• Depuis plus de quarante ans, Ernest Pignon-Ernest investit les villes - de Paris à Naples, de Nice à Ramal- lah, de Montauban à Soweto - en apposant ses images sur leurs murs. Loin des musées, les oeuvres de ce pionnier du street art - images peintes, dessinées, sérigraphiées sur papier, multipliées à des dizaines d'exemplaires, collées dans des lieux très précisément choisis - se fondent dans l'architecture et métamor- phosent l'espace public en espace plastique. Qu'elles traitent de réalités sociales (les expulsés, l'avorte- ment, le sida), de poétique (Rimbaud) ou de musique (Jimmy Hendrix), de politique (la Commune, l'apar- theid), c'est toujours par le lieu où elles sont installées que ces images prennent tout leur sens.
    Ce livre propose une large sélection de ces oeuvres éphémères, en les accompagnant de textes d'une cinquantaine d'écrivains, journalistes, philosophes, artistes - Henri Alleg, Mahmoud Darwich, Gisèle Halimi, Michel Onfray, Daniel Pennac, Olvier Py, Lydie Salvayre, Fred Vargas, etc. -, de formes diverses (poèmes, récits ou même essais), dans lesquels chaque auteur revient sur sa rencontre avec l'artiste et l'une de ses oeuvres.

    Cette nouvelle édition intègre les derniers travaux d'Ernest Pignon-Ernest et de nouveaux textes parmi lesquels ceux de Julia Kristeva, Pierre Bergounioux ou Philippe Claudel.

  • Du plateau d'Albion à Certaldo, de Charleville à Paris, de Naples à Alger, de Nice à Soweto, du Chili à la Palestine... Ernest Pignon-Ernest change les rues du monde en oeuvres d'art éphémère. Certaines de ses images, notamment les fusillés de la Commune et son Rimbaud vagabond, reproduites à des centaines de milliers d'exemplaires, sont devenues de véritables icônes des temps modernes.
    Précurseur, dès 1966, de ce que l'on nomme désormais le « street art », ses interventions métamorphosent, perturbent, révèlent les lieux et les événements qu'il a précisément choisis. Inscrits de nuit dans des contextes pour lesquels ils ont été conçus, ses dessins s'apparentent à des fictions surgissant par effraction dans le champ du réel et qui en bouleversent autant l'appréhension que les perspectives et les habitudes. Car il s'agit d'actions qui excèdent la simple exposition en extérieur, qui entendent susciter ou ressusciter, à la manière d'un poète voire d'un anthropologue, tout un jeu de relations complexes, enfouies, oubliées, parfois censurées. « Je ne fais pas des oeuvres en situation, dit Ernest Pignon- Ernest, j'essaie de faire oeuvre des situations. » Cette publication originale, sous la forme d'une « boîte d'artiste », accompagne la grande rétrospective consacrée à Ernest Pignon-Ernest par le musée d'Art moderne et d'Art contemporain de Nice, sa ville natale. La grande monographie d'André Velter publiée par Gallimard en 2014 fera office de catalogue de cette exposition.

  • Face aux murs

    Ernest Pignon-Ernest

    • Delpire
    • 6 Juillet 2010

    Il y a des artistes qui travaillent dans le calme de leur atelier, qui ne sortent de leur tour d'ivoire que pour une exposition qui leur est consacrée.
    Et puis il y en a d'autres, dont l'oeuvre concerne un public aussi vaste que possible. Pour le joindre, ce public, aussi varié qu'il soit d'âge et de culture, ils n'hésitent pas à aller vers lui, à parler sa langue, à le frapper dans ce qu'il a de plus vif, de plus spécifique. Ernest Pignon-Ernest est de ceux-là. Il en est même l'archétype, car il pousse la démarche à son point extrême. Il va chez l'homme à qui il a décidé de parler.
    Il va chez lui. Dans sa rue. Et le dessin qu'il a préparé dans son atelier et qui porte son message, il le colle lui-même sur le mur de la maison qu'il a choisie. Le message est ainsi exposé. A tous les vents, à tous les passants. Il est concentré en un lieu qui se multiplie dans la ville. C'est ce qu'un homme, Ernest Pignon-Ernest, dit aux autres hommes. Et qu'il s'agisse d'une rue où jouent les enfants, à Naples ou à Ramallah, d'un marché aux légumesou d'un escalier qui mène à un monument, il est vu, accepté, compris.
    Ernest Pignon-Ernest sait ce qu'il veut dire. Et il le dit avec une force qui n'a pas d'équivalent dans la peinture contemporaine. Avec une concision et une qualité de trait digne de la haute époque.

