Généralités sur l'art

  • L'historienne et critique d'art revisite, avec sa mémoire de témoin, les liens entre art et activisme durant les « années sida » en France et aux États-Unis. Composé de textes monographiques, d'entretiens et d'essais thématiques, cet ouvrage rédigé à la première personne rend compte d'une créativité artistique et activiste née de l'urgence de vivre et du combat pour la reconnaissance de tous·tes.

    Restituer la parole des ami·e·s de lutte, articuler les « je » et « nous » d'alors et d'aujourd'hui, faire retour sur des faits et affects peu connus du public français, analyser l'« épidémie de la représentation » consécutif à l'apparition du sida : telle est l'entreprise de cet ouvrage, conçu par Elisabeth Lebovici comme un véritable « discours de la méthode » où, toujours, le personnel est politique, le public et le privé s'intriquent. Engagée aux côtés des activistes français et américains de la lutte contre le sida, observatrice privilégiée, en tant qu'historienne de l'art et journaliste, des débats et enjeux des années 1980 et 1990, l'auteure analyse ce moment charnière des liens entre art et activisme, qu'elle revisite avec sa mémoire de témoin, en survivante affectée.
    Monographies, entretiens et essais thématiques composent ce volume, rédigé de manière assumée - la seule possible - à la première personne. Il propose ainsi, dans un va-et-vient constant entre les États-Unis et la France, une cosmologie élective : ACT UP, les « arbres téléphoniques », Richard Baquié, Gregg Bordowitz, Alain Buffard, Douglas Crimp, les « enterrements politiques », General Idea, Nan Goldin, Félix González-Torres, Gran Fury, L'Hiver de l'amour, Roni Horn, Eve Kosofsky Sedgwick, Zoe Leonard, Mark Morrisroe, William Ollander, le « Patchwork de noms », The Real Estate Show, Lionel Soukaz, Philippe Thomas, Georges Tony Stoll, Paul Vecchiali, David Wojnarowicz, Dana Wyse, les zaps, etc.
    Illustré par de nombreuses archives et ephemera qui soulignent l'importance du graphisme dans la lutte contre le sida, Ce que le sida m'a fait est un ouvrage nécessaire pour comprendre les « années sida », cette période d'une créativité artistique et activiste née de l'urgence de vivre et du combat pour la reconnaissance de tous·tes.

    Cette publication s'inscrit dans la collection Lectures Maison Rouge, dont l'ambition est de proposer des textes d'artistes qui interrogent à la fois la muséographie, l'écriture de l'exposition et le travail de certains artistes eux-mêmes, sous la direction de Patricia Falguières.

  • A nouveau disponible ! (seconde édition). La première publication en français du livre fondateur Inside the White Cube, qui a nourri le travail de toute une génération d'artistes, de critiques, de curateurs, et inspiré la remise en cause des formes classiques de l'exposition.

  • Une généalogie polyphonique du concept d'art contemporain africain.
    Une histoire de l'art contemporain africain ? Non. Une histoire performative de cette notion si longtemps polémique ! Tel est le sujet de cette anthologie conçue et introduite par Cédric Vincent, chercheur en anthropologie sociale et spécialiste des festivals panafricains.
    Articulant les réflexions de figures fondatrices (Ulli Beier, Michel Leiris, Pierre Lods, Frank McEwen), d'artistes (Aina Onabolu, Eddie Chambers, Ben Enwonwu, Ernest Mancoba, Hassan Musa, Everlyn Nicodemus), de commissaires d'expositions (Clémentine Deliss, Okwui Enwezor, Jean-Hubert Martin, Simon Njami) et de chercheuses et chercheurs (Salah M. Hassan, Sidney L. Kasfir, Kobena Mercer, Olu Oguibe), cet ouvrage rend compte de la pluralité des points de vue, de la vigueur des controverses, des avancées contrariées d'un champ théorique en perpétuelle évolution. Mettant en valeur les débats récurrents que suscitèrent les concepts d'authenticité, de transmission, de modernité, d'identité et de colonisation culturelle, les 27 textes réunis se déploient des années 1920 à l'Âge des Indépendances, des débuts de la globalisation artistique au contexte mondialisé actuel, aussi bien au Nigéria, en Afrique du Sud, en Éthiopie et au Sénégal qu'en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis.
    Comment ouvrir, définir et défendre le périmètre de l'art contemporain africain ? Comment analyser la succession de ces expositions panoramas, initiées en 1989 par Magiciens de la terre (Paris) et The Other Story (Londres), qui provoquèrent désaccords curatoriaux et processus d'inclusion ? Comment articuler la création endogène des pays du continent africain et celle de leurs diasporas, ainsi que leurs appréhensions mutuelles ? Loin d'aborder l'art contemporain africain comme une catégorie stabilisée, cet ouvrage en propose une généalogie polyphonique pour élucider le cheminement séculaire d'une notion esthétique au plus près des batailles sémantiques, des affrontements institutionnels et des enjeux géopolitiques. Donnant la parole aux actrices et acteurs ayant animé l'un des champs artistiques les plus polémiques qu'il soit, cette anthologie offre un parcours heuristique, par rebonds successifs, pour appréhender une notion qui demeure, aujourd'hui encore, un lieu de débats idéologiques.
    Introduite par Cédric Vincent, cette anthologie est enrichie d'une « expologie de l'art contemporain africain » et d'études sur la présence de l'Afrique à la Biennale de Venise et les biennales d'art contemporain en Afrique.

