Littérature générale

  • Le lion

    Joseph Kessel

    «Un lion dans toute la force terrible de l'espèce et dans sa robe superbe. Le flot de la crinière se répandait sur le mufle allongé contre le sol.
    Et entre les pattes de devant, énormes, qui jouaient à sortir et à rentrer leurs griffes, je vis Patricia. Son dos était serré contre le poitrail du grand fauve. Son cou se trouvait à portée de la gueule entrouverte. Une de ses mains fourrageait dans la monstrueuse toison.»

  • Le roi se meurt

    Eugène Ionesco

    Pour expliquer le succès du Roi se meurt, on a dit que c'est un classique. Il montre l'homme ramené à sa condition fondamentale. Donc à l'angoisse devant la mort. Cet homme qui parle avec les accents du roi Lear est néanmoins notre contemporain. Il est tellement notre contemporain que son histoire - une existence qui a oublié ses limites - reflète exactement la célèbre « crise de la mort » qui secoue l'Europe de l'après-guerre. Le Roi se meurt n'est pourtant pas une pièce triste. D'abord, parce que l'humour n'y est pas absent. Ensuite, et surtout, parce que Ionesco propose les remèdes pour sortir de la crise. C'est également cela, une grande oeuvre classique : une leçon de dignité devant le destin.

  • Marcovaldo

    Italo Calvino

    Marcovaldo est manoeuvre. Il vit, avec sa femme et ses six enfants, dans une grande ville d'Italie du Nord. Un citadin parmi d'autres. Mais lui est différent. La publicité, le néon, la circulation, il ne les voit pas. Par contre, la moindre manifestation de la nature accroche son regard. Mais a-t-il certains sens atrophiés, ou la nature s'est-elle changée en venant en ville ? Marcovaldo n'arrive pas à retrouver cette nature, si saine, si pure dont il garde le souvenir. Elle est retorse cette nature, surtout en ville ! Marcovaldo l'apprend en vivant une suite d'aventures inattendues et souvent drôles évoquant un Charlot père de famille, en butte aux complexités de notre vie post-industrielle.

  • Une femme battue force son mari, bûcheron de son état, mais ayant étudié le latin, à devenir médecin, spécialiste de cas désespérés : il ne veut pas qu'on meure sans ordonnance, et souhaite que les femmes restent muettes. C'est que ce métier est, de tous, le meilleur : «Soit qu'on fasse bien ou soit qu'on fasse mal, on est toujours payé de même sorte.» «Les bévues, dit encore le médecin, ne sont point pour nous ; et c'est toujours la faute de celui qui meurt.» Quant aux morts, «jamais on n'en voit se plaindre du médecin qui l'a tué.»

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  • Ce livre est dédié à toutes les amitiés : les éphémères, celles qui durent toute une vie, celles qui sont devenues des histoires d'amour et celles que nous n'avons pas osé sauver.

  • Pour sonder la sincérité de Dorante, qu'on lui destine sans qu'elle l'ait jamais rencontré, Silvia échange son habit avec sa servante Lisette. Mais la belle ignore que son prétendant a recours au même stratagème avec son valet. Ainsi travestis, les deux couples commencent à se parler d'amour, dans un chassé-croisé qui réjouit les serviteurs et met les maîtres à la torture.
    Les personnages parviendront-ils à se libérer de ce jeu de dupes dont ils avaient si peu mesuré les conséquences ? L'amour peut-il triompher des préjugés sociaux ? Intemporels, ces questionnements expliquent sans doute le succès jamais démenti de l'oeuvre depuis sa création en 1730.
    L'ÉDITION découvrir, comprendre, explorer.
    - microlectures.
    - sujets de devoirs.
    - groupements de textes - le discours amoureux - théâtre et travestissement- la question du bonheur dans la pensée des Lumières- du texte à la représentation.
    - culture artistique - cahier photos : les mises en scène de la pièce- un livre, un film : L'Esquive d'Abdellatif Kechiche (2004)

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  • Le chien, prisonnier, affamé, guide la bande d'hommes lancée à la poursuite d'un Indien blessé dans la forêt d'Araucanie. Il a reconnu l'odeur d'Aukamañ, son frère-homme, auprès duquel il a grandi dans un village mapuche.

    Le chien a vieilli mais il n'a pas oublié ce que lui ont appris les Indiens Mapuches : le respect de la nature et de toutes ses créatures. Il va tenter de sauver son frère-homme, de lui prouver sa loyauté aux liens d'amitié que le temps ne peut défaire.

    Avec son incomparable talent de conteur, Luis Sepúlveda célèbre l'amitié et la fidélité, et le lien si particulier des Mapuches à la nature.

