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Actes Sud

  • Publié pour la première fois en 1994 et régulièrement réédité et enrichi depuis, Des histoires vraies revient cette année pour la septième fois augmenté de six récits inédits. Sophie Calle continue à nous raconter ses histoires, dans un langage précis et sobre, avec le souci du motjuste. Tantôt légères et drôles, tantôt sérieuses, dramatiques ou cruelles, ces histoires vraies, toutes accompagnées d'une image, livrent dans un work in progress les fragments d'une vie.

  • Une biographie des frères Morozov, les grands mécènes moscovites, dont on découvrira la fabuleuse collection d'art moderne français et russe cet automne dans le cadre d'une grande exposition durant quatre mois à la Fondation Vuitton (1 million de visiteurs prévus). 

  • Sous le commissariat d'Henri Loyrette, l'artiste peintre d'origine chinoise est invité à Avignon pour un double projet, dans la Grande Chapelle du palais des Papes et dans les salles du rez-de-chaussée de l'hôtel de Montfaucon, à la Collection Lambert. Célèbre portraitiste des grandes figures de l'histoire passée et contemporaine, il déploiera dans la Grande Chapelle d'immenses portraits inédits de papes, en forme de véritables installations et qui rappelleront le passé des lieux. A la Collection Lambert, ses portraits d'hommes politiques, penseurs de notre temps et anonymes, dialogueront avec des sujets historiques et révèleront la puissance et le pouvoir de l'art à travers les trente dernières années de carrière de l'artiste.

  • Ce livre propose pour la première fois de retracer l'histoire de l'iconophagie depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours selon une approche pluridisciplinaire mêlant histoire de l'art, anthropologie, histoire culturelle et matérielle, histoire du corps et histoire des sens. En effet, les images n'ont pas toujours été vouées à la vue, elles ont également pu être incorporées, bues ou mangées pour se protéger, se soigner, entrer en relation avec le divin ou encore constituer des communautés. Songeons, entre autres exemples, à cette hostie portant une représentation du Christ et des Apôtres, à cette Vierge allaitant en pain d'épices, à cette statue de Marie qui, pourvue d'un tuyau au niveau de la poitrine, pouvait "miraculeusement" faire couler du lait et abreuver le fidèle, ou encore à toutes ces représentations nous montrant des hommes, des femmes ou des enfants absorbant ou mangeant à pleines dents des images sacrées comme sucrées. Fidèle aux principes de la collection "Les apparences", Jérémie Koering propose d'analyser les enjeux culturels et les imaginaires qui traversent l'ingestion de ces images. Tout en s'inscrivant dans le champ de l'histoire de l'art et de l'anthropologie, cet ouvrage ouvre un pan encore inexploré de l'histoire de l'art. Cette étude inédite n'a, par conséquent, aucun équivalent éditorial en sciences humaines.

  • "J'ai une passion plus ou moins irrésistible pour les livres." Vincent Van Gogh.

    Si Vincent Van Gogh a vécu avec force sa passion de l'art et sa quête religieuse, il a été aussi un fervent lecteur. Cette exploration à la découverte de ses auteurs favoris et de ses livres préférés permet de saisir les liens directs qui unissent sa peinture aux écrivains qui l'ont inspiré.

  • Frida Kahlo

    Rauda Jamis

    Frida Kahlo (1907-1954) vécut une brève existence déchirée entre de terribles souffrances physiques (à dix-huit ans, un accident de bus la cloue au lit pour deux ans) et une immense force de création (elle commence à peindre, un miroir installé au-dessus d'elle, pendant qu'elle est immobilisée). Par-delà sa beauté célèbre, ses amours, celles de son mari, Diego Rivera, ses voyages, les mille et une anecdotes ponctuant une existence tumultueuse et riche, reste son art, dont André Breton disait que c'est "un ruban autour d'une bombe".

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  • L'ouvrage «Memoria : récits d'une autre Histoire» se propose d'aborder les différentes thématiques du parcours de l'exposition éponyme, d'un point de vue non seulement curatorial mais également poétique, politique, philosophique ou encore scientifique. À travers les écrits transdisciplinaires d'une dizaine d'auteurs - philosophes, enseignants, historiens de l'art, spécialistes de la mémoire, poètes, critiques ou commissaires -, les oeuvres délivrent leur essence et nous donnent à voir des artistes à la pratique engagée, fortes de leur pouvoir de narration, ancrées dans leur(s) géographie(s) fluctuante(s) et dans leur temps. Cet ouvrage accompagne une exposition au Frac-Aquitaine (Bordeaux) du 4 février au 29 mai 2021.