  • La pratique du dessin dans l'oeuvre de Kara Walker : cette publication rassemble plus de 600 oeuvres sur papier réalisées par l'artiste entre 1993 et 2020, la plupart d'entre elles étant reproduites pour la première fois, issues de ses archives privées jusqu'alors secrètes.
    Cet ouvrage offre un aperçu sans précédent de la pratique du dessin de Kara Walker, au fondement de son oeuvre, dévoilant ses influences avec spontanéité et fraîcheur. Nombre de ses oeuvres sur papier sont réalisées au pinceau, ce qui leur confère une dynamique fluide et ouverte. De petites esquisses, des études, des collages et des oeuvres grand format méticuleusement finies apparaissent côte à côte accompagnés de notes, de réflexions dactylographiées sur des fiches et de journaux de rêves. L'intimité de chaque page individuelle contraste avec l'étonnante diversité des oeuvres. Le livre permet alors d'observer la genèse de l'art de Walker, la mise en oeuvre de sa pensée sur le papier et l'invention, l'adaptation et la transformation des figures et des récits. En scrutant sa propre identité - en tant qu'artiste, Afro-Américaine, femme et mère -, Kara Walker sonde son époque sur un plan aussi bien personnel et que socio-politique, notamment avec une série de portraits saisissants d'Obama.
    Conçu par le bureau de graphisme Gavillet & Cie, Genève, le livre rassemble plus de 600 reproductions ainsi que trois essais de Anita Haldemann, commissaire d'exposition et directrice du département imprimés et dessins du Kunstmuseum Basel, l'historien de la culture Maurice Berger et l'artiste et critique Aria Dean.
    Publié à l'occasion de l'exposition éponyme itinérante dans trois institutions : Kunstmuseum Basel (2021), Schirn Kunsthalle, Francfort (2021) et De Pont Museum, Tilburg (2022).

  • Autoportrait

    Carla Lonzi

    Première traduction en français de l'ouvrage de Carla Lonzi (1931-1982), document inestimable sur l'art italien des années 1960, paru pour la première fois en 1969 avant d'être oublié très vite, sans doute aussi en raison du fait que son auteure décida d'abandonner l'activité de critique d'art pour l'engagement féministe radical.

  • La monographie rétrospective de John Armleder.
    Publiée à l'occasion de deux grandes expositions organisées en Italie, au Madre Museum de Naples et au Museion Bolzano, cette publication offre une rétrospective de l'oeuvre multiple de l'artiste suisse John M Armleder. En documentant largement les deux expositions - la rétrospective de Naples et les installations et environnements totaux mis en avant à Bolzano - l'ouvrage plonge le lecteur dans l'univers d'Armleder grâce au design graphique innovant de Gavillet & Cie.
    Un long entretien avec l'artiste par Andrea Viliani, directeur du Madre et Letizia Ragaglia, commissaire de l'exposition au Museion, un essai sur la peinture d'Armleder par Heidi Zuckerman, commissaire et ancienne directrice de l'Aspen Art Museum, ainsi qu'une bio-bibliographie complète par Chiara Costa, critique d'art et historienne, complètent la publication pour offrir une synthèse unique de la pratique d'Armleder - une pratique qui s'est développée sous l'égide de la liberté et de l'ouverture. Comme l'affirme Zuckerman dans son essai, soulignant le modèle qu'Armleder a été pour des générations de jeunes artistes contemporains : « À une époque où la tentative de catégorisation comme moyen de comprendre et de se situer est répandue à la fois dans la vie et dans l'art, John M Armleder reste connu pour n'avoir aucune restriction ou méthode de travail fixe ».