  • Seul commentaire de José Tomás après sa corrida du 16 septembre 2012 à Nîmes et qui avait épuisé tous les superlatifs : «Les dieux de la tauromachie étaient avec nous ! »Faut-il croire que les dieux n'acceptèrent pas de se résigner et voulurent partager encore avec les mortels quelques-uns de ces instants d'éternité dont eux-mêmes n'avaient pas le secret ? Car, contre toute attente, le prodige allait se renouveler à Grenade, le 22 juin 2019. Le poète et le plasticien, pris à leur propre fascination émerveillée, de tenter ici une nouvelle évocation, afin de témoigner qu'il arrive que l'insensé, que l'impossible soient tout soudain de ce monde.

  • Mars 2010. Après Brassens, Brel et Ferré, disparaissait le quatrième mousquetaire de la chanson française : Jean Ferrat, né Tenenbaum huit décennies plus tôt. Mars 2020 : deux artistes associent leurs talents pour conjurer l'absence de celui « qui aurai[t] pu vivre encore un peu. » L'un est peintre, l'autre écrivain.
    Ensemble ils redonnent vie à l'homme qui détestait les interdits et chantait les poètes. Celui qui dénonçait "la grande injustice" et "la force imbécile" sans jamais cesser de dire « Que c'est beau la vie ! » L'un twiste les mots, l'autre peint les êtres que Ferrat aimait « à en perdre la raison » : Aragon, Desnos, Lorca, Maïakovski, Neruda... Mais aussi Brassens, Vian, Elsa Triolet, Van Gogh ou le vieil Hugo. Comme autant d'étoiles d'une constellation fraternelle et engagée.

  • Après, notamment, «Le Tao du toreo» et «Ceux de la poésie vécue» (Actes Sud, 2014 et 2017), «Zingaro suite équestre» et «Pour l'amour de l'amour» (Gallimard, 2007 et 2015), Ernest Pignon-Ernest et André Velter signent leur dix-neuvième livre, «Annoncer la couleur», qui rassemble la part la plus inventive de leurs créations communes puisque chaque oeuvre se présente comme la mise en résonance directe d'un texte et d'un dessin. Une pratique fusionnelle inédite.

  • Ernest Pignon-Ernest multiplie les interventions par les rues et sur les murs des villes en compagnie de poètes irréductibles, porteurs de révoltes et d'utopies. Par le verbe et l'action, André Velter est entré en résonance avec cette aventure qui met la poésie à l'épreuve du monde et des hommes.
    Ouvrage accompagnant l'exposition d'Ernest Pignon-Ernest, qui se tiendra à partir d'octobre 2016 à la bibliothèque Nucéra à Nice.

