Pu De Rennes

  • Comment parler des spectacles que l'on a vus ? Comment mettre en mots une expérience qui s'inscrit dans l'intimité la plus profonde et se partage en société dans une pratique culturelle ritualisée ? Des spécialistes d'études théâtrales et de littératures française et européenne interrogent la construction d'un récit par le spectateur et témoignent de la force créatrice des discours par lesquels on s'affirme comme amateur de spectacles et où l'on se les approprie jusqu'à les réinventer.

    Avec le soutien du LASLAR de l'université de Caen-Normandie.

  • Les pratiques contemporaines de l'archive sont emblématiques de notre rapport au passé et à la tradition. Rassemblant des textes d'artistes, de chercheurs, de curateurs, ce livre tente de cerner notre actuelle « culture de l'archive » - à l'ère du Big data, de l'autoarchivage des réseaux sociaux, de l'économie de la connaissance qui transforment le spectateur en producteur de savoir, et l'artiste, à bien des égards, en médiateur, en archiveur de sa pratique et en entrepreneur de l'image.

    Avec le soutien de l'université Paris-Diderot et du centre d'étude et de recherche interdisciplinaire de l'UFR LAC. Cette publication est soutenue par le réseau Usages des Patrimoines Numérisés (www.udpn.fr) bénéficiaire d'un financement Idex (Sorbonne Paris Cité).

  • À notre époque, les nouvelles technologies contribuent largement à l'évolution des langages scéniques modifiant profondément les conditions de représentation et intensifiant toujours davantage les effets de présence et les effets de réel.
    Ces technologies sont souvent liées à l'émergence de nouvelles formes scéniques qui transgressent les limites des disciplines et se caractérisent par des spectacles à l'identité instable, mouvante, en perpétuelle redéfinition. Projections, installations interactives, environnements immersifs, spectacles sur la toile, les sens(ations) sont plus que jamais sollicité(e)s. Le performeur y est confronté à un Autre virtuel, à la fois personnage et partenaire.
    Quant au corps, charnel, physique, palpable, il constitue encore la trace incontestée de l'homme dans ces espaces où la déréalisation fait loi. Contrepoint d'une culture du virtuel, le corps semble rester au coeur des dispositifs (scénique, interactif, immersif). Quel(s) corps ces oeuvres convoquent-elles ? Comment ces dernières renouvellent-elles la dynamique entre performeurs, spectateurs et dispositifs ? Quelles sont les diverses modalités d'interpénétration entre le virtuel et le réel dans ces formes d'art ? Voilà autant de questions auxquelles ce livre tente de répondre.
    Celles-ci sont le résultat de plusieurs années de recherche consacrées aux effets de présence et aux effets de réel. C'est le résultat de ces explorations effectuées par l'équipe de recherche "Performativité et effets de présence" de l'université du Québec à Montréal (sous la direction de Josette Féral et Louise Poissant), que le lecteur pourra trouver dans ce premier volume consacré au corps. Body Remix reprend le titre du spectacle de la chorégraphe Marie Chouinard présenté en 2005.

  • Les scènes contemporaines offrent depuis une trentaine d'années une présence forte de l'objet. Celui-ci, sous les auspices de cette « réalité du rang le plus bas » dont Tadeusz Kantor fut en son temps l'un des promoteurs, s'impose même dans certaines pratiques comme le fondement du travail théâtral. Sans valeur marchande et esthétique, cet objet arraché à la réalité a pour partie remplacé l'accessoire de théâtre traditionnel. Du Théâtre du Radeau à la compagnie Deschamps-Makeïeff en passant par les 26 000 couverts, Jean-Luc Mattéoli en étudie les mises en scène.