  • Kader Attia

    Nicole Schweizer

    Monographie exhaustive.
    Offrant un vaste panorama de la diversité et de l'étendue des recherches entreprises par Kader Attia au cours des quinze dernières années, s'exprimant à travers des médiums aussi variés que l'installation, la vidéo, la photographie et le collage, cet ouvrage contient des textes de Noémie Étienne (Andrew W. Mellon Postdoctoral Fellow, Institute of Fine Arts, New York University, New York), Kobena Mercer (Professor, Department of the History of Art, Yale University, New Haven) et un entretien approfondi de l'artiste par Monique Jeudy-Ballini et Brigitte Derlon (CNRS, Laboratoire d'anthropologie sociale, Collège de France, Paris).
    Publié à l'occasion de l'exposition « Kader Attia - Les blessures sont là » au musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne, de mai à août 2015.
    /> Kader Attia (né en 1970 à Dugny, Seine-Saint-Denis, vit et travaille à Paris et à Berlin) travaille autour des notions d'identité et de différence, d'ordre culturel, sexuel, symbolique, socio-économique ou géopolitique. Ses oeuvres explorent souvent les malentendus historiques et questionnent les relations entre la pensée occidentale et les cultures extra-occidentales, à travers une grande diversité de moyens d'expression et particulièrement l'architecture.

  • Anglais (curating) from z to a

    Jens Hoffmann

    Un abécédaire des pratiques curatoriales.
    (Curating) From A to Z constitue un résumé de l'évolution des pratiques curatoriales au cours des deux dernières décennies, vue à travers les yeux du commissaire Jens Hoffmann. Dans cette publication, chaque lettre de l'alphabet est l'occasion de s'arrêter sur un mot particulier lié au monde de la production de l'exposition : de A comme artiste et B comme biennale à R comme rétrospective et W comme White Cube. Employant un style de chroniqueur, le commissaire présente son alphabet curatorial personnel avec la transparence et la singularité qui caractérisent ses expositions, avec un choix d'entrées stimulantes et rigoureuses intellectuellement, qui ne fait pas l'impasse sur une certaine dimension émotionnelle.

  • Nouvelles perspectives sur les causes féministes à l'ère post-internet.

    Alors que dans les années 1990, le cyberféminisme - un terme inventé par le collectif d'artistes VNS Matrix - célébrait le cyberespace en tant que lieu de libération et d'autonomisation, il semble aujourd'hui devoir répondre du fait qu'il multiplie et renforce les hiérarchies et les structures de pouvoir existantes. La question reste donc de savoir si le cyberespace peut être réapproprié pour ce qui concerne l'égalité des sexes, l'émancipation individuelle et la justice sociale. Alors que le(s) monde(s) virtuel(s) et la vie réelle fusionnent de plus en plus, les artistes réfléchissent sur les outils et les plates-formes existante pour créer un avenir digne d'être vécu - en ligne et hors ligne.
    Pour faire le lien entre les revendications et les visions historiques du cyberféminisme et la situation actuelle, ainsi qu'avec les différentes approches féministes axées sur la tension entre le corps et la technologie et les normes discriminatoires, la présente publication rassemble des travaux d'une quinzaine d'artistes internationaux, avec cinq essais inédits.

    Oeuvres de Cao Fei, Cécile B. Evans, Guan Xiao, Lynn Hershman Leeson, Juliana Huxtable, Mary Maggic, Malaxa, Shana Moulton, Tabita Rezaire, Gavin Rayna Russom, Frances Stark, Wu Tsang, Anna Uddenberg, VNS Matrix, Anicka Yi.

    Publié à l'occasion de l'exposition « Producing Futures: An Exhibition on Post-Cyber-Feminisms » au Migros Museum für Gegenwartskunst, Zurich, du 16 février au 12 mai 2019.

  • Guy de Cointet

    Clément Dirié

    La première vue d'ensemble d'une oeuvre aussi énigmatique qu'influente et visionnaire.

    Première monographie sur cet « artiste d'artistes » devenu un maillon essentiel de l'histoire de l'art contemporain, cet ouvrage, publié avec la Succession Guy de Cointet, réunissant oeuvres et documents, comprend un essai rétrospectif de Marie de Brugerolle, historienne et critique d'art. Il est précédé d'une préface de l'artiste Larry Bell, ami de Guy de Cointet, et suivi d'une postface du psychanalyste Gérard Wajcman.

