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  • «Le Livre des Reines» est une saga familiale qui s'étend sur quatre générations de femmes fortes et extrêmement résilientes. Les quatre branches d'un arbre bien ancré dans la terre de leurs origines malgré la force des vents contraires qui tentent à plusieurs reprises de les emporter. Quatre reines d'un jeu de cartes mal distribuées par le destin, mais dont chacune tente de tirer le meilleur avec la plus grande dignité.

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  • Mêlant témoignage personnel, méditations, poèmes et cris, la poétesse libanaise, secrétaire générale du Booker Prize arabe et responsable des pages culturelles du quotidien An-Nahar et du magazine érotique JASAD, nous offre une belle illustration du nouveau féminisme arabe. "Tuer Schéhérazade", c'est à la fois vivre et penser en femme libre, en femme arabe et libre, comme il en existe tant, qu'on s'interdit de voir et d'entendre.

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  • Après avoir illustré le nouveau féminisme arabe dans «J'ai tué Schéhérazade», la Libanaise Joumana Haddad s'attaque aux hommes et dénonce la misogynie qui prédomine dans les sociétés arabes avec toute la verve et la dérision qu'on lui connaît.

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  • Dans ce texte poétique sensuel et fervent, Lilith la scandaleuse devient la porte-parole de toutes les femmes libres d'être et d'aimer.
    Par l'auteur de J'ai tué Schéhérazade. «Je suis Lilith la femme destin. Aucun mâle n'échappe à mon sort, et aucun mâle ne voudrait m'échapper, Je suis la vierge Lilith, visage invisible de la libertine, la mère amante et la femme homme. La nuit car je suis le jour, le côté droit car je suis le côté gauche, et le Sud car je suis le Nord. Je suis la femme festin et les convives. On m'a surnommée sorcière ailée de la nuit, déesse de la séduction et du désir, reine des plaisirs solitaires.
    On m'a délivrée du carcan de procréatrice pour que je sois le destin immortel. Je suis Lilith aux seins blancs. Irrésistible est mon charme car mes cheveux sont noirs et longs, et de miel sont mes yeux.» Lilith, c'est la première femme, compagne d'Adam qui a fui le paradis car elle refusait de se soumettre à l'homme dont elle se considérait l'égale ; la menaçante, la tentatrice, que la Bible ne mentionne qu'à contrecoeur et la plupart du temps sans la nommer, sur laquelle la tradition hébraïque est plus prolixe mais pas moins accablante.
    Elle est l'incarnation de la féminité primale, celle que le mâle redoute car elle est capable de se libérer de son emprise, voire de prendre le pouvoir par la ruse. Elle se trouve donc associée aux sorcières, aux serpents, aux sirènes, aux goules. en un mot aux créatures démoniaques capables d'asservir l'homme. Mais elle est aussi et pour les mêmes raisons une figure de la féminité glorieuse, puissante et libre, revendiquée par les féministes depuis les années 1970.
    Rien d'étonnant donc à voir l'auteure de J'ai tué Schéhérazade s'emparer de ce personnage biblique dans un texte incandescent, pour évoquer la féminité dans son plein épanouissement, la femme égale de l'homme dans le désir et dans l'accomplissement. Ce long poème en prose sensuel et fervent s'inscrit dans la même tradition que certains quatrains d'Omar Khayyâm ou les poèmes d'Abû-Nuwâs, avec lesquels il partage un érotisme joyeux indissociable de la vraie liberté d'être et d'aimer.
    «De la flûte des deux cuisses monte mon chant, Et de ma luxure s'ouvrent les fleuves. Comment pourrait-il ne pas y avoir de déluge, A chaque fois qu'entre mes lèvres verticales brille un sourire ?»

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  • Joumana Haddad, voluptueuse féministe, a les mains pleines de sang, celui de l'astucieuse, inventive et immémoriale conteuse, Shéhérazade, qu'elle a en fait tuée deux fois.
    La première fois, dans sa tête, progressivement, comme une conséquence de son mépris du marchandage et de la compromission utilisés par la femme pour obtenir des droits qui devraient lui être acquis. Ce meurtre, l'auteure l'avait concrétisé dans l'écriture de Hâkaza qataltou Shahrazad, lors de sa première édition en 2010.
    La seconde fois, de nos jours, avec cette nouvelle édition qui s'est imposée puisque rien de vraiment concret n'est venu exprimer un changement ni une amélioration de la condition de la femme dans le monde arabe.
    « Aujourd'hui, dit Joumana Haddad, alors que nous sommes confrontés au massacre de la dignité humaine, comment rester indifférent au massacre de la dignité de la femme arabe ? Comment ne pas réagir face à la détestable déification du mâle qui entretient l'avilissement de la femme ? Une telle situation est une insulte qui porte atteinte à la dignité de tout homme véritable ».
    Joumana Haddad a donc, une fois de plus, les mains pleines de sang, mais elle ne s'en cache pas. Elle les brandit bien haut. Car si elle a tué Shéhérazade, c'est pour que celle-ci renaisse, une fois pour toutes, libre et maîtresse d'elle-même.

  • Faut-il vraiment du culot pour dire ce que je dis ? Faut-il du courage pour admettre ce qui nous fait peur, et parfois même ce qui nous fait honte ?
    Ça fait longtemps que je ne me pose plus cette question. Maintenant, quand j'écris, je cherche avant tout à m'éplucher, à mieux me comprendre, à explorer le plus grand nombre possible des couches multiples qui me composent. Je ne vois pas les drapeaux rouges, les signaux d'alerte, les panneaux « Danger. Ne pas franchir cette limite ». Je ne fais que me guetter, puis m'assaillir, et arracher mes différentes peaux jusqu'à être complètement nue sur le papier, enfin prête à faire don d'un morceau de ma chair aux lectrices et aux lecteurs.
    Ce morceau-là est ma vérité, mon humble cadeau pour vous, dans ce livre...
    Et il est, aussi, mon piège.

