Solitaires Intempestifs

  • Enfant de la province (Franche-Comté), fils d'ouvriers (usines Peugeot), Jean-Luc Lagarce voulut très tôt faire du théâtre. Avec quelques amis rencontrés au Conservatoire de Besançon, il fonde une jeune compagnie amateure, La Roulotte, qui deviendra professionnelle.
    C'est pour elle qu'il écrit ses premières pièces, met en scène, adapte, joue parfois et commence la rédaction d'un Journal qu'il tiendra jusqu'à la fin de sa vie, à 38 ans, mort du sida le 30 septembre 1995.
    Grand lecteur de romans, de journaux, dévoreur de films, son théâtre se nourrit de tout cela, mais d'abord de sa famille, de ses amis, de ses amants, mais encore de la vie théâtrale d'hier et d'aujourd'hui. La maladie, l'adieu avant la mort, le retour hantent son oeuvre de plus en plus fulgurante quand l'échéance approche, cependant si le sida habite son corps, le mot n'apparaît dans aucune de ses pièces. Reconnu de son vivant comme metteur en scène, il ne le sera pleinement comme auteur qu'après sa mort ou la scène révélera des chefs-d'oeuvre dont le plus connu Juste la fin du monde. Jean-Luc Lagarce est aujourd'hui un auteur culte, l'un des premiers auteurs contemporains français joués de par le monde et traduit en trente langues.

  • Certains ont eu des lieux de méditation, des rituels, des mythes, comme formes et espaces de recueillement. Nous pouvons peut-être avoir des lieux de théâtre. Des lieux où même si les quêtes aujourd'hui paraissent absurdes, vides, parce qu'on a perdu l'origine des mondes, on entend toujours un appel, sans savoir d'où.

    Ce volume rassemble l'ensemble des textes de Claude Régy publiés entre 1991 et 2011 : « Espaces perdus », « L'Ordre des morts », « L'Etat d'incertitude », « Au-delà des larmes » et « La Brûlure du monde ».

    Dans le cadre du Festival d'Automne de Paris 2016, Claude Régy met en scène Rêve et folie de Georg Trakl au théâtre Nanterre-Amandiers, du 15 septembre au 21 octobre.

  • À travers cet essai, Thibault Fayner retrace la naissance de l'enseignement de l'écriture théâtrale en France et explore les méthodes que chaque écrivain-pédagogue invente pour faire écrire autrui. S'appuyant sur l'analyse des enseignements et des discours des dramaturges, il étudie les différentes manières de conduire l'apprenti écrivain sur les sentiers de la création littéraire et interroge les implications esthétiques des pédagogies. Cet ouvrage nous invite également à réfléchir à une définition contemporaine de l'écriture théâtrale et, de manière plus générale, nous ouvre à de nouvelles perspectives sur les enjeux actuels du monde de la scène.

  • Quelle mouche me pique, après tant d'années d'exercice légal de la médecine critique, de vouloir porter par écrit un diagnostic hasardeux sur une activité d'aussi peu de valeur fiduciaire ? C'est que j'aurais l'impression, n'écrivant pas ce livre, d'éviter un bilan et de compter pour rien toute une existence d'activité pratique, dans un domaine dont la validité concrète apparaît malaisément mesurable, pour ne pas dire impossible. Le temps est venu d'un peu sérieusement me pencher sur l'espèce de forcerie que constitue cette accumulation de spectacles, saison après saison, sur quelque cinquante ans et qui ont donné lieu à une accumulation de « papiers » en un domaine dont la nécessité sociale s'avère de plus en plus aléatoire.

  • L'oeuvre du spectateur et celle à laquelle il assiste sont deux choses complémentaires, différentes et insolubles. L'oeuvre fait travailler ma mémoire, mon imagination anéantie par l'usure et la consommation molle. Elle excite ma liberté d'éprouver un monde offert - poème, épopée, discours, paysage, portraits, rêve ou voyage. Face à l'oeuvre, comment je travaille. Comment j'oeuvre, spectateur, comment les outils me sont remis pour refaire, comprendre, transcender le monde, y vivre mieux après qu'avant.