  • Dans le célèbre conte populaire, il n'y a pas de père. Ce n'est pas un oubli. Il y a une petite fille, une mère, une grand-mère et le loup, bien sûr. Joël Pommerat laisse aux enfants la liberté d'extrapoler, de dessiner dans les marges de cette histoire : celle d'une petite fille qui devient grande.
    Une petite fille se sent seule. Elle voudrait bien jouer avec quelqu'un. Mais sa mère n'a pas le temps, même quand la petite fille veut lui en offrir. Et le temps passe. La petite fille irait bien tenir compagnie à sa grand-mère. Mais il faut d'abord savoir faire un gâteau. Ensuite, sa mère acceptera qu'elle parte toute seule et traverse la forêt. Le temps passe et, au grand dam de sa mère, la petite fille réussit un flan. Elle part voir sa grand-mère. Seule, car sa mère n'a toujours pas le temps. Seule, pas tout à fait cependant : son ombre l'accompagne. Alors que, sous les grands arbres, le loup attend...
    Une histoire qui commence dans un murmure jusqu'à ce que la rencontre avec le loup permette le dialogue. C'est que la dimension sonore est importante dans cette pièce, comme une façon de maîtriser la peur, autre versant de cette émotion qu'est le désir. La nature et l'animal sont abordés à la fois par ce qu'ils ont de dangereux et d'imprévisible, mais aussi par ce qu'ils ont de merveilleux et d'envoûtant.

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  • Nouvelle édition au format de poche, sans les illustrations, de ce texte marquant de Gertrude Stein dont la traduction française a paru en 2016 aux éditions Cambourakis. Ce petit «Livre de lecture»« »propose une vingtaine de leçons facétieuses, potentiellement destinées à un public enfantin, qui jouent avec la langue, la grammaire, les sonorités, et le sens. Sous leur allure désinvolte et ludique, ces courts textes questionnent avec une remarquable acuité notre pratique de la lecture et proposent un concentré de l'écriture de Gertrude Stein, figure tutélaire de la modernité littéraire américaine. 

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  • "A quoi bon écrire ? La vie est un cage de mots vides". Edward le hamster

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  • Catherine Certitude

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    Comme son papa, Catherine Certitude porte des lunettes. Et une paire de lunettes, cela complique parfois la vie : par exemple lorsqu'elle est obligée de les enlever au cours de danse. Car Catherine rêve de devenir une grande danseuse comme sa maman qui vit à New York. Mais ses lunettes lui offrent l'avantage de pouvoir vivre dans deux mondes différents : le monde réel, tel qu'elle le voit, quand elle les porte, et un monde plein de douceur, flou et sans aspérité si elle les ôte. Un monde où elle danse comme dans un rêve...

  • Pompéi. An 79 de notre ère.
    Deux jeunes hommes, Clodius et Lycias, un notable grec, se livrent à une course de char dans les rues de Pompéi.
    Elle doit les départager aux yeux de Julia dont ils sont épris chacun. Cependant, alors qu'il traverse le forum, Lycias bouscule une jeune esclave, Nidia. En la reconduisant chez son maître, il constate qu'elle mène une existence des plus éprouvantes. Il décide donc de la racheter. Mais peu de temps après, Lycias s'éprend d'Hélène, la pupille du sombre et mystérieux Arbacès, grand prêtre d'Isis, et l'en- lève. Arbacès propose alors à Julia qui, elle, désire épouser le jeune Grec, de se venger de l'infidèle en lui faisant boire un philtre d'amour. Mais Nidia surprend la conversation, s'empare du flacon et le fait boire à Lycias, qui devient fou.
    De rage, Arbacès tue l'ancienne esclave et fait arrêter Lycias pour meurtre. Le Grec est condamné à être jeté aux lions. Le jour de l'exécution, le Vésuve entre en éruption et détruit la ville...

  • Le théâtre raconté aux jeunes

    Degaine

    • Nizet
    • 6 Septembre 2006
  • Gaëlle a choisi d'être femme, Flo hésite encore. Matt, lui, sait que dans trois mois, il deviendra un homme.
    Dans cette société, tous les enfants naissent hermaphrodites. A seize ans, les adolescents doivent choisir leur sexe. Tous, sauf ceux atteints d'une déficience qui les condamne à un autre destin. On les appelle les Porteurs. Matt découvre qu'il est l'un de ceux-là.
    Mais que cache vraiment la déficience des Porteurs ? Pourquoi l'État les tient-ils sous haute surveillance ? Une formidable histoire de manipulation, de secret d'Etat, et bien entendu d'amour.
    Ce premier roman est le premier volume d'une trilogie.

  • Le père est pauvre et bien fatigué.
    Dans la forêt, il rencontre un homme qui lui fait la proposition suivante : " donne-moi ce qu'il y a derrière ton moulin et tu seras riche, très riche ".
    " il n'y a rien derrière mon moulin, pense le père, à part un vieux pommier.
    " il accepte.
    Il a tort. derrière le moulin, il y a sa fille.
    La jeune fille, le diable et le moulin a été créé à heyoka, théâtre de sartrouville en novembre 1993 et joué dans de nombreuses villes en france.

