Bnf Editions

  • Depuis la création du monde, les poissons habitent le royaume de Neptune entre silence et beauté.
    Leur profusion magnifique que l'on croyait infinie est-elle inépuisable ?
    Ce livre pose la question tout en montrant combien la diversité de ce monde aquatique émerveille.

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  • L'année 2020 marque le centenaire de la publication des Champs magnétiques, « première oeuvre purement surréaliste » et moment de rupture majeur dans le domaine de la création littéraire. Ce texte d'André Breton et Philippe Soupault marque en effet la naissance de l'écriture automatique.
    Cette première exposition consacrée au surréalisme organisée à la BnF est centrée sur les années de jeunesse du mouvement, au moment où, sur les décombres de la Première Guerre mondiale, émerge un besoin radical de liquidation des valeurs passées et de renouvellement des formes d'expression.
    Le catalogue édité à cette occasion propose des éclairages inédits de ces pages fascinantes et révèle au grand public, avec des analyses neuves, certains des « trésors » de la BnF, comme le manuscrit de travail des Champs magnétiques (1919) ou celui de Nadja, réputé perdu, tout récemment retrouvé (l'une des plus importantes acquisitions patrimoniales de ces dernières années, jamais encore exposé).
    Si l'accent est mis sur le traitement novateur apporté par le surréalisme à l'écrit et au langage, la place est aussi faite à une grande diversité de supports, afin de rendre compte de la poétique surréaliste dans sa globalité. Les quatre sections - Guerre et esprit nouveau, Rêve et automatisme Manifestes et provocations, Amour et folie : Nadja, l'âme errante - qui rythment l'exposition structurent l'ouvrage, chacune organisée autour d'un document littéraire exceptionnel, auquel répondent tableaux, dessins, photographies, films, costumes, objets.
    Une vision kaléidoscopique pour restituer l'aventure de cette génération de poètes qui, au lendemain d'une expérience barbare, cria son dégoût pour le monde dans des éclats de rire sauvages.

  • Tour à tour monstres sanguinaires, divinités secourables, entités cosmiques, ou prostituées, les Sirènes suscitent dès l'Antiquité une mythologie paradoxale et sont parées d'ambivalence.
    La Bible les désigne comme des êtres essentiellement démoniaques, mus par la séduction et la luxure. Au Moyen Âge, la sirène continue d'incarner le vice et l'inquiétante féminité, quand elle n'est pas reléguée à une simple fonction ornementale.
    Mais les hommes du passé croyaient-ils vraiment à l'existence de ces êtres dont la voix pouvait tout aussi bien guider les âmes errantes à travers les cieux, ou ensorceler ? Pour les philosophes et les théologiens, les sirènes semblent avoir surtout constitué un symbole. Pour les artistes, elles étaient un motif dont la plasticité se prêtait à toutes les fantaisies formelles.
    Mais c'est la littérature populaire qui offrit aux sirènes leur plus belle postérité, à travers romans, légendes et contes merveilleux, avant que Théophile Gautier ou Apollinaire ne viennent rappeler que le destin de ces femmes insaisissables s'achève souvent... en queue de poisson.

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  • Ce nouvel opus de « L'oeil curieux » rassemble une quarantaine d'images de personnalités : Colette, Zola, Sacha Guitry, Brassens, Picasso, Léo Ferré... posant avec leur animal de compagnie. Choisies dans les collections de la BnF, ces photographies prises entre 1850 et 1960 révèlent une forme inattendue, drôle, touchante, du portrait animalier.

    Réalisé par des professionnels ou des amateurs, en studio ou en extérieur, le portrait photographique répond, tout comme le portrait peint depuis la Renaissance, à des codes bien établis. La mise en scène ou l'absence de mise en scène concourent à mettre en valeur un univers ou une personne ; le décor, l'habillement, l'attitude sont évidemment cruciaux, mais aussi les accessoires qui évoquent le statut social, la profession ou les loisirs. À ce titre, l'animal est présent dans la longue tradition du portrait peint, mais son image est moins fréquente qu'on ne le pense dans celle du portrait photographique.

