L'entretemps

  • Situé à la croisée des domaines de l'artisanat d'art, des pratiques religieuses, de la culture populaire et de la virtuosité du mouvement, l'art de la marionnette reste insaisissable. Etudier son rôle et ses avatars au cours de l'histoire, tel est l'objectif des experts qui ont uni leurs voix dans cet ouvrage. Grâce à des points de vue multiples, le lecteur perçoit toute la complexité et la richesse de cette pratique artistique. Comment un tel objet a-t-il réussi à entrer dans les musées et de quelle manière lui octroyer la place qu'il mérite dans ce nouvel espace ? La question du statut de la marionnette, au delà du champ patrimonial, est au coeur de cet ouvrage qui nous dévoile tous les secrets de ce « théâtre du monde en réduction ».

  • Cette volumineuse encyclopédie est le premier ouvrage exhaustif sur les arts de la marionnette. Il fournit une description culturelle, artistique et technique de la marionnette à travers le monde, à travers l'histoire, dans ses multiples formes et ses multiples fonctions.
    L'idée d'une Encyclopédie mondiale des arts de la marionnette est née en 1978 au sein de la Commission des publications de l'UNIMA, sous l'impulsion de son président d'alors, Dezsö Szilagyí, directeur du Théâtre national de marionnettes de Budapest. Celui-ci assuma les travaux préliminaires. Après de nombreuses étapes, c'est Henryk Jurkowski, professeur à l'École supérieure de théâtre de Varsovie et président sortant de l'UNIMA, qui fut désigné comme rédacteur en chef en 1994. Il jeta les bases de l'ouvrage et, avec des collaborateurs dans plusieurs continents, réunit d'abondants matériaux et environ un quart du manuscrit, jusqu'en 2000. En 2003, le projet fut confié à une équipe professionnelle dirigée par Thieri Foulc, qui put achever le manuscrit en février 2006, avec l'aide de très nombreux collaborateurs. La réalisation éditoriale a fait l'objet d'une convention de partenariat avec un éditeur français : l'Entretemps, qui a obtenu en 2008 le soutien de son Centre national du livre pour finaliser le financement de la production, en partie aidée par l'Unima.

