Flammarion

  • Après Les Femmes qui écrivent vivent dangereusement et Les Femmes qui aiment sont dangereuses, Laure Adler revient avec un nouvel et passionnant ouvrage sur les femmes artistes.
    Explorant les archétypes et les codes de l'histoire de l'art, elle analyse, à travers leurs oeuvres d'art, le lent basculement des femmes vers l'autonomie artistique et la reconnaissance du travail de création, trop longtemps laissée aux seuls mains et signatures des hommes.
    Cet ouvrage dresse le portrait passionnant d'une cinquantaine de ces artistes, depuis la Renaissance avec Artemisia Gentileschi, jusqu'à nos jours avec Yoko Ono, Orlan, Annette Messager, Marina Abramovic, Sophie Calle, en passant par les incontournables Sonia Delaunay, Niki de Saint-Phalle, Berthe Morisot ou Frida Kahlo.

  • Éloge de la folie

    Erasme

    L'Éloge de la folie est l'un des textes les plus célèbres d'Érasme et fut un bestseller européen dès sa parution en 1511. Le savant de Rotterdam y met en scène la déesse Folie s'adressant facétieusement aux hommes pour leur montrer qu'elle gouverne le monde. "Véritable dispensatrice de bonheur", fille d'Ivresse et d'Ignorance, Folie préside à toutes les circonstances de l'existene humaine: elle rend possible le mariage, la maternité, gouverne tous les métiers, soumet les rois et les prélats à son empire.
    Savoureux, comique mais aussi polémique, cet opuscule est un brillant exemple de la réinvention des formes antiques à la Renaissance.
    Parangon de l'éloge paradoxal et du jeu sérieux qu'affectionnaient les humanistes, cette courte déclamation parodique joua le rôle de détonateur du vaste mouvement de la Réforme protestante.

  • LE RIRE

    Henri Bergson

    Pourquoi rions-nous de voir quelqu'un trébucher ? Pour quelles raisons Molière continue-t-il de nous amuser ? Comment expliquer qu'un jeu de mots ou un trait d'esprit prêtent à sourire ? Dans Le Rire, qu'il publie en 1900, Bergson apporte à ces questions des réponses décisives. S'appuyant sur des exemples quotidiens et de nombreuses références littéraires, il décrypte les formes du comique pour y déceler un ressort commun : l'« interférence de deux séries », c'est-à-dire la présence simultanée de deux éléments distincts ou incompatibles. Au passage, il ne manque pas d'analyser le rôle social ambivalent d'un réflexe qui tout à la fois manifeste l'élan vital et brime les comportements hors normes. Si cette oeuvre, qui doit beaucoup à une tradition classique, méconnaît les manifestations transgressives, sombres, ludiques ou absurdes, du rire, elle n'en demeure pas moins capitale pour qui veut comprendre le « propre de l'homme ».

  • Dossier : le jeu du comédien au XVIIIe siècle 1. La théorie de la distanciation : un simple paradoxe ?
    2. La déclamation remise en question 3. Le «caractère» joué 4. La mise en espace d'une pièce : portrait ou tableau ?
    5. Une hégémonie de l'acteur ?
    Chronologie, notes et bibliographie par Sabine Chaouche Présentation . Genèse et publication du Paradoxe sur le comédien . Le retour aux sources de l'art : une esthétique classique . Diderot contre le règne du naturel Qu'est-ce qui fait le grand acteur ? A cette question, Diderot répond en bravant l'opinion de son temps. Le comédien n'a pas à ressentir les passions qu'il exprime ; c'est par l'étude des grands modèles, la connaissance du coeur humain et un travail assidu qu'il parvient à incarner ses différents rôles. Cette thèse de Diderot est-elle si novatrice ? Pour en mesurer la portée, il faut la replacer dans la suite des théories sur l'art du comédien élaborées avant lui.

  • Marguerite Duras

    Laure Adler

    Qui était Marguerite Duras ? Experte en autobiographie, professionnelle de la confession, elle a pris tant de masques et s'est tellement plu à brouiller les pistes que c'est presque une gageure de vouloir distinguer la vérité de la fiction. Ce qu'il y a dans les livres, disait-elle d'ailleurs, est plus véritable que ce que l'auteur a vécu.
    Fruit des relations amicales que Laure Adler eut avec elle pendant une douzaine d'années, et de patientes recherches, cette biographie, sans avoir la prétention de dire la vérité du personnage, tente cependant de démêler les différentes versions que Marguerite Duras a données de sa vie. Elle essaie d'éclairer les zones d'ombre que l'écrivain a mises en scène avec tant de talent : la relation avec l'Amant à la fin de l'enfance, son attitude pendant la guerre et la Libération, ses passions amoureuses, littéraires et politiques. Car la vie de Marguerite Duras fut aussi celle d'une enfant du siècle, d'une femme profondément engagée dans les combats de son temps.

