Littérature générale

  • Cahiers

    Vaslav Nijinski

    Ajouter au panier
    En stock
  • "Je dirai donc pour commencer : chorégraphier c'est incarner une abstraction. Ou pour mettre la formule dans l'autre sens : une chorégraphie c'est une calligraphie de l'incarnation." Anne Teresa de Keersmaeker

  • Oui, ce corps dansant semble ignorer le reste, ne rien savoir de tout ce qui l'environne. On dirait qu'il s'écoute et n'écoute que soi ; on dirait qu'il ne voit rien, et que les yeux qu'il porte ne sont que des joyaux, de ces bijoux inconnus dont parle Baudelaire, des lueurs qui ne lui servent de rien.
    C'est donc bien que la danseuse est dans un autre monde, qui n'est plus celui qui se peint de nos regards, mais celui qu'elle tisse de ses pas et construit de ses gestes. Mais, dans ce monde-là, il n'y a point de but extérieur aux actes?; il n'y a pas d'objet à saisir, à rejoindre ou à repousser ou à fuir, un objet qui termine exactement une action et donne aux mouvements, d'abord, une direction et une coordination extérieures, et ensuite une conclusion nette et certaine.
    Un réflexion passionnée et passionnante qui ravira les break dancers, les valseurs du dimanche, les amateurs de tango musette, de cucaracha, de bourrée bretonne, de boogie woogie, les couturiers de la fisel, les noctambules de la zumba ou de la tecktonik, mais aussi ceux qui ne dansent pas, qui n'aiment pas danser, les indécollables de la tapisserie comme les amateurs de philosophie. Se détachant de l'utile, la danse est une action poétique. L'homme a découvert le plaisir pris dans le rythme, dans l'enivrement des sens jusqu'à épuisement. L'oralité du conférencier donne à ce bref texte énergique l'ivresse du mouvement sans fin. Observez le ballet des doigts du pianiste, le mouvement de la toupie, tout est danse. Une poésie de l'arbitraire que Paul Valéry nous fait sentir avec sa sensibilité particulière. On assiste en acte autant à une philosophie de la danse qu'à une danse de la philosophie.

    Ajouter au panier
    En stock
  • De retour de sa première visite en Russie depuis son célèbre saut vers la liberté, le danseur étoile Rudolf Noureev, mal dans sa peau, consulte Tristan Feller, psychanalyste du Tout-Paris. Le thérapeute est rapidement déstabilisé par la personnalité hors du commun de « Rudik », qui impose un cours peu orthodoxe à la cure : plongée dans l'histoire d'une légende vivante mais aussi affrontement entre les deux hommes durant lequel se déploient jeux de pouvoir et de fascination.
    À travers ce roman, c'est à un voyage au-delà des masques que nous convie Philippe Grimbert.
      Le lecteur suit la confrontation fasciné, embarqué dans la danse, par un romancier dopé à l'énergie de son modèle. Françoise Dargent, lefigaro.fr Un roman entraînant et intriguant. Fl. B., Le Monde des livres.

    Une dissection très fine et bouleversante de la fragilité des étoiles. Valérie Gans, Figaro madame. 

    Ajouter au panier
    En stock
  • " J'ai vu, un jour, dans les Alpujarras, un oiseau immobile dans le ciel. C'était un petit rapace. Son corps, à mieux y regarder, esquissait bien quelques gestes infimes : juste ce qu'il fallait pour demeurer dans le ciel en un point aussi précis qu'intangible. Sans doute était-ce le sitio convenable pour bien guetter sa proie. Mais il lui avait fallu, pour cela même, renoncer à voler vers un but, ne surtout pas " fendre l'air ", tout annuler pour un temps indéfini. C'est parce qu'il s'était placé contre le vent - parce que le milieu, l'air, était lui-même en mouvement - que le corps de l'oiseau pouvait ainsi jouer à suspendre l'ordre normal des choses et à déployer cette immobilité de funambule, cette immobilité virtuose. Voilà exactement, me suis-je dit alors, ce que c'est que danser : faire de son corps une forme déduite, fût-elle immobile, de forces multiples. "
    Il ne s'agit, dans ce livre, que de regarder et de décrire philosophiquement, autant que faire se peut, un grand danseur de baile jondo, Israel Galván. Il s'agit de reconnaître dans son art contemporain un art de " naissance de la tragédie ". Il s'agit d'écouter son rythme et de reconnaître dans ses mots - au moins trois d'entre eux : la jondura ou " profondeur ", le rematar ou l'art de " mettre fin " et le templar, intraduisible - de grands concepts esthétiques que notre esthétique ignore encore.


