• En 2015, Joe Sacco s'est rendu par deux fois dans les territoires du Nord-Ouest du Canada, au dessous de l'Arctique. Il est allé à la rencontre des Denes, un peuple autochtone. L'auteur nous raconte l'histoire de ce peuple, ses traditions, restées intactes pour certaines, les premières rencontres avec les anglais.
    Pendant longtemps les peuples indigènes du Grand Nord, vivant sur des terres non propices à la colonisation agricole, restèrent livrés à eux-mêmes, jusqu'à ce que la découverte de pétrole et d'or incite le gouvernement à officialiser son autorité sur eux, comme sur leurs terres. À cette période, les autorités s'appropriaient les territoires, non plus par les massacres, mais cliniquement, méthodiquement, et de façon administrative - grâce à des traités.
    En lisant ceux-ci, on n'échappe pas à l'impression que les « Indiens » ont donné la terre où ils vivaient en échange de la promesse d'une annuité de quelques dollars, de quelques outils et de médailles pour ceux qui se disaient leurs chefs. Aujourd'hui, la fracturation hydraulique ajoute la pollution à la spoliation initiale.

  • Plus de quinze ans après la publication de son premier livre, Palestine une nation occupée, Joe Sacco poursuit son engagement en livrant dans Gaza 1956, le récit d'une tragédie que l'Histoire aurait bien voulu oublier.
    Cette note parlait du massacre perpétué par l'armée israélienne à Gaza en cette même année 1956.
    Plus de 270 palestiniens auraient perdu la vie dans cette tragédie. Difficile à croire.
    En 2003, Sacco se rend alors, une fois encore, en Palestine afin d'établir la réalité de ce fait et décide de recueillir le témoignage des survivants et témoins.
    Petit à petit, il remonte le fil de l'Histoire pour nous rapporter ce livre où la bande dessinée, comme pour d'autres grands créateurs, se fait grave, précise et vraie parole.
    Comme à son habitude, Joe Sacco se met en scène dans le récit, ce qui lui permet de donner chair aux témoins rencontrés, de dévoiler la dureté de la vie quotidienne des palestiniens depuis plus de 50 ans.
    Un témoignage exceptionnel.
    Un livre qui ne peut laisser indifférent.

  • Palestine

    Joe Sacco

    • Rackham
    • 24 Novembre 2015

    En décembre 1991 et janvier 1992, pour connaître un autre point de vue que celui donné par les médias américains, Joe Sacco part en Palestine dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. De ses ren-contres dans les camps de réfugiés et les territoires occupés, il tirera un livre majeur qui marquera l'acte de naissance du journa-lisme en bande dessinée.
    Palestine offre un bouleversant témoignage humain et un docu-ment de première importance sur le conflit israélo-palestinien qui, à des années de sa première publication, n'a pas perdu une once de sa pertinence et de sa force. Cette édition de Palestine, désormais considéré comme un des grands classiques de la bande dessinée de reportage, est accompagnée d'une préface originale de l'intellectuel et critique littéraire palestinien Edward Said ; et d'un texte où Sacco commente les passages clé de son livre tout en fournissant un éclairage précieux sur sa méthode de travail. Cette partie introductive est illustrée par de nombreux documents tels des pages des carnets de l'auteur, des esquisses et des photos.

  • Reportages

    Joe Sacco

    En parallèle de ses livres documentaires, Joe Sacco travaille régulièrement pour la presse internationale.
    Reportages est le premier recueil de ses différents articles. Il nous conduit en Irak, auprès des soldats américains et Irakiens, en Palestine, au tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie de la Haye pour le procès d'un docteur Serbe accusé de génocide, et pour des récits plus longs, auprès des immigrés clandestins débarquant sur l'île de Malte, des intouchables en Inde, et des réfugiés Tchétchènes en Ingouchie.
    Ce livre est aussi pour Joe Sacco l'occasion de revenir sur son travail, d'expliquer ses méthodes d'investigation, et de replacer la bande dessinée reportage dans le contexte journalistique.
    Plus qu'une bande dessinée, Reportages est le reflet de notre monde après la première décennie du XXIe siècle....

