• "La Morénie du prince Albéric, dit "le mâle blanc" , a été l'an dernier le théâtre d'événements abondamment repris par les journaux, radios et chaînes de télévision de ses voisins de l'Union européenne. Ils ont entrainé une réprobation très vive des commentateurs et une condamnation sans équivoque de la part de plusieurs gouvernements. Me trouvant sur place, j'ai pu constater une réalité bien différente de celle qui a été présentée.
    Il m'a semblé de mon devoir de dire ce que j'ai vu et appris en sept mois". Le margraviat de Morénie est une petite monarchie absolue située quelque part entre la France, l'Allemagne et la Belgique. Confits dans le flegme, l'amour de la discussion et une farouche indépendance, les Moréniens ont su se prémunir des guerres ravageuses du XXème siècle et préserver la douce quiétude anachronique de leur Etat.
    Mais tout bascule quand la douairière Irène se met en tête de marier son fils Albéric. Entre un prince insaisissable trop occupé à chasser et conter fleurette à la fille du pâtissier, une mère américaine et autoritaire, un conseiller débonnaire, un préfet bonapartiste, un métropolite ondoyant et un pamphlétaire impétueux qui n'a que le mot démocratie à la bouche, la Morénie est à l'aube d'une crise politique sans précédent : plus malin qu'il n'y paraît, le Prince Albéric se met en tête de faire diversion en donnant la parole au peuple par voie de référendum à répétition sur tous les sujets qui passent et qui fâchent.
    Avec le suffrage universel, Les Moréniens ont rendez-vous avec l'Histoire... Dans cette fable savoureuse, Stéphane Denis s'en prend aux moeurs, à la morale et aux ridicules d'un petit pays ravagé par la tyrannie de tous les "politiquement correct" de notre époque : et si la Morénie était française ?

  • "Je suis flic des Assurances. Mon vrai titre est "Zacharie Lourne, agent, inspecteur des litiges" mais mon boulot est de découvrir qui essaie de niquer les Assurances et comment. C'est pourquoi je suis flic, comme dans les séries télévisées où ils ont quarante ans, sont habillés de noir, traumatisent leur adjoint, picolent, baignent dans les problèmes conjugaux, adorent faire la cuisine et affrontent le surnaturel en parlant à leurs chats.
    Sauf que je ne suis rien de tout ça, que je n'ai pas d'adjoint ni de chat et que je suis une fille. Zacharie, dite "Zach", doit prendre le large et quitter Paris. Direction ? Le Centre de la France, ses forêts aux lisières brumeuses, ses châteaux dont les grilles scellent tant de mystères, ses fermes que l'on brûle quand on ne s'y pend pas, ses champs de colza, ses petites villes où macèrent de méchants secrets.
    Son nouvel ordre de mission ? Inspection des sinistres. Une purge pour un flic des assurances. Mais l'assassinat d'une jeune femme sort la région de sa léthargie... Se jouant des canons du roman policier, Stéphane Denis signe un livre saisissant, poétique, drôle : la peinture d'une vie de province qui devient le personnage principal de l'intrigue.

  • Le président de la République se prépare pour le transfert, au Panthéon, de la dépouille d'Amandine de Groot : une héroïne nationale, prix Nobel de la paix, aimée et célébrée dans le monde entier sous le nom de la Sanctissima, la très sainte. La veille de la cérémonie, le mari de cette dernière, James de Groot, président du Conseil Constitutionnel et éminence grise qui a oeuvré pour tous les gouvernements depuis Pompidou, se rend à l'Elysée.
    Dans le secret du bureau présidentiel, le vieux loup de la Ve révèle au jeune chef d'Etat l'envers du décor, en lui confessant la vraie vie de son épouse. Si elle a bien été cette femme de terrain flamboyante, nobélisée pour son engagement humanitaire, le reste de son existence ne fut qu'aventures, fureur et cahots : fille d'un nazi et d'une maquerelle, enfant rebelle élevée au Liban chez des moniales, vendue comme esclave sexuelle, meurtrière pour se défendre, fugitive, puis amante passionnée de Diégo- un dangereux trafiquant d'oeuvres d'art devenu terroriste marxiste...
    Cas de conscience pour le Président : une telle femme peut-elle reposer aux côtés de Jean-Moulin et de Victor Hugo ? Stéphane Denis signe un roman étonnant, exotique, plein de rebondissements et de drames : le destin d'une femme aux multiples visages dans l'existence de laquelle les enjeux géopolitiques se heurtent aux impératifs du coeur.