  • À l'avant-garde des recherches esthétiques de l'après-guerre, l'écriture de Charlotte Delbo se fait à dire et à entendre. Elle choisit progressivement le théâtre et la poésie pour rendre compte de l'irreprésentable d'Auschwitz : Qui rapportera ces paroles ? (1966), Et toi, comment as-tu fait ? (1971). Cet ouvrage, fruit du colloque et de l'année de commémoration de sa naissance, aborde plusieurs thèmes de l'oeuvre dans laquelles poésie, littérature et théâtre se questionnent et s'enrichissent.

    Avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication/DPG - SIAF, Mission aux Commémorations nationales ; l'EA Arts : Pratiques et poétiques ; l'Institut d'histoire de la Résistance de Bergame ; l'association Les Amis de Charlotte Delbo ; la Fondation de la Mémoire de la Shoah ; la Bibliothèque nationale de France.

  • S'appuyant sur le répertoire du théâtre français de thème chinois, cet ouvrage analyse la production et la réception des images de la Chine sur la scène théâtrale du XIXe siècle. Comme pour les lecteurs d'aujourd'hui, la Chine de théâtre est un sujet à la fois familier et étrange, proche et éloigné, épuisé mais exploitable : tous ces paradoxes concourent à créer sur la scène française une Chine kaléidoscopique.

    Avec la soutien de la Chiang Ching-Kuo Foundation for International Scholarly Exchange.

  • Si certains critères de dramaticité ne sont plus pertinents, certains constituants s'en trouvent réactivés (l'adresse, le rapport à la parole, le corps de l'acteur), qui revendiquent une proximité retrouvée. Il se pourrait qu'aujourd'hui encore le terme de drame soit efficient en s'inscrivant au coeur d'une forme - le monologue - qui explore la parole quand elle se fait action, et ce, quel que soit le caractère hétérogène des écritures textuelles et scéniques qu'elle emprunte, à l'aune du théâtre dit postdramatique.

  • La technologie, loin de nous éloigner des questions esthétiques, nous ramène toujours à l'essentiel : au corps scénique, au dialogue du performeur avec l'espace et le temps, au processus d'absorption du spectateur. Véhicule puissant de présence et d'effets de présence, elle suscite des effets perceptifs, sensitifs, cognitifs, forçant le spectateur à être confronté à de nouvelles formes de narrativité. À ces développements s'ajoute une section entièrement consacrée à l'oeuvre impressionnante de Janet Cardiff.

  • Cet ouvrage montre la diversité des écritures contemporaines du traumatisme, partant de l'oeuvre de Charlotte Delbo au répertoire international, en privilégiant les expériences et écritures de femmes. Du traumatisme, qu'est-ce qui peut se transmettre ?...

  • Cette réplique de Fin de partie peut être considérée comme programmatique de tout un pan du théâtre comique contemporain. Ce théâtre ne craint plus de faire commerce avec la mélancolie, de s'aventurer sur les territoires les plus violents de l'histoire du XXe siècle, d'entretenir des liens étroits avec les désastres intimes et collectifs, d'explorer tout le lamentable de la vie humaine, de réinventer de drôles de tragédies. De Tabori à Renaude ou Kermann, de Durif ou Lemahieu à Srbljanović en passant par Levin, Vinaver ou Schwab, les théâtres ici explorés témoignent également d'une quête de résistance et d'une roborative obstination à vivre.

  • Loin d'être une simple forme canonique, le monologue se révèle protéiforme, paradoxal et transgressif, repoussant sans cesse les frontières qui pourraient le définir, et s'impose, dans ses formes comme dans ses enjeux, comme un lieu d'expérimentation, d'exposition de l'acteur aux prises avec son personnage, un moment singulier de virtuosité, de trouble et d'interrogation.
    Plus encore, pouvant tresser la théâtralité la plus ostensible avec la plus grande intensité fictionnelle, il est un point de condensation exemplaire à travers lequel toute la relation théâtrale se retrouve interrogée. Ce volume explore ses incarnations et les questions qu'il soulève dans leur multiplicité, au fil d'une traversée historique centrée sur trois moments clés de notre modernité occidentale.
    Il s'attarde tout d'abord sur l'aube du théâtre . dramatique" européen (comédie italienne de la Renaissance, théâtres élisabéthain et du Siècle d'or espagnol, drame baroque allemand, théâtre pré-classique et classique français), avant d'interroger la mise en crise de ce modèle telle qu'elle se joue autour de la fin du XIXe siècle (de Jules Laforgue à Ibsen en passant par le monologue fumiste), pour enfin s'attacher aux enjeux du "solo sur la scène contemporaine, des écritures dramatiques françaises à la performance américaine, et s'ouvrir également à la question du monologue au cinéma.