    L'invention, c'est le territoire des artistes, leur terrain de jeu. C'est la nécessité pour moi spectateur d'assister à l'émergence d'une surprise, d'une innovation, d'une vision innovante d'un monde inconnu. C'est le besoin viscéral d'avoir affaire à l'ignoré. D'une manière ou d'une autre, j'exige d'être surpris.

  • Correspondances entre Laure Adler et Pascal Rambert et entretiens avec Stanislas Nordey, Arthur Nauzyciel et Caroline Guiela Nguyen.

    Depuis longtemps il fait tout : l'auteur, le metteur en scène, le réalisateur, l'acteur, le chorégraphe, le danseur, le directeur de théâtre. Prétend-il pour autant savoir tout faire ? Non. Il fait des incursions, il allume des feux, il campe, il décampe. Le voyage c'est son mode naturel d'existence. Son territoire c'est les mots. Son obsession le rythme. La langue avec tous ses accidents. Le souffle, la précipitation, la colère, l'envie. Quand la langue s'empare du corps et met la vie en danger. Il écrit pour des personnes il n'écrit pas de rôles. Quitte à ce que ça soit raté. D'ailleurs il préfère l'accidenté au lisse, dans les voix, dans les dialogues, dans les enjeux.

  • Qu'est-ce qui, de l'expérience, peut se transmettre ? Y a-t-il quelque chose qui, de la relation sensible entre un metteur en scène et des acteurs, puisse s'apprendre ou s'enseigner ?

    Les termes ne sont-ils pas réducteurs, sans cesse à redéfinir ? Le croisement des regards, la confrontation des compétences visent à appréhender ces actes d'échange et de transmission que constituent les « directions d'acteurs », et ce, non seulement à travers le discours, mais aussi les intonations vocales, les silences, les comportements, les attitudes, les gestes.

  • Le théâtre le plus actuellement nécessaire et justifié est celui qui offre ce qui manque le plus au monde actuel, monde extraverti du tout-spectacle, adonné au vertige des apparences, de l'image et de l'extériorité : non pas un spectacle qui satisfait, une belle vue, mais un lieu de passage - il y en a si peu - vers la profondeur lente, obscure, imprévue, de nous, de l'autre, des relations humaines et sociales, des énigmes primordiales dont, pour le coup, on peut être certain de l'actualité.

    Pour un théâtre qui tient parole est suivi de Ce que signifiait Laurent Terzieff. Cette lettre posthume au grand comédien à qui le Philoctète de Jean-Pierre Siméon offrit son dernier rôle au théâtre, est, autant qu'un hommage à l'amitié et un témoignage de reconnaissance, un bref manifeste en faveur d'un théâtre fondé dans la langue et la parole des poètes, dont la continuation est pour l'auteur de ce livre une nécessité artistique, morale et politique.

  • La démarche biographique entr'ouverte par La Classe morte s'impose avec Wielopole Wielopole, nom redoublé du village natal. Elle se poursuit dans les spectacles ultérieurs et les textes qui les accompagnent jusqu'à l'ultime répétition du dernier spectacle, Aujourd'hui c'est mon anniversaire (1990).

  • J'aimerais me concentrer sur le courant qui mène du théâtre zéro, à travers le happening et le théâtre impossible, vers le théâtre de la mort. Chacune de ces étapes est importante. Et si je revendique les valeurs que j'ai découvertes, je me garde de traiter ce fait en mégalomane et de considérer que je suis seul à avoir montré la voie car c'est quelque chose qui, dans l'art, ne se produit pas. Découvrir ! - cela se passe comme dans la science.

    Ce volume se propose de constituer une introduction à la vie et à l'oeuvre de l'auteur à travers les mots mêmes de celui qui aura durablement marqué l'art de son siècle.

  • En Europe et dans le monde, Ivo van Hove est désormais reconnu pour la justesse radicale de ses partis pris scéniques. Avec ses collaborateurs fidèles et les acteurs du Toneelgroep Amsterdam, comme au fil d'incursions qu'il mène ailleurs, il échafaude depuis des années un univers singulier en perpétuel renouvellement.

