Littérature générale

  • Charlotte

    David Foenkinos

    Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu'elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d'une oeuvre picturale autobiographique d'une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : «C'est toute ma vie.» Portrait saisissant d'une femme exceptionnelle, évocation d'un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d'une quête. Celle d'un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.

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  • Ce que Frida m'a donné Nouv.

    Dans la chaleur de l'été 2019, Rosa Maria Unda Souki devrait être plongée dans les préparatifs de son exposition à venir. Recluse au Couvent des Récollets, entre vertiges du doute et farouche détermination, elle tarde à rédiger le texte destiné au catalogue, à penser l'agencement des tableaux - toujours en cours d'acheminement depuis le Brésil.
    Dans l'attente, elle retrace ce qui l'a menée là. Comment elle a consacré cinq ans à la figure emblématique de Frida Kahlo en peignant sa célèbre Maison bleue, constituant une oeuvre picturale d'une richesse saisissante. En quête d'elle-même, Rosa Maria renoue avec une Frida intime, comme si les clés pour se retrouver elle-même étaient aussi celles qui permettent de comprendre Frida. Rosa Maria investit les espaces, présents et passés : l'atelier où elle réside à Paris, le lieu de cette exposition en cours, mais aussi la maison de sa propre enfance à Guama, au Venezuela. Elle cherche à rendre l'écho des voix, celle de son père disparu, celle du pays dont elle s'est exilée, celle de Frida.

    Dans un dialogue permanent, superbement illustré de dessins au graphite et des tableaux originaux de l'auteure, Ce que Frida m'a donné nous invite à un troublant voyage, à la fois très personnel et universel, au coeur même du processus créatif, de la construction de la mémoire et de la réconciliation avec soi-même.

  • Que fait-on quand on regarde une peinture ? À quoi pense-t-on ? Qu'imagine-t-on ? Comment dire, comment se dire à soi-même ce que l'on voit ou devine ? Et comment l'historien d'art peut-il interpréter sérieusement ce qu'il voit un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout ?
    En six courtes fictions narratives qui se présentent comme autant d'enquêtes sur des évidences du visible, de Velázquez à Titien, de Bruegel à Tintoret, Daniel Arasse propose des aventures du regard. Un seul point commun entre les tableaux envisagés : la peinture y révèle sa puissance en nous éblouissant, en démontrant que nous ne voyons rien de ce qu'elle nous montre. On n'y voit rien ! Mais ce rien, ce n'est pas rien.
    Écrit par un des historiens d'art les plus brillants d'aujourd'hui, ce livre adopte un ton vif, libre et drôle pour aborder le savoir sans fin que la peinture nous délivre à travers les siècles.

  • « Lire, c'est oublier, tout oublier, y compris ses lectures passées, toutes ces histoires qui sommeillent dans nos arrière-mémoires et qui ne demandent qu'à resurgir à l'improviste, ces pages entières qui nous tombent dessus - mais jamais, justement, quand on lit, quand on lit vraiment. Lire, c'est dégager le terrain, faire table rase, retrouver l'innocence.

  • Un seul roman : il n'en faut pas plus à Horace Walpole pour conduire la sensibilité romanesque de son temps sur de nouvelles voies. Le Château d'Otrante (1764) inaugure le genre du récit gothique, où le passé tient le présent à la gorge et où un Moyen Âge angoissant empiète sur les Lumières. La mixité générique de ce livre fondateur, où le sublime coexiste avec le grotesque en vertu d'un hiatus emprunté à Shakespeare, va essaimer pendant près d'un siècle. Les romanciers gothiques anglais tirent parti de la passion la plus invasive et la mieux ancrée dans la psyché : la peur. Macabres et spectaculaires, situées au coeur de demeures hantées ou de souterrains parsemés d'ossements, leurs histoires doivent produire des émotions extrêmes, en premier lieu la terreur et la pitié. Confronté à la noirceur d'âme de «héros» monomaniaques et déviants prêts à briser tous les tabous (inceste, matricide, viol), le lecteur va de frayeur en horreur avant de compatir aux malheurs des victimes - de sexe féminin pour la plupart. En 1796, Le Moine de M. G. Lewis atteint les sommets en matière de sensationnalisme, avec une forte dimension érotique et mortifère qui fit beaucoup pour le succès de ce roman, toujours actif aujourd'hui. En 1818, la jeune Mary Shelley parachève cette tradition en donnant naissance à une créature monstrueuse qui se nourrit des mythes de Prométhée et de Faust. Elle met en discours un concept inouï : l'assemblage, à partir de morceaux de chair morte, d'un être humain, par le docteur Victor Frankenstein, qui fait fi de la sexualité et de la reproduction biologique. Féconde invention...

