• Arbre de l'oubli

    Nancy Huston

    «Arbre de l'oubli »brosse le portrait d'une famille américaine aisée, privilégiée, éduquée... puis, élargissant le tableau peu à peu, nous montre les fils inattendus qui relient cette famille aux pages les plus sombres de l'Histoire moderne. En dessinant un chemin tortueux à travers l'émancipation pas toujours réussie de trois personnages complexes, le roman aurait pu prendre les tonalités d'un parcours initiatique. Mais il s'agit, une fois le tableau appréhendé dans sa globalité, d'un grand roman d'Histoire vivante tant il convoque les enjeux essentiels d'aujourd'hui : racisme, religion et laïcité, procréation pour autrui, violence, misère et colère, féminisme et représentation.

  • Lignes de faille

    Nancy Huston

    Entre un jeune Californien du XXIe siècle et une fillette allemande des années 1940, rien de commun si ce n'est le sang. Pourtant, de l'arrière-grand-mère au petit garçon, chaque génération subit les séismes politiques ou intimes déclenchés par la génération précédente. Monstrueuses ou drôles, attachantes ou désespérées, les voix de Sol, Randall, Sadie et Kristina - des enfants de six ans dont chacun est le parent du précédent - racontent, au cours d'une marche à rebours vertigineuse, la violence du monde qui est le nôtre, de San Francisco à Munich, de Haïfa à Toronto et New York. Quel que soit le dieu vers lequel on se tourne, quelle que soit l'époque où l'on vit, l'homme a toujours le dernier mot, et avec lui la barbarie. C'est contre elle pourtant que s'élève ce roman éblouissant où, avec amour, avec rage, Nancy Huston célèbre la mémoire, la fidélité, la résistance et la musique comme alternatives au mensonge.

  • Je chemine avec Nancy Huston Nouv.

    Je chemine avec Nancy Huston

    Nancy Huston

    • Seuil
    • 2 Septembre 2021

    « Je pourrais naturellement dire «je suis écrivaine», ou «canadienne», ou «française» ou «femme», ou «vieille femme», «du xxe siècle», «athée», je peux dégoter plein d'adjectifs ou de substantifs qui correspondent à ce que les gens considèrent comme une «identité», mais je suis quelqu'un de très circonspect à l'égard de l'Identité. Alors j'aime répondre : «je suis mon chemin», à la fois suivre et être, bien sûr. En fait nous sommes tous notre chemin, bien plus que nous ne le croyons ! Il se trouve que le mien a été multiple, avec des bifurcations, des tournants, des zigzags et des imprévus ; il m'a menée dans des endroits très différents. Par conséquent je suis plusieurs, et quand on est plusieurs ça ajoute un «mais» à toutes les identités. » Nancy Huston ne serait peut-être jamais devenue l'écrivaine prolifique que nous connaissons si elle n'avait pas vécu ce « cadeau en mal » de la vie, à 6 ans, lorsque sa mère a quitté le foyer en laissant derrière elle ses trois enfants. À dater de cette rupture, la petite Nancy s'est réfugiée dans la compagnie de voix que l'on retrouve dans les personnages de ses romans. Née au Canada, elle s'installe en France à l'âge de 20 ans, côtoie de grands intellectuels et publie ses premiers textes dans les revues féministes des années 1970, avant de s'ouvrir à toutes formes d'écriture : romans et essais, théâtre et livres jeunesse. Régulièrement primés, ses livres explorent avec finesse l'exil, la famille, le nihilisme, l'identité multiple et, surtout, les liens complexes qui unissent drames intimes et grande histoire.

    Entretiens menés par Sophie Lhuillier.

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  • Comment et pourquoi Nancy Huston écrit-elle aujourd'hui le récit de ses années de formation en miroir de celles de Saloth Sâr, qui, avant de devenir Pol Pot, l'un des pires dictateurs du XXe siècle, fut un jeune cambodgien venu étudier à Paris, entrant en politique avec force, guerrier intrépide et impassible ? Entre autofiction et exofiction, l'écrivaine remonte les chemins de la création et de la destruction, tisse les liens existant entre son récit propre et celui de l'histoire du monde.