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  • Hannah Arendt n'est pas une penseuse de terrier, mais une penseuse de terrain. Dans son petit the´a^tre, monter en sce`ne veut dire penser ; penser veut dire agir. Surtout lorsque les hommes-bureaux n'ont qu'une ide´e : construire un monde de papier...

  • Destiné aux enfants, élèves, professeurs, bibliothécaires, parents, praticiens de l'improvisation.
    Son principe est simple et vieux comme le monde et ses récits :
    Partir de quelques cartes tirées au hasard pour (s')inventer des histoires, et jouer seul ou en équipe.
    Il stimule ainsi la créativité et laisse voguer l'imagination.
    On peut y jouer et rejouer à l'infini, chaque tirage de cartes induisant de nouvelles possibilités.
    Le livre comprend des règles du jeu (selon que l'on se destine à l'improvisation théâtrale ou à l'atelier d'écriture), plusieurs séries de cartes organisées par thèmes (correspondant aux grandes catégories du jeu comme :
    Temps, personnage, défaut, qualité, souvenir, objectif, etc.) ainsi que trois exemples de textes d'auteur.e.s qui se sont prêté.e.s au jeu et ont imaginé une histoire à partir d'un tirage de cartes.

  • Les Fâcheux

    Molière

    Importuns, raseurs, enquiquineurs, casse-pieds, ou, pour le dire plus net, emmerdeurs : quel que soit le vocable, la réalité est la même. Les fâcheux sont une engeance aussi ancienne que la nature humaine. Et Molière ne s'y trompe pas : cherchant au débotté un sujet pour faire rire, il choisit ces empêcheurs de vivre tranquille qui se mettent toujours à la traverse, en allant chercher ses modèles dans la Cour qui se presse à la grande fête que le surintendant Foucquet offre à Louis XIV pour lui présenter son château de Vaux-le-Vicomte. C'est dire que dans un tel contexte, la légèreté apparente de la comédie se leste de l'épaisseur plus lourde d'un enjeu social. Et le théâtre y trouve son compte : Molière intègre chant, musique et danse à son spectacle et invente tout bonnement la comédie musicale.

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  • Passionnant et riche dialogue entre deux penseurs de notre temps dont le trait commun est l'interdisciplinarité : sociologie, psychiatrie, psychanalyse. Ils constatent l'un et l'autre l'indissociabilité du cerveau et de l'esprit, l'interdépendance du culturel et du psychologique, du cérébral et du biologique. À la fragmentation du discours compartimenté, techno-scientifique, ils opposent le discours du rassemblement, de la connexion, de la communication et de l'empathie. Ce texte est l'un des classiques de l'Aube, il rejoint désormais la série des Petits Illustrés.

  • Albert Lemant a réalisé des planches en gravure de type encyclopédique, pages thématiques où il aborde les animaux, les métiers, les sports et la gastronomie. De façon toujours très humoristique, avec force jeux de mots, Albert Lemant ne se départ jamais de son humour jubilatoire. Et avec le rire comme exorcisme, comme arme de conviction massive, tout fait sens.

  • Dachenka : « vertébré de l'ordre des carnivores coquins et canins, sous-ordre des endiablés, genre des fureteurs, famille des farceurs, variété des facétieux à oreilles noires ». Avec humour et tendresse, Karel Capek nous conte comment l'arrivée de cette petite boule de poils va changer le fil de son quotidien et de celui de son foyer. L'écrivain tchèque décide alors d'observer et d'étudier le développement de cette furie canine. Il la raconte, la décrit, la dessine et se mettra même au défi de parvenir à la photographier, allant jusqu'à lui inventer des contes afin qu'elle reste tranquille. Facéties, espiègleries et badineries s'enchaînent dans ce récit - prisé par plusieurs générations de lecteurs tchèques -, qui séduira aussi bien les petits que les grands.

    Traduit du tchèque par Anna et Jacques Arnaudiès.

  • Le jour des poules

    Florence Thinard

    Savez-vous qu'une poule pond 120 oeufs par an ? Quelle économie d'en élever dans son jardin ! Maryse s'est emballée et a entraîné sa famille dans cette aventure écologique, plutôt de force que de gré. D'abord, il faut construire un poulailler avec des matériaux de récupération (un peu volés nuitamment sur un chantier). Ensuite, acheter les volatiles aux marchés aux volailles, les installer, les nourrir, attendre qu'elles pondent. Mais savez-vous les poules sont des animaux cruels, qui peuvent vous dévaster un jardin en un rien de temps ? Que de jolis poussins jaunes peuvent se transformer en coqs redoutables qui chantent pour le plus grand plaisir de tous les voisins ?
    Cette fable épingle joyeusement la naïveté des adultes nostalgiques d'une vie au plus près de la nature, sans rien y connaître.

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