Histoire de l'art

  • Une généalogie polyphonique du concept d'art contemporain africain.
    Une histoire de l'art contemporain africain ? Non. Une histoire performative de cette notion si longtemps polémique ! Tel est le sujet de cette anthologie conçue et introduite par Cédric Vincent, chercheur en anthropologie sociale et spécialiste des festivals panafricains.
    Articulant les réflexions de figures fondatrices (Ulli Beier, Michel Leiris, Pierre Lods, Frank McEwen), d'artistes (Aina Onabolu, Eddie Chambers, Ben Enwonwu, Ernest Mancoba, Hassan Musa, Everlyn Nicodemus), de commissaires d'expositions (Clémentine Deliss, Okwui Enwezor, Jean-Hubert Martin, Simon Njami) et de chercheuses et chercheurs (Salah M. Hassan, Sidney L. Kasfir, Kobena Mercer, Olu Oguibe), cet ouvrage rend compte de la pluralité des points de vue, de la vigueur des controverses, des avancées contrariées d'un champ théorique en perpétuelle évolution. Mettant en valeur les débats récurrents que suscitèrent les concepts d'authenticité, de transmission, de modernité, d'identité et de colonisation culturelle, les 27 textes réunis se déploient des années 1920 à l'Âge des Indépendances, des débuts de la globalisation artistique au contexte mondialisé actuel, aussi bien au Nigéria, en Afrique du Sud, en Éthiopie et au Sénégal qu'en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis.
    Comment ouvrir, définir et défendre le périmètre de l'art contemporain africain ? Comment analyser la succession de ces expositions panoramas, initiées en 1989 par Magiciens de la terre (Paris) et The Other Story (Londres), qui provoquèrent désaccords curatoriaux et processus d'inclusion ? Comment articuler la création endogène des pays du continent africain et celle de leurs diasporas, ainsi que leurs appréhensions mutuelles ? Loin d'aborder l'art contemporain africain comme une catégorie stabilisée, cet ouvrage en propose une généalogie polyphonique pour élucider le cheminement séculaire d'une notion esthétique au plus près des batailles sémantiques, des affrontements institutionnels et des enjeux géopolitiques. Donnant la parole aux actrices et acteurs ayant animé l'un des champs artistiques les plus polémiques qu'il soit, cette anthologie offre un parcours heuristique, par rebonds successifs, pour appréhender une notion qui demeure, aujourd'hui encore, un lieu de débats idéologiques.
    Introduite par Cédric Vincent, cette anthologie est enrichie d'une « expologie de l'art contemporain africain » et d'études sur la présence de l'Afrique à la Biennale de Venise et les biennales d'art contemporain en Afrique.

  • Nouvelles perspectives sur les causes féministes à l'ère post-internet.

    Alors que dans les années 1990, le cyberféminisme - un terme inventé par le collectif d'artistes VNS Matrix - célébrait le cyberespace en tant que lieu de libération et d'autonomisation, il semble aujourd'hui devoir répondre du fait qu'il multiplie et renforce les hiérarchies et les structures de pouvoir existantes. La question reste donc de savoir si le cyberespace peut être réapproprié pour ce qui concerne l'égalité des sexes, l'émancipation individuelle et la justice sociale. Alors que le(s) monde(s) virtuel(s) et la vie réelle fusionnent de plus en plus, les artistes réfléchissent sur les outils et les plates-formes existante pour créer un avenir digne d'être vécu - en ligne et hors ligne.
    Pour faire le lien entre les revendications et les visions historiques du cyberféminisme et la situation actuelle, ainsi qu'avec les différentes approches féministes axées sur la tension entre le corps et la technologie et les normes discriminatoires, la présente publication rassemble des travaux d'une quinzaine d'artistes internationaux, avec cinq essais inédits.

    Oeuvres de Cao Fei, Cécile B. Evans, Guan Xiao, Lynn Hershman Leeson, Juliana Huxtable, Mary Maggic, Malaxa, Shana Moulton, Tabita Rezaire, Gavin Rayna Russom, Frances Stark, Wu Tsang, Anna Uddenberg, VNS Matrix, Anicka Yi.

    Publié à l'occasion de l'exposition « Producing Futures: An Exhibition on Post-Cyber-Feminisms » au Migros Museum für Gegenwartskunst, Zurich, du 16 février au 12 mai 2019.

  • A travers une importante collection de documents et d'essais inédits, cette publication explore l'histoire de l'aire de jeu en tant que construction éducative, architecturale, artistique et politique, tout en rendant hommage aux figures importantes et oubliées de cette aventure ludique.