    Seconde édition (révisée) de l'ouvrage publié en 2011 (ISBN 978-3-03764-068-5).

    Guy de Cointet (né en 1934 à Paris, décédé en 1983 à Los Angeles) est considéré comme l'une des figures clé du mouvement de l'art conceptuel et de l'art de la performance qui ont émergé à Los Angeles dans les années 1970. Son influence sur la scène californienne actuelle est attestée par des artistes tels que Paul McCarthy, Mike Kelley, Allen Ruppersberg ou John Baldessari.
    La codification, le hiéroglyphe, la typographie représentent chez Cointet, dont l'oeuvre est fortement marquée par un intérêt pour les procédés de langage et notamment les techniques d'écriture de Raymond Roussel, un processus d'élaboration du mot mis en image, et de la couleur mise en forme. Ses dessins et livres attestent de son goût du mystère, des langages codés et de la cryptographie.
    Proche du théâtre et de la poésie sonore et visuelle (ses narrations non linéaires, ses « objets scéniques », véritables « tableaux parlants », et ses croisements entre théâtre, cinéma et danse auront des échos jusque dans les recherches actuelles d'artistes comme Catherine Sullivan), Cointet est l'auteur d'une synthèse entre culture populaire, sources littéraires, surréalisme et art minimal.

  • L'anthologie d'écrits et d'entretiens rédigés et réalisés sur plus de quarante ans (première édition en français) : un éclairage aussi fascinant que détaillé sur l'univers de l'un des artistes majeurs de la scène contemporaine.

  • Première monographie d'envergure dédiée au travail de Yael Bartana : une vue d'ensemble des travaux de l'artiste depuis ces 15 dernières années - films, installations, performances, photographies et oeuvres sonores. La publication souligne la fascination de Bartana pour la manière dont les rituels sociaux façonnent à la fois les identités individuelles et la mémoire collective.

    Des premières vignettes vidéo de Bartana à son projet le plus récent, What if Women Ruled the World? (2017), en passant par sa trilogie monumentale And Europe Will Be Stunned (2007-2011), avec laquelle elle représentait la Pologne à la 54e Biennale de Venise, cette monographie souligne la fascination de l'artiste pour la manière dont les rituels sociaux façonnent à la fois les identités individuelles et la mémoire collective. Les oeuvres de Bartana sont elles-mêmes inspirées d'une esthétique du rituel et sont donc avant tout performatives. Ses films mettent en avant la fonction rituelle du cinéma et la capacité de la caméra à fétichiser, à séduire et à attirer l'attention.
    Avec des essais d'Emmanuel Alloa (maître de conférences en philosophie à l'Université de Saint-Gall et en esthétique à l'Université de Paris 8-Saint Denis), Nora M. Alter (enseignante au département médias et cinéma à Temple University, Philadelphie), Juli Carson (enseignante à l'Université de Californie, Irvine, directrice du programme d'études critiques et curatoriales et des University Art Galleries) et Gil Z. Hochberg (enseignante de littérature comparée et d'études de genre à UCLA) et un entretien au long cours avec l'artiste par Erika Balsom (maître de conférences en études cinématographiques et d'arts libéraux au King's College, Londres).

    Publié à l'occasion de l'exposition de Yael Bartana « Trembling Times », Musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne, du 19 mai au 20 août 2017.