  • "A quoi ça sert d'inventer des histoires, alors que la réalité est déjà tellement incroyable ?" "L'Espèce fabulatrice" est la réponse à cette question liminaire. Ou l'Art de la fiction, selon Nancy Huston.

  • Au plus proche de l'autobiographie, Nancy Huston livre le récit de sa toute première enfance, cette période si étrange où son père a soudain demandé à sa jeune femme, mère de trois enfants, de quitter la maison pour n'y plus revenir. Une tout autre vie a alors commencé pour la petite, une vie heureuse malgré tout, mais cet abandon habitera à jamais son imaginaire. Un texte fondamental dans la trajectoire littéraire de Nancy Huston.

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  • Dans le monde occidental aujourdhui, aucune femme ne peut prétendre avoir mené son existence à labri de cette propagande, qui fait de nous toutes, à des degrés variables et selon notre âge, notre milieu social et notre métier, avec notre coopération enthousiaste ou à notre corps défendant, des reflets dans un il dhomme Nous incarnons bien moins que nous ne le pensons, dans notre arrogance naturelle et candide, la femme libre et libérée.
    Dans cet ouvrage qui emprunte sa tonalité au roman mais qui a la rigueur dun essai, Nancy Huston convoque sa propre expérience comme celle dartistes qui lentourent pour analyser avec beaucoup de finesse toutes les influences qui, sournoisement comme au grand jour, façonnent la femme contemporaine.

  • Dans un pays situé quelque part au nord d'un continent puissant, naît un enfant très sensible, surdoué, inquiet. Quand son père quitte la maison, n'ayant plus en tant que pêcheur le droit d'exercer son métier sur un océan surexploité, le jeune Varian perd pied. Quelque temps plus tard, sans plus aucune nouvelle, il part à la recherche de ce père sacrifié, est embauché dans cet autre monde où le sol est sondé, retourné, bouleversé, le sable violenté comme les êtres. 

  • Dans le Paris de l'après-guerre, où grondent les prémices de la guerre d'Algérie, la bouleversante histoire d'amour d'une jeune Allemande, mariée et mère, et d'un juif hongrois. (Grand prix des lectrices de Elle 1999)

  • Les variations Goldberg

    Nancy Huston

    "Si tu invitais trente personnes chez toi, des êtres que tu as aimés et que tu aimes, pour t'écouter jouer au clavecin, pendant une heure et demie, Les Variations Goldberg de Bach, et si ce concert se déroulait comme un songe d'une nuit d'été, c'est-à-dire si toi, Liliane, tu parvenais à faire vibrer ces trente personnes comme autant de Variations, chacune à un diapason différent - (il te faudrait pour cela osciller entre le souvenir et la spéculation ; il te faudrait surtout maîtriser tes peurs) - peut-être alors tous tes fragments de musique s'animeraient-ils enfin dans une même coulée, et cela s'appellerait Les Variations Goldberg, romance".
    C'est ainsi que Nancy Huston caractérise elle-même son premier roman, sa première romance, une suite narrative adaptée à la structure des Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach.

  • Cantique des plaines

    Nancy Huston

    Quatre générations d'une famille d'immigrants, les Sterling, ont pris souche dans les plaines de l'Alberta (Canada), entre la fin du siècle passé et les années soixante de celui-ci. L'un d'entre eux, Paddon, a tout connu de leur existence. Mais quand commence ce roman, Paddon vient de mourir. Et c'est à ce grand-père adoré, fils de pionniers en terre indienne, que la narratrice, Paula, adresse un ample récit en forme d'adieu. L'enfance de Paddon, ses démêlés avec son père, son mariage avec la vertueuse Karen, ses déconvenues de chef de famille, ses déboires d'enseignant, son chimérique projet d'écrire un traité philosophique du temps, sa rencontre avec l'Indienne Miranda, amante prodigue qui le bouleverse en lui révélant enfin l'envers de la civilisation blanche et la vraie beauté du monde - tout ce qu'a vécu cet homme si magnifiquement, si exemplairement ordinaire est ici évoqué avec un lyrisme sans pareil.