    Qu'il sonde des drames intimes ou s'ouvre à des considérations sociales, qu'il se fonde sur des pièces du répertoire ou sur des scénarios de films, Ivo van Hove pourfend la prétendue distinction entre mise en scène de textes et confrontation sensible de corps et d'images. Théâtre en tension, théâtre d'intensité où se donne à vivre jusqu'au bout de ses tourments l'expérience humaine en quête de réconciliation.

  • Ce livre est une radiographie des centres dramatiques nationaux basée sur la rencontre, en 2018, de l'auteure avec l'ensemble des directeurs. Elle entrecroise leurs paroles, suit des lignes de force, esquisse des perspectives, se fait l'écho des problèmes et de leurs solutions, n'omet pas les autocritiques, les critiques, les inquiétudes, les doutes. Mais elle dit, surtout, que la décentralisation théâtrale française devrait être pour la France toute entière une source de fierté, car les centres dramatiques nationaux sont plus que des lieux de théâtre. Ils sont tout à la fois maisons de l'art, du peuple et de la pensée.

    Le Manifeste, rédigé par l'Association des centres dramatiques nationaux (ACDN), propose de parler de ce que fait l'art à la société au xxie siècle. De mesurer le rôle fondamental des artistes en action, en création, sur tous les territoires. De voir comment l'imagination et la créativité sont l'essence de la mise en action de toute politique culturelle digne de ce nom, capable de construire la société d'aujourd'hui et de demain.

  • Ce que nous attendons du théâtre aujourd'hui‚ ce n'est pas tant de nous représenter le monde tel qu'il est (ce que le cinéma et la vidéo feront techniquement toujours mieux que la scène) que de mettre à l'épreuve les possibles du monde - autrement dit‚ de proposer une représentation expérimentale (exploratoire‚ spéculative‚ en mouvement.) du monde tel qu'il n'est pas censé être ou devenir. Et de le faire dans le temps et l'espace d'une assemblée de curiosités‚ de sensibilités‚ de singularités.

  • Considérer Koltès comme un dramaturge, ce n'est pas minorer les enjeux d'une oeuvre marquée par la littérature et par le cinéma, autant que par le théâtre. C'est être attentif eu dialogue de son écriture avec la scène, qu'elle soit rêvée ou réelle. Les essais réunis dans ce livre traitent de la façon dont Koltès a voulu répondre par le théâtre à la réalité contemporaine, en accordant une importance particulière au statut de l'énigme et du secret dans son oeuvre.

    L'ouvrage se compose d'une série d'essais sur le théâtre et l'écriture de Bernard-Marie Koltès : sur l'importance du thème de l'ombre et la lumière, sur l'invention par Koltès des « lieux » de ses pièces en rapport avec l'art de Chéreau, sur le rapport de ces lieux à l'espace du théâtre, sur la place centrale de l'enfance des Amertumes à Roberto Zucco, sur la pertinence ou l'« intempestivité » de Koltès dans l'époque, sur des motifs cachés dans Combat de nègre et de chiens. Il sera augmenté d'une introduction en forme de synthèse à propos de vingt-cinq ans de relation critique et théâtrale à cette oeuvre et d'un chapitre sur les représentations de l'étranger sur scène, inspiré par la mise en scène de Combat de nègre par Michael Thalheimer et de la polémique à la Comédie-Française sur Aziz dans Le Retour au désert.

  • L'Etat devrait faire très attention au budget culturel et très attention à ne pas dévoyer la culture, parce que, finalement, depuis les premiers dessins sur des parois de rochers, l'humanité demeure par certaines traces que l'invention de certains artistes a laissées, et ces traces s'opposent à la bêtise massive, au mensonge, à la falsification des faits que représente le monde politique. Il faut que l'Etat comprenne qu'il doit subventionner l'art justement parce qu'il est un élément de contestation, parce qu'il est le contraire de l'Etat, la subversion même, le renversement des valeurs, et c'est à ce titre que l'art est indispensable et non pour servir à répandre une fausse culture dans une masse qu'on prive justement de sa pensée créatrice et de sa liberté de jugement.