  • Niele Toroni

    Stéphane Ibars

    Que le quatrième volume des Cahiers de la Collection Lambert soit consacré à Niele Toroni est une évidence tant la relation entre Yvon Lambert et l'artiste est forte depuis sa première exposition à la galerie en 1970. Début 2021, la Collection Lambert présentera les oeuvres du peintre conservées à Avignon, en mettant à l'honneur les deux oeuvres «in situ» réalisées à l'occasion de l'ouverture du musée en 2000, les peintures sur papier, papier calque, toile libre, bois ou encore sur un tableau d'écolier. L'ouvrage reproduira des vues de l'exposition ainsi qu'un entretien inédit entre Niele Toroni et Yvon Lambert.

  • Seins

    Ramón Gómez De La Serna

    Inventaire fou, baroque et délirant d'un adorateur...

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  • Faussaires illustres

    Harry Bellet

    40 % des oeuvres du Metropolitan Museum de New York sont des faux. C'est du moins l'opinion de son ancien directeur, Thomas Hoving. Après enquête, on se demande s'il n'est pas en-deçà de la vérité. Huit scandales mettant en scène de tristement célèbres faussaires sont racontés ici, pour lutter contre deux idées : non, il n'existe pas de "génie" du faux (sauf ceux qu'on n'a pas attrapés) ; oui, il y en a partout, et ils sont très difficilement détectables...

  • Ce qui frappe dans l'oeuvre d'Atget ce n'est pas tant l'obstination avec laquelle il a parcouru, jour après jour et trente années durant, les rues de Paris et de ses environs, ce qui frappe c'est qu'il se soit si subtilement exprimé dans ces images du vieux Paris, ces vitrines, ces façades ou ces intérieurs "artistiques, pittoresques et bourgeois", qu'il en ait dit autant sur sa nature profonde, sur ses goûts et sur ses convictions politiques, lui qui ne s'est, en paroles, jamais raconté.

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  • Des mendiantes, des folles, des criminelles, des orphelines, des filles de joie, des sorcières, toutes les indigentes que l'on voulait soustraire au regard de la société sont enfermées à l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière de Louis XIV jusqu'à Charcot qui y élaborera ses théories sur l'hystérie des femmes. Condamnées au pire : travailler et prier du matin au soir, entassées dans des dortoirs insalubres, violées, fouettées, attachées, traitées comme des bêtes sauvages, marquées au fer rouge, pour les plus récalcitrantes, mariées de force pour aller peupler les colonies, visitées le dimanche derrière les grilles par des familles en goguette, lamentables figurantes de nuits libertines organisées par les mères supérieures où se presse le tout-Paris. Invitée à créer des sculptures pour la chapelle Saint-Louis de l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière, Mâkhi Xenakis s'immerge dans ces archives de l'Assistance publique pour laisser venir à elle l'esprit des lieux. Elle en exhume des manuscrits totalement inédits, bouleversants, qui bruissent encore des cris de ces femmes enfermées là Quand la plasticienne pense ciment, tiges filetées, pigments, inévitablement surgissent les mots. Travaillés comme une matière brute, qu'il faut élaborer, agencer, tordre pour qu'ils expriment l'indicible de cet univers carcéral oublié. Dans cette nouvelle édition, Mâkhi Xenakis, nous fait redécouvrir cette oeuvre à travers des photographies inédites.

  • Formica

    Jean-Pierre Formica

    "Un tableau de Jean-Pierre Formica ne se conçoit jamais seul. Il n'est jamais pensé comme entité séparée. La peinture, chez lui, s'accommode mal de l'idée du «tableau» à laquelle il préfère celle de la peinture et de son déploiement. Toute son oeuvre se comprend dans ce «continuum», cette mobilité qu'il suit sans l'anticiper. Une peinture, chez lui, n'est jamais un programme mais un acte qui se vit comme une séquence où l'artiste initie une scène qu'il créé en puisant, dans ses vies, ses vies de peintre, sans savoir où ces chemins le mènent. Il se veut le journalier de ce mouvement qui l'entraine comme le courant de sa pensée. Il cherche l'esprit des formes." Olivier Kaepplin.
    Cette première monographie de l'artiste nous fait découvrir de façon éblouissante ce fil qui se tisse entre chacune de ses créations, révélant toute la richesse de la palette chromatique, de formes, de supports et de thèmes.

