Fayard

  • Autobiographie du chanteur français, depuis son enfance sous les bombes, ses débuts à 14 ans aux côtés de Sidney Bechet, son entrée au cours Simon, la guerre d'Algérie, le théâtre expérimental, les années hippies, puis rock...

  • éloge de la traduction

    Barbara Cassin

    • Fayard
    • 9 Novembre 2016

    Dans le sillage du Vocabulaire européen des philosophies, Dictionnaire des intraduisibles, paradoxalement traduit ou en cours de traduction dans une dizaine de langues, Barbara Cassin propose sur la traduction un point de vue peu banal. Se méfiant de l'Un et de l'universel du Logos, elle se sert de l'outil sophistique pour faire l'éloge de ce que le logos appelle « barbarie », des intraduisibles, de l'homonymie. Pour combattre l'exclusion, cette pathologie de l'universel qui est toujours l'universel de quelqu'un, elle propose un relativisme conséquent non pas le binaire du vrai/faux, mais le comparatif du « meilleur pour ». Elle montre que la traduction est un savoir-faire avec les différences, politique par excellence, à même de constituer le nouveau paradigme des sciences humaines. Parce qu'elles compliquent l'universel, dont le globish, langue mondiale de communication et d'évaluation, est un triste avatar, les humanités sont aujourd'hui passées de la réaction à la résistance.
      

  • À l'âge de treize ans, dans un coin perdu de l'Europe communiste, Ismail Kadaré, naïf adolescent albanais, s'empare du Hamlet de Shakespeare pour y apporter une correction de son cru : « Je me souviens de ce jour ensoleillé d'hiver où j'ai pris le livre sur le rayonnage, cette fois non pas pour le recopier, mais dans une tout autre idée. Que les autres conservent leur Hamlet si ça leur chante, moi j'aurai le mien ! » Après plus d'un demi-siècle, nous pouvons enfin découvrir le Hamlet de Kadaré. Bien que l'action de la pièce remonte à très loin, presque à l'époque du Christ, on aurait du mal à en trouver une qui concerne aujourd'hui d'aussi près les habitants de cette planète. Fascinés par elle, tous méditent et supputent sans fin à son propos. L'énigme commence dès la première réplique entre les murs du château d'Elseneur, quand dans la nuit et le brouillard on attend l'apparition d'un spectre. Elle gît dans la question : « L'histoire qu'on voit se dérouler sur scène n'en cache-t-elle pas une autre

  • Au début des années 1990, François Bon s'est lancé dans l'aventure des ateliers d'écriture. Il en conduit un peu partout en France, suscitant et écoutant la parole de publics en situation extrême, lycéens de banlieues difficiles, Rmistes à la dérive, détenus, mais aussi de publics plus spécifiques, étudiants en sciences, acteurs de théâtre, enseignants par exemple. Autant de rencontres et de découvertes radicales dont son oeuvre porte trace. Elle a interpellé dans sa première édition tous ceux que le mystère de la littérature fascine en les entraînant dans une visite guidée de l'atelier de l'auteur. Tel est le secret de son succès.


    A l'occasion de cette nouvelle édition, François Bon affine la méthode, élargit les références contemporaines, autant d'hommages aux écrivains de notre temps.

  • «j'ai quatre-vingts ans mais en ai vécu cent cinquante. si on compte l'âge de franca de la même façon, nous cumulons à nous deux pas loin de trois siècles. c'est beaucoup pour deux vies mais il est vrai que toutes ces années, sans exception, ont été intenses et magnifiques. les mois duraient soixante jours, les jours quarante-huit heures... oui, nous avons vécu à deux une multitude de vies.» c'est à une délicieuse leçon de vie, de politique, de culture, d'espoir en l'intelligence des humbles que nous invitent ces conversations au ton alerte et simple. à travers le récit de son passé et de sa pratique théâtrale, dario fo laisse transparaître sa sensibilité, sa virulence contre les hypocrisies du pouvoir, sa maestria comique, sa profonde érudition. sur le ton léger de l'anecdote souvent cocasse, il nous restitue tout un climat culturel: son italie de l'après-guerre, sa fidélité aux idéaux de gauche, son combat contre toutes les formes de censure, son indépendance jamais démentie.

