Littérature générale

  • Avec la « non-école » qu'il a développée depuis 30 ans dans la banlieue de Naples et dans de nombreuses villes du monde, Marco Martinelli a créé une nouvelle pédagogie visant à rendre accessible à la lecture et au jeu les textes classiques aux adolescents. 

  • «Au théâtre, l'ennui, tel le diable, peut surgir à chaque moment. Il suffit d'un rien et il vous saute dessus. Il guette, il est vorace ! Il cherche le moment pour se glisser de manière invisible à l'intérieur d'une action, d'un geste, d'une phrase. Au théâtre, dès qu'apparaït en moi l'ennui, c'est un clignotant rouge !» PETER BROOK

  • «De Shakespeare, le théâtre de Peter Brook est indissociable. Il l'a mis en scène et commenté tout au long de sa vie et il y a fait constamment retour. Si l'on paraphrasait le goût brookien pour les métaphores du vivant, il va de soi que ce fut son "engrai" privilégié. Brook s'est nourri de Shakespeare. Comme de la vie. Brook les a rapprochés, écoutés et explorés avec une égale attention. Il ne s'en est jamais détaché. Ces textes tardifs publiés ici le confirment : le lien de jadis persiste, le dialogue se poursuit et le voyage continue.» GEORGES BANU, extrait de la préface.

  • Olivier Py nous livre un ensemble de textes autour de ses positions artistiques et politiques sur la culture et le théâtre. La culture, universelle, elle seule capable d'abolir l'ère virtuelle de la finance, et le théâtre, qui redonnera le sentiment de la présence au monde par la parole.

    L'essai d'Olivier Py se compose de trois textes de commande et d'un texte inédit. Ils développent tous un thème fondamental (l'art, l'éducation, le politique, l'universalisme) se répondant dans la volonté de faire un théâtre engagé dans le monde contemporain, en lutte contre la misère culturelle.
    Ainsi De l'art répond à la question posée par le Musée d'Art Contemporain du Val-de-Marne en 2006 : l'art peut-il se passer de commentaire(s) ? L'occasion pour l'auteur de poser ses assises sur le marché de l'art et sur le consumérisme ; d'inviter le lecteur à prendre conscience de la perte du désir. Sans appel, Olivier Py répond "tout ce qui peut-être fait deux fois est sans valeur." Dans sa leçon inaugurale, datant de 2009, au Théâtre National Populaire, il questionne l'enseignement du théâtre au collège et au lycée en posant trois conditions préalables : se délivrer de l'addiction au virtuel, penser son histoire en termes de destin et, enfin, se réapproprier sa propre langue. Le théâtre, d'après lui, permettrait alors de déjouer l'enivrement des paradis virtuels (la télévision, les jeux vidéos, la surenchère médiatique) et permettrait d'entrer dans un espace de connaissance de soi et du monde.
    Cette vision fait écho à son discours de l'Université d'été du Parti Socialiste en 2010 (titré Du Politique) dans lequel Olivier Py définit plus précisément les conditions d'un autre rapport au monde. Il exhorte la politique à sortir de l'ère financière, pour rentrer dans l'ère culturelle. Pour lui, la lutte ne se situe plus dans une lutte des classes, mais dans un combat confondant tous les individus, finalement égaux devant la misère culturelle. La culture et l'éducation formant ici deux notions indissociables, tels les piliers d'une société éclairée.
    On en vient alors à la question de l'universalisme, dans un texte inédit de 2012 qui développe l'idée du désir de reprendre la parole et, par conséquent, le destin humain, dans un répertoire littéraire et artistique qui se veut universel. Olivier Py prône alors la diversité et non l'uniformisation. Il développe, à travers son interprétation de l'esthétique kantienne, le concept du sublime. Autrement dit, une tempête artistique à laquelle nous devrions tous adhérer.

  • Dès leur première rencontre, dans les années 1960, et jusqu'à la disparition de jerry grotowski (1933-1999), peter brook a saisi l'importance de cet homme extraordinaire et mis en valeur ses choix radicaux.
    Grâce h des textes, des prises de parole, des témoignages, nous suivons dans ce livre de l'amitié la trajectoire du metteur en scène polonais, de la quête d'une forme " parfaite " à " l'art comme véhicule ". mais le metteur en scène anglais pointe aussi sa différence, son besoin du public et de l'impureté élisabéthaine. il ne commente pas, il dialogue avec grotowski. toute une vie.

  • Dans ce texte écrit à la deuxième personne, le metteur en scène Joël Jouanneau nous offre quelques moments clés de sa vie à l'origine de l'écriture.