    Pour notre plus grande délectation, cet ouvrage permet de découvrir divers portraits d'animaux de compagnie qui, tous, révèlent la personnalité du modèle photographié au point de lui ressembler parfois physiquement ! Dociles ou rétifs, simples accessoires, vrais faire-valoir ou formidables vecteurs de complicité, d'humour et de tendresse, chiens, chats et singes forment ici un tel couple avec l'humain qu'on en vient à se demander au gré des images qui, de l'animal ou du modèle a pu se lasser le premier des cabotinages de l'autre !

  • Ce nouvel opus de « L'oeil curieux » propose une plongée dans l'atmosphère capiteuse des bordels, des couvents et des boudoirs du 16e au 20e siècle, à travers 40 manuscrits, éditions originales (Sade, Apollinaire, Pierre Louÿs, Bataille...) et gravures érotiques issues des collections de la BnF.

    C'est dans les années 1830 que les ouvrages imprimés réputés « contraires aux bonnes moeurs » et publiés sous le manteau sont séparés du reste des collections de la Bibliothèque royale. Ils furent ainsi rassemblés afin de constituer une section à part intitulée « Enfer ». Il en alla de même des estampes.

    Ce nouvel opus de « L'oeil curieux » propose une plongée dans l'atmosphère capiteuse des bordels, des couvents et des boudoirs du 16e au 20e siècle, à travers 40 manuscrits, éditions originales (Sade, Apollinaire, Pierre Louÿs, Bataille...) et gravures érotiques issues des collections de la BnF.

  • Cet opus de "L'Oeil curieux" vous donne rendez-vous dans le quartier des plaisirs de l'époque d'Edo, ce Tokyo du XVIIe au XIXe siècle où les beautés - hôtesses de maisons de thé, geishas et courtisanes - offrent les divertissements les plus raffinés et les plus fastueux. Un univers secret. A travers une quarantaine d'estampes exceptionnelles, le monde secret et voluptueux des geishas s'ouvre au lecteur et révèle les codes de la séduction et du libertinage.
    Une esthétique du plaisir. Le livre montre une époque où les artistes rivalisent d'imagination pour imposer leur idéal de beauté, mythifier la beauté féminine, créatrice du désir. Des portraits-énigmes. Regarder le portrait de ces beautés japonaises, c'est apprendre à déchiffrer une énigme. A travers l'ouvrage, l'oeil s'exerce et repère peu à peu le jeu subtil qui distingue chacune de ces belles...
    La grâce singulière d'une main, un éventail, un bouquet d'iris ou une coupe de saké deviennent autant d'indices... Au-delà des idées reçues. Le livre nous fait découvrir, aussi, que les beautés japonaises d'alors n'étaient pas seulement des courtisanes ou des "top modèles", mais également des jeunes femmes cultivées, danseuses et musiciennes de talent, créatrices de parfums, auteurs de poèmes et peintres à leurs heures.

  • Cet opus de « L'oeil curieux » met en scène une quarantaine de clichés réalisés par Félix Nadar dans les catacombes en 1862.
    L'ouvrage constitue un reportage à travers des carrières aménagées pour recueillir les ossements des vieux cimetières vidés par hygiène : les catacombes.
    Félix Nadar fixe pour nous ce gigantesque ossuaire aussi techniquement précis que pittoresque dont la visite, autorisée à l'époque quatre fois par an, était devenue à Paris la promenade à la mode.
    Cette série de photographies, avec celle, presque contemporaine, sur les égouts de Paris, a été présentée dans les ateliers et dans les stands Nadar aux expositions universelles jusqu'en 1900.

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  • Cet opus de l'oeil curieux présente une quarantaine de marines choisies au sein de l'oeuvre de Victor Hugo conservé au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France.
    Poète, dramaturge, romancier, homme politique, humaniste, Victor Hugo fut aussi un immense artiste. En témoignent les encres issues de ses années d'exil à Guernesey, seul face à l'océan ? miroir et métaphore de l'immensité de l'oeuvre en cours ?, ou celles de son retour.
    À travers ces marines, c'est ainsi tout à tour le désir de gloire et de postérité du poète qui s'exprime, son invincible courage, sa foi en la géniale démesure de son oeuvre et de son esprit. En bref, sa destinée.
    En outre ? intuition magistrale du poète ou légitime évidence ?, l'entrée des manuscrits et des dessins de Victor Hugo à la Bibliothèque, explicitement appelée de ses voeux et couchée en 1881 par testament, fit date et sut infléchir la politique d'enrichissement des collections du département, qui, dès lors, fut ouverte à la littérature moderne et contemporaine.