    Traduit de l'italien par dominique vittoz

  • Beckett

    Bishop/Federman

    • Fayard
    • 19 Novembre 1997

    Cahier Samuel Beckett sous la direction de Tom Bishop et Raymond Federman Textes de:
    Jérôme Lindon Richard Seaver E.M. Cioran A.J. Leventhal Deirdre Bair Alan Schneider Ludovic Janvier Roger Blin Eugène Ionesco Alain Bosquet Raymond Federman George Reavey Robert Pinget John Calder Dieter Wellershoff Erika Ostrovsky John Fletcher Olga Bernal Peter Brook Alfonso Sastre Tom Bishop Julia Kristeva Renée Riese Hubert Jean-Marie Magnan Walter A. Strauss Margherita Frankel Rosette Lamont Ruby Cohn Germaine Brée Hélène Cixous Georges Duthuit Textes et Inédits de Samuel Beckett Chronologie et Bibliographie

  • Je me souviendrai de tout

    Guy Bedos

    • Fayard
    • 9 Septembre 2015

    Artiste engagé à la plume bien pendue, Guy Bedos évoque son passé, les hommes et femmes qu'il a eu la chance de croiser, de Jacques Prévert à Pierre Desproges en passant par Simone Signoret ou Coluche. Entre la vie qui le rassure et la mort qui le séduit, ce « suicidaire qui s'attarde » promène sa mélancolie et nous invite dans ses souvenirs. Il parle de l'amour, des femmes, de sa famille, de ses enfants avec qui il partage le goût de la scène et de l'écriture. Comme il l'a fait pendant un demi-siècle, il ne peut s'empêcher de passer au crible l'actualité avec un esprit décapant. Il s'en prend à tous, de la gauche de François Hollande à la droite de Nicolas Sarkozy, sans oublier la tribu Le Pen . Dans ce livre fait d'émotion et d'humour, Guy Bedos évoque ses passions et nous communique son irrépressible envie de rire et de se moquer, y compris de lui-même. © Hélène Pambron

  • Dans la vie, on ne parle pas qu'avec des mots. On fait aussi des gestes. Ce sont des gestes de tout le corps. Ce dictionnaire réunit, de la tête aux pieds, plus de 850 gestes courants (1). Gestes français, gestes européens, gestes de tous les pays, minutieusement décrits et illustrés, accompagnés de citations et de mises en garde contre les faux-amis, ce Dictionnaire des gestes est le complément naturel des dictionnaires de langue.


    Avec ce Dictionnaire des gestes, entraînez-vous en famille et avec vos amis à parler avec les gestes du monde entier.


    1. Ne sont pas recensés ceux des codes professionnels (transports, armée, marine, arbitres, sectes, etc.) ni le langage des signes des sourds et des malentendants.

  • Giordano bruno

    Bertrand Levergeois

    • Fayard
    • 1 Juin 1995

    Le 17 février 1600, Giordano Bruno meurt sur le bûcher de l'Inquisition. Au lendemain des guerres de Religion, en pleine Contre-Réforme, l'Eglise de Rome ne lui pardonne pas son insoumission.

    Bruno hérétique

  • Pourquoi le plus grand poète anglais a-t-il choisi d'écrire avant tout pour le théâtre ?
    Telle est la question essentielle que pose michael edwards, lui-même poète, essayiste et grand spécialiste de shakespeare, à qui il a déjà consacré plusieurs livres.
    En étudiant comment shakespeare oeuvre en poète dans tous les aspects d'un travail pour la scène, il montre que la multiplicité des personnages dans chaque pièce l'incite à renoncer à une seule perspective et à soumettre sa vision au jugement de situations concrètes. shakespeare dépasse le lyrisme du moi en se hasardant sans cesse dans le je des personnages, même secondaires. il transforme ainsi la poésie en parole, maintient l'oralité, et devient le « poète des autres ». pour développer ses idées, michael edwards a sciemment choisi des pièces moins connues : les deux gentilshommes de vérone, peines d'amour perdues, troilus et cressida, mesure pour mesure, tout est bien qui finit bien et cymbeline. couvrant toute la carrière de shakespeare, elles sont particulièrement aptes à éclairer la question, et se révèlent d'une richesse insoupçonnée. elles lui permettent également de redéfinir le théâtre - lieu autre, à la fois matériel et fictif, image parfaite de ce changement du réel et du moi qui serait la tâche fondamentale de la poésie.
    En suivant inversement le travail du dramaturge dans les sonnets, michael edwards propose une lecture claire et passionnante de ces poèmes mystérieux qui explique enfin leur sens et leur place dans l'oeuvre de shakespeare.
    Après de l'émerveillement (fayard, 2008), michael edwards nous livre cette méditation originale sur le théâtre et sur la poésie. elle fut l'objet de ses cours au collège de france qui suscitèrent un grand intérêt lors de leur diffusion par france culture.