  • Tour à tour monstres sanguinaires, divinités secourables, entités cosmiques, ou prostituées, les Sirènes suscitent dès l'Antiquité une mythologie paradoxale et sont parées d'ambivalence.
    La Bible les désigne comme des êtres essentiellement démoniaques, mus par la séduction et la luxure. Au Moyen Âge, la sirène continue d'incarner le vice et l'inquiétante féminité, quand elle n'est pas reléguée à une simple fonction ornementale.
    Mais les hommes du passé croyaient-ils vraiment à l'existence de ces êtres dont la voix pouvait tout aussi bien guider les âmes errantes à travers les cieux, ou ensorceler ? Pour les philosophes et les théologiens, les sirènes semblent avoir surtout constitué un symbole. Pour les artistes, elles étaient un motif dont la plasticité se prêtait à toutes les fantaisies formelles.
    Mais c'est la littérature populaire qui offrit aux sirènes leur plus belle postérité, à travers romans, légendes et contes merveilleux, avant que Théophile Gautier ou Apollinaire ne viennent rappeler que le destin de ces femmes insaisissables s'achève souvent... en queue de poisson.

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  • À sa mort en 1870, Alexandre Dumas est l'un des écrivains les plus célèbres de son siècle. Cent-cinquante ans après, sa gloire n'a pas terni et ses oeuvres, traduites dans le monde entier, font de lui l'un des auteurs français les plus lus. Menant tambour battant une existence digne d'un roman, Alexandre Dumas appartient à la génération romantique qui rêva de changer le monde. Ses voyages, sa correspondance, ses échanges avec les artistes de son temps témoignent d'une énergie hors normes. Pour Dumas, la création littéraire est d'abord animée par sa passion pour le théâtre, bientôt suivie d'un engouement pour le genre romanesque, où il excelle. Maître du suspens et des rebondissements, Dumas porte aussi un regard critique sur son oeuvre et reste jusqu'à la fin fidèle au romantisme de sa jeunesse.
    Ce cahier consacré à Dumas invite à lire des inédits et des textes rares de l'auteur. Écrivains et chercheurs apportent également leur regard sur une oeuvre qu'on ne finit pas de redécouvrir, et dont l'originalité tient tout ensemble à son caractère novateur, savant et accessible. Histoire, imagination, critique littéraire, stratégies auctoriales, tempérament d'artiste : tous ces aspects de la création dumasienne sont abordés dans ce cahier par les amateurs et les spécialistes de Dumas l'enchanteur.

  • « J'ai lu La Métamorphose à l'âge de 13 ou 14 ans d'un trait, la nuit. Peut-être même deux fois de suite, comme j'avais l'habitude de faire parfois. Le jour d'après, en rentrant de l'école, j'ai trouvé ma mère en train de pleurer en le lisant, alors que je l'avais trouvé drôle et troublant. Ma mère pleurait à l'idée que j'avais lu ÇA. Je l'ai ensuite relu plusieurs fois. Peut-être à chaque décennie. Je le considère comme une sorte de comique essentiel et moderne (tel Cervantès). Plus les années et les évènements passent, plus je trouve Franz Kafka pertinent, avec cet humour qu'on disait juif mais qui est une forme très ancienne d'humanisme... désespoir cosmique... Métamorphose: changement. Le seul qui ne change pas est Gregor Samsa, il maigrit peut-être, mais il reste le même du réveil jusqu'à la fin. Autour de lui tout se transforme. Son père, sa mère, sa petite soeur ! Après lecture, on prend conscience de quelque chose qu'on avait oublié depuis longtemps, que l'on savait déjà. » Miquel Barceló

  • Ce recueil, qui fait place aussi bien à l'essai qu'à la poésie, met face à face vingt et un textes et les images qui leur correspondent. Des pages d'époques, de longueur et de genres différents, qui déploient toute la gamme d'un styliste virtuose : poèmes, proses, caprices, petite scène dramatique, critique d'art, compte-rendu d'exposition... avec pour dénominateur commun, la peinture. Walser y exprime toute la saveur des peintures galantes de Fragonard, fait bruisser de vie les images d'un album d'Anker ; converse avec l'Olympia de Manet, révèle des détails inattendus de La Vénus du Titien, rehausse le mordant des miniatures de Daumier... Voici un itinéraire dans la galerie intérieure de Robert Walser, à la découverte d'une sensibilité perçante, chaloupée et délicieusement espiègle.