  • Américaine, écrivain, divorcée et plus toute jeune, Nadia, qui se fait appeler Nada par dérision, entreprend d'écrire un récit à partir d'un fait divers ancien : l'histoire de Barbe Durand, une jeune servante française mise à mort en 1712 pour avoir dissimulé sa grossesse puis fait disparaître l'enfant qu'elle avait eu de relations forcées avec son patron. En même temps, par bribes et fragments, Nada confie à son journal l'histoire de sa propre enfance dans une famille catholique disloquée par la déchéance alcoolique du père. Très vite, l'imaginaire impose son autorité au réel et les événements du passé investissent la vie de Nada au point de la bouleverser.
    Ce texte unique, violent, sombre et tendre a été récompensé par les lecteurs à deux reprises, par le prix Goncourt des lycéens 1996 et le prix du Livre Inter 1997.

  • Blasphèmes, injures sexuelles; gros mots : quels liens y a-t-il entre ces différentes formes de transgression langagière ? Que sont devenus les jurons religieux d'autrefois ? Pourquoi les euphémismes sexuels sont-ils si vite périmés ? D'où vient le pouvoir cathartique attribué aux interjections et aux injures ? Avec humour, mais non sans érudition, Nancy Huston explore ces questions en tant que "jurologue", mais aussi en tant que femme.

  • In deo

    Nancy Huston

    J'apporte l'autre. J'apporte l'absolument différent. Je suis l'angoisse, la curiosité, le besoin de comprendre. Je me demande. Je me pose des questions. Que va-t-il se passer ? D'où venons-nous ? Qu'y a-t-il eu, jadis ? Et pourquoi ? Je suis ailleurs que là où je suis. Je vis dans le passé et dans l'avenir. Angoisse, mélancolie, ironie, doute et nostalgie me serrent la gorge. Je vous ferai cadeau de tout cela. Nous, cette terre. Nous vivons avec elle, en elle et grâce à elle. Nous sommes là, avec les éléments. Pluie, neige et grêle tombent sur elle, sur nous. Soleil tape sur elle, sur nous. Gel, dégel, saisons se suivent. Saisons de notre vie également. Le temps ne passe pas, il est toujours là, à nos côtés. Maintenant. Maintenant. Nous ne changeons pas. Les choses ont toujours été ainsi. Ainsi. Ainsi. Dans la certitude qu'il le fallait, qu'il le faut, qu(il le faudra toujours. On dit que, lors de ses premiers contacts avec les peuples natifs du Nouveau Monde, Christophe Colomb les croyait faits à l'image véritable de Dieu : corpus in deo. D'où, d'après une étymologie fantaisiste, le mot indien pour les désigner. Dans ce texte incantatoire, bref et puissant, Nancy Huston donne tour à tour la parole à l'Indien et à l'homme blanc. Chacun énonce sa vérité, avec ses mots et ses certitudes, chaque voix dit la matière qui façonne son humanité. Ce sont deux fictions du monde qui se font face. Faisant fi de tout dogmatisme, Nancy Huston interroge le réeldans ses contradictions, entre modernité et tradition, science et religion, solitude et solidarité. Les aquarelles et les pierres noires de Guy Oberson puisent leur inspiration aux confins du dicible. Elles seront ce que l'on désire : masques, écorces, ruches, danses... Elles disent surtout la force et la fragilité des humains, et les rythmes qui les portent.

  • Un, deux, trois petits tours et puis s'en va : Lin a un mari, deux filles, des amitiés, des moments de rare bonheur. Inexorablement pourtant, une passion qui est aussi son métier - la danse - s'impose à elle. Jusqu'au jour où elle choisit...
    La virevolte, c'est cela : une impulsion irrésistible, un élan, un jaillissement qui, de l'accouchement à l'abandon et à l'envol, restent à jamais un sursaut vers la vie.
    La danse, le mystérieux travail du temps, le vertige et le désarroi d'être mère, l'indicible solitude, la beauté et la vulnérabilité des corps, la puissance des cycles, l'énigmatique empreinte du destin familial : dans ce livre qui jamais ne juge, il y a une force de compréhension bouleversante.
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    La voix chantante de Coraly Zahonero nous entraîne dans les pas de Lin, virevoltants entre art et maternité, animés d'une irrésistible pulsion vers la vie.