  • Cet essai est une tentative de description des grandes mutations qui affectent la scène contemporaine depuis les années 1990. Il ne prétend pas faire le tour des textes et des poètes qui écrivent aujourd'hui pour la scène. Il se limite à décrire un certain type d'écriture, celle qui part du plateau, sous toutes ses formes, textuelle, visuelle, plastique, sonore. De nombreux artisans du plateau cherchent et inventent aujourd'hui de nouvelles relations à l'écriture. Leur enjeu n'est plus d'opposer texte et spectacle, pièce et mise en scène. Ce livre tente de saisir comment les artistes d'aujourd'hui, en ce début de XXIe siècle, rebattent les cartes de la création, et par l'écriture du plateau, déconstruisent les catégories du siècle précédent.

  • Ce livre est une invitation au voyage, dans l'univers d'une troupe qui fait le tour du monde, au propre et au figuré. C'est le témoignage d'un spectateur privilégié qui a croisé le monde du Soleil à travers plusieurs fronts, celui des spectacles, mais également celui des combats politiques, pour les sans-papiers, contre le siège de Sarajevo ou pour la reconnaissance du Tibet. Et puis plus récemment, en 2011, durant le tournage du film, Les Naufragés du fol espoir, j'ai pu mesurer la force exceptionnelle de cette troupe, sa détermination, sa générosité, son engagement, et surtout sa cohérence absolue, qui fait durer l'aventure depuis près de cinquante ans.

    Si le Théâtre du Soleil a une âme, c'est sans doute parce qu'il a trouvé l'énergie d'un lieu véritable. Un abri, un refuge, un bivouac qui résiste dans un monde pour le moins désenchanté. La Cartoucherie logée en plein cour du bois de Vincennes a permis de donner corps et pierre à l'utopie que chacun des acteurs porte dans son cour et son esprit depuis trois générations. Une utopie qui ne cesse, jour après jour, de continuer à faire oeuvre.

    Dès ses premiers spectacles dans les années 1970, le Théâtre du Soleil revendiquait une véritable écriture de plateau, par le biais de « créations collectives » comme 1789 ou L'Âge d'or, avant de la mettre à l'école des grands textes de Shakespeare ou d'Eschyle, qu'il a su ranimer et transfigurer. Cette écriture de plateau confiée à la troupe, « en harmonie avec Hélène Cixous », trouve une nouvelle vigueur depuis une dizaine d'années, avec des spectacles véritablement écrits depuis la scène, par ceux qui l'habitent, conduits par Ariane Mnouchkine pour rendre compte de notre monde, et le transformer.

    Ces pages sont une flânerie buissonnière et subjective au royaume d'une utopie qui dure, et dont nous découvrons toutes les facettes : l'art des comédiens, l'art des spectateurs, le souci de l'histoire et du grand répertoire théâtral, la force de la musique, la présence du sacré, l'influence de l'Asie, l'importance de l'économie, la nécessité de la politique et l'urgence de la transmission, sans oublier le dialogue avec le cinéma - depuis toujours l'ombre portée sur la scène du Soleil.

    Bruno Tackels

  • Enfant du haut pays de Montbéliard, la campagne au coeur, la maison de l'enfance comme habitation imaginaire, Philippe Minyana est aujourd'hui l'un des auteurs de théâtre français les plus joués, les plus lus. Une figure, comme on dit. Une figure qui au fil de ces entretiens se livre et se dévoile, tisse avec émotion et une déroutante sincérité les fils de sa vie et de son écriture.

  • Dire qu'Anatoli Vassiliev est un metteur en scène ne suffit pas à définir l'épaisseur de son travail‚ loin s'en faut. Il faudra plutôt reprendre un très vieux mot - ici en France complètement défraîchi‚ mais parfaitement vivant pour dire le parcours de Vassiliev : Maître de plateau. Il est de ceux qui élèvent le théâtre au rang d'un art absolu. Une exigence de travail et de vie qui s'inscrit dans la grande tradition de la scène théâtrale russe depuis Stanislavski. Par son travail, Vassiliev rejoint ceux qui écrivent le poème de leur temps, à même le plateau.

    Écrivains de plateau‚ une réalité qui ne prétend pas rassembler une famille esthétique‚ ni même une pratique commune de la scène. Mais plutôt un regard porté sur nos plateaux‚ pour y décrypter les diverses solutions que cherchent les artistes pour raconter notre temps.