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  • Contes

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    La Bibliothèque nationale de France met à l'honneur l'univers magique des contes en célébrant la rencontre exceptionnelle d'un auteur et d'un artiste universellement connus : Charles Perrault et Gustave Doré.

    Cet ouvrage, qui rassemble la totalité des Contes de Perrault et près de 80 illustrations de Doré, nous replonge dans les frissons délicieux de l'enfance avec : Le Petit Chaperon rouge, La Belle au bois dormant, Cendrillon, Le Chat botté, Peau-d'Âne, La Barbe-Bleue, d'autres encore...

    Inspirée de l'édition originale de 1862 conservée à la Réserve des livres rares, cette publication offre au lecteur de tous les âges les textes indémodables et universels du moraliste du Grand Siècle, interprétés par Doré, deux siècles plus tard, comme autant de joyaux iconographiques.

    Ouvrage enrichi d'une préface de Marc Fumaroli, académicien et professeur au Collège de France, et d'une présentation de Jean-Marc Chatelain, directeur de la Réserve des livres rares de la Bibliothèque nationale de France.

  • Cet opus de "L'Oeil curieux" offre au lecteur un regard croisé sur deux univers, les sciences naturelles et les beaux-arts, l'un et l'autre au service d'une description poétique de la nature. Une collaboration spectaculaire. Conçue à l'origine comme un simple catalogue des collections royales, l'Histoire naturelle des oiseaux du naturaliste Georges-Louis Buffon s'inscrit au coeur de son immense Histoire naturelle, aussi importante XVIIIe siècle que l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert.
    Cette fresque scientifique majeure est ici magnifiée par le talent du dessinateur et graveur François-Nicolas Martinet, qui apporte à chacun de ses dessins d'oiseaux une talentueuse crédibilité. Des dessins éblouissants. 40 images sélectionnées entre mille restituent ainsi la richesse chromatique inouïe des plumages grâce à la virtuosité d'aquarellistes virtuoses, chargés de rehausser chaque dessin.
    Ces images nous montrent également l'immense diversité des oiseaux, des plus familiers aux plus exotiques, voire aux plus cocasses : pluviers, sternes, pies, faucons, hiboux et autres aigrettes de Cayenne... Un succès immédiat. Parce qu'ils révélèrent d'emblée un grand sérieux scientifique et d'admirables qualités esthétiques, les oiseaux de Buffon interprétés par Martinet connurent d'emblée un large succès, source d'inspiration au XIXe siècle et bien au-delà.

  • Cet opus de "L'Oeil curieux" montre à travers les gouaches du Florilège de Nassau-Idstein, à la fois un extraordinaire recueil de vélins du Grand Siècle, l'immortalisation d'un merveilleux jardin, et l'insigne trace d'une rencontre et d'un rêve. Un recueil exceptionnel Né de la rencontre entre le collectionneur Jean de Nassau et le peintre strasbourgeois, Johann Walter, le Florilège représente un ensemble unique de gouaches sur vélin du XVIIe siècle.
    Avec ses représentations de jardin, de grottes et de fontaines, ses portraits, ses planches extrêmement délicates de fleurs et de fruits, il constitue un des trésors de la Bibliothèque nationale de France. Passion de la collection Sans le désastre de la Guerre de Trente Ans qui déchire l'Europe et contraint le prince de Nassau à l'exil, le Florilège ne serait peut-être pas né. C'est à Strasbourg que le prince acquiert en effet le goût de la collection et des belles choses, et qu'il rencontre Johann Walter.
    Son retour d'exil dans sa propriété d'Allemagne dévastée conduit Jean de Nassau à reconstruire, réorganiser, faire revivre ses terres, nourrir sa collection, et à choisir plus que jamais l'art et le beau contre la guerre et la destruction. Un magnifique jardin. La plus belle partie de sa collection est directement liée à l'aménagement d'un jardin, qui célèbre le goût qu'on a alors pour la botanique et les curiosités naturelles.
    Le peintre Walter, convié à peindre le jardin, traduit sur la toile les innombrables surprises et richesses de ce lieu incomparable : tulipes, oiseaux, citronniers, fruits, libellules et coquillages deviennent autant de délicats et précieux petits tableaux naturalistes.

