Jean-marie Desbois - Geneprove

  • 1543, coup de tonnerre dans l'Occident chrétien, la flotte barbaresque de Soliman le Magnifique s'installe à Toulon sur l'ordre de François Ier qui s'est allié aux musulmans. Dans la ville vide de ses habitants vont converger plusieurs destins picaresques, mais surtout celui de Luca, peintre florentin aux tourments insaisissables, celui du fougueux Arnaud de Queyran et celui d'Irène, la bella pittrice à la passion trop tendre.
    Dans ce monde où la confusion des sentiments n'a d'égale que les troubles de la raison d'État, du siège de Nice à la pompe d'une Rome pleine de déliquescence, des ors de François Ier à l'austère bivouac du Capoudan Pacha, ces vies vont s'affronter, se lier et se défaire.

  • Cambrioler la maison d'Albert, voilà qui n'est pas malin. Quand on sait que cet ancien tueur n'aime que ses animaux et sa bastide, plus ou moins hantée, on évite de lui chercher des noises.

  • Bob Viningstone, reporter américain, est envoyé par le journal The Guardian pour percer le secret du vin français qui fait tourner tant de têtes. Son rédacteur en chef lui commande de rapporter des chiffres et non de vagues impressions. Bob débarque donc chez les Dionysos, une famille de vignerons vauclusiens installée dans la vallée du Rhône depuis des générations. Quand un Américain buveur de soda, en quête de donnée mathématiques, rencontre un esthète du vin pour qui tout est ressenti et émotions, c'est une improbable amitié oenologique qui va voir le jour. Nabu le vigneron va peut-être montrer à son jeune interlocuteur que les voies du plus extraordinaire des breuvages sont impénétrables. À travers cette nouvelle, Charles nous invite à boire le vin autrement.

  • Fin d'été 1766, dans cette vallée sauvage et encaissée des montagnes de Haute-Provence, vit Joseph Payan, que l'on appelle le Pardou car il a les cheveux roux et des taches de rousseur.
    Orphelin de père et livré à lui-même, il souffre des injustices de la société qu'il n'hésite pas à attaquer. Il s'en prend en particulier aux propriétaires nantis, tels les Faudon, égoïstes et âpres au gain, ou bien aux notables, comme Rose Reynaud, fille d'un notaire, aux moeurs très relâchées.
    Attaques répétées et provocations contribuent à alourdir l'atmosphère dans le village et ses alentours tandis que sont commis larcins et vols de troupeaux et que l'on découvre même des chiens égorgés...
    Et un jour, la violence se déchaîne. On retrouve un jeune homme assassiné sur l'aire d'une ferme, celle des Faudon, et, à côté du corps, une mystérieuse gaine de couteau. À qui appartient- elle ? Le climat délétère qui empoisonne la vie des habitants de la vallée depuis longtemps est-il l'explication de cette violence ? Ou bien est-ce là seulement le début d'une série de meurtres ?
    Ce livre, qui relate une histoire authentique, fait revivre la société paysanne d'un petit village sous le règne de Louis XV, avec ses bergers, ses ménagers, ses artisans et ses notables, mais aussi ses étrangers et ses rôdeurs qui inquiètent les habitants. On découvre alors, au fur et à mesure de la lecture, un monde rural impitoyable fait de passions, d'égoïsme, de haines, d'appât du gain et de violence.

  • Diplômé en édition, Pablo est un jeune Sud-Américain installé en Espagne. Travaillant pour une agence de services d'espionnage, il utilise sa maison d'édition pour couvrir les activités illicites de ses informateurs sans éveiller les soupçons. Vivant confortablement entre Salamanque et Londres, où sont installés sa femme et ses deux enfants, Pablo ne parvient pas à être heureux et vit avec une idée fixe : retrouver un homme qu'il recherche depuis des années et dont il veut se venger. Un jour, alerté par un message lui indiquant que celui-ci va se rendre dans le Sud de la France pour y consulter un médecin, Pablo part aussitôt sur ses traces, s'équipe d'une arme à feu et monte un scénario imparable qu'il compte utiliser pour assouvir sa vengeance. Mais, à la recherche d'un passé qui l'obsède, va-t-il mener à terme sa mission et retrouver une sérénité qui l'a abandonné ?

