Le Fantascope

  • « Je me décide, moi, bien vivant, sain de corps et d'esprit, à faire de ma propre main mon autopsie et la dissection de mon cerveau ».
    Durant l'hiver 1835, sous le règne de Louis-Philippe. Dans un Paris rongé par la misère et les attentats, la police enquête sur un tueur d'enfants, issus des quartiers miséreux. Tous les indices orientent Allard, chef de la Sûreté, et son adjoint vers Lacenaire, le célèbre poète assassin. Incarcéré à la Conciergerie, celui-ci passe ses journées à recevoir des visiteurs et rédiger ses Mémoires. Un autre crime se produit, révélant davantage de similitudes avec ceux commis jadis par Lacenaire.
    Allard décide de le solliciter, au grand dam de son adjoint, dans l'espoir de résoudre au plus vite cette enquête tortueuse. Entre le policier et l'assassin s'instaure une relation ambiguë, faite de respect et de manipulation. Cette collaboration les entraîne dans les coulisses d'un Paris mystérieux et malsain. Critiqué par ses pairs, Allard s'enlise peu à peu dans ses questions : son ami Lacenaire est-il impliqué dans les crimes ? Si tel est le cas, sa participation à l'enquête ne risque-t-elle pas de nuire à l'enquête et d'aggraver le chaos ambiant ? « Ce roman est inspiré de la vie de Pierre-François Lacenaire, célèbre poète et assassin du XIXe siècle.
    Soucieux de retranscrire le réalisme de l'époque, j'ai néanmoins choisi de traiter l'intrigue sous un angle moderne. comme l'a été à sa manière Lacenaire, premier criminel « rock'n'roll » de l'histoire de France ». (Michaël Mention)

  • Au XVe siècle, alors que la guerre de cent ans touche à sa fin, dans le contexte de la guerre de succession de Bretagne, Le blason des pauvres nous emporte au coeur des lieux et événements de l'histoire authentique, à la suite de personnages inscrivant leurs sillages dans l'environnement de la culture médiévale, avec sa violence et ses enjeux.
    Matthieu Perrin, ardoisier de son état, longeant les rives de Loire, se rend de Trélazé à Châteauceaux pour réparer la couverture de la chapelle du château-fort. Il va découvrir un nouveau-né, de noble naissance, abandonné dans une carrière. Avant qu'il ne puisse faire la lumière sur son identité, il devra fuir la mise en siège de la citadelle. Par méprise, le fils de l'ardoisier sera enlevé à son tour et sera élevé comme un seigneur.
    Dans la trame croisée de leurs destins, ces deux enfants vont grandir, côtoyant les hommes et les femmes de cette époque, amis ou ennemis, artisans et vilains, comtes et duchesses, intendants et moines. Les épreuves traversées les feront avancer dans la recherche de leur véritable identité. Le blason des pauvres est l'histoire d'une double quête de filiation, une fresque épique et romanesque riche en rebondissements, qui interpelle les thèmes fondamentaux des difficiles et complexes chemins de l'âme et des hommes.

  • Douce France

    Catherine Durandin

    Une gamine sur un vélo rouge, un parc où fleurissent lilas et coquelicots, un air de chanson des rues de Piaf à Yves Montand, Jeanne Moreau qui chante pour Truffaut...
    Ne vous y trompez pas.
    Une enfant de Douce France, petite-fille d'une lignée de femmes amères, ces femmes dont les hommes furent des soldats, du poilu furieux de Verdun au prisonnier en colère de l'étrange défaite de 1940... Des couples englués dans la haine solitaire : que voulez vous ? Leurs mémoires sont séparées.
    La petite fille au vélo rouge ne pourra échapper, ligne à ligne, à une mise à mort implacable, en Douce France. L'enfant ne s'est pas évadée.

    Douce France est un roman d'un vingtième siècle qui s'écoule au pays de France et se décline en trois temps majeurs, ceux de Marthe, Claire et Paule.
    Trois femmes face à l'impossible rencontre en amour avec les hommes, les maris puis l'amant, entre Paris et ses quartiers petits bourgeois et des campagnes aux courbes molles, entre douceur convenue et cruauté, entre illusion et tragédie, entre réalité de la guerre et nostalgie.
    Le chemin tracé se fait destin au fil du temps qui passe, des événements qui ponctuent, des illusions qui se perdent, d'impasses en renoncements, de blessures en absences.

