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Exhibitions International

  • « Le masque, qu'il soit d'ici ou d'ailleurs, rituel ou profane, transforme la personne qui le porte. Outil de la métamorphose, il agit aussi bien sur le porteur, que sur l'assistance et l'environnement. Le masque crée des relations, il est un « médiateur ». À travers lui, on négocie et réaffirme notre rapport aux autres, à la nature, à la ville, à la mort, aux genres, à la hiérarchie... Le masque (compris au sens large comme l'ensemble masque-costume) prend ses racines aux sources de l'humanité. Par nature ambigu, il implique une dualité. Il questionne notre identité en initiant un jeu de dissimulation et de révélation. Sous le couvert du masque, on peut s'affranchir de son apparence et laisser éclater son individualité, ou, au contraire, opter pour un rôle qui semble aller à l'encontre de notre personnalité. À la manière des masques au sein des rituels, les créations de Stephan ne sont que la partie visible et matérielle d'un réseau bien plus complexe de relations. Leur fonction, d'abord, n'est pas tellement différente de celle des masques rituels. Objets hybrides et médiateurs, ils participent à tisser des liens entre différents univers - géographiques, sociaux, visibles et invisibles - et des personnes - des jeunes, des vieux, des femmes, des hommes, des enfants, des juges, des monstres etc. Derrière l'objet - qui subsiste et peut être exposé - il y a les légendes, les performances, les émotions, les acteurs, et surtout les communautés. » (Clémence Mathieu)

  • L'une des plus importantes artistes de notre temps, Marie-Jo Lafontaine, rencontre, dans Tout ange est terrible, véronique Bergen, écrivaine de même renom : toutes deux portées comme le vent par un certain sens de la tragédie qu'elles expérimentent du point de vue formel, politique, et, toujours, dans le bouleversement émotif du sensible. Livre d'art, récit philosophique et conte érudit, cette monographie offre un parcours moins chronologique que conceptuel dans l'oeuvre de Marie-Jo Lafontaine dont il souligne, d'abord, le décloisonnement inouï des pratiques inauguré par l'artiste. Le rapport texte-image inédit du livre en met en exergue la liberté. car, pour véronique Bergen, une recherche sur les ultimes contrées du visible demeure le projet de l'artiste, et, elle en décline l'importance dans le registre de la perception, de l'espace, de la couleur et de la fulgurance, extatique, des monochromes dont la philosophe donne une synthèse magistrale de l'histoire esthétique. au fil d'inventions poétiques stellaires, l'écrivaine décrit sa fascination pour « le regard » de Marie- Jo Lafontaine.

  • Jephan de Villiers nous invite à nous libérer des entraves de notre quotidien aliénant pour nous plonger dans une civilisation imaginaire. L'objectif étant d'aller avec lui à la rencontre d'un monde disparu, où nature et culture sont encore intimement liées, un monde où l'homme vivrait en harmonie avec l'ensemble des éléments. La présence de l'arbre et de l'eau s'avère primordiale dans son travail.
    Des extraits de souvenirs des premiers temps de la vie, des témoignages des croyances ancestrales, rien n'est inventé dans les sculptures de Jephan de Villiers, tout est recomposition et traduction de ce monde oublié. Pour ce faire, il utilise ce qui vient du monde des choses tombées, des morceaux de bois, des écorces, des châtaignes d'eau, des oeufs de raies, des boules mystérieusement assemblées par l'océan ou des fragments de carapace de limules...
    Pour lui, le Temps du travail requiert une solitude au sens strict. C'est le Temps de l'arpentage, de la recherche de ces éléments glanés "au bord du monde" . Une oeuvre de mémoire en hommage à tous les guetteurs de ces mondes oubliés. LES EXPOSITIONS Exposition collective J'aime les Arbres, Galerie Retour de Voyage, l'Isle-sur-la-Sorgue (France) - Avril à juin 2021. Exposition à la Galerie Artset, Limoges (France) Intégration de l'oeuvre Fragment de mémoire à la rénovation du métro Albert (Bruxelles)

  • Une exposition rétrospective autant que prospective de l'artiste qui explore, réfléchit et oeuvre depuis près de 30 ans à l'échelle de la planète à l'émergence d'une véritable conscience du nucléaire et du traitement de ses déchets dans nos paysages et nos sols. Nous, les oeuvres d'art... , avant d'être le titre emblématique de cette monographie presque exhaustive conalors que l'on débat toujours pour savoir s'il convient ou non de fermer des centrales nucléaires, l'heure n'est plus à l'insouciance ni aux experts qui nous garantissent sans frais pour eux la surêté de leurs installations quand on sait, quelques soient les politiques énergétiques qui seront désormais privilégiées, la menace que représentent pour notre planète et les générations futures pendant des milliers d'années encore les déchets radioactifs que l'on destine à des galeries souterraines où ils seront enfouis.
    Cécile Massart arpente ainsi les sites destinés à l'enfouissement de nos déchets radioactifs et dialogue depuis 1994 sans relâche avec les scientifiques et les responsables de ces opérations à travers le monde (notamment ceux de l'ONDRAF/NIRAS en Belgique) pour proposer des marqueurs durables et visibles pour ces sarcophages qui vont traverser le temps, mais aussi des laboratoires et des abris pour accuellir une pensée et une conscience encore balbutiantes de cette culture nucléaire qui est bien la nôtre, même si c'est à notre corps défendant et trop souvent à notre insu.
    Pour l'accompagner dans cette quête depuis de nombreuses années et quelques livres communs, le sémiologue et cinéaste aldo Guillaume turin qui nous livre ici ses réflexions les plus intempestives et engage un dialogue fécond avec l'artiste. De cécile Massart La Lettre volée a déjà publié Cover en 2009 et Archives du futur. Pour une culture nucléaire en 2018 et aussi plusieurs textes d'aldo Guillaume turin, dont un ouvrage sous sa plume : Mise en déroute Djos janssens ou le rire encombrant en 2014.