  • Après, notamment, «Le Tao du toreo» et «Ceux de la poésie vécue» (Actes Sud, 2014 et 2017), «Zingaro suite équestre» et «Pour l'amour de l'amour» (Gallimard, 2007 et 2015), Ernest Pignon-Ernest et André Velter signent leur dix-neuvième livre, «Annoncer la couleur», qui rassemble la part la plus inventive de leurs créations communes puisque chaque oeuvre se présente comme la mise en résonance directe d'un texte et d'un dessin. Une pratique fusionnelle inédite.

  • À travers ces dessins gigantesques qui se font face, Réjean Dorval nous invite à une introspection, une divagation qui nous permet de reconnecter avec notre sensibilité la plus profonde, la plus archaïque. Ces paysages de montagne et ces corps agissent comme un puissant psychotrope qui nous invite à la fois à l'ancrage de soi dans cette réalité sauvage de la nature mais aussi au vertige produit dans l'immensité de ce monde.

  • Julia Margaret Cameron s'initie à la photographie. Avec autant de passion que de détermination. Le poulailler est transformé en studio, la cave à charbon en chambre noire. D'abord moquée par une critique qu'on peut soupçonner de misogynie, elle développe une pratique photographique bien éloignée des préoccupations de perfectionnement technique et de réalisme documentaire de ses contemporains. En effet, ses aspirations artistiques et picturales la conduisent à produire des portraits de grand format, des scènes bibliques comme des scènes de genre. Auteur prolixe, elle utilise comme modèle le cercle d'artistes et d'intellectuels qui l'entourent comme ses proches ou sa femme de chambre. Femme émancipée, elle fait de sa passion pour la photographie une activité professionnelle, exposant et commercialisant ses tirages. Photographe précurseur, par son soucis constant de la maîtrise de la lumière et du flou, par l'intensité émotionnelle de ses portraits, Julia Margaret Cameron suscite, dès le début du vingtième siècle, l'admiration d'Alvin Langdon Coburn ou d'Alfred Stieglitz, et inspire très largement le mouvement pictorialiste.

    Introduction et chronologie de Pamela Glasson Roberts 62 photographies reproduites en quadrichromie notices biographique et bibliographique

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  • Ce livre est la première vaste monographie consacrée à l'oeuvre de René Moreu. Il nous fait découvrir une oeuvre ouverte sur des libertés inconnues et invite à s'immerger dans un jardin de sensations extraordinaires.

  • Pouvons-nous percevoir le monde par les yeux des autres ? Jusqu'où les expériences visuelles proposées par les artistes peuvent-elles nous transporter ? Cet ouvrage propose une plongée dans plusieurs univers sensibles, une mise en relation des pratiques de vingt-six artistes issus de dix-huit pays différents. Utilisant la photographie, l'image en mouvement, la vidéo, l'installation, les travaux présentés nous amènent à considérer les questions de mémoire en relation avec l'absence ou la surabondance d'images. Ils évoquent nos rapports au monde naturel, la construction visuelle et historique des territoires, les photographies et les films comme supports de projection de soi dans des modèles.

  • Du dessin au tableau, du trait à la couleur, la même recherche fièvreuse de la capture du réel par l'artiste. Anne de Staël met en regard tableaux et dessins qui relèvent de la même inspiration esquisses préparatoires.