  • Symboles de l'âme et de la résurrection, les papillons apparaissent fréquemment dans les peintures de Vanités au XVIe siècle, tandis que leurs représentations naturalistes l'emportent au XVIIIe siècle français.

    Pour les Amérindiens, les papillons sont un symbole du changement, de la joie et de la couleur, miracle de la transformation et de la résurrection.

    Dans la Grèce antique, ils représentent la psyché ou l'âme et son attribut, l'immortalité, alors qu'au Japon, le papillon est un emblème de la femme et que deux papillons figurent le bonheur conjugal.

    En Orient, ils conservent leur intensité de figuration du désir lorsqu'ils s'approchent de la pivoine, ou, plus étrangement, deviennent l'élément insaisissable qui permet de représenter le vide, et nous aspire dans une vision spirituelle du monde épuré de représentations symboliques.

    Exquise et parfois inquiétante, la forme insaisissable des papillons que les artistes ont, universellement, tenté de capter est une image de notre propre intériorité.

    Messagers éphémères, ils révèlent la volatilité de nos états d'âmes, diurnes ou nocturnes, la beauté fugace du monde sensible dont la représentation est à la fois le signe d'une gageure et celui d'une grâce.

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  • Un inventaire du territoire :
    Au sortir de la Guerre de Sécession, le gouvernement fédéral lance quatre grandes missions (surveys) dans tout l'Ouest américain. Ces campagnes d'exploration répertorient les accidents du relief et les curiosités géologiques, relèvent les réseaux hydrographiques, rassemblent des collections de minéralogie ou de botanique, réalisent et publient des cartes et atlas et englobent des disciplines comme la paléontologie ou l'archéologie. C'est un véritable inventaire général du territoire qui est alors mené. À chacune de ces missions a été assigné un périmètre géographique défini mais la concurrence sur le terrain est réelle entre les chefs de mission, notamment dans la diffusion des travaux et résultats scientifiques.

    Des pionniers de la photographie :
    À ces missions sont intégrés des photographes qui comptent désormais parmi les grands noms de la photographie : Timothy O'Sullivan, William Henry Jackson, John Hillers. Les clichés qu'ils rapportent vont contribuer à forger l'imaginaire géographique américain. Leurs choix de cadrages et de sujets, non dénués de certaines références picturales, aboutissent à la création de paysages emblématiques, de lieux-icônes où se mêlent la contemplation du sublime, la grandeur de la nature et le sentiment de liberté.

    Une société savante au service d'une passion :
    La Société de géographie, créée à Paris en 1821 et dont les collections sont en dépôt à la BnF, s'est passionnée pour cette grande entreprise géographique. Elle a suivi attentivement les résultats de ces missions et relayé les découvertes auprès du public français. Elle a enfin été destinataire, en sa qualité de société savante, des rapports de missions parmi lesquelles des centaines de photographies prises dans l'Ouest américain, dont une sélection est présentée dans cet opus.

  • Cet opus de "L'Oeil curieux", conçu autour de portraits de femmes nues photographiées par les pionniers de la photographie jusqu'à Man Ray, donne à voir les rencontres les plus accomplies entre un artiste et son modèle. Un art et une école. L'étude du nu est primordiale dans la formation artistique des peintres et des dessinateurs depuis la Renaissance. Ce petit livre prend le parti, lui, de montrer le travail de grands photographes, tous inventifs et magistraux dans l'interprétation de leur sujet.
    Des collections prestigieuses. 40 images ont été soigneusement sélectionnées parmi les milliers que compte la collection de photographies de la BnF, l'une des plus importantes au monde. Toutes montrent combien l'art du nu a pu produire de chefs-d'oeuvre à une époque où le corps érotique est encore banni des discours et des manifestations officiels. Des images puissamment sensuelles. Belloc, Pierre Louÿs, Nadar ou Man Ray, d'autres encore et avec eux de talentueux anonymes, offrent une diversité éblouissante de poses et de mises en scène où l'académisme lui-même peut devenir sensuel, lascif, érotique...