    L'Encyclopédie mondiale des arts de la marionnette tente pour la première fois de fournir une description culturelle, artistique et technique de la marionnette à travers le monde, à travers l'histoire, en ses multiples formes et en ses multiples fonctions. L'introduction de Paul Fournel donne une vue synthétique de ce « monde de la marionnette ». Le corps principal de l'ouvrage propose dans un fort volume de 864 pages reliées, environ 1 200 articles de divers types rédigés par près de 250 auteurs, illustrés par plus de 400 photos et dessins. Ils sont classés par ordre alphabétique pour la commodité du lecteur, mais ils répondent à un plan d'ensemble. Pour l'essentiel, la description a été conduite selon des critères géo-culturels. On trouvera des articles consacrés à la marionnette dans chacune des grandes aires Afrique, Amérique latine, Amérique du Nord, Asie, Europe, Océanie. Ensuite, des entrées par pays. Celles-ci forment la véritable colonne vertébrale de l'ouvrage. Le texte retrace l'histoire des traditions dans chaque pays et s'attache à décrire la situation contemporaine, en s'intéressant aux enjeux artistiques, mais aussi au public, aux festivals, aux musées, aux institutions, et aux marionnettistes eux-mêmes, à leurs organisations professionnelles et à leur formation. Ces articles constituent aussi des carrefours permettant au lecteur de s'orienter et de se reporter, s'il le souhaite, aux principaux noms concernés. À un niveau plus particulier, en effet, des notices plus brèves, mais les plus nombreuses, sont consacrées à des compagnies ou à des artistes de tous pays, soit qu'ils aient laissé un nom dans l'histoire, soit, pour les contemporains, qu'ils aient apporté quelque chose de neuf à leur art et bénéficient d'une large reconnaissance internationale. D'autres notices sont consacrées à des écrivains (Maeterlinck, Garcia Lorca), à des artistes (Klee, Calder, Baj), à des savants (Hans Richard Purschke, Henryk Jurkowski), ou encore à des musées, à des institutions, à des organisations ayant joué ou jouant un rôle clé dans le monde de la marionnette. Le répertoire typique des marionnettes est également décrit, soit par le biais d'articles consacrés à des personnages récurrents, de Pulcinella, Kasperl ou Guignol au Karagöz turc, au Roi des singes chinois ou au moderne Père Ubu, soit sous des entrées qui sont des titres d'oeuvres comme La Tentation de saint Antoine, Faust ou le Mahâbhârata.
    Cette approche en extension est équilibrée par une approche en compréhension : des articles « transversaux » proposent des synthèses, parfois de véritables essais : Espace et lieu scénique, Manipulation, Voix, Esthétique de la marionnette (en Orient et en Occident) ; on en trouvera une liste ci-après, ainsi qu'une liste des articles consacrés à des genres, à des techniques, à des termes spéciaux.
    Les marionnettistes s'identifient souvent à leur compagnie ; on s'est efforcé de les traiter sous le nom que le lecteur chercherait le plus spontanément, mais, le cas échéant, on a ménagé des renvois de l'un à l'autre : Schumann (Peter), voir *Bread and Puppet Theater.
    De nombreux théâtres fixes, des compagnies, des institutions, des musées, des écoles portent des noms officiels peu mémorisables et en tout cas peu discriminants : Théâtre national de., École d'art dramatique de. On les a classés sous le nom de la ville où ils sont situés : Munich (Puppentheatermuseum im Münchner Stadtmuseum) ; Huamantla (Museo nacional del títere), Bialystok (Théâtre de marionnettes de) ; Atlanta (Center for Puppetry Arts [CPA]).
    De nombreux renvois facilitent la recherche. Ils sont signalés dans le texte par un astérisque (*), parfois de manière plus incitative, par la formule « voir tel article », l'entrée en question étant précédée de l'astérisque.
    L'ouvrage est enrichi par une bibliographie, un index et des répertoires de collections et musées, de festivals et d'écoles supérieurs.

  • Ainsi pourrait-on résumer très rapidement les problèmes philosophiques que la marionnette et son théâtre ont contribué à formuler tout au long de leur histoire. En effet, outre les valeurs spirituelles liées à la marionnette dans diverses civilisations, la philosophie occidentale en a fait une image privilégiée de plusieurs questions fondamentales. Étant donné, par ailleurs, les évolutions technologiques et numériques, qui produisent de nouvelles images, de nouveaux avatars de l'humain, assimilables ou non à la marionnette, il semble nécessaire, de réinvestir en ce début de XXIème siècle les relations entre marionnette et philosophie.
    Ce sont ces questions très vastes que cet ouvrage collectif veut explorer, en proposant pour la première fois d'étudier les « scènes philosophiques de la marionnette » de l'Antiquité à nos jours, à travers différentes études de cas qui concernent autant des textes purement philosophiques - qui envisagent la marionnette comme métaphore de l'homme (Platon), des relations entre l'âme et le corps (Descartes) de la conscience (Leibniz), du langage, etc. -, que des expériences théâtrales concrètes posant des problèmes philosophiques particuliers.

  • Le XXe siècle est marqué par la renaissance des arts de la marionnette et leur réinsertion dans la création théâtrale à travers les recherches des avants gardes artistiques de l'entre-deux guerres, le phénomène des cabarets littéraires de l'après 2e guerre mondiale, et le développement de la création théâtrale pour le jeune public.
    Devenu marionnettiste par le hasard de sa rencontre avec Gaston Baty, puis collaborateur d'Antoine Vitez, Alain Recoing, dont le parcours compte 64 ans de créations théâtrales et de vie militante, représente sans doute la mémoire la plus étendue de ce que fut cette renaissance. A travers ses créations, ses recherches historiques et théoriques, l'élaboration d'une pédagogie originale, son regard offre sur l'art des marionnettes en France au XXe siècle la synthèse d'un art théâtral à part entière.
    De ses collaborations, de ses rencontres avec des personnalités exceptionnelles, des événements auxquels il a participé, des polémiques auxquelles il a été mêlé, naissent les analyses et la philosophie d'une pratique qui pose aujourd'hui le problème de son identité.

