Lansman

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    Han

    • Lansman
    • 15 Juin 2008
  • A l'initiative du Centre International de Formation en Arts du Spectacle, Anatoli Vassiliev a dirigé, du 17 au 25 février 1992 à Bruxelles, un stage de formation à propos de Bal masqué, de Mikhaïl Lermontov, pour des comédiens et metteurs en scène professionnels.
    Jeanne Pigeon, du Centre de Sociologie du Théâtre de l'Université Libre de Bruxelles, a suivi l'ensemble des travaux à la demande du CIFAS. Le présent ouvrage rassemble les " minutes " du stage, suivies d'une postface d'Anatoli Vassiliev et d'un entretien avec Valérie Dréville - titulaire du rôle de Nina lors de la création de Bal masqué à la Comédie Française à Paris - qui a également assisté à l'ensemble du stage.
    Le Centre International de Formation en Arts du Spectacle contribue à l'information, la formation et la diffusion des arts du spectacle à un niveau national et international, et offre des aides aux jeunes compagnies théâtrales francophones de Belgique. En matière de formation continue, le CIFAS organise régulièrement des stages de haut niveau dirigés par des maîtres de renommée internationale.

  • Parler du corps au théâtre est une tautologie.
    Si le théâtre est regard et écoute, le corps humain est le support scénique par excellence de ce qui est donné à voir et à entendre. Immense, la thématique du corps au théâtre renvoie au spectacle, au corps de l'acteur, bien sûr, mais aussi au texte et au corps virtuel du personnage, support de l'incarnation, de la parole mise en bouche. C'est cette optique textuelle que la plupart des travaux publiés ici privilégie.
    Des spécialistes de théâtre espagnol contemporain et des auteurs de théâtre espagnols (José Sanchis Sinisterra, Rodrigo Garcia, Alfonso Zurro et Francisco Portes) se sont interrogés surtout sur l'écriture dramatique, achevée ou en cours d'achèvement, Quel est le rôle du corps dans le type de communication théâtrale choisie par le dramaturge ? La communication non verbale constitue-t-elle une priorité, un simple accompagnement de la communication verbale ou est-elle éludée par le texte dramatique ? Que se passe-t-il quand le langage corporel se substitue complètement au langage des mots ? Comment le dramaturge travaille-t-il la parole dramatique ? L'auteur a-t-il conscience d'écrire avec son corps, en utilisant son énergie, son souffle, son regard, ses gestes ? Comment les corps deviennent-ils des corps pour la scène, des corps en scènes ?

  • Le roman espagnol contemporain, envisagé ici depuis les années quatre-vingt construit un discours sur le corps.
    Il participe pleinement, avec le cinéma, le théâtre, la photo, les médias, du mouvement de conquête et de dévoilement qui a placé, au terme d'une histoire récente souvent obscurantiste et d'une Transition ambiguë, le corps au premier plan. Mais il doit faire face à un autre défi : raconter le corps, c'est faire concurrence aux arts de l'image. Sa réponse c'est de proposer une véritable aventure de lecture.
    S'il montre en effet, à travers une galerie des personnages les plus actuels, le corps au plus près, saisi sous une forme de plénitude, sexuelle et gratifiante, sordide et criminelle, il n'en affiche pas moins la distance et les détours qui font le prix et le plaisir de la lecture. Par l'humour, la mythologie, l'hommage textuel, l'écriture cryptée, la physiologie, le jeu avec les genres, le récit affronte la résistance du corps à être raconté.
    Il finit ainsi par mettre en cause le sexe des mots et le corps de l'écrivain. Ce livre salue la permanence d'un grand romancier, Juan Marsé (El caso del escritor desleido-1994), joue avec l'hommage que rend le jeune Manuel de Prada avec Conos (1995) aux Senos (1917) de Ramon Gomez de la Serna, s'attache aux auteurs les plus lus des générations nouvelles : Javier Marias (Todas las almas-1989, Corazon tan blanco-1992 et Mañana en la batalla piensa en mi-1994), Antonio Muñoz Molina (Plenilunio-1997), Julian Rios (Larva-1984), Lucia Etxebarria, témoin de l'essor de la littérature des femmes avec Amor curiosidad, prozac y dudas-1997, Beatriz y los cuerpos celestes-1998, et De todo lo visible y lo invisible-2001.
    Le roman espagnol d'aujourd'hui n'est pas seulement symptomatique de la libération sexuelle de l'Espagne postfranquiste, sa modernité l'intègre pleinement à la littérature européenne. La littérature espagnole est bien passée, comme l'a dit un de ses critiques "de l'élision du corps et du désir à la prise de pouvoir de la pulsion corporelle comme unique réalité". A ce titre il faut souhaiter qu'il soit mieux connu encore du public francophone.

  • Cet ouvrage traite des principaux problèmes rencontrés dans la mise en place et l'animation des ateliers-théâtre. Il interroge les différents modèles qui en conditionnent le fonctionnement et il propose des pistes concrètes pour instaurer des approches collectives et variées du jeu théâtral, allant de la simple mise en jeu au jeu maîtrisé.

    L'ouvrage fait confluer deux recherches, l'une vouée aux pédagogies du théâtre, l'autre consacrée aux esthétiques théâtrales. Ainsi sont posés d'emblée deux principes directeurs : tout d'abord, c'est en rassemblant les participants autour d'un projet de fiction qu'on leur permet de s'exprimer et de progresser dans la maîtrise du jeu théâtral. Ensuite, il n'y a pas de bon projet de fiction sans le soutien d'un fin travail dramaturgique et d'une forte esthétique de référence, pour alimenter, susciter et canaliser la créativité des joueurs.

    Loin des listes obligées de jeux et d'exercices, ce livre défend la conception d'un atelier qui trouve à renouveler sans cesse ses parcours grâce aux fictions qu'il traverse. Il s'adresse aux artistes intervenant dans les ateliers, aux animateurs désireux de promouvoir les activités théâtrales dans leurs structures, aux enseignants qui encadrent des ateliers, aux chefs de troupes amateurs, mais aussi à tous ceux qui s'intéressent à l'art et la manière de faire du théâtre.

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