• La danse représente un réel défi pour les historiens. Art de l'éphémère, elle ne laisse dans son sillage que des traces très partielles une fois évanouie, et continue souvent à être oubliée dans les récits de l'histoire de l'art. Afin de combler ce manque, Laura Cappelle a réuni vingt-sept des meilleurs spécialistes internationaux de la danse occidentale, dont les travaux mettent en avant sur la longue durée, depuis la Préhistoire jusqu'à nos jours, une multiplicité de techniques et de pratiques.

    Des premiers indices de transes dansées à la libération moderne du corps, des ballets de la Renaissance à la création chorégraphique actuelle, cet ouvrage décrypte le mouvement à la lumière des dynamiques sociales, culturelles et artistiques qui l'ont façonné en Occident. La danse y est contemporaine, classique, apollinienne, dionysiaque, politique, esthétique, populaire ; de la ville à la scène, elle brouille les frontières et revendique aussi bien l'élévation que l'ancrage au sol, la virtuosité que le dépouillement.

    Projet essentiel pour que les fruits de la recherche nourrissent la culture générale de la danse ainsi que la compréhension des oeuvres et des pratiques aujourd'hui, cette traversée de l'histoire s'adresse à tous les publics.

  • Au début des années 1980, des chorégraphes inconnus comme Gallotta, Chopinot, Preljocaj ou Decouflé inventent une danse jamais vue. Elle s'affirme comme un carrefour d'expérimentations entre le geste, la musique, le théâtre, le cirque, les arts plastiques.
    Cette nouvelle scène, désireuse de renverser les valeurs en cours, possède toutefois nombre de références : au premier plan Béjart et Merce Cunningham, mais aussi Alvin Nikolais, Pina Bausch, Françoise et Dominique Dupuy.
    Depuis, cette lame de fond n'a cessé de s'amplifier et de se métamorphoser. Dans les années 1990, de nouveaux interprètes (Bel, Rizzo, Charmatz...) remettent en cause cette « belle danse » et la « danse conceptuelle » va balayer l'optimisme des années 1980. Mais la danse contemporaine n'a pas perdu son appétit d'expériences et de découvertes : dans les années 2000, elle s'ouvre au multimédia, au collage des arts et l'éclectisme des propositions explose plus que jamais : fresques vidéo, hip-hop, flamenco (Montalvo), minimalisme (Hoghe) ou classique contemporain (Preljocaj).
    Ce panorama de la danse contemporaine est complété par une rétrospective visuelle des spectacles les plus marquants des 16 dernières années.

  • Au-delà même des frontières de la basse et haute Bretagne. Cet ouvrage raconte une culture traditionnelle vivace, riche de son passé mais évolutive, depuis son rôle social à l'origine jusqu'aux grands rassemblements d'aujourd'hui, sans oublier les cercles celtiques et les concours, tout à la fois instruments de conservation, de transmission et d'évolution.

    Le public non-initié apprendra l'histoire et les enjeux actuels de cet art qu'ils découvrent généralement lors de différents événements festifs. Le lecteur initié y trouvera une synthèse complète, agrémentée de profondes et nouvelles réflexions des auteurs sur l'état et le rôle de la transmission aujourd'hui.

  • Pour réussir dans le domaine artistique aux temps modernes, il fallait être avec les Ballets russes, cette légendaire compagnie créée par Diaghilev à Saint-Pétersbourg. Que de noms qui sonnent comme des stances ! Vaslav Nijinski ou Sergueï Lifar, pour les danseurs ; Anna Pavlova ou Ida Rubinstein pour les ballerines mais aussi des génies venus de tant de pays : Picasso, Matisse, Braque, Juan Gris, Utrillo, Marie Laurencin, Max Ernst et bien sur les russes Alexandre Benois ou Léon Bakst pour les décorateurs ; Michel Fokine, Leonid Massine, George Balanchine pour les chorégraphes ou Debussy, Ravel, Satie, Prokofiev et Stravinsky pour la musique... Mêlant l'amour à l'art, à la musique et à la danse, la compagnie Diaghilev allait traverser le siècle comme une flamboyante traînée de poudre. Passions, secrets et l'art absolu : dans ces pages rehaussées par des nombreuses illustrations, parfois inédites, Vladimir Fédorovski propose d'entrer dans les coulisses des Ballets russes...

  • Aux alentours de 1830, le romantisme s'impose sur les scènes théâtrales, en France et dans toute l'Europe. Le ballet participe avec force à cette révolution esthétique, qui suscite une poétique et un imaginaire nouveaux. Cet ouvrage se propose, non pas de retracer une histoire du ballet romantique, mais d'en explorer les représentations, tant littéraires que plastiques. L'enjeu de ce périple, qui passe par un inventaire de formes écrites et iconographiques variées, est, in fine, de donner à appréhender ce que nous nommons les « deux corps de la danse » : d'un côté, le corps glorieux, magique et légendaire qui façonne la scène romantique ; de l'autre, le corps réel, faillible, et parfois trivial, qui en est l'avers inévitable.