  • Etudes, réflexions et témoignages sur les oeuvres de Craig, Kantor, et des artistes qu'ils ont influencés jusqu'à aujourd'hui.
    Ce volume collectif rassemble les actes d'un colloque international qui a réuni en mars 2012 des spécialistes venus du monde entier. Il comporte à la fois des études sur des aspects inédits ou mal connus de l'oeuvre de deux grands maîtres de la mise en scène au XXe siècle, Craig et Kantor, et des analyses ou des témoignages sur des artistes qui s'inscrivent dans leur héritage. A travers la diversité des créateurs évoqués (de Schlemmer à Vienne, de Castellucci à Verdonck, de Sieni à Hirata), la fascination pour un théâtre d'effigies, où les signes de la vie et de la mort se confondent, est ainsi examinée dans ses développements les plus récents, d'un point de vue esthétique, poétique, philosophique ou anthropologique.

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  • Le chant des balles

    Jean-Michel Guy

    C'est un livre d'art, qui nous entraîne à travers la féerie du jonglage. Au commencement était un spectacle littéralement enchanteur, Le Chant des balles, que Vincent de Lavenère, jongleur inspiré, Éric Bellocq, musicien baroque, et Laurent Queyrut, compositeur de lumières, créèrent à la fin du siècle dernier (le vingtième...) Le désir de laisser une empreinte tangible est particulièrement impérieux chez les artistes de l'impermanence, danseurs, acrobates, musiciens, comme si la dernière représentation d'un spectacle devait forcément le promettre à l'oubli. Plutôt qu'une trace du spectacle, Jean-Michel Guy et les créateurs du Chant des Balles ont pris le parti d'en écrire la partition. Il s'agit là d'une véritable aventure éditoriale, visant le public des temps futurs (jongleurs, musiciens, metteurs en scène et spectateurs), leur offrant, au-delà des documents visuels et des divers témoignages, la véritable écriture du spectacle. Dans une mise en page à la fois lisible, précise et évocatrice se mêlent musique, acrobaties, jonglage et variations de lumière.

  • Le corps jongle

    Frédéric Durand

    Où se raconte le jongleur et son langage gestuel... Une quête de douze années, peuplée de balles, à la découverte d'une nouvelle matière le psychojonglage. "... Carabella revint, portant un grand nombre de balles de couleur en caoutchouc avec lesquelles elle jonglait rapidement en traversant la cour. Lorsqu'elle arriva à la hauteur de Valentin et de Sleet, elle lança sans s'interrompre une des balles à Valentin et trois à Sleet. Elle en garda trois pour elle. - Pas de couteaux ? demanda Valentin. - C'est du tape-à-l'oeil, répondit Sleet. Aujourd'hui nous étudions les principes fondamentaux. Nous étudions la philosophie de notre art. Les couteaux risqueraient de nous distraire. - La philosophie ? - T'imagines-tu que la jonglerie n'est qu'une suite de tours, demanda le petit homme d'un air offensé, une distraction pour les badauds, un moyen de, ramasser quelques couronnes dans un carnaval de province ? C'est tout cela, c'est vrai, mais c'est avant tout un art de vivre, ami, un credo, une forme de culte. - Et un genre de poésie, dit Carabella. - Oui, cela aussi, fit Sleet avec un hochement de tête approbateur. Et une mathématique. Elle nous enseigne le calme, le contrôle de soi, l'équilibre, le sens de la position des choses et la structure profonde du mouvement. Une harmonie silencieuse s y attache. Mais par-dessus tout, il y a une discipline. Aile l'air prétentieux en disant cela ?... " Dans cet extrait du Château de Lord Valentin (éditions Robert Laffont, 1980), tout est dit, ou presque. Philosophie, distraction ; art de vivre, poésie, mathématique, que de correspondances ! On comprendra mieux, à la lecture de ces maîtres mots, l'engouement que suscite le jonglage pour ceux qui le découvrent. Nous avons, le temps d'un livre, troqué nos balles et nos massues pour une plume et un peu d'encre. Nous avons, l'espace d'un instant, exploré l'univers mystérieux de la Jongle. Entre pratique et théorie, entre signes et symboles, un personnage extraordinaire se découvre... l'être humain.