  • Sisters

    Stéphane Denis

    • Fayard
    • 22 Août 2001

    "Quand vous avez une soeur, vous ne vous posez pas de questions... Vous vivez avec cette idée qu'il y a quelque chose derrière. Qu'est-ce qu'une soeur P Vous savez comment est votre soeur - elle vous pique vos vêtements, l'attention des parents, le type (lue vous voulez -, mais ça ne répond pas à la question que pendant longtemps vous ne vous Posez pas : qu'est-ce que c'est, une soeur ? " Stéphane Denis est l'auteur de plusieurs romans dont People et La Grande Forme, publiés chez Fayard. Son recueil Elle a maigri pour le festival a reçu le prix Goncourt de la Nouvelle 2001.

  • Une jeune femme à Manhattan pleure son mari disparu, un voyage en Floride qui tourne mal, un match de boxe électoral,un double jeu de couples sur la Côte d'Azur,des Français à Genève 183 jours par an,un détournement d'avion à l'issue inattendue,deux filles au téléphone,les effets de la mode à Westwitch Common,un livre de dîners aux dangereux souvenirs,et un mariage victime de la perfection...Dix histoires drôles, tendres et ironiques de l'auteur de Elle a maigri pour le festival (Goncourt de la Nouvelle) et de Sisters (Prix Interallié).

  • «  J'ai commencé comme gigolo, puis j'ai été l'amant d'une femme très riche, puis j'ai roulé son mari. Ensuite, j'ai acheté des hommes politiques et bâti une énorme fortune partout où l'on ne paye pas d'impôts. » Zadig, comme certains le surnomment, n'est-il qu'un homme sans probité  ? Né à Nice d'un père à moitié italien, chauffeur de taxi, et d'une mère à moitié russe, danseuse de cabaret, il est élevé par la voisine, une veuve sans le sou. A la mort de son père, il devient pensionnaire, puis s'enfuit pour échapper à l'armée en Mai 68. Il se lie d'amitié avec Jean-Louis, dont la mère, Agathe Lesguidières, se prend immédiatement d'affection pour lui. Trompée par son mari, toujours absent pour voyages d'affaires, Agathe chérit notre héros, l'initie à l'amour, au sexe et à l'argent... Elle sera la Marquise de Merteuil de notre jeune Vicomte de Valmont dans ces  Liaisons dangereuses  revisitées.
    Elle l'installe à San Remo, où il gagne quelque temps sa vie dans un casino en escortant de riches clientes.  C'est en revenant à Paris qu'il se met à son propre compte : il spécule d'abord sur les monnaies, s'improvise journaliste, côtoie ministres, milliardaires, présidents et dictateurs.  Il amasse une véritable fortune dans l'immobilier et devient actionnaire d'une société de gestions d'intérêts privés. La France de Giscard d'Estaing puis celle de Mitterrand seront pour lui l'âge d'or. Bientôt il se marie, il devient l'un des hommes les plus riches du monde, les  honneurs se multiplient, la haine aussi  : la place est chère au festin des plus grands requins... Rien ne semble pouvoir atteindre notre puissant magnat, sauf la mort d'Agathe, qui toute sa vie demeurera sa seule et unique passion.
    Renouant avec l'univers du  Roman de l'argent  (best-seller chez Albin Michel en 1998),  Richissime  raconte la revanche d'un homme sur sa naissance grâce à l'amour inconditionnel d'une femme.