  • Dans l'oeuvre d'Ernest Pignon-Ernest, Pier Paolo Pasolini apparaît dès 1980 sur les murs de Certaldo, puis à Naples à partir de 1988, au point que l'on peut parler d'un compagnonnage constant, le poète-cinéaste devenant l'une des grandes références de l'artiste, l'une de ses icônes. Il s'en explique d'ailleurs à plusieurs reprises et très clairement.
    «Pasolini était écartelé entre le désir intense de voir se transformer les rapports entre les gens et la lucidité aiguë avec laquelle il percevait les menaces que ces bouleversements allaient engendrer. Parce qu'il était le chantre du corps, de la liberté, du sexe, peut-être a-t-il été le premier à pressentir le détournement qui était en train de s'opérer, la société de consommation s'emparant de ces aspirations physiques et spirituelles pour les mettre au service de la marchandise. En dépit d'une hostilité quasi générale, il a prophétiquement dénoncé les risques de nivellement, de destruction des valeurs qu'implique l'hégémonie culturelle d'une société sans autres critères que ceux de la réussite matérielle. En même temps qu'il combattait l'acculturation, la déshumanisation programmée par cette société libérale qu'il apparentait à une nouvelle barbarie, il affirmait la monstruosité d'un communisme incapable de considérer la personne humaine comme sacrée. Marxiste, sa quête d'absolu et de fraternité était en fait assez proche du christianisme des origines, voire de celui que François d'Assise avait voulu régénérer.
    Au fond, il y avait mille raisons pour que je tente de me saisir de cette figure : son oeuvre de poète, de cinéaste, de faiseur d'images ; le caractère de son engagement ; le corps nu, cet élément de vocabulaire que nous avons en commun ; le choix des peintres qui l'ont inspiré (Masaccio, Mantegna, Piero della Francesca, Duccio, Bacon, Caravage, Giotto, dont il incarne lui-même le disciple dans son Décaméron) ; sa façon singulière de parler d'aujourd'hui en s'appuyant sur les grands mythes qui ont formé notre conscience (Médée, OEdipe, Jésus), en interrogeant la Grèce, l'Afrique, les deux rives de la Méditerranée ; également, la charge charnelle qu'il a donnée à cette intuition qui veut que les hommes et les mythes communiquent».
    Ernest Pignon-Ernest L'intervention récente dans les rues de Rome, à Ostie et à Naples, représente à nouveau l'auteur des Cendres de Gramsci, de La Religion de notre temps, de Théorème ou de L'Évangile selon saint Matthieu. Mais cette fois l'image témoigne d'une intention manifeste, d'une volonté d'alerte et d'interpellation, d'une lutte contre l'oubli. Elle surgit et accuse. Pasolini, quarante ans après son assassinat, sort des limbes et porte son propre cadavre comme une question toujours sans réponse : «Qu'avez-vous fait de moi ?» ; «Que se cache-t-il encore derrière ma mort ?».
    Karin Espinosa, qui a réalisé une série radiophonique sur la destinée de Pasolini (Né, consacré, massacré) et qui a entrepris une thèse de doctorat consacrée aux figures dans le théâtre urbain d'Ernest Pignon-Ernest, a tenu le journal de bord de ces collages qui ont investi les lieux de vie, de création et de mort du poète-cinéaste. Son texte est à la fois le récit et l'analyse d'une aventure artistique sans autre exemple.

  • Inspiré par la citation de Rimbaud « Au revoir, ici, n'importe où », l'ouvrage d'André Velter est un livre-récital avec CD composé avec la complicité de Jean-Luc Debattice et Philippe Leygnac. Les poèmes et les chants s'allient, se répondent, entrent en résonnance. La première partition, plus ample, vagabonde, multipliant saluts et détours, se lit page à page. La seconde s'écoute sur CD, restituant un enregistrement public du spectacle éponyme.Le tout est illustré de dessins d'Ernest Pignon-Ernest.