  • Gorazde

    Joe Sacco

    • Rackham
    • 14 Novembre 2014

    Issu du travail sur le terrain entrepris par Joe Sacco entre 1995 et 1996, Goražde est le récit passionné et rigoureux du calvaire de la ville et de ses habitants pendant la guerre qui a rava-gé l'est de la Bosnie de 1992 à 1995. Pendant les quatre mois passés là-bas, Sacco a recueilli les témoignages des survivants et observé leurs conditions de vie pour réaliser ce qui peut être défini comme l'un des ouvrages majeurs traitant de cet épisode tragique de l'histoire contem-poraine. La rigueur journalistique de Sacco, son souci constant de séparer les témoignages recueillis de ses propres opinions, les digressions minutieusement documentées sur le dérou-lement de la guerre en ex-Yougoslavie, sa maîtrise du langage de la bande dessinée en font un modèle de « reportage en bande dessinée ».

  • The fixer

    Joe Sacco

    • Rackham
    • 19 Octobre 2015

    Lors de son premier voyage à Sarajevo en 1995, Joe Sacco fait la connaissance de Neven - un jeune serbo-bosniaque - qui devient bientôt son fixer attitré pendant le conflit en ex-Yougoslavie. Par ce terme (parfois traduit en français par le mot « fixeur ») on désigne le guide-interprète-chauffeur-négociateur devenu l'auxiliaire indispensable de tout journaliste de terrain qui couvre un conflit majeur. Entre Sacco et Neven s'établit bientôt une relation intense, rythmée par des demandes d'argent, des élans d'amitié sincère et, surtout, par de longs monologues où l'ancien baroudeur livre au reporter fraichement débar-qué sa vérité sur une guerre qui va bientôt s'achever. The Fixer est avant tout un livre sur Neven et sur sa vision du monde. Ses contrevérités et ses omissions sont le point de départ d'une analyse des réactions de la société bosniaque face aux traumatismes de la guerre et, plus encore, face à l'après-guerre qui se prépare ; Joe Sacco ajoute ainsi une dimension supplémentaire à son remarquable travail d'investigation sur la guerre en ex-Yougoslavie et achève, comme l'a écrit Edward Saïd, un « véritable travail politique et esthétique d'une extraordinaire originalité ».
    Cette édition de The Fixer est précédée d'un texte de Joe Sacco qui retrace la genèse du livre à travers des extraits commentés de ses carnets, et suivie d'une interview inédite de Neven. Les notes de Sacco sur les personnages et les lieux , enrichies de dessins et de photographies, contri-buent à fournir au lecteur un éclairage complet sur l'oeuvre et les circonstances de sa création.

  • Soba était en train de devenir une rock star avant que la guerre éclate et l'oblige à partir se battre. Maintenant, la paix en Bosnie est proche, Soba évoque son passé et s'interroge sur son futur. Que va-t-il faire quand la guerre finira ? Va-t-il rester dans la Sarajevo qu'il aime tant et pour laquelle il a risqué sa vie ? Va-t-il partir ailleurs, où la vie sera sans doute plus facile et le succès semble à portée de main ?
    Héritier du « nouveau journalisme », Joe Sacco raconte en toute subjectivité ses voyages dans un monde en feu. Ici : son séjour à Sarajevo entre 1995 et 1996.
    Les accords de Dayton viennent alors d'imposer un cessez-le-feu, mais les balles traçantes illuminent encore la nuit bosniaque. Muni d'une carte de presse, le dessinateur hante les décombres. Ainsi, lors d'une messe de Noël, il croise Karadzic qui avait déclaré que « les Sarajéviens ne compteront pas les morts, ils compteront les survivants ».
    Son portrait de Soba, le sculpteur poseur de mines, restera un modèle de reportage graphique.

  • Journal d'un defaitiste

    Joe Sacco

    • Rackham
    • 10 Octobre 2014

    Avant de réaliser les deux chefs-d'oeuvre du « journalisme en bande dessinée » que sont Palestine et Gorazde, Joe Sacco a dessiné de nombreuses histoires courtes tenant souvent en une seule page mais pouvant parfois aller jusqu'à une trentaine de planches. Journal d'un défaitiste présente la quasi totalité de ces travaux jour-nalistiques et autobiographiques, où figurent notamment des histoires de guerre : Quand les bonnes bombes tombent sur les méchants, qui retrace l'histoire des bombardements des populations civiles ; Plus de femmes, plus d'enfants, plus vite, où Sacco raconte les expériences endurées par sa mère lors de la Seconde Guerre mondiale à Malte ; et Comment j'ai aimé la guerre, suite de récits plus personnels et plus proches des derniers travaux de Sacco, réflexion passionnée et caustique sur la couverture médiatique de la Guerre du Golfe. S'en suivent des histoires telles que En compagnie des longs cheveux, pièces de journalisme-gonzo sur la tournée européenne d'un groupe de rock qu'il suit sur les chemins de tous les excès et, pour terminer, une série de courts récits où l'auteur laisse libre cours à sa débor-dante veine satirique.