  • Dans cet ouvrage, écrit d'une plume impitoyable, Stéphane Denis répond aux questions suivantes :
    Pourquoi la bourgeoisie a-t-elle lâché Sarkozy ?
    Comment est mort François de Grossouvre ?
    Pourquoi Ségolène Royal a-t-elle été candidate ?
    Pourquoi le général Rondot a-t-il gardé tant d'archives ? Pourquoi Jacques Chirac a-t-il un compte bancaire au Japon ? Comment l'affaire Clearstream fut-elle inventée ?
    Pourquoi Nicolas Sarkozy se tait-il dans celle de Karachi ? Qui est le plus grand traitre de la Vème République ?
    Sarkozy est-il plus traitre que Chirac et Balladur ?
    Pourquoi faut-il applaudir Wikileaks ?
    Pourquoi la rumeur a-t-elle remplacé le scandale ?
    Pourquoi n'y-a-t-il pas vraiment de scandale Tapie ?
    Pourquoi n'a-t-on pas sauvé la Grèce mais les banques ?
    C'est dire que Stéphane Denis une fois de plus, ne va pas se faire que des amis...

  • Les immeubles walter

    Stéphane Denis

    • Fayard
    • 18 Août 2004

    Dans le studio de madame Aubin-Vasconcelos, je lisais des carnets, ou je regardais par la fenêtre. Ces « jardins » privatifs sont souvent composés de plantes tropicales ou qui en donnent l'impression. Elles allaient bien avec les ambassades étrangères qui font de ce quartier de Paris une sorte de concession internationale fermée, au nord, par l'ancien palais de l'Otan. On ne savait pas quoi en faire, comme du souvenir d'un royaume disparu qui n'avait pas duré longtemps.

  • Feu de paille

    Stéphane Denis

    • Fayard
    • 1 Février 1991

    Le pire ennemi de l'amour, ce n'est pas la banque. Frédéric Mauvert s'accommode de son métier, ses pressions, ses jeux d'intérêts. Le pire ennemi de l'amour, ce n'est pas la télé. Marie, dite La Mouflette, jongle avec reportages, avions et soirées volées; toujours disponible, la tête à l'envers, le coeur sur un plateau. Le pire ennemi de l'amour n'est même pas le temps: il semble ne pas s'écouler dans la torpeur d'un été où la jeune fille d'aujourd'hui et l'adolescent d'autrefois jouent à construire un sentiment ambigu, un peu de guingois.Non, le pire ennemi de l'amour serait peut-être la réalité, et son représentant attitré: la famille. Les enfants obstinés finissent toujours par subir le sort qu'elle leur a prédit. Frédéric, gendre évasif, amolli par l'affection de son banquier de beau-père et du vieil avionneur Louis-Louis Broum, calera devant sa belle-mère. Ainsi finissent bateaux dorés, quatre-heures furtifs et vingt-heures rêvés.Avec son quatrième roman, Stéphane Denis a trouvé sa musique, claire, poignante en passant, féroce parfois, souriante quand même.

  • L'amoraliste

    Stéphane Denis

    • Fayard
    • 2 Septembre 1992

    Je hais les mensonges qui nous ont fait tant de mal.Philippe Pétain

  • Histoire de france

    Stéphane Denis

    • Fayard
    • 11 Octobre 1995

    Ecrit de 1994 à 1996 et d'abord publié en trois volumes histoire de france reparaît aujourd'hui en un seul, comme il avait été conçu : une sorte de panorama général d'où jailliraient deux grands arbres, les derniers jours et madame est morte. il s'agit du grand roman de la ve république dont chacun sait qu'elle est née à vichy en 1940 et qu'elle s'est éteinte en secret vers 1978, soit vingt ans après un baptême officiel au cours d'un fameux mois de mai. autour du personnage de douce maximain, une foule d'autres, célèbres ou inconnus, doivent tout à l'imagination de l'auteur dont les lecteurs retrouveront ici les héros de romans antérieurs comme la chinoise, feu de paille ou les evénements de 67.

    L'oeuvre de stéphane denis, qui compte plus de trente titres, est disponible principalement chez fayard et au livre de poche. elle lui a valu le prix roger-nimier, le goncourt de la nouvelle et le prix interallié.

  • Les derniers jours

    Stéphane Denis

    • Fayard
    • 4 Septembre 1996

    Que Douce Maximain soit une jeune femme entretenue, il est difficile d'en douter. Quand elle est triste, il y a toujours un homme pour lui téléphoner. De ceux qu'elle a connus autrefois en Saintonge ne reste que le général de Pussange, qu'elle appelle " mon brouillon " parce qu'il a été son premier amant.