  • "Il suffit de peu de mots à l'esprit contemplatif pour effectuer une percée dans le domaine de l'essentiel, inhérent à la poésie. Le haïku est un moyen de nous ressaisir dans notre " être ici-et-maintenant " par une condensation des perceptions qui offrent un accès direct à l'illumination de la conscience.
    Ces courts poèmes ne suivent pas un ordre particulier. Ce sont plutôt des miroirs qui reflètent " les choses comme elles sont en elles-mêmes ".
    L'expression spontanée dont j'use ici est de même nature que la danse ; il s'agit de cerner les idées et intuitions qui pénètrent le coeur pour que mots et réflexion se fassent action, d'atteindre au royaume, invisible et visible, du temps de l'esprit, espaces sur le papier ouverts à la pensée."

    Ajouter au panier
    En stock
  • Maurice béjart, l'un des plus grands chorégraphes du siècle, écrit à un jeune homme qui souhaite consacrer sa vie à la danse.
    Béjart y exprime sa quête d'universalité et d'unicité de dieu. ces lettres sont un parcours initiatique fécondé par de nombreuses traditions religieuses et spirituelles qui depuis toujours sont au centre de la réflexion de leur auteur.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Kontakthof

    Pina Bausch

    • L'arche
    • 8 Juin 2007

    Voici une petite sensation: le premier DVD d'une pièce de Pina Bausch.
    Kontakthof,pièce "mythique", a été, en 2001, mise en scène avec des dames et des messieurs ayant un certain âge, ni acteurs ni danseurs, mais disposant d'un trésor d'expériences.
    Deux plans interfèrent pendant toute la pièce: les relations entre hommes et femmes, et la nécessité de se montrer à un public. Le Kontakthof ("cour de contact") est l'endroit où les prostituées attendent leurs clients. Le théâtre est la forme sublimée d'un processus similaire.
    La scène consiste en un espace surélévé, gris, style 1900, érigé en salle de danse avec une estrade et un piano, comme une scène sur la scène. Rolf Borzik, le créateur de la scénographie et des costumes, a réalisé ici l'une de ses grandes oeuvres, typiques d'une série de spectacles qui ont fondé la renommée mondiale de la troupe.
    L'aspect "Variétés" de la pièce est souligné dans la musique: les chansons des années 20 et 30, avec leur mélodie nostalgique, sur la brèche entre joie et désespoir, emporte danseurs et spectateurs comme en un souffle.
    Lors de la première, en 1978, la pièce fut bien sûr interprétée par les danseuses et danseurs de la troupe de Pina Bausch. Mais le désir de la chorégraphe de voir un jour la pièce interprétée par des danseurs plus âgés était déjà là.

    Ajouter au panier
    En stock
  • "A la Renaissance, le tombeau est une pratique littéraire qui se donne pour objet de recueillir moult célébrations poétiques en hommage à un important personnage disparu.
    Pour être plus modeste, celui que je propose aujourd'hui n'en parle pas moins d'enfances, d'éclats de vie et d'incertitudes - quand créer devient la seule façon d'être au monde, cette terrible invention de nos sens." Ainsi Jean-Paul Chabrier annonce-t-il ce texte, à la lisière du spectacle, qui est une vie rêvée de Pina Bausch, comme un monologue de la grande chorégraphe. Il est suivi d'une courte biographie de l'artiste, décédée le 30 juin 2009.

  • Les écrits d'Hazrat Inayat Khan comprennent des prières, des aphorismes, des poèmes, des dits adressés à ses disciples et enfin des conférences. À la fois conforme aux tenants de l'Islam et ouvert aux autres confessions dans leur expression mystique, l'enseignement d'Hazrat Inayat Khan a pour origine et fin la déification de l'âme du chercheur de vérité. L'identification à Dieu par l'amour comme facteur de connaissance s'y exprime tour à tour dans les termes les plus radicaux et les plus poétiques. Mais la voie de la connaissance fait également l'objet de nombreux poèmes et épigrammes, sans doute parce qu'il faut connaître pour aimer et aimer pour connaître ; mais surtout parce que pour Hazrat Inayat Khan, Dieu est l'unité de l'amour et de la connaissance.