  • Les évolutions humaines sur corde puis sur fil tendu ont toujours exercé une grande fascination. « La vie ne tient qu'à un fil », « marcher sur la corde raide », « suivre le fil de la pensée »... l'équilibre est une quête permanente de l'être humain en proie à ses contradictions et suspendu entre la vie et la mort.
    Dans le texte publié ici, partition écrite d'un spectacle de la danseuse sur fil Johanna Gallard, un curieux personnage, joueur et rêveur, s'installe sur un fil avec tous ses bagages. Suivent quelques péripéties où l'humour, la dérision et la tendresse font oublier les performances acrobatiques, et où les mouvements propres à l'équilibration deviennent des moyens d'expression.
    L'écriture se déroule sur l'infime frontière entre le réel et l'imaginaire, le quotidien et le rêve, l'équilibre et le déséquilibre, sur un chemin musical et poétique au fil du temps... le langage des mots se confronte au langage gestuel, précisant chaque intention, accentuant les lignes de sens, d'action, de temps et d'espace, tout en jouant sur leurs résonnances symboliques et philosophiques.

  • Artiste de rue, Tartar(e) alias le « griot blanc », nous livre ici trois milles définitions. Sur fond de rue spectaculaire ? festivals, émeutes, exécutions, carnavals ?, de gradins en barricades et de barrages en échafauds, depuis le tréteau du théâtre de rue qu'il squatte en tchatcheur, ce saltimbanque a péché les perles de « la culture » pour s'en faire un collier. Ainsi paré, il s'est évadé en Naïveté pour voir éclore les embrouilles du temps, ou dans la jungle pour s'émerveiller d'une roucoulade d'entourloupe. Au détour, explorateur au verbe moyenâgeux, il nous déchiffre les hiéroglyphes de l'OCDE! En trois cents pages voici ses coups de gueule, mais aussi coups de chapeau aux maîtres de la parole :
    Orateurs tahitiens, philosophes chinois, poètes japonais, sages guinéens, conteurs burkinabés, penseurs Cree, cyniques grecs, rudoyeurs haïtiens. tous goliards chevauchant le temps, destination le silence. Dans ce « Grand fictionnaire de la rue et de la faculté du harangueur », avec une jubilation contagieuse et le piment d'une colère frondeuse, le griot Tartar(e) s'est, au sens propre, vidé de mots.

  • L'ouvrage ici présenté réunit pour la première fois la totalité des parties achevées ou des fragments les plus aboutis du « Théâtre des fous ». il est constitué pour l'essentiel à partir de la collection personnelle des manuscrits de cette oeuvre que Craig a retravaillés pendant toute sa vie, et dont l'Institut international de la marionnettes est aujourd'hui propriétaire, que complètent d'autres sources venues des fonds Craig de la Bibliothèque nationale de France, de l'Harry Ransom Center à l'université d'Austin et de l'Eton College Library.
    La publication du Théâtre des fous jette une lumière entièrement renouvelée sur un homme que ses positions provocatrices contre le texte dramatique et contre l'acteur de chair et d'os ont rendu internationalement célèbre. Jusqu'à présent, seuls le metteur en scène et le théoricien étaient connus. La découverte de l'auteur dramatique ouvre donc des perspectives inédites, tant sur l'oeuvre et la pensée de Craig que sur la naissance du théâtre de marionnettes moderne. Les textes, souvent comiques et satiriques à l'égard de ses contemporains, révèlent en effet l'humour et la remarquable inventivité de l'auteur, sur les plans littéraire, dramatique et théorique.