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  • Un animal fascinant :
    Animal fabuleux qu'on associe aujourd'hui à toute une imagerie féérique et positive, la licorne hante les pages des manuscrits médiévaux, mais c'est pour son ambivalence qu'elle fascine au Moyen Âge. Tour à tour dangereux fauve, symbole du Christ, ou métaphore de pureté virginale, la licorne est toujours reconnaissable à une corne unique sur le front...

    À la croisée de traditions :
    Dans les représentations que les médiévaux se font de cet animal, régulièrement associé à l'exotisme, se mélangent comme souvent une tradition antique et une tradition biblique : la tradition biblique en fait un animal sanguinaire et féroce ; la tradition antique explique que, seule, une vierge peut les amadouer...

    Vices et démons...
    Régulièrement associée aux vices et aux démons jusqu'au XIIe siècle, la licorne symbolise orgueil et luxure, et on la trouve le plus souvent représentée dans les miniatures ou les marges, dans des scènes de chasse dont elle est la victime, piégée par une jeune fille devant des chasseurs à l'affût. Elle prend alors la forme d'une panthère, d'une sorte de lion ou d'une chèvre dotée d'une corne unique.

    ... Ou bien pureté.
    C'est la diffusion du Bestiaire de Pierre de Beauvais et de la Légende dorée notamment qui opère un renversement dans la symbolique de la licorne. L'histoire de cet animal tout puissant qui se laisse capturer presque volontairement quand il est touché par la pureté d'une vierge s'apparente alors à la mort du Christ. On la représente dès lors sous les traits d'un cerf ou d'un cheval, animaux nobles, et sous la couleur blanche, symbolisant la chasteté. La littérature courtoise s'empare aussi de cette figure, le souvenir de l'interprétation sexuelle de la corne unique se mêlant au parfum de virginité qui entoure désormais l'animal.

  • Cet opus de "L'Oeil curieux" propose 40 images de cycles et de cyclistes de la fin du XIXe prises par un fou du vélo, premier reporter sportif et photographe étonnant. Deux roues couleur sépia. Des véhicules propulsés par les pieds, au vélo sans guidon, en passant par les fantasques vélocipèdes et jusqu'aux premiers vélos de course... L'ancêtre de votre vélo était plus acrobatique ! La sélection de 40 images de vélos en tout genre et couleur sépia nous plonge dans la plus délicieuse nostalgie et de rêve...
    Une machine à rêver A travers ces images, le vélo demeure en effet ce qu'il a toujours été. "Bicloune" de nos enfances, "Petite reine" pour "Grande boucle", tandem amoureux ou bicyclette des congés payés, le vélo n'est-il pas avant tout un prodigieux engin de rêve ? Un pionnier du reportage sportif Toutes les images de cet opus sont de Jules Beau, actuellement considéré comme le premier reporter sportif de l'histoire.
    Il a laissé une oeuvre photographique aussi importante qu'étendue : photographies de sportifs, solitaires ou en groupes, en pleine action ou en pleine pause dans son atelier. Un régal drôle et nostalgique.

  • Ces 40 caricatures de " nouveaux pères " du Second Empire que sont ses " papas " placent Daumier parmi les principaux acteurs d'une modernité à la fois poétique, expressive et virtuose, et le hissent aussi parmi les plus grands observateurs et chroniqueurs de moeurs de son temps. Pères débordés, père dépassés, pères empêtrés, pères malmenés, pères asservis, pères ridicules... Daumier sait faire de chacun d'eux, à la lumière de son magistral langage en noir et blanc, des individus caricaturaux, universels, indémodables et, bien sûr, infiniment touchants.

  • Le Second Empire voit la naissance d'un personnage qui trouve son plein accomplissement dans les premières années du XXe siècle : le grand couturier comme figure de la vie élégante et mondaine. Worth tout d'abord ; Doucet, Lanvin et Poiret ensuite ; plus tard Chanel, Patou ou Schiaparelli : tous donnent à leur maison ce " style " que l'on vient s'arracher, et écrivent une des plus sublimes pages de la mode.
    À l'ombre de ces figures de proue de l'élégance et dans le sillage d'une richissime clientèle d'élégantes (têtes couronnées, belles étrangères, actrices, mannequins ou anonymes), une famille de photographes, les Séeberger, immortalise la mode à travers quelque 60 000 négatifs et tirages aujourd'hui conservés au département des Estampes et de la Photographie de la BnF.