  • Le théâtre britannique des années 1990 est celui d'une avant-garde constituée de jeunes auteurs, dont les pièces provocantes ont pris de court à la fois les critiques et les spectateurs, avec leur cocktail grisant de sexe, de violence et de poésie de rue.
    Si aujourd'hui ces auteurs, au premier rang desquels figurent Sarah Kane, Mark Ravenhill et Anthony Neilson, font partie du canon du théâtre britannique contemporain, leur essor dans les années 1990 a suscité la controverse et a fait scandale. In-Yer-Face Theatre, dont la première édition au Royaume-Uni date de 2001, a été le premier ouvrage consacré à ce formidable phénomène de création et d'innovation théâtrale foisonnante et polémique.
    L'ouvrage montre que des pièces telles que Trainspotting, Blasted et Shopping and Fucking sont bien davantage que des oeuvres relevant d'une volonté de choquer ; envisagées dans une perspective d'ensemble, elles constituent une critique incisive de la vie moderne, centrée sur les phénomènes de violence, la mise en question du masculin, le mythe du post-féminisme et la futilité de la société de consommation.
    Traduit par Nicolas Boileau (université d'Aix-Marseille) et Delphine Lemonnier-Texier (université de Rennes 2), cet ouvrage incontournable sur les auteurs du théâtre britannique contemporain est désormais disponible en français. Il contient non seulement le témoignage d'un spectateur de la première heure de ces pièces qui sont devenues des classiques modernes, mais également des entretiens détaillés avec les auteurs, dont la liste comprend Sarah Kane (Blasted), Patrick Marber (Closer), Patrick McDonagh (The Beauty Queene of Leenane), Mark Ravenhill (Shopping and Fucking), Anthony Neilson (Penetrator) et Philip Ridley (The Pitchfork Disney).

  • Ce livre enquête sur les sons du théâtre et il veut cerner la perception auditive du spectacle à l'époque moderne. On sait aujourd'hui que le public des XVIIe et XVIIIe siècles allait aussi à l'opéra pour admirer les changements à vue, machineries et effets spéciaux qui agrémentaient la représentation, ou encore pour profiter d'un ensemble d'impressions visuelles et sonores dépendant de ce qui se passait dans la salle elle-même. Il en va de même pour le théâtre parlé, que l'on allait alors « ouïr » autant que regarder.

  • Que dit le cinéma - documentaire ou de fiction - sur la naissance des oeuvres, qu'elles soient celles des autres arts ou les siennes propres? Pourquoi et en quels sens le cinéma est-il un instrument privilégié et fécond d'observation, d'analyse et d'interprétation de la genèse des oeuvres d'art? Que nous apprend le cinéma sur la relation du créateur à son oeuvre et sur les opérations de la création que celle-ci soit entendue comme l'acte par lequel une oeuvre d'art est instaurée comme nouvelle et significative, ou qu'elle soit pensée comme la première manifestation publique d'une oeuvre d'art quand elle doit d'être représentée ou exécutée? Telles sont les principales questions de cet ouvrage. La création n'y sera pas abandonnée à son mystère, à sa fulgurance ou à sa généralité. Au contraire, elle sera approchée au plus près des oeuvres, des artistes, des gestes et des processus.

