Littérature traduite

  • « Une accoucheuse qui avait appris son art à la maternité de l'Hôtel-Dieu de Paris sous la direction de la fameuse Louise Bourgeois délivra le 13 janvier 1622 la très aimable madame Poquelin, née Cressé, d'un premier enfant prématuré de sexe masculin.
    Je peux dire sans crainte de me tromper que si j'avais pu expliquer à l'honorable sage-femme qui était celui qu'elle mettait au monde, elle eût pu d'émotion causer quelque dommage au nourrisson, et du même coup à la France. »

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  • Très claire introduction au phénomène du totalitarisme, ce livre rassemble deux textes de Hannah Arendt qui se situent dans le sillage immédiat de son ouvrage majeur, «Les Origines du totalitarisme» (1951), qu'il contribue à éclairer et à approfondir. « La nature du totalitarisme » (1954) est une conférence où Arendt traite de la spécificité du régime totalitaire par rapport au despotisme et aborde les thèmes de l'idéologie, de la terreur, de la tyrannie, de la solitude. « Religion et politique » (1953) est un essai où Arendt discute des religions politiques et séculières, et où elle réfléchit à la question de l'autorité.

  • Le livre, ce grand livre, est une reconsidération totale de l'acteur. Il dépouille l'interprète de ses vanités. Il le dévêt de ses clinquants. Il analyse sans pitié ses faux prestiges. Il détruit le cabotinage. Les milliers de spectateurs qui vont au théâtre le soir, à New York comme à Moscou, à Rome comme à Paris, à Berlin comme à Londres, ignorent que ce qu'ils admirent ici ou là sur la scène, depuis le jeu de l'acteur jusqu'à la tenue des groupes, vient souvent de la leçon de Stanislavski. Il n'est pas de comédien authentique qui n'ait, un jour ou l'autre, emprunté sciemment ou non quelques-uns des sentiers de cette analyse. »

  • Éloge de la folie

    Erasme

    Point n'est besoin d'être un seiziémiste patenté pour savourer la cocasserie de cette fatrasie menée allegro con brio, avec un clin d'oeil de temps en temps pour nous rappeler que l'insensé produit du sens.
    C'est ainsi que Claude Barousse présente ce classique des classiques qui, dans la pensée de la Renaissance, occupa une place fondamentale. La folie elle-même décline ses différents avatars, décrit ses manifestations, dit son indignation - en cela servie par une nouvelle traduction décapante, provocatrice et résolument vivante.

  • « Peter Brook n´est pas seulement un metteur en scène et pas seulement un théoricien, même pragmatique, du théâtre. Sans l´avouer, du moins dans ce livre, il a de plus grandes ambitions. Le théâtre est pour lui, à coup sûr, une fin. Mais il est aussi le moyen de fonder et d´entretenir une communauté d´hommes et de femmes capables de porter atteinte, par leur seul exemple, à un ordre établi, d´apporter une inquiétude et un bonheur que d´autres arts du spectacle, trop dépendants des forces économiques qu´ils pourraient dénoncer, ne peuvent faire éclore.
    Voici un livre indispensable à ceux qui aiment le théâtre et à ceux qui ne l´aiment pas. A ceux qui en font et à ceux qui y assistent. Car il y est autant question du public que des interprètes, acteurs ou metteurs en scène, grâce auxquels le théâtre, écrit ou non écrit, peut vivre.»

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  • La dimension cachée, c'est celle du territoire de tout être vivant, animal ou humain, de l'espace nécessaire à son équilibre. Mais, chez l'homme, cette dimension devient culturelle. Ainsi, chaque civilisation a sa manière de concevoir les déplacements du corps, l'agencement des maisons, les conditions de la conversation, les frontières de l'intimité. Ces études comparatives jettent une lumière neuve sur la connaissance que nous pouvons avoir d'autrui et sur le danger que nous courons, dans nos cités modernes, à ignorer cette dimension cachée : peut-être est - ce moins le surpeuplement qui nous menace que la perte de notre identité.