  • L'artiste chorégraphe Catherine Contour a joué un rôle pionnier dans l'intégration de l'hypnose au processus de création. Cette monographie offre une documentation photographique autour de ses principaux projets, discute sa pratique à travers les textes de spécialistes et apporte un éclairage inédit et concret sur l'outil hypnotique à travers un petit manuel illustré à l'usage des créateurs.

    Catherine Contour, artiste chorégraphe mais aussi pédagogue, explore depuis une quinzaine d'années les possibilités de l'outil hypnotique, qu'elle a amplifié de ses connaissances et expériences reliées à d'autres pratiques artistiques et énergétiques (qi gong et taï-chi-chuan). Tissant des liens subtils entre processus hypnotique et processus de création, elle propose des scénarios sensibles ouverts, des expériences artistiques basées sur l'exploration perceptive, le déploiement et la mise en mouvement des imaginaires et de leur immensité intime. Ainsi invite-t-elle le danseur et le spectateur à devenir sujet d'une création en commun. Le présent ouvrage, conçu dans le but de partager des ressources propres à irriguer de nombreux domaines, apporte un éclairage inédit et concret sur ces connaissances en intégrant un petit manuel illustré à l'usage des créateurs.

  • La Suisse est un petit pays qui a certaines spécificités. L'une d'elles, inattendue, est la richesse de sa danse contemporaine, en particulier en Suisse romande. Plusieurs chorégraphes contemporains sont par exemple régulièrement invités dans les meilleurs festivals du monde (notamment au festival d'automne dans la programmation du Théâtre de la Ville et à Avignon (Gilles Jobin, La Ribot, Cindy van Acker). Ce livre retrace pour la première fois l'histoire de l'émergence de la danse contemporaine en Suisse. Sous la forme d'une enquête, Annie Suquet et Anne Davier ont été interroger les pionniers, les quadragénaires et les plus jeunes :
    L'histoire riche et passionnante d'une émergence sur 50 ans.

  • La contredanse a profondément renouvelé l'idée qu'on se faisait de la danse, du Moyen Âge aux temps modernes. Jean-Michel Guilcher en retrace ici l'histoire. Il montre comment, en combinant des formes importées d'Angleterre au XVIIe siècle avec un héritage français (branles, belles Danses), la cour de Versailles élabore la contredanse française sur plan carré. Il en évoque la faveur croissante, puis le succès irrésistible dans les cours et les villes d'Europe. Il met en lumière les transformations qui affectent la danse à mesure qu'elle se propage, et montre en quoi elles sont révélatrices des attentes d'époques successives et de milieux distincts, jusqu'à infléchir à terme les pratiques paysannes au cours du XIXe siècle. L'auteur nous révèle ainsi combien l'étude de la danse récréative peut enrichir celle des mentalités sociales.

    Près de quarante ans après sa première publication en 1969, ce livre, relu et enrichi dans sa présente édition, paraît plus actuel que jamais. Son érudition, son argumentation étayée et convaincante, sa rédaction claire et toujours soucieuse du concret, la riche bibliographie qu'il propose en ont fait un ouvrage de référence. Épuisé, il était introuvable depuis de nombreuses années.

  • La Danse divine des Apsaras est l'histoire et la description des danses sacrées indiennes aussi bien en Inde même que dans les autres pays où elles ont essaimé au cours des siècles : Cambodge, Thaïlande, Laos, Birmanie, Malaisie et Indonésie. C'est le merveilleux voyage des Apsaras, danseuses célestes, sculptées dans la pierre des temples de Khajurâho à Angkor et gravées dans l'or des palais, qui nous mène vers le Ciel.

  • Depuis vingt ans, la danse contemporaine se renouvelle en adoptant des formes de plus en plus diverses, voire opposées. Alors que Merce Cunningham et Pina Bausch donnent les ultimes chefs-d'oeuvre du xxe siècle, des expérimentateurs déboulonnent les sacro-saintes règles du spectacle, et des chorégraphes venus de Belgique, d'Espagne, du Moyen-Orient, des pays d'Afrique, nourris de théâtre, de performance, d'art visuel ou de rue, portent sur la scène les états (souvent convulsifs) du monde. Beaucoup de ces artistes ont été encouragés et soutenus par le Centre de développement chorégraphique Toulouse/Midi-Pyrénées. Pionnier au moment de sa fondation il y a vingt ans, en 1995, le CDC a donné naissance à un label national qui rassemble aujourd'hui une dizaine de structures en France, parmi les plus innovantes de la scène chorégraphique européenne. Ce livre retrace l'histoire de la danse telle qu'elle s'est écrite depuis vingt ans au CDC Toulouse/Midi-Pyrénées, sous le double signe de l'audace artistique et de l'engagement pour la culture chorégraphique.

  • Témoigner de 30 ans d'activité intense est chose ardue. D'autant que les Journées Danse Dense ont été parcourues par de nombreux flux, animées par des centaines de chorégraphes et, sans doute, des milliers de danseurs... L'idée finalement retenue est de regrouper, année après année, une image significative, le commentaire d'un ami, une note explicative d'Annette Jeannot, la directrice, et une frise historique qui précise les grands événements de l'histoire chorégraphique nationale. Résultat : un almanach passionnant, prouvant, s'il en est besoin, la bouillonnante activité des Journées Danse Dense et de la danse contemporaine !