  • Observations d'un artiste sur son art. L'acteur et metteur en scène traite de sujets comme la vocation, le comportement de l'acteur, l'intrigue, l'action et le mouvement, le texte et le jeu, etc.

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  • Entre littérature et spectacle, le théâtre s'appréhende de manière privilégiée dans la rencontre d'un texte et de sa mise en scène, d'un personnage et de l'acteur qui l'interprète, de la scène et de la salle. Comment comprendre cette rencontre ? S'opère-t-elle de la même manière à toutes les époques et dans tous les genres dramatiques ? Et comment rendre compte d'écrits dont l'interprétation est susceptible de diverger radicalement d'une mise en scène à l'autre ? En synthétisant les théories du théâtre depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, la présente anthologie met en lumière l'essence et la richesse de ce genre polymorphe.
    Elle souligne l'importance d'un art inscrit dans la cité et qui en reflète les interrogations. Cette anthologie rassemble les plus grands textes sur le théâtre, d'Aristote à Bernard-Marie Koltès, en passant par Shakespeare, Diderot, Beaumarchais, Hugo, Musset, Artaud, Brecht, Beckett, Genet ou encore Vitez.

  • Essai sur l'oeuvre de l'écrivain Jean Genet. Ce dernier, tout au long de ses livres, analyse ce que signifie être un minoritaire. Il inventorie les mille et une manières qu'a imaginé l'ordre social pour imprimer la honte dans le coeur des gens qui ne sont pas comme les autres, et invite paradoxalement les déviants à revendiquer ce sentiment.

  • Il nous a fait redécouvrir La Fontaine, Rimbaud et Céline. Il incarne l'esprit et le panache de la langue française.

    En prose, en vers et même en verlan, il a donné sa voix à d'immenses auteurs, auxquels il sait faire respirer l'air de notre temps - en racontant la fureur du Misanthrope à l'ère du téléphone portable, ou la sensualité de "La Laitière et le pot au lait" sur l'air d'une publicité pour Dim.

    Il a quitté l'école à quatorze ans pour devenir apprenti coiffeur. Il est aujourd'hui l'un de nos plus grands comédiens, célébré pour ses lectures-spectacles, couronné par la Mostra de Venise pour son rôle dans son dernier film, L'Hermine.

    Dans son autobiographie, Fabrice Luchini livre le récit d'une vie placée sous le signe de la littérature, à la recherche de la note parfaite.


  • L'auteur poursuit la réflexion qu'il avait initiée avec«Le sexe et l'effroi». En s'appuyant sur des sources iconographiques variées (Bosch, Dürer, Monsu Desiderio, Raphaël, Titien, Rembrandt, Rubens...), il pose la question des origines de l'être et exprime l'indicible.


  • Analyse du théâtre à travers sa place dans l'art contemporain, dans le discours, son influence sur les hommes politiques et les spectateurs, ses difficultés à trouver sa place, sa facette philosophique, etc.

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  • L'auteur s'interroge sur la manière dont le jeune provincial William Shakespeare, sans réseau personnel ni éducation, a pu venir à Londres vers les années 1580 et devenir en peu de temps le plus grand dramaturge de son siècle. Mention spéciale (prix Pierre-François Caillé de la traduction 2015) décerné à M.-A. de Béru.

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  • Pourquoi monte-t-on une pièce ? Qu'est-ce que la vocation ? Qu'est-ce qui fait exister les personnages ? Louis Jouvet, en homme de théâtre et en comédien, répond à ces questions et à beaucoup d'autres, notamment sur les pièces et les mises en scène de Molière et de Giraudoux. Réunit des textes d'époques diverses de sa carrière.

