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  • Dans Le Silence des mots, le temps est comme suspendu. Dans cet arrêt devant le gouffre, le ressac de la mémoire se déploie autour d'êtres esseulés, des " déportés de l'intérieur ". Des échos du réel nous parviennent, un ballet d'ombres malmenées par les rues. Il y a aussi un désir intact : la lumière, une femme, l'odeur de la pluie. Ces moments ne sont suspendus que par les vers qui les retiennent, avant qu'un oubli effrayant et libérateur ne les avalent.
    Composés de strates de visions, d'inscriptions relevées, peut-être, au dos d'un livre ou sur un mur, ces poèmes sont autant de balises pour nous mener au-delà des " vérités avariées ", des mensonges et des faux semblants. Cet exil ne cessera qu'au terme du livre, une fois passé derrière les mots. " On ne se sépare pas du rien. "

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  • Dans ce recueil de poèmes en vers libres, Gérard Berréby aborde les grandes thématiques de notre temps : la nature et sa destruction par l'homme ou encore la rage politique contre une société aseptisée, qui forme un homme nihiliste, cynique ou bêtement consommateur. Parfois inspirés de faits divers, ces vers au style acéré trahissent l'«anxiété du départ» tandis que des exclus en tout genre surgissent çà et là : drogués, migrants, mais aussi poètes et prophètes. Des figures d'exilés, de corps et de coeur. Ce que l'auteur nomme «La Banlieue du monde». Quant à l'amour et à l'érotisme, ils distillent une once de clarté, introduisent quelques touches de lumière dans ce tableau plongé dans la pénombre. La rareté de ces vers en décuple la force :
    Une «aurore sans fin» serait-elle possible ?

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  • Ce recueil est une ode à ce qui est d'ordinaire caché, tu, décrié. Gérard Berréby fait fi des codes et de la pensée conformiste, invoque le hasard, la mort, la maladie, la brutalité, prend la chair à témoin. Les mots explosent telles des grenades face à la terreur du quotidien, les vers sont comme des épées qui sabrent le passé et tranchent le présent.
    De cette esthétique de la brièveté et de la fragmentation, découle un lyrisme de la désolation. Les mots sont placés tels des pions, lancés à l'attaque d'une réalité toujours fuyante. Seuls certains parviendront à la mettre en Échec et Mat. À moins que ce ne soit le lecteur la cible de cette stratégie ? Lui reste alors à trouver le bon Joker à sortir afin de contrer la déroute !

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  • Dire une société sans la nommer, et tracer une existence à demi-mots, pour exprimer en vers ce qu'on ne veut pas dire en prose. Entre le rap, le slam et l'élégance, la grandiloquence et l'éloquence, Stations des profondeurs, tels les pontes du dadaïsme, laisse les sonorités dompter le sens. Ce recueil est une introspection audacieuse à l'intérieur de ce qui, d'habitude, ne se dit pas, ne s'énonce pas. Gérard Berréby tord le cou aux idées préconçues, revisite les expressions toutes faites comme autant de métaphores du refus absolu de vivre comme on voudrait nous l'imposer : en chuchotant avec la meute. Les poncifs de la solitude, de l'incompréhension généralisée, inhérents à la poésie, pourraient se trouver dans ces vers, mais ils ne seraient qu'un tremplin vers l'attitude du cow-boy en plein Far West, du roman policier relu et corrigé à doses d'humour noir. Ce recueil peut être lu comme un petit manuel de savoir-vivre à l'usage de ceux qui refusent de se laisser enliser dans les strates poisseuses de ce monde.

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  • Sur le modèle des Documents relatifs à la fondation de l'Internationale situationniste, ce volume rassemble, présentés et annotés par Gérard Berréby, tous les écrits, tracts, documents, monographies publiés entre 1957 et 1960 par les membres de l'Internationale situationniste et qui ne figurent pas dans la revue du même nom. On y trouve plusieurs textes de Debord restés jusqu'à présent inaccessibles comme les Remarques sur le concept d'art expérimental ou Préliminaires pour une définition de l'unité de programme révolutionnaire, ainsi que les tracts dont la violence est une des marques de l'IS (Aux producteurs de l'art moderne, Défendez la liberté partout). Mais surtout, ce volume permettra de découvrir quelques aspects ignorés de la production situationniste comme la revue de la section allemande de l'IS Spur, dont le graphisme révolutionnaire annonce tous les fanzines underground et les réalisations artistiques situationnistes, particulièrement importantes au cours de ces trois années, en particulier l'étonnante tapisserie d'Asger Jorn intitulée Le Long Voyage.

  • Gérard Berréby se met ici en scène et, par la même occasion, livre une leçon magistrale sur. rien. Ou plutôt sur le rien, le vide, enfi n ce à quoi les avant-gardes du XXe siècle ont aspiré.
    Et cela donne un vaste détournement dans la plus pure tradition situationniste. L'événement s'est tenu le 4 avril 2012 au Théâtre de Gennevilliers, en lever de rideau d'une pièce de l'Institut des Recherches Menant à Rien. Gérard Berréby propose un aperçu des oeuvres qui ont e acé l'image.
    Des expérimentations cinématographiques de Hans Richter au Manifeste contre rien , signé entre autres par Piero Manzoni, en passant par Hurlements en faveur de Sade de Guy-Ernest Debord, fi lm sans images. Dans ces oeuvres, le vide prend la place de la forme, sonore ou plastique, pour in fi ne faire un éloge du rien.

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  • Un inventaire de rêves de l'artiste Marisa Cornejo revisité dans un geste poétique par l'inclassable Gérard Berréby.

  • Dès son enfance dans le territoire minier du Hainaut en Belgique, Raoul Vaneigem développe une forte conscience prolétarienne et un esprit de révolte insatiable. Sa rencontre avec Guy Debord en 1961 servira d'exutoire à la rage qu'il contient. Il entre dans les rangs de l'Internationale situationniste, dont il relate avec entrain les fêtes, les déboires et les dérives. De cette épopée truffée d'anecdotes et illustrée de documents inédits, éclate la clairvoyance de ces jeunes fossoyeurs du vieux monde qui, entre autres, dénoncèrent, à rebours de l'opinion, les dérives des révolutions castristes et maoïstes. Vaneigem ne se départit jamais de son humour, encore moins quand il décrit l'échec de la drôle d'Internationale à laquelle il a participé avec une conviction chevillée au corps.

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