Les Presses Du Reel

  • Fruit d'une enquête au long cours auprès de dix chorégraphes, cet ouvrage établit un vocabulaire de la composition en danse, témoignant des pratiques et opérations qui forment la création chorégraphique contemporaine.
    À partir des paroles recueillies auprès de dix chorégraphes au cours d'une enquête qui s'est étirée sur trois ans, Yvane Chapuis, Myriam Gourfink et Julie Perrin ont élaboré un vocabulaire de la composition en danse. Il s'organise en vingt notions, mises en perspective historiquement ou conceptuellement, suivies de quatre discussions spécifiques et de dix portraits de circonstance.
    Ce livre témoigne de pratiques et d'opérations qui donnent forme et sens aux oeuvres. Ouvrant à des conceptions hétérogènes de la composition, il n'épuise pas le champ des possibles, mais peut servir de repère pour aborder la création chorégraphique contemporaine.

    « [Il s'agit d']un ouvrage substantiel : une somme dans laquelle on peut entrer et sortir à sa guise, selon que l'on questionne tel ou tel mode opératoire. Cette approche transversale est la grande force de l'ouvrage, qui permet d'échapper aux rails monographiques, pour ouvrir au contraire la pensée sur une vingtaine d'opérations d'écriture de la danse. En interrogeant sans relâche le rapport entre composition et interprétation, composition et invention gestuelle, composition et réception. ».
    Journal de l'ADC

  • Un dialogue entre deux danseuses et chorégraphes contemporaines majeures, accompagné d'échanges avec des collaborateurs de Trisha Brown, de textes de ses danseurs, de notes et de la transcription d'une conférence. L'ensemble est suivi d'un essai sur la filiation déliée entre Trisha Brown et Emmanuelle Huynh.

  • La place et le rôle des femmes dans l'art et dans le spectacle vivant, entre 1912 et 2012, aux lisières de la performance et de la danse.
    A l'heure des re-enactements et autres remakes des performances historiques, il semblait important de s'interroger sur la place des femmes dans les avant-gardes des années 1910-1970. Quel regard portons-nous, aujourd'hui, sur les pionnières qui ont profondément modifié la danse et la performance, en Europe et aux Etats-Unis ? Réunis pour la première fois, des historiens, des philosophes, des danseurs et deux chorégraphes ont accepté de faire le point sur leurs recherches. Par-delà les catégories artistiques (danse, performance, action, pantomime, théâtre, music-hall...) et les clivages (théorie / pratique ; forme / fond), ce livre est une invitation à partager leurs questionnements sur le spectacle vivant « au féminin », ses archives et ses références.
    Femmes, attitudes performatives rassemble dix contributions, une « interview performative » de La Ribot et un entretien sur La Part du rite de Latifa Laâbissi et Isabelle Launay.
    Publié suite au colloque international éponyme organisé par Carole Boulbès avec l'Ecole nationale supérieure d'art de Nancy au Centre Culturel André Malraux (Scène nationale de Vandoeuvre-lès-Nancy), en novembre 2012.

  • Les deux danseurs et chorégraphes partagent et comparent les conceptions et références qui fondent leur travail artistique respectif.

  • Entre documentation et recréation : la mémoire et la transmission de l'art de la performance et de la danse contemporaine.
    La transmission des oeuvres performatives et chorégraphiques contemporaines soulève de vifs débats théoriques, esthétiques, politiques, institutionnels, pédagogiques, méthodologiques ou juridiques. Pratiques artistiques éphémères, engageant le corps, réalisées dans la perspective d'un rapport à un public, la performance et la danse contemporaine requièrent des modes de transmission procédant à la fois de l'archive et de la mémoire orale et corporelle. Ce double registre, dont les termes sont trop souvent pensés en opposition, explique pourquoi l'art de la performance et les oeuvres chorégraphiques ont échappé jusque récemment aux institutions patrimoniales qui privilégient des approches archivistiques, documentaires et matérielles de la transmission.
    Ce livre explore les pistes que des approches mémorielles de l'archive permettent d'ouvrir. Les reenactments sont abordés en tant qu'« archives performatives » qui instaurent une circulation entre les documents, les corps, les scripts, les récits d'expériences. Participant pleinement du fonctionnement esthétique des oeuvres et de leurs reprises, la documentation devient moteur de création et suscite de multiples réactivations à travers des expositions, des performances, des sites Internet. De ces réévaluations émergent de nouvelles façons de concevoir les histoires des arts vivants, qu'il s'agisse d'herméneutiques des documents, de laboratoires historiographiques au sein d'expositions, de productions mémorielles au coeur des pratiques artistiques. Pour se développer, ces pratiques requièrent l'invention de structures hétérodoxes ou la convergence des institutions vouées à la culture matérielle et celles consacrées aux répertoires, sans pour autant écarter les dissensus et les frictions indispensables à une « pensée complexe » des phénomènes de transmission.
    Cet ouvrage est issu des journées d'étude Documenter, recréer. Mémoires et transmissions des oeuvres performatives et chorégraphiques contemporaines tenues à Montréal les 2, 3 et 4 mai 2013, un partenariat de la Fondation Jean-Pierre Perreault et de l'Institut du patrimoine de l'Université du Québec à Montréal.

    Anne Bénichou enseigne l'histoire et la théorie de l'art à l'Université du Québec à Montréal. Ses recherches portent sur les archives, les formes mémorielles et les récits historiques issus des pratiques artistiques contemporaines et des institutions chargées de les préserver et de les diffuser.

    Voir aussi Ouvrir le document - Enjeux et pratiques de la documentation dans les arts visuels contemporains (édité par Anne Bénichou).

  • Un panorama des relations entre chorégraphie et exposition, à travers les contributions d'une trentaine d'artistes, chorégraphes, musiciens, cinéastes, théoriciens et commissaires d'exposition internationaux.

    En 2008, le centre d'art contemporain La Ferme du Buisson accueillait le commissaire d'exposition Mathieu Copeland pour la présentation remarquée d'Une Exposition Chorégraphiée. Composée exclusivement de mouvements interprétés par trois danseurs pendant deux mois, l'exposition fit date dans l'histoire des relations entre danse et arts plastiques.
    Au-delà de l'expérience unique qu'elle a constituée pour ceux qui l'ont vécue, Une Exposition Chorégraphiée a nourri une multitude de questions qui ont fait leur chemin pour donner naissance à un ouvrage intitulé Chorégraphier l'exposition.
    Le livre réunit plus d'une trentaine d'artistes plasticiens, chorégraphes, musiciens, cinéastes, théoriciens et commissaires d'exposition internationaux. Formidable panorama des relations entre chorégraphie et exposition, il orchestre une polyphonie de points de vue à partir de cinq prismes : la partition, l'espace, le temps, le corps et la mémoire.

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