  • Monographie de référence sur le travail du couple de cinéastes, photographes et plasticiens franco-libanais.
    Cette monographie, abondamment illustrée, est le premier ouvrage de référence sur l'oeuvre de Joana Hadjithomas & Khalil Joreige, documentant leur cartographie psycho-géographique de Beyrouth dans les années 1990, les corpus Wonder Beirut ou Khiam des années 2000 comme leurs oeuvres récentes. Un long essai de Suzanne Cotter, directrice de la Fondation Serralves (Porto), rend compte de l'ensemble de leur pratique ; un essai du critique de cinéma Jean-Michel Frodon s'intéresse à leur manière singulière de faire du cinéma ; enfin, une conversation plurielle avec des compagnons de route et des penseurs du contemporain (Dominique Abensour, Etel Adnan, Rabih Mroué, Jacques Rancière, Jalal Toufic, Michèle Thériault, Anton Vidokle) offre un panorama des multiples enjeux soulevés par leurs oeuvres et leur réflexion. Une chronologie complète (1969-2013) et un descriptif des oeuvres complète l'ouvrage.
    Depuis le milieu des années 1990, Joana Hadjithomas & Khalil Joreige (nés en 1969, vivent et travaillent à Beyrouth et Paris) élaborent une oeuvre riche et multiforme qui embrasse les champs de la photographie, des arts plastiques, du cinéma de fiction et du documentaire. En 2008, ils ont présenté au Festival de Cannes Je veux voir, un long-métrage de fiction avec Catherine Deneuve et Rabih Mroué ; en mai 2013, ils ont sorti le film documentaire The Lebanese Rocket Society : l'étrange histoire de l'aventure spatiale libanaise.
    Leur approche multiple de la création donne naissance à une esthétique singulière où les questions du visible et du caché, des relations entre la fiction et la réalité tiennent une place primordiale. Le processus d'enquête et de mise au jour, les représentation de données historiques, culturelles et politiques sont au coeur de leur démarche. Ils expliquent : « Tout notre travail se fonde à la frontière d'un réel où se pose continuellement la question du territoire, de sa délimitation (celui de l'art, celui de la vie personnelle), la question du corps social et du corps individuel dans une société communautaire, dans un temps où il est de plus en plus difficile de se poser en individu vecteur de la pensée et de la possible opposition, de dire «je», de dire «je suis cet être-là avec ses contradictions ; je suis là et, plus encore qu'un individu, je suis un sujet politique singulier». »

  • Yto barrada

    Collectif

    Monographie de référence : un panorama complet de l'oeuvre de l'artiste franco-marocaine.
    Introduite par une préface de l'auteur espagnol Juan Goytisolo, cette monographie de référence comprend un essai rétrospectif de la critique d'art et commissaire d'expositions Marie Muracciole, un essai visuel de l'historien d'art et théoricien Jean-François Chevrier et une conversation entre l'artiste et Sina Najafi, éditeur en chef du magazine Cabinet. Ces textes ainsi qu'une large sélection de travaux offrent un panorama complet de l'oeuvre d'Yto Barrada, un corpus où, à partir de ce lieu spécifique qu'est Tanger, il est question d'histoire et de géographique, d'histoires de famille et de mémoires superposées.

  • Maps

    Thomas Hirschhorn

    Depuis 2003, Thomas Hirschhorn réalise seul ou avec le philosophe Marcus Steinweg de grands schémas qu'il dénomme Maps, où dialoguent des images collées, des fragments de textes et ses propres commentaires. Ce volume se concentre sur cet aspect particulier de sa pratique.

    Éditée et présentée par Julie Enckell Julliard, la publication reproduit 15 Maps réalisées entre 2003 et 2016. Vaste archive des travaux de Thomas Hirschhorn, ces schémas font fonction d'outils pour clarifier sa pensée, d'hommages aux figures qui l'ont inspiré (comme Foucault, Spinoza, Arendt et Nietzsche), de manifestes thématiques et de dispositifs de résistance.
    En publiant la série complète des Maps, cet ouvrage offre une vue d'ensemble incomparable sur le travail artistique et esthétique radical développé depuis 30 ans par l'artiste suisse. Il comprend également un entretien avec l'artiste, un essai du philosophe allemand Marcus Steinweg, ainsi que la transcription de nombreux commentaires issus des Maps, tous liés à des projets spécifiques réalisés par Hirschhorn au cours des 15 dernières années.

  • Publié à l'occasion du nouveau projet «Lianes, Roches & Conques» de Ronan & Erwan Bouroullec, cet ouvrage offre un aperçu du processus créatif du duo de designers français, rassemblant dessins et croquis, photographies de studio, d'ateliers et de galeries.

  • La première publication rétrospective dédiée à l'oeuvre imprimée, aux estampes et aux gravures de l'artiste post-minimaliste américain.
    Depuis les années 1970, en collaboration avec de prestigieux imprimeurs et éditeurs, Richard Tuttle a créé une oeuvre imprimée très variée. En exploitant les possibilités uniques de la gravure pour rendre visibles les processus, les matériaux et les actions, Tuttle a exploré toute la complexité des techniques d'impression, estampe, gravure, lithographie, sérigraphie, monotype, etc.
    Prints est la première publication consacrée aux estampes de Richard Tuttle. Edité par Christina von Rotenhan, contenant plusieurs essais scientifiques et une large sélection de travaux réalisés entre 1973 et 2013 (dont les reproductions sont elles-mêmes d'une qualité stupéfiante), le livre offre un panorama complet de cet aspect singulier de la pratique de Tuttle et révèle l'intérêt profond de l'artiste pour la nature collaborative des procedés d'impression.
    Publié à l'occasion de l'exposition « Richard Tuttle - A Print Retrospective » au Bowdoin College Museum of Art, Brunswick, en 2014.

