Bandes dessinées / Comics / Mangas

  • Avignon

    Willem

    Après Partout et Ailleurs (2008 et 2002 chez Cornélius), après un tour du monde de La Haye à Dublin en passant par Hanoï, Oslo, Ouagadougou, Rome, Talli et Pékin, Willem nous invite au coeur du Vaucluse, dans cette charmante cité médiévale qu'est Avignon. Qui l'aime le suive !
    Cela fait une décennie que Willem s'en va chaque printemps, croquer pour Libération des scènes du festival d'Avignon. Recueil de ces dix années de dessins, Avignon abandonne décors et commentaires pour se concentrer sur les acteurs et leur public, sur cette foule qui parcourt les ruelles de la vieille ville le temps d'un festival. Reprenant avec de nouvelles couleurs des pages initialement parues dans Libération, Willem nous invite à partager sa version à la fois acide, drôle et profondément humaine du festival.

  • C'est chaque fois la même chose : le bonheur et la frustration. Trop de tout au Festival d'Avignon, trop de belles choses, de belles rencontres, de belles personnes, trop d'agacement, de chaleur, de bruits, de choix à faire. Le sentiment qu'on n'en aura jamais fait le tour. Et au bout du compte, on repart toujours avec une image, celle d'un moment sublime dans un spectacle, d'un ciel étoilé dans la Cour d'honneur, de son actrice préférée à une terrasse, ou de son acteur aussi bien sûr, et même son metteur en scène, d'un débat passionné, d'un échange spontané avec des spectateurs. Comment conserver tout cela ? Des photos ? Tout le monde en fait et il y en a tellement dans notre vie de tous les jours... Quel médium choisir alors ?
    Hortense Archambault et Vincent Baudriller, directeurs du Festival d'Avignon de 2004 à 2013 ont eu l'idée géniale de demander à François Olislaeger de dessiner le Festival pour le blog officiel. Avec du papier et un crayon on peut aller partout, dessiner en silence, voir ce que nous n'avons pas vu mais aussi retrouver l'émotion que nous avons partagée. Spectateur privilégié, François Olislaeger découvre la programmation et, au jour le jour, le regard pointu, nous fait part dans son langage, de ses émotions et de ses observations, capte le théâtre dans son souffle premier avec humour, poésie et subtilité. Le théâtre qui est une affaire contingente, éphémère, fragile.
    «Je crois plus fort que jamais qu'un spectacle est comme un livre, disait Odile Quirot, il peut avoir un écho au-delà des spectateurs qui y ont assisté, selon une étrange circulation des idées et de l'énergie.» Le pari d'Hortense Archambault et Vincent Baudriller, est gagné - avec François Olislaeger on refait, vraiment, le voyage d'Avignon, ce Théâtre des théâtres, on découvre, on se souvient.

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