  • Si vous étiez au New Morning (à Paris) le 1er juin 1989 au concert des Miracle Workers, groupe grunge de Portland, vous avez pu croiser Joe Sacco, voire même lui acheter un tee-shirt. À défaut, vous pourrez découvrir dans ce livre le reportage de la tournée. Si vous avez vécu en Suisse ou à Berlin la décennie suivante, vous avez certainement vu les affiches de concerts ou pochettes de disques que Joe Sacco a réalisé à cette période. Si ce n'est pas le cas, vous allez pouvoir vous rattraper en lisant But I like it. Vous saurez alors tout sur le monde du rock, les rock stars vieillissantes, les chanteurs engagés, les groupies, les roadies, et bien sûr, le grand amour de Joe Sacco : The Rolling Stones. Divisé en 4 faces, comme un double LP, But I like it alterne reportages, BD humoristiques et illustrations, le tout commenté avec énormément d'humour par l'auteur lui-même.

  • La bataille de la Somme désigne une confrontation opposant les Britanniques et les Français aux Allemands durant la Première Guerre mondiale, dont ce fut l'une des batailles les plus sanglantes. La première journée de cette bataille, le 1er juillet 1916, détient le triste record de la journée la plus sanglante pour l'armée britannique, avec 58 000 victimes dont 19 240 morts. La bataille prit fin le 18 novembre 1916, avec parmi les belligérants environ 1 060 000 victimes, dont environ 442 000 morts ou disparus. Joe Sacco a voulu raconter cette terrible journée dans une fresque de plus de 7 mètres de long. Ce livre panorama est accompagné d'un livret écrit par l'historien américain Adam Hochschild qui explique heure par heure le déroulement de cette journée historique. Il est rédigé en Français et en Allemand.

  • BUMF

    Joe Sacco

    Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
    Or, la terre était informe, et vide ; les ténèbres couvraient l'abîme. Et l'Esprit de Dieu planait au-dessus des eaux. Et Dieu dit alors :
    Que la lumière soit.
    Des millénaires plus tard, nous devons constater que cela a sacrément dérapé : pollution, violence, pauvreté, misère, corruption.
    C'est dans ce contexte particulier que le capitaine d'aviation Joe Sacco, de l'escadron 617, est amené à bombarder Téhéran. Fort heureusement, son véritable statut d'auteur de roman graphique est rapidement découvert et le voilà redevenu simple soldat. Il est l'assistant d'un colonel moustachu qui, pour défaire l'ennemi teuton, a décidé de « baiser le kaiser » et tous ses hommes.
    Dans cette optique il vit nu, prêt à en découdre.

  • Anglais THE GREAT WAR

    Joe Sacco

    Lancée le 1er Juillet 1916, la bataille de la Somme incarne la folie de la Première Guerre Mondiale.
    Près de 20.000 soldats britanniques ont été tués et 40.000 autres blessés ce premier jour, et on dénombrait plus d'un million de victimes quand l'offensive s'arrêta quelques mois plus tard. Dans The Great War, Joe Sacco a "décidé de représenter le premier jour de la bataille de la Somme, parce que c'est le lieu où le commun des mortels ne peut plus avoir d'illusions sur la nature de la guerre moderne... ". "L'héritier de Robert Crumb et de Art Spiegelman" (The Economist) nous décrit les évênements dans un monumental panorama sans parole qui capture l'horreur de la Première Guerre Mondiale : des exercices d'équitation du Général Douglas Haig aux pièces d'artillerie massives, les zones de rassemblement à l'arrière des lignes, les légions de soldats britanniques se faisant tuer en montant au front, les dizaines de milliers de soldats blessés en se repliant, et les morts enterrés en masse.
    Imprimé sur un papier fin en pliage accordéon, emballé dans un étui cartonné de luxe avec un livret de 16 pages, The Great War est un ouvrage de référence dans la carrière de Joe Sacco, et rend viscéral l'un des jours les plus sanglants de l'Histoire.