  • Qui est Stanislas Nordey ? Il semblait bien urgent de tenter la rédaction d'un livre qui puisse faire la lumière sur un artiste aussi singulier, polémique, radical, démesuré et inclassable. Difficile de nier tout cela au regard de son esthétique, de son parcours, de ses choix de carrière et de textes, du nombre de spectacles créés dans une saison, de sa méthode et de ses engagements. Paysage à découvrir, à traverser et à explorer sur les traces de l'homme de théâtre, ce livre est une tentative de reconstitution et de témoignage pour brosser une identité narrative et raconter une vie de théâtre, une vie publique, donc forcément politique.

    Stanislas Nordey artiste associé au 67e Festival d'Avignon 2013

  • Antoine Vitez, parallèlement à son oeuvre d'homme de théâtre, de traducteur et de poète, dessinait et photographiait. Des milliers de photographies... inconnues du public jusqu'aux expositions « Portraits au miroir » et « Portraits de familles » présentées en 2008 et 2010.

    Autour d'un de ses poèmes et de trente-trois de ses portraits réalisés entre 1959 et 1990, ce livre-album réunit des écrits et des images d'amis, d'artistes et d'universitaires. Éclats de mémoire, fragments d'histoire, ils disent les liens profonds, intimes et poétiques qu'entretenaient théâtre et photographie dans la vie de celui que l'on connaît surtout comme l'un des grands metteurs en scène et pédagogues du XXe siècle.



    Textes de Georges Aperghis, Georges Banu, Anne-Françoise Benhamou, Florence Delay, Catherine Dolto, Brigitte Joinnault, Yannis Kokkos, Chantal Meyer-Plantureux, Jean Métellus, Bernard Morlino, Jack Ralite, Éloi Recoing, Daniel Soulier, Pierre Vial, Michel Vinaver, Jeanne Vitez, Marie Vitez.

  • Pour une politique du spectacle vivant réunit des articles que l'auteur a écrits au fil de l'actualité politique et professionnelle. Ceux-ci traitent aussi bien de la politique du spectacle vivant, de la crise de la diffusion et de la production que de la question du public ou du rayonnement international et furent édités dans diverses revues. Il en sélectionna neuf et ajouta à chacun d'eux un « commentaire ». Ces compléments, « Chroniques aller-retour : 1997-2014 », apportent un éclairage autre et permettent une approche plus libre.
    Le sommaire est éloquent sur l'ambition de l'ouvrage : « Les origines de la crise de la diffusion », « Refonder l'exception culturelle française », « La place du public dans la diffusion », « L'intermittence, la production et la décentralisation », « Quel avenir pour les compagnies ? », « L'optimisme de la volonté »... Et si tout cela pouvait contribuer à la mise en oeuvre d'une politique du spectacle vivant ?

  • Au siècle dernier, vers le début de la décennie 90, j'avais alors presque terminé mes quarante premières années et ma principale activité jusque-là avait été de participer modestement à l'aventure théâtrale française. J'étais à la tête d'une vingtaine de pièces de théâtre. Je tournais un peu en rond dans ce qu'il est convenu d'appeler l'inspiration. Pourquoi écrire une pièce de plus ? Que dire ? À qui ?

    Reprenant des articles publiés autour de ces questions, le présent volume dresse non seulement un portrait de l'un des plus importants écrivains de théâtre français de notre époque mais pose aussi - avec humour - les conditions et nécessités de l'écriture théâtrale.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Depuis plus de vingt ans que j'écris des pièces de théâtre, il me semble avoir toujours plus ou moins pensé cela, même si je ne l'ai pas toujours formulé de façon aussi lapidaire (ce dont je m'excuse auprès de ceux qui m'ont entendu parfois pérorer longuement au cours de ces vingt-trois années...). Pour autant, je n'ai jamais vraiment réussi à dire - du moins à m'expliquer clairement - en quoi le théâtre - particulièrement le théâtre - pouvait m'aider à ne pas "vivre et penser comme un porc". Et c'est à cette question que je voudrais tenter d'apporter aujourd'hui quelques éléments de réponse.

empty