  • Si l'histoire du théâtre populaire a d'abord été considérée à partir de son projet politique, cet ouvrage témoigne que ses dimensions artistique et esthétique méritent tout autant l'attention. Privilégiant une approche historique et pluridisciplinaire (études théâtrales, lettres, histoire et sociologie), il resitue les contributions spécifiques d'artistes comme Firmin Gémier, Romain Rolland, Maurice Pottecher, Jacques Copeau ou Jean Vilar à l'histoire du théâtre, en en montrant l'ambition réformatrice.

  • Cet ouvrage analyse les tendances du répertoire du théâtre jeune public, joué par des comédiens adultes pour des publics d'enfants et de jeunes. L'observation d'un corpus de 119 pièces montre que, paradoxalement, l'identité de ce répertoire semble se construire lorsque les textes ne s'adressent plus au « jeune public » mais à un « tout public ». Ce qui distingue alors ce répertoire du théâtre général est une certaine façon de parler du monde, des choses compliquées avec simplicité, au sein de ce qui deviendrait une problématique majeure : grandir.

  • Ce manuel retrace l'histoire de la tragédie française et propose une anthologie de 102 extraits, permettant de suivre concrètement l'évolution du genre dans ses différentes modalités, du XVIe au XVIIIe siècle. Genre prestigieux, la tragédie ne fleurit qu'à certaines périodes très limitées, moments de transformation historique.

    Sommaire :
    L'âge classique, le théâtre et le tragique

    * Tragique et tragédie
    * Les âges classiques de la tragédie

    La Renaissance et le baroque

    * La tragédie de l'épreuve (1550-1584)
    * Entre l'épreuve salutaire et la violence complaisante (1585-1628)

    La dramaturgie classique

    * L'instauration d'une discipline
    /> * L'art comme imitation
    * L'économie des oeuvres

    La tragédie héroïque et politique

    * L'énergie mise en scène
    * Corneille et la tragédie épique (1637-1643)
    * Le politique et le romanesque (1643-1653)

    De l'héroïque au romanesque et au tragique (1653-1677)

    * Vanité des intrigues, fatalité des passions, impossibilité de l'héroïsme
    * Le tragique racinien

    Les dernières réussites d'une forme (1673-1793)

    * De Quinault à Crébillon en passant par Esther et Athalie (1673-1717)
    * La tragédie mélodramatique et la tragédie antifanatique (1718-1743)
    * La mort d'un genre

    Anthologie
    Chronologie
    Chronologie synoptique

  • Fondé sur les recherches récentes concernant la notion de dispositif, cet ouvrage étudie un corpus de « scènes érotiques » empruntées à diverses époques et issues de plusieurs disciplines : les arts du spectacle, les arts plastiques, le cinéma, la photographie et la littérature. L'intérêt du dispositif tient finalement moins dans sa capacité à organiser le monde qu'à le défaire : en effet, la très forte dimension subversive de nombre de représentations étudiées dans cet ouvrage révèle la puissance politique de la scène érotique.

    Avec le soutien du CELLAM et de léquipe d'accueil d'Arts : pratiques et poétiques de l'université Rennes 2.

  • Ce volume aborde l'oeuvre de Schleef dans ses diverses dimensions, à partir de la question de la matérialité. Non seulement ses mises en scène, ses pièces et ses textes sur le théâtre sont évoqués, mais également des aspects moins connus, par exemple son roman, ses peintures et ses photographies, ainsi que les liens susceptibles de se tisser entre ses différents travaux artistiques.

    Avec le concours de l'EA 4223 CEREG de l'université Sorbonne Nouvelle-Paris 3.

  • Ce manuel étudie En attendant Godot et Oh Les beaux jours, deux pièces de Beckett devenues des classiques. Contexte, dramaturgie et thèmes majeurs, les articles proposent des lectures critiques utiles aux étudiants, complétées par des regards d'écrivains et de metteur en scène.

empty