  • Dolce agonia

    Nancy Huston

    Dieu, qui se prend sans doute pour un romancier, se livre ici au malicieux plaisir de nous montrer, au début de chaque chapitre, vers quel destin s'acheminent à leur insu douze convives qui passent ensemble une soirée de Thanksgiving dans l'Amérique profonde. Ces convives, campés avec l'autorité que leur donne une romancière rompue à l'art de révéler le vertige des pensées et la valse des sentiments, conversent sur la naissance et la mort, ils discutent de l'existence et de l'amour, ils déballent leurs espérances et leurs désillusions, et font voir, au passage, le métissage complexe de leur société. Mais le lecteur, averti du sort qui les attend, assiste à leurs manèges avec, dans sa conscience, le poids d'une vérité qu'il est incapable de leur transmettre. Peu à peu apparaît ainsi l'étrange relation que le roman entretient parfois avec notre propre vie. Dolce agonia confirme en même temps la souveraineté d'une romancière qui s'est imposée depuis quelques années déjà comme l'un des écrivains majeurs de notre littérature.

  • Danse noire

    Nancy Huston

    Sur un lit d'hôpital, Milo s'éteint lentement. À son chevet, le réalisateur new-yorkais Paul Schwarz rêve d'un ultime projet commun : un film qu'ils écriraient ensemble à partir de l'incroyable parcours de Milo. Vivre, écrire, créer dans une langue étrangère, porter en soi la polyphonie des mondes d'un bout à l'autre du XXe siècle : au coeur de ce livre puissant résonne la force riche et douloureuse de l'exil.

  • Sois belle / Sois fort est un double essai qui reprend l'essentiel de deux conférences données par Nancy Huston : « Belle comme une image » et « Damoiseaux en détresse ». Point de vue sans concession, il permet de mieux comprendre et accepter les forces et les faiblesses des hommes et des femmes, la part animale qui les assemble et les oppose ainsi que leurs souffrances respectives dans notre monde actuel. Ce petit livre à deux faces nous fait profiter du regard clair de Nancy Huston sur des questions souvent mal posées. Ses propositions concrètes font la part belle à l'urgence d'éduquer. C'est un cadeau à s'offrir et à offrir.

  • Une adoration

    Nancy Huston

    Pour élucider la mort du célèbre comédien Cosmo, les personnages qui l'ont côtoyé comparaissent devant le tribunal des lecteurs : Elke, amante illuminée mais pleine d'abnégation ; Fiona, sa fille, fascinée par ce père de substitution ; Frank, le fils, dont la haine nourrit le feu intérieur - et quelques autres moins attendus. A travers leurs dépositions entrecroisées se dessine le cadre du drame : un coin de la campagne française où, sous l'apparente familiarité de village et à l'ombre des silences, couvent les rancoeurs et les malédictions. Une histoire d'amour fou qui dévoile les violences de l'ordinaire en révélant l'universelle gravité des gestes et des paroles, à la fois ferments de destruction et surgeons d'espérance.

  • Nancy Huston, Canadienne anglophone, vit à Paris depuis de nombreuses années et compose une oeuvre qu'elle écrit en français ou en anglais et qu'elle traduit elle-même dans l'autre langue. C'est dire si elle connaît de l'intérieur le profond sentiment de trouble qui naît de la situation d'exilé - d'un pays, d'une langue. Nord perdu propose une réflexion, que l'auteur illustre de son expérience et de ses lectures, sur la difficile - et parfois douloureuse - perception de soi à laquelle est confronté tout expatrié : ni enraciné, ni déraciné, multiple à jamais, mais en perpétuelle quête d'identité, à la recherche d'un point de repère, son «Nord perdu».
    Douze France est un portrait ludique et amoureux en douze tableaux, des plus sympathiques aux plus agaçants, du pays d'élection de la romancière.

