• Dans l'Allemagne des années 1970, Katharina Blum est une jeune femme, droite, travailleuse et honnête. Impliquée malgré elle dans un sordide fait divers, elle devient le centre d'intérêt d'un journal à scandales. Son intimité fait la une, sa réputation est salie, les propos de ses proches déformés. Ne reculant devant rien, un journaliste la poussera à commettre l'irréparable...

  • Belle et mystérieuse, Léni est faite d'ombre et de lumière. Pour tous ceux qui l'approchent, elle est impénétrable : à la fois au centre de toutes les attentions, et hors du monde, elle évolue en marge de la société. Tandis que le portrait de Léni est éclairé par de nombreux témoignages, une grande fresque de la société allemande se dessine en arrière-plan. Mais Léni demeure une fascinante énigme...

  • A la fin de la seconde guerre mondiale, plusieurs écrivains de langue allemande, profondément traumatisés par ce conflit, ont rendu compte de leur expérience pour comprendre la réalité de cette guerre et dénoncer l'horreur dont ils avaient été témoins.
    Cette littérature réaliste, la trümmerliteratur ou littérature des ruines est illustrée par les oeuvres de anna seghers, die toten bleiben jung (les mots restent jeunes), de wolfgang borchert, drauben von der tûr (devant la porte), 1949, ou encore de heinrich böll, der zug war pünktlich (le train était à l'heure), 1949.
    Rassemblés au sein du groupe 47 créé par hans werner richter, martin walser, gûnter grass, heinrich böll, siegfried lenz, entre autres, seront les représentants de cette littérature allemande d'après-guerre marquée par l'expérience, des ruines et de la douleur.

    Heinrich böll, né à cologne le 21 décembre 1917, fut, après ses études secondaires, apprenti en librairie. la guerre interrompt sa vie pendant six années. en 1947 il publie ses premiers textes, travaille à la rédaction de nouvelles, romans, pièces radiophoniques, traductions et oeuvres théâtrales qui le rendront célèbre. en 1972, heinrich böll obtiendra le prix nobel de littérature. il est mort le 16 juillet 1985.

    Le récit dont nous proposons aujourd'hui l'édition bilingue - le train était à l'heure - est le premier libre publié en allemagne par heïnrich böll , en 1949. ce récit est très fortement marqué par l'impression immédiate des souvenirs de la guerre.
    L'histoire commence dans la gare d'une ville du pays de la ruhr. un soldat cherche une place dans un train de permissionnaires en partance pour le front.

    Pour le soldat, c'est son dernier voyage. il sait qu'il va mourir , qu'il doit mourir. les hommes que le hasard a rassemblés la jouent aux cartes, boivent, partagent leur pain et leur bière et semblent noyer leur angoisse dans le schnaps. andreas, le soldat, se souvient de son village, du regard d'une jeune femme, de son enfance, et il se prend à haïr tous ceux pour qui la guerre n'est que le reflet d'une mauvaise fatalité.
    Le train s'arrête à lemberg, andreas rencontre une espionne polonaise, qui se prostitue avec les soldats pour obtenir des renseignements qu'elle transmet à la résistance en pologne. cette jeune femme a pitié du soldat et veut le sauver. mais la certitude d'une mort prochaine va plonger andreas dans un état proche de la folie.
    Heinrich bôll a écrit dans ce livre une des plus belles histoires de la mort absurde.
    Ce court récit, rédigé dans un style réaliste concis est un plaidoyer, un des plus bouleversants réquisitoires contre toute guerre.

  • La grimace

    Heinrich Böll

    • Points
    • 10 Septembre 1997

    " je suis clown.
    Désignation professionnelle : " artiste comique. " ainsi s'exprime hans schnier, rejeton d'une famille protestante allemande qui, depuis sa dixième année, n'a pas cédé d'un pouce aux hypocrisies de la société allemande. vagabond de l'après-guerre, il évoque la figure de marie, seule femme qu'il ait jamais désirée, et qui l'a quitté pour mener une vie d'une consternante banalité. il relate sa propre déchéance, et fustige les protestants, les catholiques, les athées, les collaborateurs passifs du régime hitlérien reconvertis dans les oeuvres de charité ; la bourgeoisie allemande de l'ère adenauer, et tous les modus vivendi adoptés par un peuple pour étouffer la violence de sa propre histoire.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Après le succès de Comme un allemand en France, lettres et carnets inédits, 1940-1944, la guerre vue par un futur prix Nobel de littérature.

    Après la guerre, commencent pour Heinrich Böll les années d'écriture : des nouvelles, des romans et des essais qui lui vaudront le prix Nobel de littérature en 1972. Entre 1939 et 1945, Heinrich Böll adresse à sa famille et à sa femme, des centaines de lettres, parfois plusieurs par jour. Envoyées de Pologne, de France, d'Allemagne ou du front russe, elles constituent un témoignage unique sur la vie des soldats allemands. Elles sont publiées pour la première fois en France.
    Cette correspondance unique fait entrevoir la sensibilité naissante d'un jeune écrivain, tout en offrant un vivant point de vue sur l'homme saisi par le vent de l'Histoire.