  • Cet opus de "L'Oeil curieux" propose une trentaine de photographies de l'Exposition universelle de 1900, issues d'un des plus grands ateliers de l'époque, celui des frères Neurdein. Gigantisme et exubérance Visitée par cinquante millions de visiteurs venus du monde entier, l'Exposition de 1900 a éclipsé toutes les autres en raison de son gigantisme et de son exubérance. Déployée sur trois arrondissements, elle prétend contenir tous les accomplissements du génie humain et satisfaire jusqu'à l'ivresse toutes ses aspirations ! Plus d'un siècle après, son immense aura qui a ébloui en son temps la Belle Epoque, semble encore flotter sur la ville.
    Délire architectural De la place de la Concorde au Champ-de-Mars en passant par le Grand et le Petit Palais, le palais de Chaillot et l'Ecole militaire, ce ne sont que fastes gothiques reconstitués, emphase de palais et de manufactures, salles de spectacle, fééries lumineuses, cités exotiques et manèges... Découvertes Entre rétrospective du siècle passé et célébration enthousiaste de la modernité technique, l'Exposition de 1900 est à la fois scientifique et artistique, artisanale et industrielle, didactique et ludique, nationaliste et universaliste.
    Mais, plus que tout cela, elle est pour beaucoup de visiteurs le lieu des premières rencontres avec le cinématographe, les ascenseurs, le téléphone, l'automobile, les trottoirs roulants, le métropolitain et les bateaux-mouches... Grâce de l'éphémère Faite pour l'essentiel de matériaux périssables, l'Exposition de 1900, doit peut-être sa gloire à son caractère éphémère. Comme l'électricité à laquelle elle était dédiée, elle fut éblouissante et fugace.
    Les Neurdein, comme les millions de ses visiteurs, étaient alors conscients que cette cité fabuleuse s'évanouirait bientôt. Leurs clichés retracent la gloire de l'exposition et puisent dans cette magie de l'éphémère leur durable pouvoir de fascination.

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  • Cet opus de " L'Oeil curieux " dévoile la veine fantastique du XIXe siècle dans un florilège de monstres et de chimères nés de l'imagination de graveurs, stimulée par le pouvoir suggestif du noir et de l'encre. L'encre du diable Goya, Gustave Doré, Delacroix, Odilon Redon... autant d'artistes pour traduire la fièvre d'atmosphères nocturnes et activer avec génie la verve saturnienne de l'étrange et du maléfique.
    On découvre ou redécouvre avec délices, entre autres : les monstres des Caprices de Goya, le Méphistophélès de Delacroix, les créatures de L'Enfer de Gustave Doré ou les étranges rêves d'Odilon Redon. Effrayant comique Dans la noirceur de leur encre, ces maîtres de l'estampe excellent à la multiplication infinie des combinaisons homme/animal susceptibles de forger d'étranges hybrides et nous livrent tels quels : monstres anthropomorphes volants, facétieux gnomes, vampires hideux, insecte en redingote et araignée souriante... Que leur registre soit effrayant ou comique, plus ces créatures sont vraisemblables et plus elles sont crédibles - à l'instar de celles qui peuplent nos cauchemars.
    Et plus nous nous amusons, aussi, à évaluer secrètement l'épaisseur de la membrane qui sépare l'humain du monstrueux !