  • Voici une étonnante bibliothèque. Clémentine Mélois y pastiche par l'image les classiques de la littérature. Lirons-nous aujourd'hui Maudit Bic, d'Herman Melville, ou Père et Gay, de Léon Tolstoï ? Au fait, quel philosophe a-t-il écrit le Crépuscule des idoles des jeunes ? Pour décrypter les anagrammes, contrepèteries, homophonies, permutations et autres astuces de ces cent titres, on passera de la culture classique à la culture populaire, puisant dans des souvenirs de lectures, de chansons, de publicités ou de films.

  • Atlas des contrées rêvées Pays des Amazones, royaume du prêtre Jean, terre de Barbarie... depuis la nuit des temps, les contrées rêvées ont hanté les songes et les récits des grands découvreurs. Au fil des siècles, marins, explorateurs, aventuriers ont raconté le monde et ses terres lointaines en les peuplant de créatures mythiques et légendaires. Îles merveilleuses telle Cythère, la patrie d'Aphrodite, pays de cocagne telle la Colchide où repose la Toison d'or, royaumes sauvages habités par des monstres tel le pays des Mombouttous, empires ténébreux tel celui des Cimmériens où s'exilent les morts... Cet atlas invite à une exploration poétique du monde, dans le sillage des grands explorateurs de l'Antiquité et du XVIe siècle mais aussi des poètes, polygraphes et érudits de tous les temps.

  • Indépendant et incisif, parfois sarcastique, toujours provocant, Debussy a exercé le métier de critique avec une grande liberté. En exprimant des jugements sur les compositeurs de son temps et sur ceux du passé, il révèle quelles sont les oeuvres qui ont nourri sa propre sensibilité.

  • Si vous êtes sensible aux généreux conseils Si la poésie ne vous est pas étrangère Si, encore enfant, la vie vous émerveille Et si vous savourez les éditions légères, Cet ouvrage vous est tout destiné, lui qui livre aux générations futures une version à contempler et à lire, dans un sens ou dans un autre, de l'indispensable poème de Rudyard Kipling.

  • Pourquoi certaines personnes passent-elles leur temps à "mitrailler" leur environnement ? Pourquoi les photos sont-elles si présentes dans certaines familles et absentes dans d'autres ? Que révèlent-elles concrètement de notre inconscient familial ? Dans ce livre qui fait suite à «Psychogénéalogie des lieux de vie», Christine Ulivucci nous apprend à interroger nos clichés de famille, nos photos de vacances, nos autoportraits, et montre ce que l'image conserve de nos secrets ou de nos blessures intimes, et comment elle peut nous soigner.

  • Ernest Hemingway incarne le personnage romanesque par excellence : écrivain, soldat, correspondant de guerre, voyageur. Au-delà des mythes qui entourent cette ?gure incontournable de la littérature américaine, l'ouvrage révèle des éléments intimes de sa vie à travers de nombreuses archives :
    Photographies, extraits de sa correspondance, notes prises au cours de ses voyages en France, en Espagne ou dans le Midwest. Illustré par plus de quatre cent documents et accompagné des contributions de Michael Katakis, garant du patrimoine littéraire d'Hemingway, de Patrick, ?ls du romancier, et de Seán, son petit-?ls, ce livre relate une histoire inédite, plus personnelle, de la vie de l'auteur. Les lettres adressées à ses différentes épouses et à ses éditeurs y sont notamment sont publiées. Unique en son genre, l'ouvrage est un hommage éblouissant à l'icône américaine.

  • Lorsque Rainer Maria Rilke naît à Prague en 1875, Rodin a déjà 35 ans. Fort de ses premiers succès, il est en passe de s'imposer, en quelques décennies, comme l'un des sculpteurs les plus talentueux et innovants de son époque. De son côté, le jeune Rilke se destine tôt à l'écriture, et publie dès 1896 ses premiers recueils de poèmes.