  • "À l'aube de la déclaration de guerre, en 1914, Philémon Raynaud effectue son service militaire en Corse. Mais c'est surtout un drame personnel qui l'affecte : Léonie, celle qu'il doit épouser, le quitte.
    Emportés dans la bourrasque de l'Union sacrée, lui et ses pantalons rouges partent vers la Lorraine avec le cent soixante-treizième régiment d'infanterie. D'abord désemparé, il fait la connaissance d'Hubert, un natio­naliste forcené, et de Jean, pacifiste réfléchi. Tous deux vont l'amener à affirmer sa personnalité et le marquer à jamais.
    Très vite, la dure réalité de la guerre s'impose à lui : marches interminables, premiers coups de feu, mais aussi la peur, l'odeur des cadavres, la retraite de Dieuze et le rôle ambigu de certains généraux. De Nancy aux Éparges, les horreurs se succèdent. Dès lors, ce fils de cultivateur devient peu à peu un tueur obsédé par l'idée de sauver sa peau.
    Dans un monde où la vie tient parfois à un pas de plus ou de moins, Philémon est décidé à retrouver Léonie et à la reconquérir..."

  • Pourquoi et comment des familles sont-elles contraintes d'abandonner un jour leur village, leurs proches, leurs biens, tout ce qui avait constitué leur vie depuis toujours ? Pourquoi Teopista doit-elle quitter l'Italie avec ses quatre enfants, comme Maria Concepcion l'Andalousie, Mariam l'Arménie, Smaïl et Malika la Kabylie ? Quelles tempêtes de l'Histoire les ont arrachés à leurs terres natales pour les amener jusqu'aux rivages de France ? Quelques décennies avant la Première Guerre mondiale, le lecteur suit le destin de ces hommes et de ces femmes qui choisissent d'emprunter le long chemin de l'exil. Installés à Marseille, ils se retrouvent unis au sein d'une même famille, déterminés à donner à la France le meilleur d'eux-mêmes, en tant qu'ouvriers, artisans, médecins, ingénieurs ou footballeurs. Tous se retrouvent autour de Paul et Georgette, les patriarches, qui célèbrent leurs noces de palissandre.

  • Fiona, la trentaine active, vit dans le Sud de la France. Un soir d'été, son conjoint Florian disparaît sans laisser de traces alors que tous deux se prélassent sur une plage.
    Un deuil impossible débute pour la jeune femme et sa personnalité s'altère progressivement. Enseignant les arts plastiques et la musique dans une grande ville, elle se reconstruit peu à peu à mesure que passent les années. Malgré le vide laissé par l'absence du conjoint, elle reprend goût aux choses simples de la vie.
    Jusqu'au jour où un coup de fil lui apprend que Florian a été vu dans une église par sa meilleure amie. Dès lors, son quotidien bascule. Fiona reçoit d'inquiétants appels anonymes et des lettres mystérieuses ; d'étranges odeurs embaument son appartement.
    Qui est cet homme que l'on a vu ? Que veut-il ? Est-ce bien Florian, est-ce son double, ou encore un fantôme ?

    Entre thriller et portrait psychologique, ce roman haletant qui aborde la question du deuil, dépeint les émotions d'une femme blessée mais déterminée à percer le mystère de la disparition de son ancien amour.

  • Les sexagénaires qui peuplent ce village de l'arrière-pays provençal ne sont pas précisément des fonctionnaires en retraite. C'est bien pour cela qu'ils aspirent maintenant à la sérénité dans leur petit paradis à l'écart de la foule. Aussi, lorsqu'ils tombent sur des cadavres de blondes dans les truffières de José, ils sentent poindre les embrouilles.

  • Lisa vit avec son mari et ses enfants dans une cité de ban lieue. Chaque jour, le chômage, la grisaille d'un quotidien qui l'étouffe, l'amer goût de la défaite, lui font comprendre que les espoirs d'au- trefois reposent dé sor mais sous la poussière des saisons oubliées.
    Bien sûr, il y a l'espoir, l'espoir que son mari redevienne le gen- til garçon ambitieux qu'elle a aimé, qu'il cesse aussi de la maltrai- ter, que quelque chose se passe enfin dans sa vie de routine où le seul bonheur qu'elle s'accorde est de gratter des tickets de jeux, avec l'espoir fou, un jour, de toucher le gros lot, raccrocher son wagon au train de sa jeunesse où tout était encore possible. Même être heureuse.

  • Un jour de janvier 1969, alors que Naples subit une pluie diluvienne, un jeune garçon prénommé Angelo se pend dans sa maison, laissant pour seul message le mot « Pardon » tracé sur la buée de la fenêtre.
    Trente ans plus tard, en janvier 1999, Alice Caracciolo, pédopsychiatre de formation, enquête sur une série de meurtres survenus dans la ville, guidée par une voix venue on ne sait d'où. Les plumes laissées par l'assassin sur les lieux de son crime, comme une signature, plongent cette intrigue dans un monde fait d'ombres et de mystères.
    Accompagnée par Vittorio Orlando, chef de la brigade mobile, Alice parviendra-t-elle à reconstruire le puzzle de l'affaire et à comprendre le lien entre le suicide du petit Angelo et l'horreur des crimes du tueur ?
    Je suis douleur est un roman passionnant qui, d'un bout à l'autre, tiendra ses lecteurs en haleine.