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  • Cet opus de "L'Oeil curieux" propose, à travers ces anciennes et très précieuses cartes marines, une traversée des océans à l'époque des grands explorateurs et des grandes découvertes. Portulans Issu de l'italien portolano, le mot "portulan" désigne à l'origine un texte décrivant les côtes, les ports et les conditions de la navigation dans un espace maritime donné. Etendu à la cartographie, le terme a dénommé ensuite un recueil de plans de ports, avant de devenir, dans l'usage courant, une carte marine ancienne.
    Cartographier l'oce?an Roses des vents, lignes de rhumbs, points cardinaux, îles, ports et littoraux... ces cartes anciennes sont d'incomparables outils pour comprendre et contempler la diversité du monde. Enluminées sur parchemin, souvent rehaussées d'or et minutieusement enrichies de d'évocations pittoresques dues à de vrais artistes, elles constituent aujourd'hui un des fleurons de la Bibliothèque nationale de France.
    Voyages au long cours Ces trésors de la navigation invitent au voyage et au rêve, dans le sillage de Christophe Colomb, Balboa, Magellan ou Cook. Nouveau Monde, America, Indes occidentales, Terre de Feu, Méditerranée, mers Rouge ou Noire, océans Indien et Pacifique, et même inhospitalier Antarctique... ces mots recèlent une infinie variation de rêves. A l'image de ces cartes marines qui nous disent combien ces explorateurs, héros des temps anciens, ont franchi d'étapes, tracé de routes, osé de choix véritables et de risques majeurs pour nous permettre la découverte d'une altérité et d'un " ailleurs ".

  • C'est dans les années 1830 que les ouvrages imprimés réputés « contraires aux bonnes moeurs » et publiés sous le manteau sont séparés du reste des collections de la Bibliothèque royale. Ils furent ainsi rassemblés afin de constituer une section à part intitulée « Enfer ». Il en alla de même des estampes.
    Territoire majeur de l'interdit, l'Enfer alimente en retour tous les fantasmes. Y pénétrer, c'est accéder aux textes et aux images que la morale réprouve et que les institutions ont longtemps condamnés. C'est entrer dans le monde clandestin des couvents, des boudoirs, des bordels, des prisons mais aussi des bibliothèques. C'est, en un mot, investir un lieu obéissant à toutes les fantaisies du désir.
    Ni histoire de l'érotisme proprement dite, ni histoire de la censure, cet ouvrage présente les collections rassemblées par la Bibliothèque nationale au fil des saisies policières, des dons, des acquisitions et plus récemment du dépôt légal.
    Quels sont les livres, les documents et les images relégués dans les franges de ce monde obscur ? Comment d'une cote « mal famée », l'Enfer s'est-il mué en objet d'étude et de dévotion ? Autant de questions que pose ce volume richement illustré pour éclairer ce territoire de l'interdit et du désir que l'Enfer demeure aujourd'hui.

  • 22 planches détachables en couleurs du maître de l'estampe japonaise.
    Andô Hiroshige (1797-1858) joua un rôle prépondérant dans le développement de l'estampe de paysage. Issues de sa prestigieuse série Cent vues célèbres d'Edo qu'il réalisa entre 1856 et 1858, ces planches sont empreintes de délicatesse et de mystère. Une vision éminemment poétique du Japon.

  • 22 planches détachables choisies parmi les plus belles créations de Toulouse-Lautrec. Une plongée dans le milieu interlope des nuits parisiennes, de Montmartre aux grands boulevards, en compagnie d'Aristide Bruant et de la Goulue.
    Une façon originale de découvrir ou de redécouvrir une des plus curieuses figures des maîtres de l'estampe et de l'affiche de son temps.

    Toulouse-Lautrec fréquentait avec assiduité cabarets, bals publics, cafés-théâtres, bars et théâtres : le Mirliton, le Moulin-Rouge, le Divan-Japonais, les Folies-Bergère, le théâtre des Variétés... C'est dans ces lieux festifs qu'il a croqué la Goulue, Valentin le Désossé, Aristide Bruant, Jane Avril, Yvette Guilbert et tant d'autres. Il s'est également attaché à dessiner les femmes de l'ombre et de petite vertu, s'intéressant à leur vie et à leurs habitudes. L'artiste, peintre et maître de l'estampe et de l'affiche a ainsi su saisir l'âme de ce Paris révolu.
    S'emparant d'un médium techniquement au point depuis 1836 mais jusqu'alors réservé à un usage commercial, Toulouse-Lautrec a par ailleurs inventé une manière personnelle de pratiquer la lithographie en couleurs. Le langage graphique qu'il mit au point fait de lui l'un des acteurs principaux du renouvellement de l'estampe artistique à la fin du XIXe siècle, une époque dont il témoigne talentueusement au travers de ses affiches et de ses oeuvres imprimées.

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