  • Catalogue rétrospectif documentant les multiples facettes (peintures, installations, photographies, vidéos, magazines, programmes TV) d'une oeuvre complexe et visionnaire.

    Ce catalogue propose une vision globale et dynamique du travail du collectif canadien, un travail sur lequel plane l'ombre de Miss General Idea, personnage fictif qui fut à la fois muse et objet, image et concept. Le livre revient sur les principales interrogations du trio, autour de thèmes tels que l'artiste et le processus créatif, le glamour comme outil de création, les liens entre médias et culture de masse, l'architecture et l'archéologie. La sexualité, considérée comme symbole d'une organisation sociale à subvertir et le sida, à travers le tentaculaire et emblématique projet AIDS, sont également envisagés.
    Rassemblant des essais inédits et des textes historiques, cet ouvrage est richement illustré, avec de nombreux documents et les reproductions des projets les plus importants réalisés par General Idea entre 1969 et 1994.

    Nouvelle édition (brochée) de l'ouvrage publié en 2011 (ISBN 978-3-03764-162-0, épuisé) à l'occasion de l'exposition General Idea - Haute Culture au Musée d'art moderne de la Ville de Paris, de février à avril 2011.

    Fondé à Toronto en 1969 par Felix Partz, Jorge Zontal - tous deux décédés en 1994 - et AA Bronson, le collectif General Idea se dote d'un nom générique lui permettant de se « libérer de la tyrannie du génie individuel ». Il élabore une oeuvre complexe où s'entremêlent réel et fiction au service d'une relecture mordante, transgressive et souvent parodique du monde de l'art et de la société. General Idea part d'une conception de l'image vue tel un virus infiltrant le réel, s'en empare afin de l'habiter et d'en modifier le contenu. Il élabore ainsi une version alternative de la réalité.
    Entre peintures et installations, sculptures et photographies, vidéos, magazines et programme télévisé, General Idea a produit une oeuvre authentiquement multimédia qui n'a rien perdu de sa fraîcheur et apparaît aujourd'hui comme anticipatrice de certaines évolutions du monde de l'art actuel, visionnaire d'une société en pleine mutation.

  • Le musée d'art contemporain dans toutes ses dimensions paradoxales.

    Organisée en trois grands chapitres (« Aujourd'hui », « Demain » et « Flux »), cette anthologie regroupe des essais originaux, des conversations approfondies, ainsi que des textes canoniques, offrant des perspectives complémentaires sur la muséologie d'aujourd'hui, interrogeant les paradoxes sous-jacents au concept même de musée d'art contemporain (mis en tension entre les pôles de la production et de la conservation), proposant de redéfinir ses rôles et ses tâches, examinant sa relation avec les différentes sphères publiques et explorant également son rapport à la normativité et à la règlementation liées aux pratiques de la collection, de l'organisation et de l'éducation.

  • Adel Abdessemed

    Larys Frogier

    Organisée autour d'un essai dense et précis de Larys Frogier (directeur de la Criée, Rennes) qui développe une analyse rigoureuse des stratégies, simultanément politiques et poétiques, de détournement ou de re-contextualisation mises en oeuvre par Abdel Abdessemed pour opposer la puissance de l'image et de l'acte artistique aux représentations du pouvoir, cette monographie de référence, la plus complète à ce jour, offre une vue d'ensemble du travail de l'un des artistes français les plus provocants de sa génération.
    Adel Abdessemed (né en 1971 à Constantine, vit et travaille à Paris et Berlin) déconstruit les codes identitaires qui structurent les représentations du pouvoir, prenant de front les tensions qui traversent la société et chacun des individus qui la composent. Ses oeuvres - installations sculpturales, dessins, photographies, vidéos, performances -, d'une simplicité caractéristique, font écho à des faits précis, à des événements historiques, à des situations familières, mais dépassent le commentaire narratif ou la critique militante et déjouent toute tentative d'amalgame à une quelconque appartenance identitaire, communautaire ou nationaliste. A travers les thèmes de la religion, de la sexualité et de la violence, Abdessemed interroge également le statut social et économique de l'artiste dans un système sur lequel il n'a que peu de prise, s'en éloignant sciemment dans un geste de démission subversif et engagé

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