  • « Mère, retourne dans tes appartements, reprends tes travaux [...] discourir est l'affaire des hommes. » Ainsi dans l'Odyssée d'Homère, Télémaque s'adresse-t-il à Pénélope. Révolte adolescente ou misogynie systémique ?
    Pour mieux cerner la violence exercée sur les femmes afin de leur intimer le silence, Mary Beard puise dans l'histoire de Méduse, d'Elizabeth Ire ou d'Hillary Clinton. Elle revisite ainsi, avec humour, la question de l'égalité des sexes et explique pourquoi, depuis deux mille ans, l'on a des femmes qui s'expriment et revendiquent le pouvoir une image détestable.

  • Texte de référence sur l'art du comédien.

  • « Pendant des années, j'ai eu une vie sociale et la facilité avec laquelle je rencontrais les gens ou je leur parlais se reflétait dans mes livres. Jusqu'à ce que je connaisse un homme, et peu à peu, toute cette mondanité a disparu. C'était un amour violent, très érotique, plus fort que moi, pour la première fois. J'ai même eu envie de me tuer, et ça a changé ma façon même de faire de la littérature : c'était comme de découvrir les vides, les trous que j'avais en moi, et de trouver le courage de les dire. La femme de Moderato Cantabile et celle de Hiroshima mon amour, c'était moi : exténuée par cette passion que, ne pouvant me confier par la parole, j'ai décidé d'écrire, presque avec froideur. » Entre 1987 et 1989, après le succès foudroyant de L'Amant qui fait d'elle un écrivain mondialement reconnu, Marguerite Duras se confie en toute liberté à une jeune journaliste italienne sur sa vie, son oeuvre, son obscurité, puis sa gloire, la politique, la passion. Ce dialogue a paru une fois en langue italienne et avait disparu, ignoré des admirateurs de Duras qui vont ici réentendre sa voix.

  • Ecce homo

    Friedrich Nietzsche

    • Theleme
    • 14 Juin 2018

    Ecce Homo, malgré sa brièveté, est l'un des livres les plus importants pour comprendre la pensée nietzschéenne dans son originalité. Au cours de ces quelque cent pages, Nietzsche invente un nouveau type d'écriture, tonitruant et virtuose, qui lui permet de réaliser son programme de « philosophie à coups de marteau ». Nietzsche est ici clair, dense et brillant.
    Rédigé en 1888, il fut publié à titre posthume en 1908.

  • À West Baltimore, dans les années 1980, les gangs et le crack sont le seul horizon des jeunes du quartier. Ta-Nehisi Coates est voué lui aussi à suivre ce chemin dévastateur, mais son père, Paul, ancien Black Panther passionné de littérature, lui fait découvrir Malcolm X et James Baldwin. C'est une révélation. L'adolescent rêveur, égaré dans les frasques d'une famille hors norme, se jure d'échapper à son destin.

    Épopée lyrique aux accents hip-hop portée par l'amour et l'ambition, Le grand combat est l'histoire magnifique d'un éveil au monde, un formidable message d'espoir.

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  • L'être humain devient humain quand il invente le théâtre. La profession théâtrale, qui appartient à quelques-uns, ne doit pas cacher l'existence et la permanence de la vocation théâtrale, qui appartient à tous. Le théâtre est une vocation pour tout être humain. Le théâtre de l'opprimé est un système d'exercices physiques, de jeux esthétiques, de techniques d'images et d'improvisations spéciales, dont le but est de sauvegarder, développer et redimensionner cette vocation humaine, en faisant de l'activité théâtrale un outil efficace pour la compréhension et la recherche de solutions à des problèmes sociaux et personnels.

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  • Avec la « non-école » qu'il a développée depuis 30 ans dans la banlieue de Naples et dans de nombreuses villes du monde, Marco Martinelli a créé une nouvelle pédagogie visant à rendre accessible à la lecture et au jeu les textes classiques aux adolescents. 

  • L'auteur fait le point sur son oeuvre en évoquant souvenirs d'enfance, relations avec la presse et la justice. Il livre des clés sur son passage de l'écrit au cinéma, et sur quelques-uns de ses désirs les plus profonds.