  • Chez.pina.bausch.de

    Jo Ann Endicott

    • L'arche
    • 18 Novembre 2015

    Dans ce témoignage à vif, la danseuse-phare de Pina Bausch relate son intimité et sa relation avec la célèbre chorégraphe, son travail auprès de la créatrice et son deuil après sa mort - comme un témoignage de la créature, avec sensibilité et intensité.

  • « La force d'une danse, c'est le temps nécessaire pour en énoncer les mots. Pour myth, de Sidi Larbi Cherkaoui, il m'a fallu un livre. Et si ces fragments d'histoires, ces échos des répétitions, ces tessons de vie, ces théories, ces emprunts, ces accidents, ces investigations, ces haïkus, ces dialogues imaginaires et autres évocations n'étaient ni plus ni moins qu'une forme de ratage? J'ai fini par conclure que je ne pouvais, en fait, que suivre le mouvement sans jamais parvenir à le définir. Mais dans l'intervalle, quelle aventure ! »

  • Rudolf Noureev, le plus célèbre danseur de tous les temps, se livre entièrement dans ce témoignage inédit en France. Ce texte paraît en 1962, date à laquelle le fougueux danseur devient une star internationale. Etoile du ballet soviétique du Kirov, il choisit le 16 juin 1961, lors de sa première tournée en France, de passer à l'Ouest avec fracas, en faussant compagnie aux gardes du KGB à l'aéroport du Bourget.
    Star du jour au lendemain pour cet acte considéré à tort comme politique, Noureev, génie de la danse, allait conquérir les plus grandes scènes et révolutionner l'art du ballet. Dans ce texte, Noureev n'a pas seulement de flamboyants débuts à raconter, mais un destin à faire découvrir. Le destin d'un petit garçon soviétique né dans une grande pauvreté, et en passe de devenir une superstar occidentale façonnée par la toute-puissance médiatique des années 1960 et le contexte oppressant de la guerre froide.
    Toute la personnalité de Noureev y figure déjà, dans cette enfance nomade, dans ce caractère entier et volontaire, source de mélancolie mais atout essentiel pour oser transgresser l'autorité familiale, politique et artistique de son temps.

  • Duo

    Julie Rossello

  • « Si les hommes la désirent, c'est par curiosité. Car que peut donner sous les baisers une telle femme, si jeune, saine et vive, une femme qui récite de tête des poèmes entiers de Walt Whitman et refuse de porter le corset, qui débarque d'Amérique et ne tarit pas sur la Grèce Antique, qui danse en tunique transparente, pieds nus et couronnée de fleurs, parcourue d'ondulations frissonnantes comme une vague prête à mourir à leurs pieds ? » Comment imaginer une telle gloire dans le destin de la petite Isadora Duncan, née en 1877 à San Francisco dans une famille de quatre enfants, abandonnée par le père, banquier ruiné. Années de vaches maigres, de faim, d'errances à travers les États-Unis ?
    Puis, à l'âge de 22 ans, Isadora les persuade de la suivre en Europe, à Londres puis à Paris où, en deux ans, elle va connaître un succès fulgurant, en révolutionnant la danse par sa liberté d'expression, redonnant toute sa place à l'harmonie, la beauté du corps, quasi-nue sous des tuniques et voiles légers. D'une écriture fiévreuse, le roman de Caroline Deyns raconte le destin hors norme d'Isadora : sa force de caractère, ses amours - nombreuses et mouvementées -, ses enfants qu'elle perdit tous tragiquement, ses triomphes, les écoles qu'elle fonda, son engagement aux côtés de la révolution russe, sa mort tragique à Nice en 1927, étranglée par son foulard de soie pris dans les roues de sa voiture.

    L'histoire d'une énergie, d'une femme fascinante pour qui la vie n'était qu'une danse. Qu'elle exécuta magistralement, libre et entière.

empty