    Cette vie est un mystère pour Olivier Sommedieu dont l'espérance s'épuise dans les rangs du gaullisme. Deux exceptionnelles semaines du mois de mai lui permettront-elles de la ranimeroe Tandis que monte la peur de la société parisienne, la IVe République s'effondre. Tantôt légers et tendres, tantôt sarcastiques ou burlesques, Les Derniers Jours composent un saisissant tableau romanesque de l'année 1958.
    A propos d'Histoire de France:
    /> " Un roman du mentir-vrai. " Marc Lambron, Le Point.

    " Quel roman que l'Histoire!... Le lecteur est assuré du plaisir de la lecture, car Stéphane Denis tient sa chronique, plus ambivalente qu'ambiguë, avec l'aisance que procure un style limpide et nerveux. " André Laurens, Le Monde.

    " Stéphane Denis se sert de son narrateur présidentiel pour balayer d'un très talentueux pinceau soixante-dix ans de vie française. " Philippe Dufay, madame Figaro.

    " Dans son tableau de la France des années 30 aux années 90, on ne discerne jamais le vrai du faux, mais tout sonne juste. " Gilles Martin-Chauffier, Paris Match.

  • Entre huit et dix ans, il a décidé de passer sa vie à lire et à écrire. Aujourd'hui il répond, après des années de silence, au questionnaire du Who's Who. Mais il le fait à sa manière dans une autobiographie en digressions qui va du Vicomte de Bragelonne à L'Ile au trésor, de Dickens à Fitzgerald, de Lucien Leuwen à Lucien de Rubembré, de Saki à Graham Greene, de Racine à Restif, de Henry James à Willy, de Nerval à Paulhan, de Sévigné à Proust, de Gide à Malraux, de George Sand à Virginia Woolf, de Chateaubriand à Dashiell Hammett, de Diderot à Beaumarchais, d'Elisabeth Goudge à Daphné du Maurier et Rosamond Lehmann, d'Evelyn Waugh à Emily Brontë, de Drieu à Sachs, de Zola à Sartre et Beauvoir, de Berl à Aragon. Un itinéraire à bâtons rompus, virtuose et drôle, qui ne ressemble à rien de connu. Si l'auteur prend la fuite à la fin du livre, il ne nous en aura pas moins appris comment il est devenu écrivain : c'est l'enfance de l'art.

  • People

    Stéphane Denis

    • Fayard
    • 26 Août 1998

    " -Au fond, nous ne savons rien de leur vie. Le lecteur ne sait rien. Pourtant elles mangent, elles dorment, elles font l'amour. Nous aimerions savoir ce qu'elles sont.

    - Elles sont les héroïnes modernes.

    - Excellent, William ! Les héroïnes modernes. Voilà un concept !

    - Je crains qu'il n'ait aucun sens. J'ai parlé sans réfléchir. Nous n'apprendrions rien sur elles. Nous devons nous contenter de les regarder. Des grâces fugitives, des instants de bonheur et de joie. Nous les aimons parce qu'elles ne se livrent pas ; il n'y a pas de jeu possible, rien qu'un visage payé par une marque de rouge a lèvres. Elles nous épargnent la déception. Des héroïnes blanches, les vierges d'aujourd'hui." William Fleming est un romancier d'un certain âge qui passe par Paris avant de partir régler en Angleterre les détails de son divorce. Sa belle-fille Mina Hampton est une très jeune et très célèbre top model, égérie du magazine Féminine. Un photographe, Fox, éveille la jalousie des personnages de ce drame sarcastique et brillant, métaphore de la société contemporaine où, fatale, la vérité finit par tuer.

  • Madame est morte

    Stéphane Denis

    • Fayard
    • 3 Septembre 1997

    Paul Maximain est un enfant qui n'a rien contre sa famille: il n'en a jamais eu. Il trouve sa mère trop jeune pour lui; son parrain, le général de Pussange, un infatigable magicien; ses camarades, cyniques et naïfs. Il essaie d'échapper à l'armée pour mieux se faire avaler par Paris.

    Quelques mois après son arrivée, Paul doit convenir qu'il est amoureux de sa mère sans que l'on sache trop bien où cela les mènera.