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  • On croit en France que l'écriture n'est pas affaire de technique mais de révélation. Le Russe Chklovski s'évertue à prouver le contraire dans ce petit bréviaire à l'usage de ceux qui ne veulent pas écrire n'importe quoi n'importe comment. On y apprendra ainsi qu'il vaut mieux ne pas se hâter de devenir écrivain professionnel, comment on rédige un article, comment on développe une intrigue, compose un caractère, ou encore pourquoi il faut collectionner les mots.
    En prenant des exemples d'auteurs indiscutables comme Dickens, Maupassant, Tchekhov ou Dostoïevski, il invite autant à réfléchir sur la pratique qu'à mettre en action des procédés à même de prémunir contre une médiocrité qui n'a pas de frontière.
    On ne naît pas écrivain, on le devient, et jamais sans conseils avisés.

  • La méthode qui va révolutionner vos prises de parole.
    Qui ne connaît pas les conférences TED ? Courtes, percutantes, émouvantes, elles ont révolutionné les codes de la prise de parole en public. Une intervention réussie enthousiasme, bouleverse, électrise, et c'est ainsi que les idées circulent et changent le monde.
    Du contenu de votre conférence jusqu'à l'arrivée sur scène, l'équipe TED vous dévoile dans ce guide les secrets d'une bonne prise de parole : réussir son introduction, préparer ses notes, choisir sa tenue... mais aussi structurer son PowerPoint, créer la surprise, communiquer son enthousiasme, transformer son trac en atout. Chaque conseil s'appuie sur les témoignages des conférenciers coachés par TED. Personnalités stars de leur domaine ou anonymes devenus célèbres après leur conférence, tous s'accordent à le dire : cette expérience a transformé leur vie. Alors, à vous de jouer!

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  • La métaphore du théâtre est en psychanalyse, depuis l'invocation par anna o.
    De son " théâtre privé ", habituellement associée à l'hystérie. joyce mcdougall en généralise l'emploi : toute psyché est théâtre, tout " je " est répertoire secret de personnages oubliés, méconnus, en quête d'auteur et de drame, toute psychanalyse est une scène oú se répètent, se déploient et se transforment les scénarios inconscients. ces scénarios, l'auteur les découvre dans ce qu'elle nomme le théâtre de l'interdit, qui reste marqué par å'dipe, et le théâtre de l'impossible, modelé par narcisse.
    En fait ces deux modalités se conjuguent sans cesse. comme le montrent les nombreux cas ici analysés avec une acuité peu commune. plus que les névroses classiques, ce sont les formes les plus déroutantes de la psychopathologie que ce livre envisage théoriquement et cliniquement : la " sexualité addictive ", la " néo-sexualité " de la perversion, les " psychosomatoses " on encore l'" alexithymie ", incapacité d'exprimer et même de ressentir tout affect de plaisir ou de douleur.
    Autant de mises en acte violentes qui recouvrent, plutôt qu'elles ne l'excluent, une mise en scène complexe. c'est bien souvent quand les mots manquent que l'inconscient est le plus demandeur et quand le plateau paraît désert que la représentation, bouffonne ou tragique, est le plus traversée de bruit et de fureur.

  • écrits sur l'art

    August Strindberg

    • Macula
    • 18 Mai 2017

    August Strindberg (1849-1912) a non seulement mis à jour la violence des sentiments et la cruauté des mots dans son théâtre, ses romans mais il a aussi oeuvré en peintre et en critique d'art. Dans ses tableaux, d'où l'humain est banni, une nature sauvage, rude emplit la toile. Rien de joli, d'aimable. Une matière étalée au couteau qui magnifie les éléments de la nature face à l'homme et qui le renvoie à son insignifiance. Une déclinaison de tonalités, une symphonie de couleurs. L'intérêt de Strindberg pour la peinture se double d'un travail de critique. Un oeil perspicace avec une connaissance de la scène artistique nordique et une curiosité pour ce qui se passe ailleurs en Europe.

