• La nouvelle édition des écrits de François Morellet rassemble une série de textes datés de 1949 à 2010. Parmi les nouveautés figurent principalement des textes des dix dernières années, souvent écrits à l'occasion d'expositions de l'artiste et commentant son oeuvre ainsi que plusieurs entretiens (avec Serge Lemoine en 1982, Marianne Le Pommeré, Didier Fiuza-Faustino, Alice Fleury, et un long échange avec Natacha Pugnet datant). Cet ouvrage paraît à l'occasion de la rétrospective que le Centre Pompidou consacre à François Morellet (mars-mai 2011).
    François Morellet (1926, Cholet) a sa première exposition personnelle en 1950 à Paris. En 1960 il est cofondateur du Groupe de Recherche d'art visuel (GRAV). Ses oeuvres au langage minimal par lesquelles il utilise des néons assemblés sur toile, sont autant dirigées par un esprit Dada et absurde que par une recherche mathématique et géométrique (lignes, carrés, nombre ?). « Je ne suis en fait qu'un amateur de mathématiques frivoles et de logique absurde ». Il est présent dans les collections des grands musées français (centre Pompidou, Musée d'art moderne de la ville de Paris, Musée d'art contemporain de Strasbourg, Musée de Grenoble .) et est particulièrement connu des collectionneurs allemands. Le Musée d'art moderne de la ville de Paris lui a consacré une rétrospective en 2008. En 2010, il a réalisé des vitraux pour une commande pérenne au musée du Louvre.

  • « Morellet à Marseille dans le cadre unique de la fondation M-Arco. Soit trois fois la lettre M.
    On ne pouvait mieux espérer pour cette exposition intitulée 5x3, qui présente 3 oeuvres de l'artiste inspirées d'une même thématique dans chacun des 5 espaces du lieu. Un tel énoncé illustre bien la démarche claire et intelligible de François Morellet, à laquelle il a toujours su donner une forme plastiquement convaincante et heureuse.
    (...) L'exposition 5x3 se montre particulièrement bien conçue dans la diversité des techniques et de leurs résultats : peinture sur toile tendue sur châssis, sculpture en trois dimensions, relief avec formes découpées et lumière artificielle, plaques de tôle modulaires, rubans adhésifs appliqués sur le mur. Dans chaque formule, un effet différent est obtenu et qui donne plusieurs résultats, 3 en l'occurrence, dus à l'emploi de systèmes permettant le développement et la variation.
    Cette grande diversité trouve sa justification dans l'unicité du propos : grâce à la démarche analytique parvenir à la compréhension du mécanisme de création des formes. Grâce à l'intelligence choisir les meilleures solutions. » Serge Lemoine Cet ouvrage est publié à l'occasion de l'exposition personnelle de François Morellet au Box, à Marseille, du 24 mai au 20 septembre 2013 ;
    Il est produit par le Fonds M-Arco.

  • Nouvelle monographie : les travaux les plus récents de François Morellet en regard d'une série de pièces historiques, inspirées par l'art aborigène, réalisées en 1949.
    Facétieux en diable, le titre de cette publication, « François Morellet, c'est n'importe quoi ? », nous interroge et nous alerte sur la touche d'espièglerie dont l'artiste anime des oeuvres au vocabulaire minimaliste désormais bien connu : monochromes blancs, lignes noires, néons, le tout placé sous les auspices des mathématiques.
    Ce monde bien ordonné est en effet soumis à un tremblement général, à une forme de séisme salvateur. Dans les séries « Triptyque » (2014) et « Carrément bricolé » (2013), les divers éléments de l'oeuvre donnent ainsi la sensation de se désolidariser sous l'effet des vibrations. Même chose dans la « Débâcle » (2013), où une grande ligne noire sectionne le tableau comme un zip newmanien et évoquerait presque les arêtes tranchantes de la « Mer de Glace » de Caspar David Friedrich. Les cercles concentriques des « Cruibes » (2013-14) pourraient quand à eux matérialiser cette onde de choc qui se propage avec une passerelle de bois spécialement conçue par l'artiste japonais Tadashi Kawamata. Cette estacade permet de s'aventurer au-dessus d'un océan de néons, dont les clignotements génèrent une houle lumineuse. L'espace en vient à tanguer, avec cette oeuvre qui, conçue à l'origine en 2001 pour le Musée de la Lumière à Unna (Allemagne), constitue un vibrant hommage à la série de tableaux de Piet Mondrian intitulée « Pier and Ocean » (1915).
    Enfin, un exceptionnel ensemble d'oeuvres de 1949 inspirées par les arts premiers, et plus spécifiquement par les oeuvres aborigènes, initialement exposées en 1950 dans la galerie Raymond Creuze à Paris, permet de mesurer le chemin parcouru, en apportant un éclairage sur la genèse, mais aussi sur l'éternelle et vibrionnante jeunesse, de l'oeuvre de François Morellet.
    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme à la galerie Kamel Mennour, Paris, de mars à mai 2014.

  • Refusant toute subjectivité, la pratique de François Morellet s'appuie sur la déclinaison de structures prédéterminées. De ce fait, toute son oeuvre donne une impression d'extrême rigueur souvent synonyme de froideur. C'est oublier un peu vite combien l'humour et l'aléatoire font partie intégrante de sa démarche. Comme l'artiste n'hésite pas à l'affirmer lui-même, les contraintes et les systèmes sont « des préférences absurdes ».
    La présente édition ressort bien de cet esprit logique mais ouvert aux trouvailles. Constituée de 6 planches, elle présente un principe sériel classique : chaque page montre l'empreinte aléatoire d'un tampon de section rectangulaire aux dimensions déterminées par l'artiste. La première propose une empreinte. La seconde, deux. La troisième, quatre. La quatrième, huit, puis seize, et trente-deux. La progression (suite géométrique de raison deux) est cependant "contrariée" par un fait simple : chacune de ses empreintes n'est pas imprimée mais apposée par l'éditeur selon une "règle du jeu" définit par François Morellet, rendant de ce fait chaque planche et chaque livre unique.
    « Au bon vouloir » constitue sans aucun doute l'une des expressions les plus accomplies de l'art imprévisible de François Morellet.

  • François Morellet a toujours été attaché à transmettre le fruit de ses découvertes et de ses recherches, à travers des textes, des tracts et des entretiens.
    Cette édition présente un choix d'écrits, de 1949 à 1999. On verra comment il fait semblant de faire croire à une économie de moyens, et pourquoi cet art de la litote, appliqué à des oeuvres géométriques, rejoint les bérets basques de Raymond Devos, à une nuance près : si elles n'ont pas de sens, c'est parce qu'on peut les lire dans les deux sens comme les palindromes qu'il aime tant, ou que peut-être, comme les décimales du nombre pi, elles ont une infinité de sens.
    Chaque spectateur y trouvera ce qu'il aura apporté lui-même dans son pique-nique.

  • Le troisième titre de la collection de DVD dédiée aux pratiques curatoriales et à l'histoire des expositions, consacré à la 33e Biennale de Venise et au 2e Salon des galeries-pilotes de Lausanne.

empty