    Avec Marjory Allen, Joseph Brown, Riccardo Dalisi, Richard Dattner, Aldo van Eyck, M. Paul Friedberg, Group Ludic (Xavier de la Salle, Simon Koszel, David Roditi), Alfred Ledermann & Alfred Trachsel, Palle Nielsen, Egon Møller-Nielsen, Isamu Noguchi, Joseph Schagerl, Mitsuru Senda, Carl Theodor Sørensen.

    Publié à l'occasion des expositions éponymes à la Kunsthalle Zürich, du 20 février au 15 mai 2016, et à la Bundeskunsthalle, Bonn, du 13 juillet au 28 octobre 2018.

    Seconde édition, révisée et augmentée, de l'ouvrage par en 2016 (ISBN 978-3-03764-454-6).

  • Le kilo-art

    Pierre Keller

    Fascinante entreprise que l'invention du Kilo-Art, étalon suisse de mesure de l'art, par Pierre Keller en 1972-1973. En réunissant des textes de Tommaso Trini et Martine Lanini, une introduction de Clément Dirié et de nombreux documents et photographies inédits, cet ouvrage restitue l'aventure de ce projet « d'art conceptuel avec réalisation ».

    S'intéresser au Kilo-Art, c'est comprendre comment un jeune artiste suisse, en croisant les leçons de Marcel Duchamp et de l'Art conceptuel américain, peut proposer au début des années 1970 une oeuvre, plus subversive qu'il n'y paraît, où l'art contemporain le plus avant-gardiste rencontre le système normatif administratif, incarné ici par le Bureau fédéral des poids et mesures de Berne. C'est également revenir sur un moment fondateur de la vie de Pierre Keller, personnalité désormais incontournable de la scène artistique et pédagogique contemporaine en Suisse.

    Le parcours de Pierre Keller (né à Gilly, Suisse, en 1945) dans le champ culturel suisse et international est particulièrement riche et diversifié. Graphiste de formation, il a d'abord travaillé en Suisse et en Italie (avec Eugenio Carmi), conjugant son intérêt pour l'art optique et cinétique et à sa connaissance du vocabulaire des arts appliqués modernes. S'installant aux Etats-Unis et au Nova Scotia College of Art au début des années 1970, il découvre l'art conceptuel et réalise ses fameux « Kilo-Art » (inventant une nouvelle unité qui sera validée par le Bureau fédéral des poids et mesures de Berne...), puis s'intéresse au médium photographique en utilisant notamment le Polaroid. Dans l'effervescence du New York des années 1970-80, il côtoie Nan Goldin et Keith Haring, et débute une carrière d'enseignant, avant de devenir, dans les années 1990, le directeur influent de l'Ecole cantonale d'art de Lausanne (ECAL).

  • Une année dans le monde de l'art : le catalogue officiel d'Art Basel 2015 offre une vue panoramique du paysage artistique contemporain à partir d'une documentation complète sur la 46e édition de la plus grande foire d'art contemporain du monde (à Bâle, Miami et Hong Kong), cartographiée sous la forme d'un abécédaire rassemblant, sur 700 pages, images, entretiens, essais et dossiers consacrés aux tendances et aux personnalités les plus influentes actuellement, artistes, commissaires, galeristes, collectionneurs, directeurs de musées, etc.

    Entretiens et contributions de Sheikha Hoor Al Qasimi, Stéphane Aquin, Manuela Ammer, Camilla Barella, Monica Bonvicini, Ute Meta Bauer, Harry Bellet, Heman Chong, Suzanne Cotter, Cao Fei, Sylvie Fleury, Alexie Glass-Kantor, Matthew Higgs, Max Hollein, Christian Jankowski, Omar Kholeif, Li Zhenhua, William Lim, Maria Lind, Robin Meier, Heike Munder, Matthias Mühling, Glenn Phillips, Philippe Pirotte, Seth Price, Patrizia Sandretto Re Rebaudengo, Allan Schwartzman, Mari Spirito, Luisa Strina, Rirkrit Tiravanija, Jochen Volz, Danh Vo, Ken Wong, Samson Young, Marc-Olivier Wahler, etc.

  • Une monographie qui entreprend un dialogue entre art, nouvelles technologies et neurosciences à travers une exploration de simulations informatiques autonomes programmées par l'artiste américain Ian Cheng.

    Publié suite à l'exposition éponyme au Migros Museum für Gegenwartskunst, Zurich, du 20 février au 16 mai 2016.