  • La dématérialisation massive des contenus et leur numérisation, l'accessibilité globale de l'information qui en résulte, imposent de nouveaux rapports entre convaincre par le discours et contraindre par la violence physique dans la conflictualité moderne.
    Le confinement de l'espace du conflit n'est aujourd'hui plus possible. L'espace physiquement défini, délimité et normé par un droit spécifique dans lequel s'exerçait l'action militaire est bouleversé par l'irruption du fait numérique. La guerre ne peut plus se concevoir en autonome comme «continuation de la politique par d'autres moyens». Ni autosuffisante ni autolégitime, la contrainte ne peut s'envisager que comme argument ultime au service d'un discours global de conviction des parties en présence.
    Comprendre, convaincre et contraindre : la maîtrise de ces trois clés est essentielle au militaire de l'ère numérique. Aujourd'hui connecté à une multitude de réseau, chaque militaire doit être capable de participer à son niveau individuel à cette synergie entre convaincre et contraindre. Ses équipements comme sa formation doivent lui permettre d'adapter le niveau de violence employé, et de convaincre son interlocuteur direct autant qu'un spectateur distant, voire son adversaire, que ce niveau est nécessaire et suffisant.
    Dès sa conception, l'impact physique ou numérique d'une arme doit être mis en regard de son impact médiatique. Le champ de la contrainte immatérielle doit avoir son volet militaire, identifié comme tel, en veillant à ce que l'organisation collective de l'outil de défense reflète l'indissociable complémentarité du contraindre et du convaincre, du physique et de l'immatériel. A sa tête, le chef doit être aidé à mieux «savoir pour comprendre » et pouvoir forger ainsi son intime conviction, pierre angulaire de l'action collective.
    La valeur ajoutée de l'action militaire s'en trouvera alors renforcée sous une forme renouvelée : être capable d'estimer, de justifier et de délivrer la «juste violence», c'est-à-dire convaincre de son juste niveau, au juste moment et contre le juste adversaire. Légitime, le militaire imposera une autre force à l'adversaire : celle de la conviction.

  • L'histoire se déroule de nos jours, dans Paris.
    Luc, trente ans, vit avec sa copine Anaïs, scénariste, en compagnie de leur chien dans un modeste appartement. Une vie agréable que Luc partage entre son travail ennuyeux dans une boutique de bonbons et l'écriture, sa passion. Auteur de plusieurs polars, il ne cesse d'envoyer depuis huit ans ses manuscrits aux éditeurs, toujours sans succès. Frustré, il alterne au quotidien entre résignation et motivation, sous les yeux compatissants d'Anaïs.
    Après bien des refus d'éditeurs, l'un d'eux le contacte un jour dans le cadre d'une future publication. Heureux, Luc se présente au rendez-vous tant attendu. L'éditeur l'accueille chaleureusement et, après l'avoir félicité pour son roman, lui impose d'en écrire un autre. Luc refuse, et un piège diabolique se referme sur lui. Un pacte de sang va le lier irrémédiablement à l'ordinateur portable que lui remet l'éditeur et sur lequel il doit impérativement travailler.
    Dès lors, s'engage pour Luc un cauchemar de mensonges et d'écriture, dans une survie acharnée. Le départ d'Anaïs pour un tournage lui permet ainsi, durant plus d'un mois, de se consacrer pleinement à ce roman. Surveillé en permanence, soumis aux exigences littéraires de son bourreau et enlisé dans une folie créative, Luc réussira-t-il à sauver sa vie ?

  • Thibaut s'installe, pour une nuit, dans un hôtel isolé.
    Il ne veut pas quitter cette campagne écrasée par la chaleur tant qu'il n'aura pas révélé à Clarisse la vérité sur le terrible drame qui les a séparés dix ans plus tôt. Car c'est bien elle qu'il cherche, cette femme qu'il a aimée et qui l'aimait, celle avec qui il partageait sa vie au coeur de l'Afrique. Mais il sait que l'aborder pour libérer sa conscience, afin qu'elle sache enfin, fera remonter à la surface la souffrance de bien sombres souvenirs.
    Quel est donc ce terrible et douloureux secret qui relie et oppose les personnages de ce roman polyphonique où le deuil amoureux, la reconstruction, l'amitié, l'admiration, mais aussi les mensonges, la jalousie, la haine et la souffrance font basculer les vies et nouer les destins ? Une histoire d'amour achevée sur de dramatiques malentendus peut-elle renaître ?

  • Un jour, en Charente, au fil des lieux, au fil des heures, les liens se tissent entre le Président, François Mitterrand, et l'un de ses mousquetaires, l'auteur de ce livre, membre du GSPR, célèbre Groupe de Sécurité de la Présidence de la République composé de gendarmes d'élite bientôt surnommés " les mousquetaires du Président ".
    Liens professionnels, intellectuels, mais aussi liens de la terre, des familles, des passions, des curiosités... Une parenthèse, anecdotique dans la vie du Président, inoubliable dans celle du mousquetaire. Avec discrétion et retenue, avec élégance aussi, Gilles Cauture évoque cette journée, instants d'un temps suspendu, où se mêlent i d'autres souvenirs. Un récit riche d'images, d'impressions, qui nous parle de cette relation si particulière qui unissait François Mitterrand à ces hommes, devenus parmi ses plus proches, chargés de veiller sur lui et sa famille vingt-quatre heures sur vingt-quatre durant ses deux septennats.

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