  • En 1938, Vincent, menuisier à La Palud-sur-Verdon, décide de disparaître avec sa jeune épouse Émilie. Loin de la folie des hommes, ils vivent au rythme des saisons dans un jas troglodyte perdu dans un repli du Montdenier. De nos jours, Louisa, leur petite-fille, perpétue cette étrange existence solitaire peuplée de souvenirs.

  • Raza, jeune libraire célibataire, vit dans une ville du Sud de la France. Beau et avenant, il peine à cacher le profond mal-être avec lequel il cohabite depuis longtemps.
    Jalousé par ses collègues de travail pour des avantages qu'il aurait reçus à la suite de faveurs, son quotidien bascule le jour où une lettre anonyme lui parvient, contenant les mots : « Il y a un an, tu m'as tué. » Cherchant avec peine à quel évé­nement cette lettre fait allusion, Raza ne se souvient plus de rien. Seules quelques images lui reviennent : celle d'un jeune homme blond, d'un château, d'une chute dans la montagne.
    Quelle est la personne qu'il est supposé avoir tuée ? Qui cherche à le harceler ? Pourquoi ne parvient-il pas à retrouver la mémoire ? Mais par-delà ces questions, qui est Raza ?
    Dans ce roman où les mystères s'accumulent, la vérité est-elle que le jeune homme est un assassin ?
    Entre thriller rythmé et portrait noir de l'âme humaine, ce roman aborde le thème de la vengeance et dépeint le profil d'un homme instable et blessé mais déterminé à percer le mystère de sa mémoire.

  • "Professeur de français, Vé­rane Peytral est mutée dans un lycée d'Arles et s'installe dans la maison familiale du Gard dont elle a héritée. Sa venue est pour elle l'occasion de renouer avec son frère Médéric, un marchand d'art qui vit dans un hameau aux portes de la Camargue et avec qui les relations étaient tendues depuis l'adolescence.
    Décidée à lui rendre visite, elle roule jusqu'à Mas-Thibert, mais Médéric est absent de sa maison. Le croyant sorti, elle lui laisse un mot et lui demande de la recon­tacter. Mais les jours passent et Médéric ne réapparaît pas. L'angoisse s'installe quand Vérane apprend qu'on a retrouvé les papiers du disparu près de l'étang et que des hommes de l'Est sont venus plusieurs fois à la maison près du Grand-Rhône.
    Et un jour, tout bascule. Vérane reçoit un jour un message de Maxime, le fils de Médéric?: « On a retrouvé papa. Noyade... Il connaissait les eaux pourtant... » Sur fond de drames familiaux et de jalousies trop humaines, À Grand Rhône conduit ses lecteurs sur les chemins du doute et de l'hésitation.
    L'ambiance humide et angoissante dans laquelle évoluent les personnages fait penser à ces tragédies grecques dans lesquelles les dieux se jouent des hommes."

  • Jean-Baptiste Chatelard, jeune paysan provençal, sert dans les armées de Napoléon sur les fronts d'Italie et d'Égypte notamment. Comme beaucoup de soldats, il participe à de nombreux pillages qui lui permettent de se constituer un pécule.
    Revenu en France à l'été 1801, il retrouve sa famille qui vit au domaine de Saint-Luc. Mais après onze ans d'absence, la vie à la ferme n'est plus la même. Sa belle-soeur Rosine semble avoir pris l'ascendant sur son époux Jean-François et sur le chef de famille Jean Chatelard, refusant d'accorder sa part au revenant et s'opposant systématiquement à toutes ses requêtes.
    Dès lors, Jean-Baptiste quitte Saint-Luc à cheval et prend la route en compagnie d'un des chiens de la ferme et d'un chevreau. Après quelques jours, il arrive dans une belle combe verdoyante au fond de laquelle une vieille maison attend d'être restaurée et habitée. Étonnamment, il remarque que le lieu n'a pas été visité depuis des années et qu'aucun pilleur n'y est jamais passé. Serait-ce parce que la Malecombe abrite un terrible secret?
    Dans ce court roman où il dépeint magnifiquement une Haute-Provence sauvage et violente, Joseph-Élie Blanc raconte l'histoire d'un homme au destin exceptionnel.