  • Anticipations

    Collectif

    Grand livre retraçant le programme engagé par Lafayette Anticipation - Fondation d'entreprise Galeries Lafayette en faveur de la production artistique et interdisciplinaire, à l'occasion de son ouverture prochaine dans le centre de Paris.

    Créée en octobre 2013, Lafayette Anticipation - Fondation d'entreprise Galeries Lafayette ouvrira ses portes en 2017 dans un bâtiment du Marais, à Paris, rénové par l'agence OMA. Cette fondation d'intérêt général est destinée à soutenir les artistes contemporains et la création dans son ensemble. Également ouverte au design et à la mode, cette nouvelle institution reconnaît la pensée singulière de tous les créateurs en leur capacité à non seulement participer aux changements sociétaux, mais encore à les anticiper.
    Lafayette Anticipation, Fondation d'entreprise Galeries Lafayette est structurée autour de son activité de production. Elle est le premier centre pluridisciplinaire de cette nature en France. Site d'expérimentation et de recherche fondamentale, la Fondation offre aux artistes, créateurs, designers et performeurs des conditions et des outils uniques pour développer des prototypes, mettre en oeuvre des projets et emprunter des directions inédites dans leur travail.
    Depuis l'élaboration du programme en octobre 2013 jusqu'à l'exposition d'octobre 2016 « Faisons de l'inconnu un allié », cette publication propose une iconographie originale ainsi que des textes et des entretiens inédits rassemblant des professionnels de l'art et des penseurs de renommée internationale. Figurent parmi les contributeurs : Howard S. Becker, Neil Cummings, Valérie Da Costa, Chris Dercon, Lidewij Edelkoort, RoseLee Goldberg, Rem Koolhaas, Franck Leibovici, François Quintin, and Judith Wielander & Matteo Lucchetti. Les portfolios d'artistes sont consacrés à Anja Aronowsky Cronberg, Ulla van Brandenburg, Compagnie Mùa/Emmanuelle Huynh, Paul Kneale & Raphael Hefti, Simon Fujiwara, Olaf Nicolai, Rotor, Jerszy Seymour, Gabriel Sierra, Editathon Art+Feminism/Flora Katz et Anicka Yi. Le livre a été designé par Yorgo & Co (Paris), et la couverture est le fruit d'une collaboration entre Raphael Hefti et l'imprimeur.

  • Anglais Sue Williams

    Lionel Bovier

    L'artiste américaine Sue Williams provoque en dessinant et peignant les espoirs féministes et les questions du genre. Chargée politiquement et sexuellement, son oeuvre apparaît à la frontière ambiguë entre deux lieux : figuratif ou abstrait, rassurant ou dangereux, réel ou imaginaire. Cette première monographie exhaustive retrace son parcours depuis les années 1980 jusqu'à nos jours.
    Sue Williams (né en 1954 à Chicago, vit et travaille à New York) s'est fait connaître au début des années 1980 par des oeuvres proches d'une esthétique postmoderne et féministe alors en vogue. Depuis lors, Williams s'est orientée vers une plus grande abstraction plastique et thématique, tout en sauvegardant la cohérence de son propos. Elle a exposé au Palais de la Sécession, Vienne, au Centre d'Art Contemporain de Genève, au Staatliche Kunsthalle, Baden-Baden, Allemagne, et a participé consécutivement à trois biennales du Whitney Museum, New York.

  • Une année dans le monde de l'art : le catalogue officiel d'Art Basel 2017 offre une vue panoramique du paysage artistique contemporain à partir d'une documentation complète sur la 48e édition de la plus grande foire d'art contemporain du monde (à Bâle, Miami et Hong Kong), cartographiée sous la forme d'un abécédaire rassemblant, sur 700 pages, images, entretiens, essais et dossiers consacrés aux tendances et aux personnalités les plus influentes actuellement, artistes, commissaires, galeristes, collectionneurs, directeurs de musées, etc.

    Entretiens et contributions de Cecilia Alemani, Magali Arriola, Harry Bellet, Tobia Bezzola, Simon Castets, Teju Cole, Claudia Comte, Laura Copelin, Rhana Devenport, David Gryn, Hou Hanru, Reem Fadda, Fusun Eczacibasi, Niels Borch Jensen, Isaac Julien, Philipp Kaiser, Mami Kataoka, Kimsooja, Venus Lau, Lesley Ma, Clare McAndrew, Zanele Muholi, Kingsley Ng, Hans Ulrich Obrist, Aaron Seeto, Fabrice Stroun, Keiichi Tanaami, Andrea Viliani, Michael Werner, Qiao Zhibing...