    Formé par des cours d'esthétique à l'Université d'Uppsala, il étudie avec méthode les différentes théories esthétiques, lit ce qui est publié, se frotte aux classiques. Il s'intéresse à ce que produisent ses contemporains. Et subit l'attraction de Paris. Il y séjourne à plusieurs reprises, fréquente les cercles artistiques, découvre les impressionnistes naissants. Sa connaissance parfaite de la langue française qu'il pratique et écrit lui permet d'être publié sur place. Il voyage en Allemagne, en Suisse. Compare les peintres suédois influencés par l'école française, celles de Düsseldorf, de Munich. Et s'élabore peu à peu un corpus d'articles mettant en opposition la peinture française, produit du climat tempéré à une peinture suédoise, nordique plus âpre, plus rude. Aussi Strindberg développe une curiosité pour l'expérimentation photographique, nouveau média dont il comprit tout de suite les possibilités et comment les explorer grâce à son intérêt pour la chimie. À certaines périodes de sa vie, Strindberg éprouve un profond doute sur l'utilité sociale de toute activité artistique. Ses convictions à la fois politiques et sociales alliées à une sévère misanthropie l'amènent à un rejet de toute expression. Mais perdurent ces textes, ces analyses, dont vingt-six sont à lire au sein du présent recueil.

    Jean Louis Schefer, écrivain, philosophe et critique d'art, s'est imprégné de ces textes « écrits pour un public à éduquer et non pas à satisfaire » et en a tiré une préface éclairante, où la langue de Strindberg fait écho à la sienne. Par la richesse de sa pensée et de son lexique, il dégage toute la poésie des Écrits sur l'art de Strindberg.

  • Le théâtre du monde

    France A. Yates

    • Allia
    • 22 Août 2019

    À quoi ressemblait le Théâtre du Globe, où Shakespeare a créé ses plus grandes pièces ? Cette question difficile, faute de documents, Frances Yates ne l'aborde pas seulement en historienne du théâtre ou de l'architecture : historienne des idées spécialiste des aspects occultes de la pensée de la Renaissance, elle montre que pour vraiment comprendre «l'idée de théâtre» au temps de Shakespeare, il faut en saisir la portée symbolique. Son enquête l'amène à étudier en détail l'oeuvre des «mages» John Dee et Robert Fludd, qui ont aussi oeuvré au développement de l'architecture et à celui de la mise en scène, et la tradition des «théâtres de mémoire». C'est par ce détour passionnant qu'elle arrive à reconstituer le Globe et à montrer ce qui en faisait, sur le plan spirituel, un «Théâtre du Monde».

  • La révolution qui vient

    Hannah Arendt

    • Payot
    • 17 Octobre 2018

    Sur la liberté, les responsabilités civiques, le bonheur, l'effilochement de la pensée avec l'avènement du capitalisme triomphant, la pensée de Marx, la révolution ou encore la guerre froide, un nouveau recueil de la grande philosophe composé de textes inédits en français : essais, interviews, conférences, discours et critiques, depuis un très important essai qu'elle consacra à Karl Marx jusqu'à l'entretien qu'elle accorda en 1964 à Joachim Fest "Comme si je parlais à un mur de pierre".

  • L'acteur invisible

    Yoshi Oida

    "a lire le titre du livre écrit par le grand maître de nô zeami, la tradition secrète du nô, l'esprit occidental évoque instantanément un orient filtré par le brouillard glauque d'une fumerie d'opium.
    En réalité, les secrets comme les mystères sont seulement flous et romantiques lorsqu'ils demeurent inexplorés. dans ce livre singulier, yoshi oida montre que les mystères et les secrets du jeu de l'acteur sont inséparables d'une science très précise, concrète et détaillée, acquise dans le feu de l'expérience. fait typique, il transmet ces enseignements essentiels avec tant de légèreté et de grâce qu'ils demeurent invisibles.
    Tout semble si simple. mais voilà le problème. a l'est comme à l'ouest, rien n'est simple. " peter brook.

  • Textes et entretiens sont réunis ici par Geroges Banu pour mettre en lumière et retracer de la façon la plus exhaustive qui soit le travail, considérabe et majeur dans la scène contemporaine mondiale, de Thomas Ostermeier - un des plus grand metteur en scène de sa génération.

  • «Source d'inspiration pour les tâcherons du savoir, exemple de sagesse froide - ni la mesure de Tocqueville ni l'indignation tempétueuse de Marx -, l'oeuvre de Thorstein Veblen apprend à discerner, au-delà de l'accoutumance à la vie quotidienne, la comédie humaine, la rivalité puérile des adultes en quête d'argent, de gloire et de prestige, jamais capables d'atteindre un but qui fuit à mesure qu'ils en approchent puisque ce but se définit non pas en soi mais par rapport aux conquêtes des autres.» Raymond Aron.

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