  • « Couple hors normes cherche locataire lui ressemblant. Vieux libertaire, anar de tout poil, soixante-huitard sur le retour bienvenu. » En lisant l'annonce dans un magazine pour séniors, Paulo, du fond de sa maison de retraite, se met soudain à envisager l'avenir de façon bien différente. Pour tromper l'ennui qui ne le quittait plus dans son antichambre de la mort, le vieil anarchiste prend la route pour le Sud de la France et découvre une famille à son image qui lui redonne goût à la vie.
    Mais la grande interrogation de son passé ressurgit soudain. Plusieurs années auparavant, sa compagne Maria a disparu de façon inexpliquée dans une forêt. À l'époque, Paulo avait bien reconnu le corps mais voila que des doutes font surface.
    Et si la morte des bois n'était finalement pas Maria?? Et si sa compagne avait survécu et le recherchait encore?? Perdu dans son idée fixe, Paulo se persuade d'une réalité. Mais son envie de croire en l'impossible ne le pousse-t-elle pas à se bercer d'illusions??
    Roman d'amour et d'espérance, rempli de personnages hors normes et de réflexions sur la nature humaine, Le Dernier Périple de Paulo est une leçon de vie qui rappelle que, face au malheur, la force de la volonté peut soulever des montagnes et s'opposer à la brièveté de l'existence.

  • Dans Derraba. Retour à Fontvieille , Nadine Gilles-Richard nous emmène à Fontvieille, un jour de printemps, quand les amandiers sont en fleurs. Ou bien un jour d'automne, quand les fruits se libèrent et que, avec une fougasse, elle nous les offre en disant : « Tenez, c'est le goût de mon enfance ! »

  • Saint-Rémy-de-Provence est en 1876 une ville entourée de champs de fleurs à perte de vue. La culture de la graine y est devenue une institution et des affaires prospères s'y développent. Antoine et Firmin diri­gent une compagnie qui exporte dans le monde entier et connaissent de nombreux succès commerciaux.

  • Expatriée depuis bientôt deux ans dans une région lointaine et retirée du sud de l'Italie, Charlotte de Borin, une jeune Française docteur en littérature étrangère, semble embrasser une nouvelle existence dans laquelle elle tente tant bien que mal de tourner le dos à certaines heures d'un passé tourmenté et où le soleil peine à briller.

  • En Provence dans les années 1920, Prieur, jeune berger sans terre, fait régulièrement le voyage de la transhumance entre les Alpilles et la Haute-Provence. Cet homme simple fait une nuit la plus belle des découvertes, celle de l'amour, incarné par la belle Élisa, jeune sourde-muette orpheline et seule sur les routes.

  • "En déambulant dans les rues d'Aix, une ville provençale à l'architecture XVIIIe siècle, le narrateur entre dans les hô¬tels particuliers qui en jalon¬nent les rues et fait la ren¬contre surprenante des per-son¬na¬ges qui ont pris part à l'histoire récente - ou moins récente - des lieux, comme Pétrarque et René Char, Goethe, mais aussi Cézanne et Zola, ainsi que Picasso, Darius Milhaud ou Giuseppe Tartini.
    Au travers du miroir, qui multiplie son image et voit dans le temps, il entreprend avec eux des dialogues empreints de poésie et de nostalgie.
    Lors de ses pérégrinations urbaines, il tombe un jour sur une toile qui le subjugue, un tableau représentant Pauline de Bruny (1767-1850), fille du président du Parlement, et tombe amoureux de son image.
    Dans une ode aux bâtiments de la belle ville d'Aix, Ernesto Pérez Zúñiga livre un récit riche et onirique des émotions qu'il éprouve en arpentant ses rues et ses hôtels particuliers. Dans une ville où tout ramène à l'eau des fontaines, il immerge son lecteur dans l'émotion des sens.
    « Ce n'est pas de l'eau, Pauline, c'est de la poésie. La poésie parle par la bouche de la fontaine, et sur ces lèvres que tu pourrais m'offrir. » "

  • Pierre-Édouard Bosquin est un homme doté de grands talents, au nombre desquels le charme et sa capacité à séduire la gent féminine ne sont pas les moindres. Aussi, lorsqu'on apprend que ce grand voyageur a été jeté en prison, c'est d'abord l'in­cré­du­lité qui gagne chez ses admirateurs. Dans les premiers temps, on met cela sur le compte de la justice qui emprisonne sur de fausses preuves. Il faut dire que l'homme, qui exerce aux yeux de tous la profession de héros, est insoupçonnable.
    Mais en fin de compte, celui auquel on prête plusieurs existences et modes de subsistance et qui ne cesse d'impressionner tous ceux qu'il rencontre ne serait-il pas un des escrocs de ce siècle ? Que dire de ces femmes nombreuses qu'il a menées jusqu'à son lit et qui se sont retrouvées dépouillées en peu de temps et poussées aux limites du désespoir ?
    Dans Fait divers, Sarah Cournac aborde des thèmes de société qui incitent le lecteur à s'interroger. Peut-on, lorsque l'on a été doté des plus parfaits atours de la beauté et de l'intelligence, se laisser aller à l'abandon de toute forme d'altruisme et de bonté ? Jusqu'à quelles limites peut-on pousser le cynisme ?

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