné par Catherine Courtet, Agence nationale de la recherche ; Mireille Besson, directeur de recherche, CNRS-Aix-Marseille Université ; Françoise Lavocat, professeur, Université Sorbonne Nouvelle ; Alain Viala, professeur de littérature française, Université d'Oxford.

    Avec les contributions de Adrien Meguerditchian, Guillaume Dumas, Sonja Kotz, Sasha Waltz, Jochen Sandig, Emanuel Gat, Sylvie Richard, Édouard Gentaz, Véronique Dasen, Philippe Desan, Didier Galas, Alain Badiou, Jacques Moeschler, Rebekah Ahrendt, Vinciane Pirenne-Delforge, Chloé Dabert, Mondher Kilani, Thomas Jolly, Patrick Boucheron, François Chaignaud, Nino Laisné, Sébastien Chauvin et Catriona Seth.

  • Si l'Allemagne vient tard au théâtre (les premières salles ouvertes au public datent du XVIIIe siècle), la scène allemande est aujourd'hui l'une des plus vivantes du monde : le territoire compte 300 salles publiques.
    Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, sous l'impulsion de Bertolt Brecht, ce théâtre connaît un formidable essor. Mais la partition du pays reconfigure les activités des metteurs en scène. En RFA, les réalisateurs s'opposent frontalement à leurs aînés, qui ont traversé sans heurts le nazisme. Refus de l'académisme, mises en scène innovantes, tension entre provocation et éducation : c'est le Regietheater. La RDA connaît une évolution comparable, quoique plus timide. La Guerre froide est aussi une guerre de théâtres : RFA et RDA, pendant quarante ans, rivalisent dans le soutien apporté à leurs institutions théâtrales respectives, jusqu'à ce que la réunification et la crise économique conduisent à fermer certains d'entre eux, à en regrouper d'autres ou à réduire leurs activités.
    A travers cette reconstitution historique, cette étude s'impose comme la référence pour mieux comprendre l'esthétique particulière du théâtre allemand contemporain et son incroyable vivacité.

  • Corps en scène

    Collectif

    • Cnrs
    • 25 Juin 2015

    Entre émotion et pensée, le spectacle vivant engage le corps des danseurs, des comédiens, mais aussi celui des spectateurs. Perception, attention et émotion sont simultanément activées par les gestes ou par le récit. Les arts de la scène permettent le partage des expériences et la projection d'univers imaginaires. C'est aussi une pensée du monde qui s'invente, un jeu cognitif qui interroge notre relation aux autres, à la vérité, aux événements, aux valeurs, un moyen pour les sociétés de se raconter, de questionner le politique. En racontant les sentiments, les arts et la fiction contribuent aussi à modifier les sensibilités.

    De la confrontation entre danseurs, auteurs, metteurs en scène et chercheurs émerge une nouvelle approche de questions essentielles. En montrant que la perception n'est pas un système isolé, mais en interaction avec la cognition, les émotions et la motricité, les données récentes issues des sciences cognitives recoupent et enrichissent ces questionnements. Les rituels d'initiation des sociétés africaines, les danses de pantomime du IVe siècle des théâtres romains, les lectures multiples et changeantes de Shakespeare renouvellent notre regard sur les spectacles contemporains, expériences à la fois individuelles et collectives, politiques et sociales.

  • Buto(s)

    Collectif

    • Cnrs
    • 20 Mars 2002

    La création contemporaine dans les arts du spectacle s'avère aujourd'hui souvent pluridisciplinaire. Nous assistons en effet à des représentations dont il est parfois difficile de qualifier le genre. S'agit-il de théâtre, de danse, de cirque ou de marionnettes ? C'est précisément cette évolution qui a incité les auteurs à examiner la situation de la formation à ces différents arts. Correspond-elle à l'évolution de la scène actuelle ?

    L'originalité de cet ouvrage consiste à analyser les nouvelles orientations pédagogiques des enseignements artistiques. Réalisée par des chercheurs, des universitaires et des praticiens français et étrangers, cette recherche est la première à mettre en évidence un nouveau type de formation et à en faire comprendre les objectifs profonds : renouveler la pratique de la discipline enseignée ; favoriser l'émergence de formes de jeu inédites ; fournir à l'interprète de multiples outils techniques susceptibles de développer davantage son imagination, sa créativité et de faciliter son adaptation à divers genres de spectacle.
    Des témoignages d'enseignants, de metteurs en scène et d'élèves aident à prendre conscience des changements importants qui s'opèrent en ce domaine.

    Le choix des lieux d'enseignement (Écoles, Facultés, Conservatoires, Académies) ne se limite pas à l'Europe. Des exemples de pays aussi différents et éloignés d'un point de vue social, économique et politique que la Russie, la Chine ou le Brésil démontrent que ce processus n'est pas spécifique à l'espace européen.