  • La présence des marionnettes dans un spectacle d'opéra peut sembler un contresens et pourtant, depuis le xviiie siècle, l'opéra a fréquemment utilisé les comédiens de bois, déléguant la partie vocale aux castrats ou aux sopranistes, créatures fascinantes mais tout aussi inquiétantes, par rapport aux codes de l'humain, que la marionnette. Mais quelle est la voix de la marionnette ? Il ne s'agit pas pour elle d'imiter ou de reproduire l'humain, mais plutôt d'élargir nos connaissances sur ses limites et ses contours en amenant le spectateur vers des territoires approchables seulement par le tremblement de la parodie qu'elle nous jette aux oreilles et, entre les oreilles, dans la figure.

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  • L'Institut international de la marionnette vient de fêter les vingt ans de l'École nationale supérieure des arts de la marionnette (ESNAM). Nous avons cru bon et utile de profiter de cette occasion pour faire le bilan, à travers des témoignages et en retraçant la mémoire de l'École. Mais il nous a paru nécessaire aussi de réfléchir sur la pratique de la transmission, base de tout enseignement et condition indispensable pour préparer à l'ESNAM un avenir correspondant aux nouveaux défis d'une société de la connaissance et d'une économie créative. Une École supérieure des arts de la marionnette devient aujourd'hui aussi un espace de réflexion et d'échange autour de la marionnette et du théâtre. En ce sens, l'ESNAM ne peut pas être vue sans le Centre de documentation et de ressources de l'Institut international de la marionnette, ni sans les chercheurs en résidence qui viennent travailler à Charleville-Mézières. C'est cet ensemble de l'École et de l'Institut, leur interaction dynamique, qui fait la qualité et la richesse de l'ESNAM.

  • Une drôle d'école peinte en rouge et jaune.
    Un directeur qui porte un haut-de-forme. des enfants qui apprennent à chanter, jongler et faire des sauts périlleux. bienvenue à l'école du cirque ! a travers le journal intime d'un jeune apprenti-clown se raconte une année d'apprentissage dans une école de cirque. découvrez l'ambiance des cours, des entraînements et des répétitions, la préparation d'un spectacle, l'histoire du cirque. les situations souvent cocasses s'inspirent d'événements réels et permettent au lecteur de découvrir une mine d'informations secrets de coulisses, anecdotes historiques, formation au métier...
    Retrouvez sous forme de rubriques pédagogiques toutes les disciplines du cirque : trapèze, fil, jonglage, acrobatie, boule d'équilibre, etc. le jeune héros y présente de manière précise et rigoureuse les équipements, les règles de sécurité, les techniques. et afin de mieux appréhender les termes spécifiques, un glossaire vient encore amener plus de connaissance et de précision.

  • Ce livre est bâti sur le texte que Michel Butor a destiné à la scène, pour le spectacle Solo s. de la compagnie 14:20 (Raphaël Navarro et Clément Debailleul), où se mêlent plusieurs processus d'écriture : poème, jonglage, peinture et « Magie Nouvelle ». Une étude de Valentine Losseau fouille ensuite différents thèmes : le rapport au cirque (la méthode du jonglage invisible, yeux fermés et sans balle) ; la structure narrative du poème et son rythme en lien avec le spectacle (Forme ABBA : Jonglage / Magi(qu)e / Magie / Jonglage normal) ; le rapport entre l'espace et le temps (temps ralenti / temps normal mais espace distordu / temps et espace figés) ; le travail de Butor sur la litanie ; l'écriture scénique du spectacle avec la matière plastique (entre graphie, peinture, calligraphie, vidéoprojection.) ; la matière sur le corps et l'identité de l'acteur (solo joué par deux personnes, dédoublement.) et la matière sonore (les chants d'oiseaux, l'influence de la musique indienne, la musique de Messiaen) ; et enfin la structure littéraire du spectacle, elle-même inspirée des haïkus, du palindrome (en miroir comme la forme jouée), en lien avec la propre appréhension du texte par Michel Butor.