    Peu après avoir découvert l'oeuvre de Rodin, notamment grâce à son épouse, la sculptrice Clara Westhoff, il reçoit la commande d'un livre sur l'artiste et se rend à Paris pour le rencontrer.
    Pour la première fois rassemblée, cette correspondance retrace, de 1902 à 1913, la relation entre deux hommes a priori dissemblables : le jeune poète désargenté maîtrisant mal la langue française et le sculpteur au faîte de son art et de sa gloire, à la tête d'une véritable entreprise chargée de la diffusion de son oeuvre. Rilke donne du « Maître » à Rodin et analyse son oeuvre dans de longues lettres, tandis que les réponses du sculpteur sont lapidaires, sans pourtant dissimuler son affection pour le jeune poète. De 1905 à 1906, Rodin engage Rilke comme secrétaire et l'héberge à Meudon. Une brouille survient, puis se dissipe. Ils renoueront des rapports soutenus entre 1908 et 1911, à l'Hôtel Biron, futur Musée Rodin, que Clara Westhoff fait découvrir au sculpteur. Le poète a beaucoup publié, il est célèbre - ils sont désormais sur un pied d'égalité. Considéré en Allemagne comme le « gardien à la porte rodinienne », Rilke affirme par ailleurs que c'est grâce à Rodin que Paris sera longtemps le seul point d'attache dans sa vie de déraciné.

    Cette correspondance dessine précisément un échange, à la croisée des générations, des disciplines artistiques, des langues et des cultures, entre deux personnalités hors du commun, et témoigne d'un cosmopolitisme remarquable et, avant l'heure, d'un véritable esprit européen.
    Hugo Hengl est traducteur et enseignant à l'Université Clermont Auvergne. Il a publié en 2018 Pessoa et Rilke. Modernisme et poétiques acroamatiques (Garnier).

  • Dans la lignée des best sellers de Phaidon Vous pouvez être ce que vous voulez être et Sacrés Bons Conseils, ce guide indispensable porte un regard amusé et amusant sur l'art de faire des erreurs.

    Erik Kessels célèbre l'imperfection et le ratage et montre en quoi ils constituent des étapes essentielles dans le processus créatif.

    Il présente les exemples les plus savoureux de « ratages » dans la photographie, les arts plastiques, le design et l'architecture.

    Avec ce livre passionnant et richement illustré, les créateurs, les étudiants et les jeunes professionnels ne redouteront plus de « rater » et pourront expérimenter sans retenue. Avec plus de 100 images provenant de la collection personnelle de photographies de Kessels ainsi que d'oeuvres d'artistes, de photographes et de designers internationaux que les « ratages » ont inspiré.

    Pimenté de textes vivants et humoristiques, de conseils, de citations et d'anecdotes, qui incitent à porter un regard plein de mansuétude sur le « ratage ».

  • «Personne ne connaît la route. Personne ne l'apprendra jamais. Et à quoi servirait-il d'énumérer les villages et hameaux, les petites routes, les virages et les détours ? Le peintre non plus ne voit pas le paysage. Il est allongé dans la pénombre de la Citroën, protégé par des rideaux gris qui ondulent. Seule sa vie lance encore une fois son cri du  n fond de ses souvenirs  ottants, dans la douleur endiguée, dans les bribes des anciens désirs, dans la peur des rêves qui continuent à se tisser. C'était son dernier incendie. Personne ne connaît la route. Personne ne l'apprendra jamais. Personne ne peut savoir qui est l'homme allongé dans le fourgon mortuaire qui passe. Il n'y a que les tableaux, les rares tableaux qu'il n'a pas déchirés et brûlés. Personne ne le connaît.» Caché dans le corbillard qui le conduit de Chinon à Paris pour y tenter l'opération qui seule peut le sauver de l'ulcère à l'estomac dont il sou re depuis des années, le peintre Chaïm Soutine, durant les 24 heures que va durer le trajet, se remémore, en un  ux d'images parfois délirantes provoquées par la morphine, toute son existence. À demi  ctif, à demi historique, le roman relate ainsi les divers épisodes de la vie de Soutine, depuis qu'il a choisi d'enfreindre l'interdit qui frappait les images dans le shtetl de son enfance : le rêve de devenir un grand peintre, poursuivi de Vilnius à Paris, alors capitale mondiale de l'art; les années de bohème à Montparnasse et l'amitié improbable avec Modigliani; le succès soudain, avec la rencontre du Dr Barnes, son mécène américain. Mais ces années dorées qu'accompagnent les deux  gures féminines, Gerda Groth et Marie- Berthe Aurenche, prennent brutalement  n avec la guerre et ses persécutions, qui l'ont contraint à fuir Paris malgré sa maladie et,  nalement, au stratagème de ce dernier voyage et à tous ces détours pour échapper aux gri es de l'occupant. Dans son délire, Soutine, qui croit que seul le lait peut le guérir de son ulcère, s'imagine avoir été conduit dans un paradis blanc, à la fois hôpital et prison, où il rencontre un mystérieux Dr Bog, qui lui promet la gué - rison s'il renonce à la couleur...
    Le roman de cette existence tourmentée, écrit dans un style qui parvient à donner un équivalent de la  èvre qui anime les coups de pinceau du peintre, nous parle avec force de l'enfance et de