  • Arabe Cage

    Joumana Haddad

    Tableau premier :
    Cinq cages pour cinq femmes : Lama, 60 ans, vieille fille ; Zeina, 50 ans, intégralement voilée, surnommée « Ninja » ; Hiba, 30 ans, pute ; Yara, 30 ans, lesbienne, et Abir, 20 ans, obèse.
    Et un homme vêtu de noir, 50 ans, qui serait l'interrogateur et le gardien des femmes.
    L'homme interroge et les femmes répondent.
    Elles font plus que répondre : elles révèlent leur condition de femmes dans une société patriarcale et conservatrice. Elles accusent et s'accusent, sans pitié ni parti pris.
    Tableau second :
    Un intérieur d'appartement avec l'époux, l'épouse, la fille et son amie. Ici, les rôles sont inversés : c'est l'homme qui manie serpillère et balai, et subit les quolibets.
    La fin est noire à souhait.
    Joumana Haddad, qui « a été prisonnière, puis geôlière, et qui s'est libérée des deux cages », se dédie sa pièce et la dédie à tous ceux pour qui, selon André Malraux, « la liberté n'est pas un échange, c'est la liberté ».

  • Anglais The third sex

    Joumana Haddad

    Avec sa langue habituelle qui n'est pas de bois et qui ne mâche pas ses mots, Joumana Haddad se livre de manière originale dans un ouvrage composé de sept chapitres, offrant chacun un thème et un récit différents.
    Chaque chapitre se divise en trois parties : un récit, une interprétation poétique du thème du récit et une discussion à deux voix. Dans le récit, Joumana Haddad revisite un épisode, une expérience, une période de sa vie, de l'enfance à l'âge de jeune adulte, centrés sur un état d'âme, une disposition de l'esprit, un trait de caractère, défaut ou qualité... Chaque fois, c'est une bataille pour aller de l'avant, ne pas régresser ni stagner, évoluer, s'épanouir...
    La deuxième partie reprend la thématique du récit et la développe avec lyrisme en un commentaire de portée philosophique et psychologique.
    Dans la troisième partie, Joumana Haddad débat avec son mauvais génie et livre au lecteur un dialogue aux répliques vives, fines, teintées d'humour, alternant arguments et contre-arguments.
    Le roman porte en sous-titre : Ce que Platon m'a confié avant de mourir. En effet, Joumana Haddad était au chevet d'agonie du philosophe. Après avoir avoué qu'il a eu tort de bannir les poètes et la poésie de sa République, Platon lui confie sept préceptes, que l'auteure a semés en fins de chapitre comme autant de chants annonçant la venue d'Al Insâne Al Insânawi, l'Humain humaniste.

  • Faisant suite à J'ai tué Schéhérazade et écrit avec la même verve, ce livre de Joumana Haddad dénonce le système patriarcal qui sévit dans le monde arabe et qui s'enracine dans les trois religions monothéistes. En discriminant la femme au sein de la famille et dans la vie sociale, ces religions n'ont pas seulement favorisé le machisme mais l'ont aussi institutionnalisé et sacralisé. Machisme qui, sous les apparences de la force, de la confiance en soi, de l'aplomb, de la fierté individuelle ou clanique, traduit au contraire un profond sentiment d'insécurité et des peurs irrationnelles.
    En ce temps de grands bouleversements politiques dans cette région du monde, l'auteure insiste, en mariant confidences, réflexions, traits d'humour et échappées poétiques, sur cette idée que les luttes engagées ces deux dernières années pour la liberté et la dignité n'aboutiront à rien sans l'affirmation progressive d'une "nouvelle masculinité" arabe, c'est-à-dire sans l'établissement d'un rapport radicalement différent entre l'homme et la femme - et entre chacun d'eux et son propre corps.

  • Joumana Haddad propose de libérer la civilisation arabe par le corps. Elle se bat, à travers son écriture, pour plus de liberté individuelle, et pour une complète libération des moeurs. Elle le fait avec courage, affirmant sans une once de culpabilité, être bien dans sa peau de femme libre, malgré les intégristes de tous bords, malgré l'hypocrisie des uns, la lâcheté des autres, et les menaces de certains. Dans Miroirs des passantes dans le songe, Joumana Haddad convoque des poétesses qui se sont suicidées, des femmes qui ont joué leur peau en poésie, tout en se sentant, dans leur quotidien formaté, prisonnières de leur corps de femme. Elle les convoque en « amie », soeurs de combat venant de tous les pays (Venezuela, Argentine, Suède, France, Allemagne, Italie, Portugal.) pour porter sa parole hors de la contextualisation arabe, bien au-delà des frontières, quelles qu'elles soient.
    Ainsi s'adresse-t-elle, du Liban, au monde entier.

  • Le retour de Lilith

    Joumana Haddad


    Récit à la première personne qui raconte le retour de Lilith, une femme rebelle éprise de liberté.


  • Joumana Haddad a ciselé un court récit autour des désirs croisés, emmêlés et contradictoires, qui apparaissent au cours d'une soirée initiatrice dans une boîte échangiste parisienne.
    Avec une certaine distance ironique, son héroïne dépeint une immersion dans ce monde noctambule et interlope de tous les possibles, mais aussi son désappointement devant la fade banalité de certains comportements. Les Mocassins nous emmènent sur les pas d'une femme libre de notre temps, à mi-chemin de la culture arabe et occidentale. Joumana Haddad est directrice de Jasad, le premier magazine érotique en langue arabe, publié à Beyrouth.

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