  • Peter sellars

    Frédéric Maurin

    • Cnrs
    • 20 Mars 2003

    La création contemporaine dans les arts du spectacle s'avère aujourd'hui souvent pluridisciplinaire. Nous assistons en effet à des représentations dont il est parfois difficile de qualifier le genre. S'agit-il de théâtre, de danse, de cirque ou de marionnettes ? C'est précisément cette évolution qui a incité les auteurs à examiner la situation de la formation à ces différents arts. Correspond-elle à l'évolution de la scène actuelle ?

    L'originalité de cet ouvrage consiste à analyser les nouvelles orientations pédagogiques des enseignements artistiques. Réalisée par des chercheurs, des universitaires et des praticiens français et étrangers, cette recherche est la première à mettre en évidence un nouveau type de formation et à en faire comprendre les objectifs profonds : renouveler la pratique de la discipline enseignée ; favoriser l'émergence de formes de jeu inédites ; fournir à l'interprète de multiples outils techniques susceptibles de développer davantage son imagination, sa créativité et de faciliter son adaptation à divers genres de spectacle.
    Des témoignages d'enseignants, de metteurs en scène et d'élèves aident à prendre conscience des changements importants qui s'opèrent en ce domaine.

    Le choix des lieux d'enseignement (Écoles, Facultés, Conservatoires, Académies) ne se limite pas à l'Europe. Des exemples de pays aussi différents et éloignés d'un point de vue social, économique et politique que la Russie, la Chine ou le Brésil démontrent que ce processus n'est pas spécifique à l'espace européen.

  • Theatre d'art de moscou

    Collectif

    • Cnrs
    • 9 Novembre 2005

    Cet ouvrage collectif et international se consacre au rayonnement et aux ramifications du célèbre Théâtre d'Art créé en 1897 à Moscou. Son histoire, reconstituée grâce aux documents d'archives, permet d'évoquer les dimensions culturelles et sociologiques des méthodes et des pratiques artistiques. Les études portent sur la période comprise
    entre 1906, date de la première tournée en Europe, et les années durant lesquelles meurent les deux fondateurs, Stanislavski (1938) et Nemirovitch-Dantchenko (1943).

  • Est-il possible d'appliquer au théâtre la méthode génétique, connue pour avoir fait ses preuves en littérature? L'oeuvre théâtrale est un ensemble hétérogène de données textuelles et scéniques, une entité éphémère et fugitive. Toute mise en scène, mais aussi chaque représentation, engendre de nouvelles modifications : coupures et réécritures textuelles, variations scénographiques, variantes dans le mouvement des corps, le timbre des voix, les lumières, le rythme de l'événement. Comment, dans ce perpetuum mobile, cerner les étapes qui permettent de reconstruire la genèse de l'oeuvre ? C'est à cette question que cherchent à répondre les textes réunis dans cet ouvrage : écrits de créateurs (Brigitte Jaques-Wajeman, Jean Jourdheuil, Jacques Lassalle) et études consacrées à des corpus d'archives éclairant les collaborations complexes entre auteurs et metteurs en scène (Anouilh, Beckett, Boulgakov, Duras, Pirandello, Régy, Stanislavski, Tchekhov, Vinaver).

  • Claude Regy

    Collectif

    • Cnrs
    • 12 Juin 2008

    Il n'existait aucun ouvrage sur le travail théâtral de claude régy, qui a commencé dans les années 1950 et a connu plusieurs métamorphoses, dont aucune n'est passée inaperçue.
    On retient en général de ce metteur en scène qu'il a créé en france les pièces de pinter, puis celles de bond, handke, botho strauss, gregory motton, jon fosse, qu'il a fait connaître l'oeuvre dramatique de marguerite duras et nathalie sarraute, redécouvrir maeterlinck, ou encore l'ancien testament dans la traduction de henri meschonnic. sur la dimension proprement scénique de sa création, on ne pouvait lire que quelques études, dispersées, alors que cet artiste est devenu une référence.
    Un pôle critique et polémique, au fur et à mesure qu'il se singularisait et se radicalisait. nourri de témoignages et d'archives privées et publiques, le présent ouvrage a été réalisé au cnrs, dans le cadre du laras, puis d'arias. il dissipe la représentation essentialisée d'une oeuvre souvent restreinte à sa dernière période et dessine un itinéraire complexe, irréductible à tout schéma linéaire, croisant des acteurs parmi les plus célèbres et les institutions théâtrales qui ont structuré la pratique de ce temps, du théâtre hébertot aux ateliers berthier en passant par le théâtre antoine, le tnp, le théâtre renaud-barrault, plus exceptionnellement le cinéma et la radio.
    L'élaboration méthodique d'un " espace mental ", l'effort pour articuler l'écoute et la vision, la place conférée à l'acteur dans cet exercice, la volonté souvent explicitée de faire " travailler " le spectateur installé dans un temps ralenti nous ont amenés à situer ce théâtre - dont le metteur en scène lui-même doute qu'il corresponde à la définition usuelle du mot - dans une histoire qui n'est pas exactement celle des arts du spectacle, mais celle, séculaire, des usages éthiques des textes et des images.
    Le dvd-rom joint au volume. riche d'une centaine de photographies. de nombreux matériaux graphiques et manuscrits, de documents sonores, radiophoniques et audiovisuels inédits, ne constitue pas une simple annexe illustrative. deux navigations y sont proposées, qui permettent l'exploration d'un demi-siècle de théâtre français à partir du cheminement personnel de claude régy, ainsi qu'une réflexion en acte sur la mémoire du théâtre et les modes de rapports possibles entre les images fixées et les images mémorielles.