  • Lorsque Shakespeare rêvait de Venise...
    Depuis Londres, le célèbre dramaturge anglais est fasciné par la Sérénissime, qui devient l'écrin dans lequel se déroulent deux pièces : d'un côté, la plaisante et acerbe comédie du Marchand de Venise (1596), de l'autre le drame d'Othello ou le Maure de Venise (1604), l'une de ses plus sombres tragédies.

    Une mise en scène et un décor prestigieux.
    De paysages en portraits et scènes de vie quotidienne, ce sont 250 peintures de la Renaissance vénitienne qui viennent illustrer les deux pièces de Shakespeare : chefs-d'oeuvre des frères Bellini, de Carpaccio, Giorgione, Titien, Tintoret, Véronèse, ainsi que de peintres moins connus. Un cadrage serré sur des détails de peintures monumentales permet au lecteur de redécouvrir certains chefs-d'oeuvre, tandis que les atmosphères créées par les tableaux renforcent la dramaturgie et la couleur des pièces.

    Une théâtralité sublimée.
    Notre édition présente la traduction de Jean-Michel Déprats réalisée pour la Bibliothèque de la Pléiade. Le traducteur s'attache à restituer la prose de Shakespeare dans toute sa vivacité. L'acteur et metteur en scène Denis Podalydès souligne dans sa préface la justesse du travail d'édition qui se joue dans Shakespeare à Venise : les pièces s'animent et stimulent l'imagination du lecteur.

    Un souffleur éclairé.
    Michael Barry, historien de l'art passionné par la transversalité culturelle, orchestre avec finesse cette découverte de la Venise rêvée par Shakespeare. Auteur de deux introductions et de vingt intermèdes qui rythment les pièces, ce professeur de l'université de Princeton tisse tout au long de l'ouvrage un lien profond entre l'univers du dramaturge et celui de la peinture vénitienne.

    L'Art et le Rêve.
    Shakespeare à Venise est un rêve en soi. Entrelacer les figures de Shakespeare et de Venise, au-delà de la rencontre entre le théâtre élisabéthain et la peinture de la Renaissance vénitienne, permet de vivre la fiction théâtrale au coeur de l'une des plus belles villes du monde, dans cet ouvrage somptueusement illustré.

    Alliant la poésie, l'art et le rêve, Shakespeare à Venise couronne vingt-cinq ans d'édition exigeante et passionnée consacrée à la littérature, à l'art et à la beauté.

  • La popularité de J. R. R Tolkien repose aujourd'hui principalement sur la création de la Terre du Milieu et sur son oeuvre majeure, Le Seigneur des Anneaux. Cependant, l'homme et son travail sont composés d'une multitude de facettes. J. R. R Tolkien était avant tout un spécialiste du Vieil et du Moyen Anglais internationalement respecté. Philologue de profession et par nature, il n'a pas seulement étudié les langues, il a créé la sienne. Auteur visionnaire, il a su inventer un autre monde, le remplissant de langues, d'alphabets, de personnages, de créatures, de mythes et de légendes. Artiste talentueux, il a illustré ses propres oeuvres.
    Trésors de Tolkien est un court texte contenant une soixantaine d'illustrations.