    Voir aussi Art Basel | Year 47 ; Art Basel | Year 46 ; Art Basel | Year 45 ; Art Basel | Year 44.

  • Andro Wekua

    Andro Wekua

    Monographie de référence consacrée à l'artiste géorgien Andro Wekua : retour en grand format sur une oeuvre déroutante et enchanteresse, travaillée par les questions de la mémoire et du rêve, à travers des productions et des récits fragmentés, des méta-fictions échappant à toute spécificité autobiographique et historique.

    Trois essais du directeur de la Kunsthalle Zurich, Daniel Baumann, de l'écrivain et critique d'art berlinois Pablo Larios, et de la conservatrice adjointe du Département de peinture et sculpture du MoMA à New York, Paulina Pobocha, couvrent la pratique multiforme d'Andro Wekua : peinture, sculpture, cinéma, photographie, livres d'artiste et collage.
    Les points de vue exprimés par les contributeurs sont parfois divergents mais toujours complémentaires. Ils sont accompagnés d'un entretien avec l'artiste réalisé par le conservateur Ali Subotnick. Conçue comme un livre d'artiste, la première partie de la publication agit comme un collage des obsessions et de l'univers visuel actuels de Wekua, tandis que la seconde section, iconographique, offre un panorama de ses créations et expositions sur la dernière décennie.

    Publié à l'occasion de l'exposition d'Andro Wekua « All is Fair in Dreams and War » à la Kunsthalle Zurich, du 9 juin au 5 août 2018.

  • Aleatory structures

    Teresa Burga

    Cette monographie rétrospective dédiée à Teresa Burga vient saluer la récente réévaluation de l'oeuvre cette artiste pluridisciplinaire, voix pionnière de l'art contemporain péruvien.

    Aleatory Structures procède à l'examen de la carrière de Teresa Burga des années 1960 à nos jours, depuis ses installations historiques Autorretrato. Estructura. Informe. 9.6.72 (« Autoportrait, structure, rapport, 9.6.72 » 1972) et Perfil de la Mujer Peruana (« Profil de la femme péruvienne », 1980-1981) à ses dernières séries de dessins.
    Son oeuvre diversifiée englobe des peintures et des environnements dans la veine du Pop art, ainsi que des dessins conceptuels et des installations cybernétiques. Ce large éventail de médias, de moyens formels et d'idiomes esthétiques va de pair avec une orientation thématique certaine : les travaux de Burga représentent des protocoles très détaillés des réalités sociales de leur temps. Souvent de façon ludique, les oeuvres de Teresa Burga soulignent la capacité de l'individu à influencer les conditions sociales. En tant que figure féminine de l'art latino-américain, Burga a souvent été en avance sur son temps. Ce n'est qu'au cours des dernières années que les scènes artistiques locales et internationales ont commencé à accorder plus d'attention à son travail - une tendance renforcée par cette publication. Constitué d'essais d'historiens de l'art et de curateurs, ce volume reflète les stratégies artistiques et les thèmes employés par l'artiste péruvienne tout au long de sa carrière, tout en les replaçant dans leur contexte historique. L'ouvrage comprend des essais de Dorota Biczel, de Julieta González, de Kalliopi Minioudaki, de Cristiana Tejo et de Jorge Villacorta, ainsi qu'un entretien avec Teresa Burga par Miguel A. López.

    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au Migros Museum für Gegenwartskunst, Zurich, du 26 mai au 12 août 2018.

  • Cette publication documente l'ensemble des activités de l'espace M/2, fondé à la fin des années 1980 à Vevey en Suisse : une expérience locale emblématique du modèle d'artist-run space.