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  • Etienne Decroux, né à Paris en 1898, a été une des figures les plus marquantes du théâtre français du milieu du XXe siècle, en développant notamment un courant de travail d'acteur appelé le mime corporel.
    Dans le monde entier, des metteurs en scène de premier rang comme Jerzy Grotowski, Eugenio Barba ou Bob Wilson sont sans cesse revenus sur ce travail et sur l'influence qu'il a pu exercer sur eux. Or, depuis la parution de Paroles sur le mime en 1963 aux éditions Gallimard, quarante ans se sont écoulés sans que dans son propre pays un livre soit à nouveau consacré à Etienne Decroux. Cette édition est amenée à combler une grande lacune : il y avait urgence à ce que les convictions profondes d'Etienne Decroux ne s'envolent en fumée ou ne subsistent qu'en paroles seulement connues de ceux (particulièrement en France) qui ont eu le privilège de l'avoir connu et fréquenté dans son travail.
    Au cours de la mise en chantier de ce livre-hommage, pour compléter les études et les témoignages recueillis, Patrick Pezin a élaboré un " Interview imaginaire " avec le matériel confié par Thomas Leabhart : des propos enregistrés de 1968 à 1972 au cours de la période où il avait été élève de Decroux, et lors de ses fréquents voyages en France jusqu'en 1987. Dans une seconde partie sont réunis des textes d'anciens élèves, de metteurs en scène, d'universitaires.
    Après une chronique biographique (la première à ce jour), est proposée une étude sur ce grand réformateur du théâtre et son influence sur ses contemporains (son activité s'est étendue sur une période de plus de soixante-dix ans).

  • dans ce beau livre illustré, l'auteur dessine les métamorphoses de la marionnette au xxe siècle.
    considéré autrefois comme une expression du théâtre populaire, cet art est perçu aujourd'hui comme une forme du théâtre contemporain à part entière. pour en arriver là, il aura fallu que trois générations de marionnettistes poursuivent avec une exceptionnelle capacité créative l'invention de la marionnette, trouvent un langage leur permettant de dialoguer avec les plus grands novateurs du théâtre du xxe siècle.
    le regard complice que tadeusz kantor, ariane mnouchkine, antoine vitez ou peter brook ont porté sur la marionnette est là pour en témoigner. on découvre, dans la réflexion subtile de l'auteur et au gré de ses observations parfois ironiques, le chemin de cette transformation, qui est passé par la rencontre avec les avant-gardes du début du siècle, par les recherches sur la matière menées par les plasticiens depuis le début des années soixante, par l'intégration du renouveau de l'image photographique et cinématographique, par l'accompagnement de l'invention théâtrale, chorégraphique ou musicale.

  • Un clown va quitter la scène. Mais les spectateurs sont là et l'attendent, ce clown, pour qu'il fasse son métier.
    Avec eux pour miroir, il se livre alors à une dissection méthodique de ses clowneries , s'empêtrant dans des choses insignifiantes en même temps qu'il cherche à comprendre « pourquoi ça rate », jusqu'à dévoiler par cette « Anatomie d'un clown », la part la plus intime de lui-même.
    Pionnier du cirque d'aujourd'hui, inventeur du Cirque d'art et d'essai, Philippe Goudard a composé ce spectacle où le clown qui l'habite regarde sa vie avec les mots de Marion Aubert, Daniil Harms et les gestes burlesques de l'oeuvre commune bâtie avec Maripaule B.
    Le texte du spectacle est suivi d'un court essai : « Le processus de création au cirque : un état des lieux ».

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