  • écrire le désir

    Julia Bracher

    • Omnibus
    • 14 Novembre 2019

    C'est la première anthologie illustrée mettant en valeur d'un point de vue historique, social et littéraire la place des femmes écrivant l'érotisme. Conteuses, philosophes, illustres mystiques, mystérieuses inconnues, aristocrates, courtisanes, libertines et poétesses, parfois contraintes de se travestir ou d'avancer masquées... auteurs incontournables ou étonnantes inconnues.
    On s'est étonné, indigné souvent que des pages licencieuses aient été écrites par des femmes. L'érotisme en littérature n'est pourtant pas l'apanage des hommes. À rebours des préjugés, cet ouvrage dévoile qu'elles ont indéniablement marqué de leur sceau le genre « infernal ». Mais que fut la genèse de leurs écrits ? Comment furent accueillies leurs oeuvres ? Scandale, publication sous le manteau, usage de pseudonyme... bien des histoires, parfois rocambolesques, jalonnent ce parcours littéraire.

  • Né à Neuilly, le petit Jacques a poussé telle une plante sauvage sur le terreau parisien, vers la gare de Lyon puis rue de Vaugirard, rue Férou, rue de Tournon, rue du Vieux-Colombier... au gré des (nombreux) déménagements familiaux. Pour l'enfant, Paris se transforme en livre ouvert. Aux jeunes années succède le nomadisme de la fleur de l'âge. Durant cette période, Prévert fait notamment ses classes auprès des surréalistes et fréquente la librairie d'Adrienne Monnier avant de prendre son envol créatif. Ce sera rue du Château, dans le 14e, puis à Saint-Germain-des-Prés et à Montmartre, quand Prévert élira domicile cité Véron derrière les ailes du Moulin-Rouge. La terrasse qu'il y partage avec Boris Vian devient rapidement l'un des hauts lieux de la pataphysique.

    Dans l'oeuvre multiple de Prévert - théâtre, poésie, littérature, cinéma, chanson, collage... - la capitale est omniprésente, même quand les intrigues se déroulent ailleurs. Le Paris que nous montre Prévert, fortement marqué par un héritage surréaliste et cinématographique, met en avant l'humain, le quotidien des petites gens. La parole des titis parigots y est singulière et en perpétuel bouillonnement, fraîche, salvatrice et roborative.

  • Kiribati

    ,

    • Rouergue
    • 26 Septembre 2018

    Les Kiribati, archipel océanien, seront les premières terres à disparaître avec le changement climatique. Leur président a d'ores et déjà acquis des terres à 3.000 kilomètres de là, pour que les habitants s'y réfugient le moment venu. Alice Piciocchi et Andrea Angeli ont fait le voyage. Leur très beau récit graphique raconte ces îles, la manière dont on y vit, mais aussi les animaux et les plantes qui les peuplent aux côtés des hommes. Inventaire avant disparition mais aussi hommage aux vivants, tout simplement.

  • Dans ce numéro, nous explorons quelques aspects de l'humour dans les albums jeunesse et la bande dessinée de création.
    Renaud Perrin ouvre ce numéro par une couverture convoquant un rire aussi franc qu'inquiétant, hommage à Jean-Pierre Brisset, mais aussi à Roland Topor, auquel un article est consacré à l'occasion de la sortie de deux ouvrages critiques le concernant.
    L'humour est largement envisagé comme un décalage.

    Philippe-Jean Catinchi démontre d'abord que, dans l'album, ce décalage est au coeur de la mécanique du rire, en dynamisant l'espace entre le texte et l'image.
    Marianne Berissi place, elle, la question du temps comme première cause des différents décalages dans les séries Émile, Olivia, Boris, ou encore Camille & Jeanne.

    Dans l'interview qu'il nous accorde, Olivier Douzou s'intéresse au «décalage du sens» comme le propre de l'album. Côté BD, Marion Dumand se penche sur les ambivalences de Killoffer, tandis que Liliane Cheilan rappelle la propension naturelle du western à susciter la parodie, avant de prendre le contre-pied en convoquant des auteurs dont la sobriété et la mélancolie tranchent avec les codes habituels.
    Françoise Gouyou-Beauchamps considère, elle, l'humour comme une contrariété des attentes en évoquant l'humour oxymorique de Clémentine Mélois.

    Yann Fastier fait «dans son canoë» l'éloge du dessin d'humour en rappelant sa dimension poétique, voire métaphysique, tandis qu'en Carte Blanche les réseaux sociaux décuplent toutes les ressources créatrices d'un Antonin Louchard...

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