    De 1987 à 1991, M/2 a inventé, hors des principaux centres urbains suisses, un lieu d'exposition dynamique et stimulant, officiant à la fois comme un point de rencontres, un laboratoire d'idées et un espace de dialogue pour la génération émergente d'artistes. Sous ce nom, se réunit un collectif d'artistes et un lieu d'exposition fondés à Vevey en 1987 par Jean Crotti, Alain Huck, Robert Ireland, Jean-Luc Manz, Catherine Monney et Christian Messerli. Durant quatre années rythmées par une activité intense, le groupe présente trente-huit projets dans un appartement de 80 m2 mis à disposition par la ville, sis au troisième étage de la rue des Deux-Marchés. Affirmant vouloir « interpeller sans se réclamer du beau », les membres formulaient ainsi leurs objectifs :
    « Organiser des expositions et des manifestations visant à l'expérimentation et la recherche dans le domaine des arts visuels. Susciter et renforcer l'intérêt du public veveysan et romand pour la création artistique contemporaine. Encourager le travail d'artistes actuels. » Cet appartement a pour mission d'offrir un espace d'expérimentation pour de jeunes artistes. Il constituera rapidement une plateforme de discussion et un terrain d'échange unique en son genre pour les artistes de Suisse alémanique et de Suisse romande.
    Y seront exposés des artistes comme Ian Anüll, John Armleder, Silvia Bächli, Francis Baudevin, Fabrice Gygi, Eric Hattan, Stephane Huitmere, Olivier Mosset, Ugo Rondinone, George Steinmann et Bernard Voïta.
    Cette publication est éditée et introduite par la directrice du Musée Jenisch de Vevey, Julie Enckell Julliard.

    Publié à l'occasion de l'exposition « Tout va bien - M/2 et Stéphan Landry », Musée Jenisch, Vevey, du 31 mars au 11 juin 2017.

  • A travers une importante collection de documents et d'essais inédits, cette publication explore l'histoire de l'aire de jeu en tant que construction éducative, architecturale, artistique et politique, tout en rendant hommage aux figures importantes et oubliées de cette aventure ludique.

    Avec Marjory Allen, Joseph Brown, Riccardo Dalisi, Richard Dattner, Aldo van Eyck, M. Paul Friedberg, Group Ludic (Xavier de la Salle, Simon Koszel, David Roditi), Alfred Ledermann & Alfred Trachsel, Palle Nielsen, Egon Møller-Nielsen, Isamu Noguchi, Joseph Schagerl, Mitsuru Senda, Carl Theodor Sørensen.

    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme à la Kunsthalle Zürich, du 20 février au 15 mai 2016.

  • Nouvelle monographie, basée sur le projet immersif conçu par Rondinone pour l'ensemble de l'espace du Rockbund Art Museum à Shangai, dans lequel il déploie ses obsessions et invente de nouveaux agencements colorés, explorant les thèmes du fantasme et du désir et leurs ramifications dans les champs de la littérature et de la poésie, du cinéma actuel et des arts plastiques.

  • Dédié à la longue collaboration entre Franz West et la galerie Eva Presenhuber, cet ouvrage offre une vue d'ensemble exhaustive mais néanmoins singulière de l'oeuvre de l'artiste, réunissant une vaste documentation et de rares archives consacrées aux nombreuses expositions organisées par la galerie et West depuis 1995.

  • Une année dans le monde de l'art : le catalogue officiel d'Art Basel 2016 offre une vue panoramique du paysage artistique contemporain à partir d'une documentation complète sur la 47e édition de la plus grande foire d'art contemporain du monde (à Bâle, Miami et Hong Kong), cartographiée sous la forme d'un abécédaire rassemblant, sur 700 pages, images, entretiens, essais et dossiers consacrés aux tendances et aux personnalités les plus influentes actuellement, artistes, commissaires, galeristes, collectionneurs, directeurs de musées, etc.

    Entretiens et contributions de Brooke Alexander, Defne Ayas, Naomi Beckwith, Iwona Blazwick, Giovanni Carmine, Aaron Cezar, David Diao, Mark Dion, Yilmaz Dziewior, Elvira Gonzalez, Erling Kagge, Rachel Kent, Atsuko Koyanagi, Samuel Leuenberger, Christina Li, Tatsuo Miyajima, Joanna Mytkowska, Hammad Nasar, Yana Peel, Oscar Tuazon, Jochen Volz, Kurt Wyss, Jay Xu, Sun Xun, Maxa Zoller, etc.

    Voir aussi Art Basel | Year 46 ; Art Basel | Year 45 ; Art Basel | Year 44.

  • A retrospective

    Rasheed Araeen

    Première monographie rétrospective consacrée à Rasheed Araeen, précurseur du minimalisme et figure de l'art post-colonial. La publication passe en revue 60 ans de pratique artistique, évoquant tour à tour son oeuvre plastique, éditoriale, textuelle et curatoriale. Elle comprend une série d'essais de spécialistes, des études et de la documentation couvrant l'ensemble de sa carrière, de ses premiers travaux à son engagement politique et jusqu'à nos jours.