  • « C'est un stage intensif, en quelque sorte. Formation accélérée en Vie de femme. » Une femme, malade, écrit à sa fille. Elle parcourt ses cahiers intimes, se livre, et cherche les mots qui permettraient d'éviter les souffrances, les mots qui délivreraient. Mais, est-ce possible ?
    Ce texte nous plonge au coeur de la féminité, dans les luttes des femmes depuis toujours : contre elles-mêmes, face au monde et aux hommes en particulier. Mais dans toute cette violence, il est une félicité qui n'appartient qu'aux femmes ...
    Nancy Huston n'y va pas par quatre chemins, il y a urgence : sa langue est tour à tour directe et tendre, pudique et crue, intime et universelle.
    Un livre de femme à mettre entre les mains de tous les hommes !

  • Pendant des millénaires, tout paraissait simple : aux hommes la création, aux femmes la procréation ; aux hommes l'esprit et aux femmes le corps.
    L'émancipation féminine a bousculé cette distribution des rôles et mis à mal des métaphores séculaires : la muse féminine, l'oeuvre d'art comme amante ou comme " enfant " de l'artiste... mais trouver un nouveau modus vivendi n'est pas facile pour autant. mettant à profit une certaine et curieuse forme de clairvoyance liée, dans son esprit, aux métamorphoses de son corps de femme enceinte, nancy huston s'est penchée sur les histoires souvent douloureuses de sand et musset, virginia et leonard woolf, scott et zelda fitzgerald, sartre et beauvoir...
    Le récit de ses recherches sur les couples d'écrivains et le journal de sa propre grossesse se croisent, se répondent et se complètent pour évoquer les mystères de l'amour, de l'inspiration, du couple et de la création.

  • Prodige

    Nancy Huston

    "Vis, ma petite ! Sois forte, vis !" c'est par ces mots que Lara insuffle l'énergie de l'espoir à sa fille née trop tôt, séparée d'elle et du monde par les parois d'une couveuse.

    Prodige est l'histoire de cette petite fille, Maya, pianiste prodige. Mais c'est aussi celle de ses parents, qui se cherchent, s'aiment, se séparent ; celle d'une grand-mère russe et d'un voisin attentif ; celle de la musique de Bach, exigeante et joyeuse.

    Un conte polyphonique poignant qui explore les frontières entre rêve et folie, amour et douleur, art et réalité.

  • Infrarouge

    Nancy Huston

    Artiste et reporter-photographe, Rena Greenblatt rejoint à Florence son vieux père et sa belle-mère pour une semaine de tourisme qui va virer au cauchemar. Après Lignes de faille (2006) qui lui a valu un grand succès et le prix Femina, Nancy Huston poursuit son exploration passionnée des liens et des déchirements familiaux, des codes féminin et masculin, des archétypes trompeurs et des vérités subversives.
    Artiste et reporter-photographe, Rena Greenblatt rejoint à Florence son père Simon et sa belle-mère Ingrid pour une semaine de promenades parmi les splendeurs de la Renaissance. Mais l'idylle n'est pas au rendez-vous. Naguère scientifique brillant, Simon est désormais un homme fatigué à l'élocution hésitante, et sa femme - solide nature batave - semble peu réceptive aux chefs-d'oeuvre toscans. Le couple parental traîne la patte. Et Rena, toute au regret de Paris et de son jeune amant Aziz, s'impatiente. Alors lui viennent quantité de souvenirs, fantasmes et pensées secrètes qu'elle ne peut partager qu'avec Subra, son "amie spéciale", son double, son invisible confidente. Seule Subra sait à quels infrarouges réagit Rena : désir et déchirements de la maternité, beauté et liberté du sexe, émotion devant les corps masculins débarrassés de leurs oripeaux machistes, et que Rena adore photographier dans l'abandon de la jouissance.
    Des chapitres vifs et brefs mêlent présent et passé, révoltes en banlieue parisienne (on est en octobre 2005) et insurrection intime, retours du refoulé - l'enfance émerveillée et endolorie, l'adolescence saccagée - et mirages de la clairvoyance. Ainsi, Infrarouge raconte deux voyages : celui, désopilant, de vacances ratées, et celui, plus sombre et passionné, qui explore les liens et les conflits familiaux, les codes féminin et masculin, les archétypes trompeurs et les vérités inavouées.

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