  • Désaffectée depuis 2009, la prison Saint-Paul à Lyon a « ouvert » une dernière fois en septembre 2012 pour les journées du patrimoine. Ernest Pignon-Ernest et d'autres artistes ont été invités à y intervenir.
    « Avant que la transformation des lieux en campus ne provoque une amnésie collective, j'ai tenté d'y réinscrire par l'image le souvenir singulier d'hommes et de femmes, célèbres ou inconnus, qui y ont été torturés ou exécutés. Dans différents couloirs, cellules, cours, je me suis efforcé d'inscrire leur visage, leur corps, d'y introduire le signe de l'humain. La prison Saint-Paul de Lyon n'est pas une prison ordinaire. Klaus Barbie y a sévi.
    Jean Moulin, Raymond Aubrac, de nombreux résistants y ont été emprisonnés. Au cours de l'automne 1943, deux jeunes résistants y ont été détenus et guillotinés sur ordre de Vichy. » « Dans cette architecture carcérale du XIXème siècle, les murs affirment leur poids, leur pesante épaisseur ; poids de pierres, de blindage, poids d'histoire et de douleur aussi. Les murs sont coiffés de ces dentelles d'acier aiguisées et redoutables que sont les barbelés auxquels, dérisoires, pathétiques, sont accrochés, comme des insectes dans une toile d'araignée, des lambeaux de vêtements, de couvertures et des dizaines de « yoyos », ces bouteilles de plastique qu'avec l'aide d'une ficelle les détenus tentent de faire passer, en les balançant de fenêtre à fenêtre. Cette image de yoyos pendus, la lecture de souvenirs publiés et quelques dialogues avec d'anciens détenus m'ont suggéré le dessin de multiples yoyos, signes de colère, de désir, de culpabilité, de désespoir, d'amour. » Dans la prison Saint-Paul, a trouvé aussi sa place l'image du Parcours Jean Genet que l'artiste avait commencé sous le Pont de Recouvrance, à Brest, en 2006.
    L'exposition à la galerie présentera un ensemble de photographies et dessins liés à cette intervention éphémère.
    Ernest Pignon-Ernest, né en 1942 à Nice, vit et travaille à Paris. Depuis plus de quarante ans il invente des images qu'il appose sur les murs des cités. Aujourd'hui, il est unanimement reconnu comme un précurseur de l'art urbain, le « street art ». En octobre 2012, le Courtauld Institute à Londres l'a invité pour une conférence intitulée : « Before Banksy : Ernest Pignon-Ernest ».

  • Chaque époque suscite ses « indignez-vous ! », ses révoltes, ses batailles contre les injustices, l'arbitraire ou la volonté de soumission des pouvoirs. Une trentaine de textes parcourent ici le chemin des résistances contemporaines: contre le nazisme, l'apartheid, l'écrasement de la république espagnole, le coup d'état militaire chilien, l'arrogance des nantis. Pacifistes, peuple opprimé, ouvriers spoliés, opposants politiques réprimés, sans logis . d'innombrables résistants puisent une indomptable énergie pour ne pas laisser faire, ne pas courber l'échine, secouer les chaînes, désobéir aux injonctions de passivité, de silence ou de douillet endormissement .
    Ces textes poétiques, engagés, d'écrivains d'aujourd'hui ou d'hier (Martin Luther King, Rosa Luxembourg, Giono, Mahmud Darwich, Stéphane Hessel .) clament l'impérieuse nécessité de toujours se lever et faire face !

  • Quand l'inouï est advenu, que l'impossible s'est imposé et l'absolu manifesté, il n'y a, pour quitter le domaine des hyperboles, sans rien renier de la fascination qui à jamais perdurera, que le souci de risquer sa parole et de dire ce qui fut, en ce matin et ce midi du 16 septembre 2012, dans les arènes de Nîmes. Non pas raconter, mais raviver cette commotion d'être qui prit possession de chacun, et de tous à la fois, pendant les deux heures et demie d'une corrida à nulle autre pareille. José Tomás, face à six taureaux, inventa ce jour-là un art martial à sa mesure, et, pour ceux qui le suivaient des yeux, du coeur et des nerfs, une aimantation extatique où la stupeur, l'émotion, l'exaltation, la joie la plus extrême étaient d'un seul tenant, d'un seul élan de corps et d'âme. C'était soudain l'éternité. Le Maestro dépliait sur le sable une partition exacte, silencieuse et parfaite. La beauté avait force de loi. Plus rien n'existait au monde et il ne manquait rien.
    Une succession de poèmes brefs, à la manière des séquences du Tao-tö-king, dit ainsi l'essence même du toreo, avec à la suite les dessins qu'Ernest Pignon-Ernest a consacrés à l'emblématique corrida et au Maestro de Galapagar.