  • Tous les matins, à 9h30, Robert Fähmel joue au billard à l'Hôtel du Prince Henri. Il raconte sa vie et celle de sa famille au jeune liftier Hugo : comment son père, Joseph Fähmel, architecte très prisé, édifia l'abbaye Saint Antoine, comment lui-même la fit sauter sur ordre d'un général fou, à la fin de la guerre. Une guerre qui emporta sa femme et ses amis. Malgré les drames, sa famille appartient au camp du Sacrement des agneaux, contre les adeptes du Sacrement du buffle qui entretiennent la violence et les préjugés de tous ordres.

  • Dans l'Allemagne d'après-guerre, une journée dans la vie de Fred Bogner. Il a quitté l'appartement où il vivait avec sa femme et ses enfants, parce qu'il ne supportait plus le bruit et l'exiguïté. Il erre au hasard, rêvasse à travers la ville détruite. Pourtant il n'a pas cessé d'aimer Käte et ses 2 enfants. Mais il a fait la guerre, il a vécu parmi les morts : il ne sait plus « gagner sa vie ».

  • Les enfants des morts

    Heinrich Böll

    • Points
    • 18 Octobre 2010

    Ils tendent des miroirs aux vivants et les renvoient à la médiocrité de leur destin. Gudrun, thésarde suicidée dans sa baignoire, Karin, veuve racornie étouffée par une mère tyrannique, et Edgar, champion de ski mort dans un accident de voiture hantent, torturent, violent et tuent. Au coeur des versants autrichiens enneigés, la petite pension Rose des Alpes, se fait le théâtre d'une danse macabre.

  • " Böll est magistral pour évoquer la douloureuse fuite du temps, la mélancolie d'une Allemagne qui cache son or non plus au fond d'un fleuve, mais dans des banques d'acier.
    " Jacques-Pierre Amette, le Point " L'objectif de Böll était de convaincre, de mettre en garde, et en ceci il est la grande conscience morale et historique de l'Allemagne de notre temps. " Georges-Arthur Goldschmidt, la Quinzaine littéraire.

  • L'ange, retrouve sa ville natale le 8 mai 1945. Au milieu des décombres encore fumants de " cette ville qui avait possédé de nombreuses églises " (Cologne, jamais nommée), il se lance à la recherche d'Elisabeth Gompertz, la femme d'un sous-officier qui lui a sauvé la vie en se laissant fusiller à sa place. Au cours de ses tribulations, il rencontre Regina Unger, une jeune femme qui vient de perdre son enfant. Avec elle, il réapprend à vivre et fait l'expérience de ce que Böll nommera plus tard la " théologie de la tendresse ".
    Le premier visage que rencontre Hans dans la ville détruite est celui d'un ange au sourire mystérieux. Bien sûr, il ne s'agit que d'une statue de plâtre aux couleurs criardes, bien sûr, l'ange persiste dans son mutisme, mais comment méconnaître son message d'espoir, son invitation à vivre ?
    Le Silence de l'ange, premier roman de Böll, inédit jusqu'en 1992, est un texte fort, sincère et pudique, qui porte en germe les grands thèmes et motifs de l'?uvre de l'auteur. Un roman que tout amateur de Böll se doit de connaître et que tous doivent lire, cinquante ans après les bombardements massifs des grandes villes allemandes et la capitulation du 8 mai.

  • Croix sans amour relate le destin d'une famille catholique allemande entre 1933 et 1945. Un père indifférent à la politique, une mère croyante et lucide. Deux fils, Hans séduit par les nouvelles idées, l'Allemagne ne peut se relever qu'avec une certaine barbarie, Christoph, fidèle à l'idéal qui lui a été inculqué et pour qui la guerre, c'est le crime organisé, la misère pour les civils. Seule prévaut la résistance individuelle au régime. Les deux frères deviennent étrangers l'un à l'autre. Service militaire pour Christoph, puis front russe, mur de l'Atlantique et déracinement. Quant à Hans, devant les horreurs dont il est témoin, il commence à douter. Le Testament. Le mur de l'Atlantique, en 1943. La guerre, pour les soldats de la Wehrmacht, c'est la routine des corvées, l'ennui, le désespoir. Sur cette toile de fond, deux hommes s'affrontent : un catholique rhénan soucieux de la vie des ses hommes, un Prussien, préoccupé du respect de l'ordre et de la discipline. En Russie, ils révèlent leur vraie nature. Pour l'un l'héroïsme (inutile), pour l'autre la dépravation. L'issue tragique est inévitable.

  • Paru en Allemagne au début des années soixante, ce pamphlet n'a rien perdu de son actualité.
    Heinrich Böll, catholique sincère, s'en prend avec virulence à l'hypocrisie de l'Eglise, son silence complice sous le Troisième Reich, son absence de mémoire après-guerre. Böll s'attache à démontrer que le mot " morale " employé à tort et à travers par l'Eglise, n'a que peu à voir avec la morale citoyenne, libre, indépendante. Traduit de l'allemand par Josette Calas et Fanette Lepetit

  • In seinem frühen Roman schildert Heinrich Böll den Krieg als eine Krankheit. Es ist daher nur folgerichtig, daß er nicht die Mechanismen einer Schlacht beschreiben wollte, sondern den einzelnen Menschen in den Vordergrund stellt. Böll geht vom Detail aus und öffnet so den Blick auf das Ganze. Er zeichnet seine Gestalten, Landser und Generäle, SS-Führer und gehetzte Juden, Frauen und Mädchen im Hinterland, ohne zu verzerren oder zu idealisieren.

empty