  • En 1863, moins de dix ans après l'ouverture du Japon à l'Occident, obtenue par le commodore Perry, Felice Beato - déjà rendu célèbre par ses reportages sur la guerre de Crimée (1855), la révolte des Cipayes (1857) et la seconde guerre de l'Opium (1860) - rejoint à Yokohama son compatriote Charles Wirgam, avec lequel il fonde une société de photographes. Les vues du Japon qu'il rassemble dans ses deux albums publiés en 1868, Native types et Views of Japan, créent un choc pour le public occidental et contribuent grandement à la fascination durable qu'exercera sur lui cette civilisation ainsi révélée. Inspiré par la peinture et l'estampe japonaises, Beato colorie à la main, délicatement, ses épreuves, à la fois par souci de vérité du détail et pour rendre plus sensible l'harmonie et la poésie, jusque-là inédites, des lieux, des rites et des gens.
    Beato influence à son tour les artistes locaux - tel Kusakabe Kimbei, son élève - qui, désignés aujourd'hui sous le vocable générique d'«école de Yokohama» ou simples photographes anonymes, restituent de leur pays une image idéalisée, précise et immuable, en imitant les techniques et le style de leur modèle occidental. Étonnante et féconde osmose : l'adoption immédiate de la technique étrangère sert à magnifier et à approfondir le sentiment d'une identité propre, en en fixant l'image et l'idée. Ce goût paradoxal mais si caractéristique des Japonais pour l'immémorial joint à l'innovation tranche avec notre faculté d'oubli. Jadis pourtant, le raffinement de cet esprit trouva de multiples échos chez les poètes symbolistes et des reflets dans la peinture des impressionnistes, des Nabis, des artistes de la Sécession viennoise ou de l'expressionnisme abstrait.
    D'un format in-folio et d'une qualité plastique exceptionnels, le livre fait la part belle aux artistes autochtones qui évoquent la douceur ineffable des paysages, naturels ou composés par l'homme ; celle, surtout, de l'univers féminin - aristocrates, geishas, enfants, adolescentes. Pourtant guerrier, l'univers masculin est la grâce même, somptueux uniformes chamarrés, corps au décor tatoué. La dureté que l'on devine des travaux et des jours se pare à son tour d'une noblesse hiératique qui la sublime sans la nier.
    Haïkus de Bashô, de poétesses contemporaines (la princesse Masako) ou médiévales (Nukata no Okimi, Kasa no Iratsume), préceptes du bouddhisme zen et de l'art des samouraïs sous-tendent, tels des fils de soie, la délicate architecture de ce rêve d'éternité.

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  • Cet ouvrage accompagne une grande exposition du FRAC Aquitaine autour de la thématique des fleurs dans l'art contemporain, avec les contributions d'artistes et de spécialistes tels que Gilles Clément, Starhawk, Emanuele Coccia. Autrefois reléguée dans la dernière catégorie des genres picturaux avec la nature morte, la fleur semble prendre aujourd'hui sa revanche. Elle s'affirme vivante, s'aventure sur des terrains aussi divers que l'ensauvagement et l'écoféminisme, l'érotisme et l'artisanat, la biologie et la science-fiction. De l'intime au cosmos, la fleur est une acrobate hors pair dans cet interstice entre le masculin et le féminin, la pensée et la matière, la raison et les sens. Tel Narcisse interrogeant son image à la surface de l'eau, elle fait vaciller nos certitudes. À l'ère de l'anthropocène, où la terre est marquée de façon irréversible par l'humain, elle indique de nouvelles voies vers la floraison des mondes, celles des métamorphoses incessantes de la nature comme de l'art.

  • Né en 1986, Augustin Rebetez a développé depuis une quinzaine d'années un univers artistique puissant, généreux, parfois provocateur et terriblement sensible. Cette alchimie unique prend corps par la photographie puis il panache son geste de vidéos, peintures, dessins, textes, compositions musicales ou mises en scène théâtrales. Il invoque les rites anciens et les objets oubliés pour mieux éclairer un monde impitoyable et tendre à la fois, à la poésie brute et la violence délicate. Alfred Latour (1888-1964) fut un peintre, graveur, designer, photographe reconnu tout au long de sa carrière. Il a représenté le génie du graphisme français à l'international. Pour célébrer sa mémoire, la Fondation Alfred Latour, en collaboration avec les Éditions Actes Sud, a décidé en 2019 de lancer un prix qui distingue tous les deux ans un artiste dont l'univers et les modes d'expression prolongent les champs exploratoires qui furent ceux de Latour. En juin 2019, le jury du prix Alfred Latour - composé d'Anne-Sylvie Bameule, Miquel Barceló, Werner Jeker et Christian Lacroix - a décerné à l'unanimité de ses membres le premier prix Alfred Latour à Augustin Rebetez.