  • La scene et les images

    Collectif

    • Cnrs
    • 20 Juin 2001

    Depuis les années soixante-dix, marquées par l'éblouissement produit par le regard du sourd de robert wilson, venu des usa, et par les recherches moins médiatisées des avant-gardes italiennes, on parle de " théâtre-image " ou de " théâtre d'images ".
    Mais dès le début du xxe siècle, l'image est envisagée comme une des composantes de la mise en scène, art nouveau et problématique dès son émergence. le metteur en scène, " l'artiste du théâtre ", est défini par les grands réformateurs tels edward gordon craig, vsevolod meyerhold ou antonin artaud comme un créateur d'images, fonction qu'ils différencient et de l'illustrateur et du peintre-décorateur.

    A partir d'un corpus de spectacles relatifs au dernier tiers du xxe siècle où le(s) théâtre(s) semble (nt) répondre aux interrogations et aux désirs des grands visionnaires des toutes premières décennies, cet ouvrage collectif analyse ce qu'on peut entendre par image au théâtre. il interroge les rapports entre texte, son, image dans la mise en scène, les relations étroites que l'image scénique entretient avec les arts plastiques et avec le cinéma qui s'est développé en même temps que la mise en scène et a modifié le regard du public, chargé sa mémoire.
    L'image scénique est découpée, élaborée par le traitement de l'espace - dématérialisation, verticalisation, rendu -, le jeu de l'acteur - composition plastique avec les éléments du dispositif. l'utilisation toujours plus performante de la lumière remplace la couleur, la rend mouvante, cadre et recadre le jeu. elle va de pair avec un traitement du son, lui aussi de plus en plus sophistiqué. l'image scénique s'approprie les images projetées ou diffusées que le plateau n'a pas hésité à utiliser dès le début du siècle, images fixes ou mobiles dont la vidéo rend l'usage plus souple et inventif.
    Mis en crise mais souvent magnifié par l'image et la mise en scène, le texte peut être soumis à un nouveau traitement : les technologies, qui n'en sont qu'à leur début, permettent au metteur en scène de l'écrire sur le plateau et au public de le lire de multiples façons, tout en le regardant comme une image - typographie, surfaces de projection, couleurs. le rapport aux technologies peut être direct ou oblique, et la scène les détourne souvent au service du théâtre.

    L'image scénique selon craig devait " dépasser la parole ", dévoiler, dans une suite de visions, la pensée. là était la force de l'image du théâtre. dans le monde d'aujourd'hui où dominent le " visuel " et la simulation, les images scéniques se sont transformées, elles interrogent notre capacité à voir, à travers une esthétique de la saturation où tous les stades de l'histoire du regard sont convoqués.
    Ou bien elles construisent une dramaturgie de la vision pauvre, raréfiée, pour contraindre le spectateur à ré-imaginer le monde.

  • Meyerhold

    Picon-Vallin Beatric

    • Cnrs
    • 1 Janvier 2004

    La création contemporaine dans les arts du spectacle s'avère aujourd'hui souvent pluridisciplinaire. Nous assistons en effet à des représentations dont il est parfois difficile de qualifier le genre. S'agit-il de théâtre, de danse, de cirque ou de marionnettes ? C'est précisément cette évolution qui a incité les auteurs à examiner la situation de la formation à ces différents arts. Correspond-elle à l'évolution de la scène actuelle ?

    L'originalité de cet ouvrage consiste à analyser les nouvelles orientations pédagogiques des enseignements artistiques. Réalisée par des chercheurs, des universitaires et des praticiens français et étrangers, cette recherche est la première à mettre en évidence un nouveau type de formation et à en faire comprendre les objectifs profonds : renouveler la pratique de la discipline enseignée ; favoriser l'émergence de formes de jeu inédites ; fournir à l'interprète de multiples outils techniques susceptibles de développer davantage son imagination, sa créativité et de faciliter son adaptation à divers genres de spectacle.
    Des témoignages d'enseignants, de metteurs en scène et d'élèves aident à prendre conscience des changements importants qui s'opèrent en ce domaine.

    Le choix des lieux d'enseignement (Écoles, Facultés, Conservatoires, Académies) ne se limite pas à l'Europe. Des exemples de pays aussi différents et éloignés d'un point de vue social, économique et politique que la Russie, la Chine ou le Brésil démontrent que ce processus n'est pas spécifique à l'espace européen.

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