  • Anglais Ballets russe

    André Tubeuf

    The success of the Ballets Russes was legendary, but there is more to the legend than its name: the actual story, the adventure - conceived by one man and lived by a few-that lasted only eight seasons and three summers. From 1911 to 1914, Serge iDiaghilev, driven by conviction and stubbornness, turned his vision into reality. He collaborated with Leon Bakst, Igor Stravinsky, and Pablo Picasso (to name a few) to create an explosion of creativity in Western Europe the likes of which had never been seen in the world of art. Thanks to Diaghilev's Ballets Russes, the most illustrious page in the history of ballet, one of the most glorious moments in the adventure of art, was written. To turn the pages of this stunning tome whichoffers exceptional documents on the legendary Ballet Russes from 1911 to 1914 is to follow Diaghilev's on his creative quest, one that continues to influence art, theater, ballet, and fashion to this day.

  • Le recours aux journaux de voyages des mémorialistes et ambassadeurs français en Espagne permet d'appréhender l'image espagnole prépondérante dans la France du XVIIe, apport renforcé par l'analyse d'un important corpus de gravures anti-espagnoles très répandues dans la première moitié de ce siècle. Conjugués à ces deux types de documents, les ballets de cour s'éclairent sous un tout autre jour.
    Les sources musicales, actuellement connues seulement de très rares spécialistes, jouissaient sans doute à leur époque d'une large diffusion dans la société française. La mise en relation de ces différents documents et la création de liens entre des mondes qui s'ignoraient jusque-là seront, nous l'espérons, à l'origine d'une nouvelle optique sur les relations entre la France et l'Espagne au XVIIe siècle.
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  • Le parcours d'un spectateur fou de Danse, devenu agent d'artistes, Directeur artistique et maintenant dramaturge pour des théâtres tels que L'Opéra de Vienne, La Scale de Milan ou encore le Bolchoï de Moscou. Une sorte de dictionnaire amoureux.

  • De simple divertissement à l'origine le ballet de cour acquit sous Louis XIII une dimension politique dont la portée outrepasse la pure flatterie du souverain. À des fins de gouvernement la monarchie s'appropria la symbolique de ce genre dramatique encore neuf voué à l'évocation de l'harmonie universelle pour en appliquer les vertus métaphoriques à l'exaltation de sa propre puissance, dans un cadre révélateur de l'organisation hiérarchisée de la société de cour comme des États-nations européens. Le passe-temps originel de la noblesse finit ainsi par se muer en représentation du pouvoir, voire en instrument de propagande misant sur les sens pour imposer l'autorité du monarque sur ses sujets.
    Certes, nombre de ballets de cour, notamment dans les années 1620, firent fonds dans un burlesque sans autre prétention affichée que de réjouissance. Cependant, par eux-mêmes ces ballets, souvent commandités par de grands seigneurs, avaient valeur de contrepoint, ambivalent, de la culture officielle du pouvoir en ce qu'ils récupéraient des éléments de culture carnavalesque autorisant une pluralité de voix et de points de vue, bientôt réduite au silence. Ainsi le ballet, si asservi qu'il fût à la célébration du souverain et de la monarchie, fut aussi le lieu, dans ses formes les plus ludiques, d'une prise de conscience critique de l'exercice du pouvoir.

    Le texte, gravures comprises, de la quasi-totalité des ballets dansés par Louis XIII et Anne d'Autriche n'avait pas été réédité depuis le recueil réuni par Paul Lacroix en 1868. Le présent volume est consacré aux grands ballets politiques du règne. Un second volume suivra, dédié aux ballets burlesques auxquels participa le monarque.

  • Dans ce premier volet consacré au tango argentin, il s'agit d'un éloge des sens, une immersion dans le monde de la milonga (bal de tango argentin). Le tango y est vu comme une petite révolution au sein de nos systèmes froids, aseptisés, et mercantiles. Il porte en lui la chaleur humaine, un parcours émotionnel, la sensualité des rencontres. Le style est construit sur des images poétiques, avec un rythme et un phrasé proches de la danse elle-même. Ce livre est à mettre entre toutes les mains : danseurs et non-danseurs...

  • En août 1974, Annick Maucouvert, fidèle à ses rendez-vous d'été en Avignon, découvre la vingt-huitième édition du Festival. Léo Mira photographie Judith Jamison et Dudley Williams de la troupe d'Alvin Ailey, Alicia Alonso et José Luis Zamorano du ballet national de Cuba, Ekaterina Maximova et Vladimir Vassilev du Bolchoï, les danseuses et danseurs de l'Inde, le Théâtre du silence avec Brigitte Lefèvre et Jacques Garnier, Georges Wilson, Marcel Maréchal, Arrabal, Gérard Gelas et dans la rue, le mime Mario Valdez et le célèbre Mouna.
    C'est en Guyane, qu'Annick Maucouvert et Léo Mira se rencontrent, et écrivent ces souvenirs du XXVIIIe Festivald'Avignon.

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