  • Edward Snowden, Julian Assange et Chelsea Manning ont fortement marqué l'actualité des dernières années. Ils représentent les figures exemplaires des luttes qui se jouent autour de la guerre et du terrorisme, des libertés civiles à l'ère d'Internet, des secrets d'Etat et de la surveillance de masse. Tous trois sont victimes d'une répression pénale d'une rare intensité.


    Geoffroy de Lagasnerie puise dans l'examen de leur vie et de leurs combats des instruments pour élaborer une réflexion générale et novatrice sur la politique, la démocratie et la résistance. Et si, alors que la théorie contemporaine se concentre largement sur les grands mouvements populaires comme Occupy, les Indignés ou les printemps arabes, des démarches isolées comme celles-ci permettaient d'inventer une nouvelle scène politique et une manière inédite de penser la révolte et l'émancipation ? L'auteur montre comment la question de l'anonymat telle qu'elle est posée par WikiLeaks ou les pratiques de fuite et de demande d'asile de Snowden et d'Assange doivent nous questionner sur l'idée démocratique et la sédition, sur le rapport des « citoyens » à la Nation et à la Loi. Interrogeant les analyses classiques du pouvoir et de la souveraineté, il propose une investigation critique sur la logique des Etats et l'emprise qu'ils exercent sur nous.

  • Raymond roussel

    François Caradec

    • Fayard
    • 19 Février 1997

    Héritier d'une grande fortune, Raymond Roussel a sacrifié une vie d'oisif à écrire et à publier à compte d'auteur ses romans et ses poèmes, et à faire monter à ses frais des pièces de théâtre, souvent source de scandales, et qui provoquaient des batailles rangées entre les critiques et les jeunes " roussellâtres ", Aragon, Breton, Eluard, Robert Desnos, Michel Leiris...

    Grand voyageur, il accomplit le tour du monde en 1920, et pour parcourir l'Europe il se fait construire en 1925 un luxueux " yacht de terre " avec salon-chambre à coucher et salle de bains. Mais il ne retire rien de ses voyages pour ses livres: chez lui, dit-il, " l'imagination est tout ".

    Raymond Roussel ne s'est pas marié, mais durant plus de vingt ans il a entretenu une " maîtresse ", devenue sa seule et dernière amie. Il est mort auprès d'elle dans un hôtel de luxe à Palerme où il s'était retiré, complètement ruiné, dans la nuit du 14 juillet 1933, à 56 ans.

    Le récit anecdotique de la vie de cet écrivain de génie, dilapidant sa fortune dans un milieu familial mêlant la riche bourgeoisie et la noblesse d'Empire, dans les dernières années précédant la Grande Guerre et les années folles qui ont suivi, permet aujourd'hui de mieux saisir la secrète cohérence d'une oeuvre dont on découvrira que l'accès n'est pas si difficile qu'on le prétend.

    Pour retracer cette destinée hors du commun, François Caradec a utilisé les nombreux papiers personnels de Raymond Roussel, retrouvés récemment au fond d'un garde-meuble et déposés à la Bibliothèque nationale: manuscrits d'oeuvres inédites, documents et photos de famille, correspondance, agendas tenus par Mme Roussel de 1870 à 1911, coupures de presse, livres de compte...

    François Caradec, de l'Oulipo, est l'auteur d'études historiques sur les spectacles populaires (le café-concert, le Pétomane du Moulin-Rouge, la Femme à barbe), de biographies de dessinateurs (Christophe, Töpffer, Nadar, Albert Humbert), et d'écrivains (Alfred Jarry, Isidore Ducasse, Willy, Alphonse Allais).

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