    C'est à travers dix courts textes que Joël Jouanneau décide ici d'ouvrir "la boîte noire" de ses souvenirs en commençant par son enfance dans une ferme du Loir-et-Cher. De déménagements en déménagements, sa famille atterrit dans une cité HLM de Saint-Denis. Il y découvre alors la salle municipale Gérard Philipe, où il créera une association de bénévoles amoureux du 7ème art. De cette aventure naîtra L'Écran, l'une des premières salles municipales de cinéma.
    Au lycée, il s'exerce à la mise en scène et devient passionné de théâtre, pour fonder un peu plus tard le Collectif du Grand Luxe, au théâtre Paul Eluard de Stains, en banlieue parisienne. Cette aventure durera vingt années, pendant lesquelles seront, entre autres, montés Bernard Pinet, John Osborne, Rainer Werner Fassbinder, Witold Gombrowicz, Antonin Artaud, Jorge Luis Borges, etc.
    Vient ensuite sa rencontre avec l'acteur anglais David Warrilow. Il nous parle alors de ce "Grand Acteur", à travers l'oeil du metteur en scène, mais aussi celui de l'ami. Il évoque son jeu, viscéral, profond et tourmenté ; jusqu'à la maladie qui l'emportera presque sur le plateau alors qu'il jouait son auteur fétiche, Samuel Beckett.
    On découvre par ailleurs les lectures de Joël Jouanneau, d'abord guidées par son grand-père, puis par un professeur aveugle qui le payera pour lui lire les grands textes des Lumières. Son "petit atlas littéraire" est, lui, constitué d'auteurs tels que Vladimir Nabokov, Fedor Dostoïevski, Peter Hartling, Franz Kafka, Samuel Beckett, Sophocle, Paul Nizon, Maurice Blanchot, William Gaddis, Herman Melville et William Faulkner.
    Il évoque également Heyoka, le nom du Centre Dramatique National pour l'Enfance et la Jeunesse de Sartrouville, qu'il a lui-même baptisé et qui a par ailleurs donné son nom à la collection théâtre pour la jeunesse d'Actes Sud-Papiers. On passe alors de "l'écriture d'une aventure à l'aventure d'une écriture", Jouanneau nous livrant quelques-uns de ses mécanismes d'écriture et revennant sur la genèse de certaines de ses oeuvres.
    Enfin, l'ouvrage se clos avec abécédilles, un abécédaire singulier mêlant anecdotes poétiques, souvenirs personnels et positions sur monde, à l'image de cet homme pluriel qui fut également reporter de guerre au Moyen-Orient.

    Post-Scriptum est accompagné d'une brochure gratuite intitulée L'Eldorado de Joël Jouanneau. ("L'Eldorado" est le nom de sa compagnie). Cette brochure illustrée présente la vingtaine de publications de l'auteur chez Actes Sud-Papiers. En raison de son attachement à l'enfance et de son travail en direction du jeune public, l'accent est porté sur ses six pièces pour la jeunesse, de Mamie Ouate en Papoâsie (1999) à PinKpunK CirKus (2011). Sept courts textes inédits pour lire à voix haute y sont par ailleurs publiés : L'Alphabêtaire, La Fausse note, La Première gifle, Le Blues du Zappacheo, Le Heyoka, Lettres aux enfants, Oummikouloutoumik.

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  • Le théâtre mue, sa critique évolue. En se professionnalisant tout au long du XXe siècle, la critique dramatique s'est détachée de la chronique mondaine pour devenir savante ou engagée. Elle a joué un rôle éminent dans l'affirmation de la mise en scène comme un art autonome vis-à-vis de l'écriture, dans la reconnaissance de la représentation comme un événement unique impliquant les spectateurs. Elle a passionnément discuté les idéaux du théâtre populaire, accompagné le développement des scènes publiques, assisté à l'essor des festivals, découvert des artistes, des textes ou des techniques d'ailleurs. Elle a regardé le théâtre s'ouvrir aux disciplines voisines, qu'il s'agisse de danse, de marionnettes, de cirque ou de performance. Elle a suivi les compagnies dans leur migration vers des fabriques à la périphérie des cités, en a vu d'autres investir les rues de la ville.
    Elle traite désormais des genres les plus variés sur des supports multiples, étendant son activité de la radio à l'université, des revues spécialisées à la planète internet.
    Pourtant la critique semble avoir perdu son tranchant depuis la fin des années 1970. Les polémiques suscitées par des mouvements novateurs ou des oeuvres audacieuses paraissent assourdies par rapport aux débats enfiévrés qui marquèrent les époques antérieures. Ses critères et ses outils ont changé au gré des théories mais aussi des modes. Son espace rétrécit dans la presse écrite, où elle ne peut rendre compte que d'une infime fraction des spectacles à l'affiche.
    Quel que soit son cadre d'exercice, la critique doit analyser sa propre pratique pour éclairer des processus de création qui remettent en cause la séparation entre la scène et la salle, la distinction entre le réel et la fiction, la classification des arts et la hiérarchie des genres, sinon la notion d'oeuvre elle-même. C'est à cette condition qu'elle peut s'avérer créatrice, comme les objets singuliers qu'elle s'efforce d'appréhender.

  • Une biographie inédite de Molière dans son époque.

  • Anne Ubersfeld établit dans une première partie la biographie et les étapes de la création de Bernard-Marie Koltès. Dans un second temps elle nous propose une analyse de son écriture au travers des pièces majeures et fait ressortir comment le travail original de Koltès a marqué la dramaturgie des années quatre-vingt.

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