  • A vingt-­-cinq ans à peine, Ernest Pignon-­-Ernest est le premier artiste au monde à réaliser une oeuvre qu'il n'expose pas dans un musée mais qu'il reproduit sur des murs, des rochers, des palissades.
    Il fonde ainsi l'art urbain et marque lieux et paysages de sa vision poétique.

  • Ernest Pignon-Ernest est né à Nice en 1942. Depuis 1966 il fait de la rue le lieu même d'un art éphémère qui en exalte la mémoire, les événements ou les mythes. Il a ainsi préfiguré nombre d'expériences artistiques sollicitant l'espace du dehors.
    Dans les années 1990, lors de ses collages dans les rues de Naples, un vers de Nerval le mène à un dialogue très libre avec les grandes mystiques : Marie Madeleine, Hildegarde de Bingen, Angèle de Foligno, Catherine de Sienne, Thérèse d'Avila, Marie de l'Incarnation, Madame Guyon et Louise du Néant.
    Pour qui a toujours fait du corps l'objet et le sujet de ses explorations, la rencontre autour d'une thématique de cette nature relève autant d'une quête que d'un défi.
    Comment représenter ce qui ne peut se voir ? Comment faire image de chairs qui aspirent à se désincarner ? Comment capter les traces, les effets, les lumières, les ombres, les soupirs ou les cris d'expériences ineffables ? Comment restituer par des traits de tels transports, de tes excès, de telles effractions sublimées ?

  • Et si Raoul Villain n'avait pas tué Jaurès en ce soir de juillet 1914 ? La guerre auraitelle eu lieu ? Charles Silvestre, ancien journaliste du quotidien "l'Humanité" dont il fut rédacteur en chef, refuse ces questions aussi vaines que lancinantes. Jaurès est mort la veille de la déclaration de guerre.
    Mais l'immense travail politique qui fut le sien n'est pas mort avec lui. L'auteur nous montre, par un texte poignant et très personnel, toutes ces "victoires" tant sociales que politiques que nous devons tous à Jaurès. Un héritage vivant.

  • «Sur la peau d'un monde rétréci, livré aux lois sinistres des sédentaires, l'aventure Zingaro s'impose comme un défi exaltant, fabuleux, irréductible aux nouvelles normes planétaires. Ici une tribu venue de nulle part choisit aussi bien ses ancêtres que ses rites, ses légendes que son mode de vie, avec pour seule mystique et seul viatique l'amour des chevaux.
    Cette insolence originelle, en tout point "cavalière", a fait du Théâtre équestre mené par Bartabas une entreprise sans autre exemple qui allie révolte et maîtrise, effort et liberté, fureur et quête spirituelle. C'est ce parcours de rupture radicale que j'ai tenu à célébrer, tant la poésie vécue est indissociable pour moi d'un engagement physique, éthique et esthétique : précisément ce qui est à l'oeuvre chez Zingaro.
    Rythmé par vingt dessins d'Ernest Pignon-Ernest, un grand galop de mots : à l'évidence un témoignage d'amitié et de complicité, mais qui tire sa légitimité d'une admiration alertée, sans cesse revivifiée. Je tiens en effet Bartabas, toutes catégories artistiques confondues, pour le plus grand créateur de ce temps.» André Velter.

  • Cette nouvelle collection est née de la passion gourmande et savante de C215, artiste de Street-art, pour la poésie classique.
    En livres dans sa poche, sur son téléphone ou par coeur, la poésie escorte sa vie. Dans chaque livre-poster, un poème emblématique et intemporel est associé à la force d'une image de rue, contemporaine et éphémère, d'artistes divers.

    Le livre poster :
    La forme est originale : sur une grande feuille 60*80 pliée en leporello, le poème se lit comme dans un livre. Dépliée, son verso est le poster d'une image de Street-art photographiée dans la rue.
    Cette fabrication ingénieuse est présentée dans un élégant fourreau.

    Un poème de Rimbaud - MA BOHÊME Une oeuvre à afficher d'Ernest Pignon Ernest Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ;
    Mon paletot aussi devenait idéal ;
    J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ;
    Oh ! là ! là ! que d'amours splendides j'ai rêvées !
    ...

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