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  • Qu'est-ce que la voix humaine ? quelle est la force que la voix fait vivre ? quelle est la force qui fait vivre la voix ? derrière ces questions, une très longue et extraordinaire odyssée entre le corps et la pensée se dessine.
    Pour comprendre la voix, il faut survoler quatre milliards et demi d'années, depuis l'apparition de l'adn sur notre planète bleue. la flèche du temps nous a conduits de la cellule au larynx, de notre cerveau au langage, de notre écoute à la voix. c'est le processus de l'évolution. la voix véhicule la pensée, les rêves ; elle est la source de la créativité de l'homme. voilà environ cinq millions d'années, l'homo vocalis est né.
    L'approche de la galaxie cérébrale nous permet de répondre à cette question fondamentale : la voix est-elle innée ou acquise ? comment la voix qui mue à l'adolescence peut-elle se tromper de chemin ? pourquoi devient-elle enrouée ? existe-t-il une voix normale ? comment les chanteurs, les comédiens, les avocats, les enseignants, les hommes politiques, les imitateurs et les ventriloques utilisent-ils leur voix ? notre voix révèle les cicatrices de notre vie.
    Elle exprime notre moi intime. elle est sexuée. comment exerce-t-elle son pouvoir de séduction ? sommes-nous toujours ses complices ? cette merveilleuse machine mécanique et émotionnelle est-elle arrivée au bout de son parcours ?.

  • Robert Wilson

    Collectif

    Retour sur la vie et la carrière du metteur en scène de théâtre R. Wilson à travers des photographies de ses plus grandes créations sur scène, des anecdotes, et les témoignages de ceux qui ont travaillé avec lui : artistes, designers, compositeurs, acteurs et actrices, critiques, etc.

  • L'auteur raconte ses souvenirs d'acteur, de spectateur et de lecteur à propos de Shakespeare. Un tragédien qui s'adresse à tous.

  • C'est d'un parcours que ce livre parle. Celui que Peter Brook commença à Paris avec Timon d'Athènes en 1974 et qui s'est poursuivi jusqu'à Hamlet un quart de siècle plus tard. Refusant l'immobilité, Brook est passé ainsi du cycle du coeur au cycle du cerveau. À travers le «théâtre des formes simples», le metteur en scène a aussi bien visité des chefs-d'oeuvre du répertoire qu'adapté de grands textes des cultures non européennes. Il a dispensé des leçons d'ouverture qui lui ont permis d'aborder des territoires inconnus ou d'explorer la «planète secrète» du cerveau. Il a fait sienne une conviction:celui qui n'avance pas recule. Les Bouffes du Nord, théâtre devenu emblématique, ont servi de foyer à une quête accomplie à travers des spectacles aussi célèbres que La Conférence des oiseaux, La Tragédie de Carmen, La Cerisaie, Le Mahabharata, La Tempête et, plus récemment, L'Homme qui ou Je suis un phénomène. Ainsi Brook affirma-t-il son art du théâtre. Art de la relation. Art de la présence et de l'immédiateté sur fond de mémoire des origines ou d'expédition au coeur de la maladie:révéler ce qui est caché, voilà son but. Art réalisé grâce à des acteurs venus d'horizons différents et soucieux de conquérir un public qui reconstitue la communauté tout entière. Un théâtre de l'affirmation et de la plénitude. C'est en témoin que Georges Banu écrit. Nourri par la connaissance directe du parcours de Peter Brook aux Bouffes du Nord, il conjugue l'analyse et l'aveu en signant un livre personnel où l'on retrouve la trace de cet art lumineux où, toujours, la vie l'emporte.

  • Et la voilà, l'étoile qui me guide en toutes circonstances : le rêve. Pour moi, la vie est un gros gâteau, avec des tranches de réalité et des tranches de rêve. Ce sont ces dernières que j'avale avec le plus d'appétit, et ça depuis l'enfance.
    Bien sûr, au fil des temps, j'ai abandonné l'idée d'être Tarzan ou Geronimo, et après quelques années de latence, j'ai trouvé, après avoir découvert Danny Kaye, le « truc » : devenir acteur. Ainsi, je pouvais continuer à poursuivre mes rêves d'enfance, jouer à être un autre. Vivre mille aventures à travers les personnages que j'interprétais. Je suis devenu publiciste, avocat, assistant social, psychanalyste, mais à ma façon. Seulement voilà, être comédien, c'est quoi ?
    /> Donner vie à des personnages que vous n'êtes pas, avec le plus de réalisme possible, de vérité surtout. Et paradoxalement, c'est toujours moi qu'on retrouve derrière ces personnages et non le contraire. C'est peut-être pourquoi j'ai toujours douté d'être un comédien. C'était toujours moi, confronté à des situations comiques : distrait, inadapté, malchanceux, timide.

  • Tchekhov

    Henri Troyat

  • Cette enquête tente de retrouver, à travers textes et peintures de vases, les représentations que l'homme grec se faisait de lui-même.

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