  • Guide, éclaireur, interprète...
    Des professions liées à la guerre qui existent au moins depuis que les guerres existent. Avec la forte médiatisation des conflits, commencée à la fin du siècle passé, ces métiers ont pris de plus en plus de poids, si bien que les journalistes anglo-saxons ont crée un nouveau terme pour le définir : fixer. Ce mot vient du verbe to fix, (littéralement " arranger ") qui a du mal à trouver un équivalent dans la langue française mais qui exprime bien le rôle multiforme joué par ces hommes.
    Le fixer est le compagnon, l'intermédiaire et la source d'informations du journaliste free-lance comme du reporter embedded " embarqué " avec les troupes) qui ne se contente pas des sources " officielles ". Un bon fixer à de solides connaissances du terrain, un excellent carnet d'adresses, des contacts partout. Il se tient informé et lit la presse ; il est malin, combinard et sait prendre des risques.
    Il sait exactement jusqu'où il peut aller et quand il vaut mieux " décrocher " pour éviter les problèmes. Des fois, il peut être aussi un peu vantard ou tout simplement assez vénal. De là, la nécessité pour tout journaliste de s'assurer les services d'un " bon " fixer. Neven, le fixer de Joe Sacco à Sarajevo est un peu tout cela : héroïque, généreux, fanfaron et cupide. Miroir de tut ce que la guerre peut faire aux hommes, pour le meilleur et pour le pire.

  • Palestine t.2

    Joe Sacco

    Suite de palestine, une nation occupée, ce livre a été écrit après les accords de paix d'oslo et la création de l'autorité nationale palestinienne.
    Joe sacco y montre l'impuissance de celle-ci face au refus d'israël de tenir sa parole et d'engager le processus menant à un véritable etat de palestine. six ans plus tard, la situation non seulement n'a pas progressé, mais a même empiré. les indignations de l'auteur sont malheureusement toujours d'actualité.

  • Anglais BUMF. TOME 1

    Joe Sacco

    Joe Sacco is renowned for his non-fiction books of comics journalism like Palestine, Safe Area Gorazde and Footnotes in Gaza. Now in Bumf he returns to his early days as a satirist and underground cartoonist. In the vein of the old underground comix like ZAP or Weirdo, Bumf will be puerile, disgusting, and beyond redemption. It will go where it wants to go, and do what it wants to do. It will also be very funny.

  • Anglais JOURNALISM

    Joe Sacco

    Takes readers from the smuggling tunnels of Gaza to war crimes trials in The Hague, from the lives of India's "untouchables" to the ordeal of sub-Saharan refugees washed up on the shores of Malta. This title demonstrates the power of a great comics artist to chronicle lived experience with a force that often eludes other media.

  • Issu du travail sur le terrain entrepris par Joe Sacco entre 1995 et 1996, Gorazde est le récit passionné et rigoureux du calvaire de la ville et de ses habitants pendant la guerre qui a ravagé l'est de la Bosnie de 1992 à 1995. Pendant les 4 mois qu'il a passés en Bosnie, Sacco a recueilli les témoignages des survivants et observé leurs conditions de vie pour réaliser ce qui peut être défini comme l'un des ouvrages majeurs traitant de cet épisode tragique de l'histoire contemporaine. La rigueur journalistique de Sacco, son souci constant de dissocier les témoignages recueillis de ses propres opinions, les digressions minutieusement documentées sur le déroulement de la guerre en ex-Yougoslavie, sa maîtrise du langage de la bande dessinée, en font un modèle de ce que l'on a appelé plus tard « le reportage en bd ». Cette édition qui voit le jour à l'occasion du quinzième anniversaire de la première publication de l'ouvrage, est enrichie de plus de 70 pages avec une préface de Christopher Hitchens, des dessins inédits, de documents photographiques et d'une interview de Joe Sacco par Gary Groth (The Comics Journal).

  • Palestine

    Joe Sacco

    • Rackham
    • 20 Janvier 2010

    En décembre 1991 et janvier 1992, pour connaître un autre point de vue que celui donné par les médias américains, Joe Sacco part en Palestine dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. De ses rencontres dans les camps de réfugiés et les territoires occupés, il tirera un livre majeur qui marquera lacte de naissance du journalisme en bande dessinée. Palestine offre un bouleversant témoignage humain et un document de première importance. Quinze ans après sa première parution, loeuvre de Sacco na pas perdu une once de sa pertinence et de sa force. Cette édition intégrale présentera la préface originale dEdward Said, un texte de Sacco sur ses méthodes de travail et lévolution actuelle du conflit ainsi que de nombreux documents inédits sur la genèse du projet (carnets, esquisses, photos...).


  • Palestine t.1

    Joe Sacco

    Durant l'hiver 1991-1992, un journaliste américain ayant choisi le dessin pour s'exprimer, joe sacco, visite jérusalem, la cisjordanie et gaza oú se déroule la première intifada.
    Découvrant la réalité brutale de l'occupation israélienne, il la dénonce vigoureusement dans ce qui est devenu une bd culte depuis. a l'heure de la seconde intifada et de ses centaines de victimes, ce livre reste, plus que jamais, d'une actualité brûlante.

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