    Dans la France du président Ophélie, du grand romancier Jolimain et du vieux M. Thivollet, qui s'intéresse à l'empoisonnement de toute une sociétéoe Ce roman, où l'on retrouve les héros d'Histoire de France et des Derniers jours, est consacré à la jeunesse, à l'année 1978, au ridicule et à la mort.

  • Un beau crime

    Stéphane Denis

    • Fayard
    • 7 Janvier 1998

    Un ministre du gouvernement Jospin vient d'être assassiné à son bureau de l'hôtel de Roquelaure. Le patron de la brigade criminelle, successeur et décalque moderne du fameux commissaire Maigret, enquête, sous les pressions tantôt conjuguées, tantôt croisées du directeur de la PJ, du préfet de police, du ministre de l'Intérieur, de Matignon et de l'Elysée.S'agit-il déjà d'un règlement de comptes entre factions rivales au sein de la nouvelle majorité? D'une conséquence à retardement du passé du défunt, natif des Charentes et lié de près à François Mitterrand? Ou bien une sympathie immodérée du quadragénaire pour les très jeunes filles expliquerait-elle ce meurtre à bout portant?L'index des noms propres cités dans cette fiction policière à la Simenon suffirait à composer quatre ou cinq gouvernements.Journaliste (Paris-Match), romancier, Stéphane Denis a publié tantôt sous pseudonyme (Manicamp, Bernard des Saints-Pères), tantôt sous son nom, en particulier chez Fayard sa trilogie Histoire de France (Saintonge, Les Derniers Jours, Madame est morte).

  • Considéré comme un parfait salaud pour avoir organisé son propre meurtre, le célèbre scénariste Paul Jarvis a réussi à s'échapper de sa prison de Palma de Majorque. Il se retrouve dans un piège plus redoutable encore que le précédent, qui lui fera endosser l'identité d'un homme coupable de crimes imprescriptibles.

  • Chambres d'hotes

    Stéphane Denis

    • Fayard
    • 18 Août 1999

    C'était l'an dernier en Angleterre, à la campagne. Les productions Nightmare tournaient La Princesse de Clèves. Chacun faisait comme si. William ne connaissait rien aux scénarios, Sandra cherchait une baby-sitter pour sa fille, Margot et Jeremy se disputaient, et Marion ne savait plus qui elle était.
    Soudain...
    Soudain, rien n'a marché comme prévu. Ils auraient dû faire attention à la morale de leur époque : La vie est un film, choisis ton rôle.
    Apres People, Stéphane Denis explore à nouveau le terrain miné des vrais et des faux sentiments. Une éblouissante satire des milieux du cinéma et de la télévision, un brillant portrait de la société contemporaine du spectacle.

  • Minty

    Stéphane Denis

    • Fayard
    • 31 Août 2005

    Tiffany, une île quasi privée parmi le chapelet des petites Antilles, à l'écart du tourisme de masse, où quelques riches désoeuvrés mènent entre soi une « vie simple et naturelle » : les gens fortunés aiment le soleil, pas la lumière. Enfin survient un personnage insolite, Minty, en provenance de Suisse. Il prétend chercher une banque, le Scandinavian Peninsular, qui aurait déménagé sur l'île et où un compte aurait été ouvert jadis à son intention par son père, lequel était, après la guerre, en charge de la répartition des stocks de médicaments à Berlin gérée par les forces d'occupation, et qui fut inculpé pour détournement et trafic avant de disparaître. Discret, solitaire, donnant envie d'être aimé, franc et pourtant mystérieux, Minty se fait peu à peu adopter par les îliens. Mais les meurtres se succèdent sur l'île paradisiaque, rappelant un fameux fait-divers non élucidé il y a quelque dix ans sur l'île Moustique.


    On pense surtout aux « mysteries » à l'anglo-saxonne, et Stéphane Denis égale ici les meilleurs Agatha Christie, son style si personnel en plus, fait d'understatement britannique, d'humour assassin et d'un sens du dialogue rarissime dans le roman français contemporain.

    Bref, tous les ingrédients pour ajouter à la reconnaissance littéraire que ses livres lui valent déjà un vrai succès public.

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