    Publié à l'occasion de la rétrospective de Rasheed Araeen au Van Abbemuseum, Eindhoven, du 12 décembre 2017 au 8 avril 2018.

  • L'art performatif comme stratégie de résistance en Amérique latine.
    Depuis les années 1960 et au coeur de pays comme l'Argentine, le Brésil et le Chili, de nombreux artistes ont manifesté leur résistance face aux régimes dictatoriaux et répressifs à travers la pratique, souvent risquée, de la performance (3Nós3, Elías Adasme, Lenora de Barros, Paulo Bruscky, Antonio Dias, León Ferrari, Gastão de Magalhães, Anna Maria Maiolino, Cildo Meireles, Luis Pazos, Horacio Zabala, Anna Maria Maiolino, Yeguas del Apocalipsis...). Resistance Performed revient sur l'usage de stratégies performatives comme moyen de déstabilisation hiérarchique et politique et pose la question de leur actualité à l'heure où la performance est redevenue un outil de création légitime.
    Oeuvres de 3Nós3, Elías Adasme, Sonia Andrade, Martha Araújo, Lenora de Barros, Paulo Bruscky, CADA (Colectivo Acciones de Arte), Luis Camnitzer, Graciela Carnevale, Antonio Caro, Antonio Dias, Eugenio Dittborn, León Ferrari, Nicolás Franco, Anna Bella Geiger, Grupo de Arte Callejero, Graciela Gutiérrez Marx, Voluspa Jarpa, Gastão de Magalhães, Anna Maria Maiolino, Antonio Manuel, Cildo Meireles, Marta Minujin, Carlos Motta, Letícia Parente, Luis Pazos, Pedro Reyes, Lotty Rosenfeld, Yeguas del Apocalipsis, Horacio Zabala, Sergio Zevallos.

    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme au Migros Museum für Gegenwartskunst, Zurich, du 21 novembre 2015 au 7 février 2016.

  • Xanti Schawinsky

    Xanti Schawinsy

    S'appuyant sur les albums réalisés par Schawinsky durant ses années au Bauhaus, cette publication luxueuse présente un ensemble inédit de photographies et de documents personnels et artistiques liés à ce moment clé de la période moderne, dans un grand format reproduisant les albums originaux.
    Edition limitée à 1000 exemplaires.
    De son vivant, l'artiste suisse Alexander « Xanti » Schawinsky (né à Bâle en 1904, décédé à Locarno en 1979) se fit essentiellement connaître pour son travail dans le département théâtre du Bauhaus. Professeur au Black Mountain College, école légendaire d'art en Caroline du Nord ayant accueilli de nombreux migrants européens à l'époque du nazisme, Schawinsky développa dans les années 1930 sa théorie théâtrale du « Spectodrama », inspirée de son travail effectué au Bauhaus. Il y s'agit de mises en scène multimédia, dans une forme annonciatrice du « happening », rendu célèbre quelques années plus tard par John Cage dans cette même institution. Comme les danses mimées et les manifestations sur la scène du Bauhaus, les Spectodramas développent leur propre trame dramatique, essentiellement dans le domaine visuel. Il s'agit de scènes qui analysent un thème sous différentes perspectives en utilisant les moyens classiques du théâtre, tels que l'espace, la forme, la couleur, la lumière, le mouvement, le son, la langue et la musique et en y intégrant des effets techniques comme la projection ou le film. Ces scènes peuvent avoir lieu en présence ou non d'hommes et de femmes ayant principalement une activité de danse ou de mime.
    À côté des utopies avant-gardistes du Bauhaus et d'un art proto-happening, on trouve dans l'oeuvre de Schawinsky de nombreux liens avec les principaux courants artistiques de l'avant et de l'après-guerre en Europe et en Amérique. Ainsi, son travail peut également être considéré comme représentatif de l'échange transatlantique d'idées artistiques ayant durablement marqué l'histoire de l'art.
    L'oeuvre picturale de Schawinsky, centrale à partir des années 1940 bien que moins connu, est réalisé d'après le même procédé. Schawinsky s'y consacre au décloisonnement du média et transpose ses idées sur le théâtre et la performance à la peinture, se saisissant de la toile comme d'un espace scénique évolutif. Dans le New York de l'après-guerre, Schawinsky expérimente diverses techniques, à l'instar de collègues comme Jackson Pollock et d'autres représentants de l'expressionisme abstrait, pour élargir l'idée de peinture et conférer une place centrale à certaines notions, notamment à l'application de la couleur en elle-même, en tant que partie inhérente du tableau.

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