  • Si Pompéi offre au visiteur la vision de vastes édifices publics et de multiples commerces, témoins d'une riche activité économique, sociale et politique, Herculanum fascine peut-être encore davantage par l'état de conservation exceptionnel de l'habitat privé : luxueuses villas de villégiature, immeubles à étage destinés à la location, échoppes d'artisans - boulanger, restaurateur, tisserand, foulon -, dont les ustensiles et le mobilier quasi intacts restituent une miraculeuse impression de vie et d'intimité. Les étagères en bois de la maison de Neptune, portant leurs amphores ; dans la maison éponyme, la grande cloison de bois aux clous de bronze, sa table de marbre et sa presse à étoffes, également en bois ; les meules de la boulangerie ; les escaliers qui mènent aux étages, les corridors conduisant aux cuisines ou aux latrines, les toits et les balcons. frappent l'imagination à l'égal des somptueuses décorations préservées sur le site : sols de marbre de la maison du Bicentenaire, mosaïques du nymphée à la villa de Neptune, fresques du sanctuaire des Augustales ou de la basilique.
    La typologie des maisons d'Herculanum présente, par sa variété s'écartant de l'archétype de la domus romaine à atrium, un intérêt tout aussi grand : qu'il s'agisse de la maison samnite en bloc de tuf rectangulaire à décor en stuc peint imitant le marbre ; de l'escalier en maçonnerie de la maison de la Belle Cour, menant à une galerie ; et surtout des magnifiques demeures ouvertes sur les jardins et les belvédères donnant sur la mer. Dans la maison d'Argus, le péristyle est roi, l'atrium a disparu. Dans la maison de l'Atrium en mosaïque, comme dans la maison des Cerfs, l'agencement de la demeure n'est plus replié autour de lui et du tablinium qui le prolonge : il s'ordonne autour du jardin et des belvédères tournés vers la mer. Aux appartements d'hiver répond le séjour d'été, avec son propre triclinium et, autour du jardin, son vaste cryptoportique, couvert et à fenêtres, remplaçant, pour plus de confort, le classique péristyle exposé aux vents.
    Découverte en 1750 lors du creusement d'un puits et aussitôt devenue l'objet de fouilles, la villa des Papyrus est sans conteste la plus somptueuse du monde gréco-romain : y furent extraits mille huit cents rouleaux de papyrus, constituant la bibliothèque de l'érudit beau-père de Jules César, Lucius Calpurnius Pison, la seule à nous être parvenue dans son intégralité. Longtemps interrompues, les fouilles de cette splendide villa, dont la piscine, les belvédères, les péristyles ont inspiré la villa Getty à Los Angeles, ont repris à la fin du siècle dernier, révélant une profusion d'oeuvres d'art, sculptures de marbre (L'Amazone) et de bronze (Le Coureur, Le Faune endormi).

  • JR a acquis une renommée internationale à l'âge de 27 ans, lorsqu'il a reçu le prix TED. Son projet "Inside Out" a attiré plus de 200 000 personnes dans le monde. Mais JR a une ville de prédilection, il s'agit de Rio. Il démarre cette aventure carioca avec «Women are heroes.» C'est par ce souhait de laisser une oeuvre pérenne qu'en 2016, le Comité Olympique lui demande de réaliser une oeuvre à la hauteur de l'événement. C'est dans ce contexte que l'artiste va concevoir "son oeuvre la plus folle" selon ses propres mots : «Géants». Juché sur un échafaudage, un athlète haut de plusieurs étages saute par-dessus un immeuble abandonné, tandis qu'au pied du Pain de Sucre, une nageuse effraie les bateaux de passage et qu'à Barra da Tijuca un plongeur s'apprête à défier les plus grands cétacés. JR revisite ainsi Swift et le spectacle est à la hauteur de la plus grande compétition sportive au monde. Son camion va s'intaller également dans le village olympique et aux abord du stade de Maracana et les photos collées vont conduire jusqu'à la casa amarella, nouveau centre culturel installé en plein coeur de la favella et au-dessus duquel trône une lune qui domine toute la ville. Cet ouvrage retrace ici ces 10 ans de créations artistiques et son implication dans les liens tissés entre les différents visages de cette ville.

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