  • En 1922, trois très jeunes gens créent une revue d'avant-garde du nom de 7 Arts. Comme son nom l'indique, elle entend promouvoir tous les arts mais surtout leur synthèse, vue au travers de l'architecture et du cinéma, qui ont cette particularité de les réunir tous. Pierre Bourgeois, le poète, Victor Bourgeois, l'architecte et Pierre-Louis Flouquet, le peintre, seront bientôt rejoints par Georges Monier, le musicien et Karel Maes, peintre mais aussi graveur et créateur de meubles. Les 5, comme ils s'appellent, vont très rapidement fédérer toute l'avant-garde belge et jouer un rôle majeur tant au niveau national qu'international dans la promotion d'un art moderne réconcilié avec la vie. Leur revue, qui paraîtra toutes les semaines, 6 mois par an, tout au long de 6 saisons et ce jusqu'en 1928, attirera des littérateurs comme Paul Werrie, Léon Chenoy et Maurice Casteels, des peintres comme Jean-Jacques Gailliard, Victor Servranckx, Jos Léonard, Jozef Peeters et Felix De Boeck, des cinéastes comme Charles Dekeukeleire, des architectes comme Satanislas Jasinski, Huib Hoste, Servranckx, Lucien de Vestel et Alfons Francken, des urbanistes comme Louis Van Der Swaelemen, et même des spécialistes du sport comme Géo Charles. L'ouvrage qui leur est consacré, tout comme l' exposition en marge de laquelle il est publié et qui se tiendra au CIVA à Bruxelles en 2020, envisage la revue 7 Arts sous l'angle de la synthèse des arts, et pour ce faire, met en évidence les correspondances entre ceux-ci en les plaçant sous le signe de la plastique pure, autrement dit, l'abstraction géométrique. Peu connue aujourd'hui, cette revue a pourtant eu une importance réelle. L'exposition et le livre qui lui sont consacrés sont une belle opportunité de découvrir le projet ambitieux qu'a été la création de 7 arts.

  • En 1912-1913, James Ensor réalise une série de 32 dessins au crayon de couleur intitulée Scènes de la vie du Christ. Chaque dessin sur papier mesure environ 15 par 21 cm. La série dépeint différents épisodes de la vie de Jésus et de la Vierge Marie.
    Ensor y a réussi à combiner le sublime et le grotesque de manière inégalée. Certaines compositions sont assez conventionnelles, d'autres typiquement "Ensoriennes", et certaines sont même humoristiques. Parmi les oeuvres de la série, on trouve un dessin dans lequel Ensor se représente lui-même comme le Christ, confronté à une douzaine de critiques d'art belges qui se sont réunis devant lui.
    En 1929, les dessins ont été transformés en lithographies et publiés sous la forme d'un album par la Galerie Georges Giroux à Bruxelles. Ces dessins peuvent être considérés comme un lien entre les premières oeuvres du maître ostendais et ses oeuvres ultérieures. La série combine différents motifs qu'Ensor a également exécutés à la peinture à l'huile.
    L'auteur de l'oeuvre, Xavier Tricot, accorde également une grande attention à la figure du Christ dans l'oeuvre de James Ensor. À partir de 1885, la figure du Christ occupe une place centrale dans l'oeuvre d'Ensor. Dans certaines de ses oeuvres, l'artiste s'identifie au Messie.

  • Le siècle du cinéma rassemble environ quatre-vingts articles écrits par le cinéaste brésilien Glauber Rocha entre 1957 et 1980, sur des réalisateurs ou des films américains et européens. Rocha expliquait que le métier de critique lui était intellectuellement nécessaire-tout en exerçant son travail de cinéaste, il n'a ainsi jamais cessé d'écrire sur les autres, à l'occasion de festivals ou de sorties en salles, pour des journaux comme parfois pour des mises au point personnelles sur des auteurs aimés. L'empathie, le goût de la polémique ou des jugements tranchants, la nécessité d'une reformulation de l'histoire du cinéma depuis " la périphérie des pays capitalistes " font de ce livre bien autre chose qu'une simple compilation de comptes rendus critiques : il s'agit pour Rocha d'un art poétique complet, où esthétique et politique se côtoient constamment pour dresser aussi, en filigrane, un portrait tumultueux du XX° siècle. A la fois écho lointain et déformé de la " politique des auteurs ", terrain d'essai stylistique et libre parcours historique, l'ensemble est toujours vif et déroutant, par les oscillations de l'écriture entre didactisme, reportage et inventions échevelées, comme par ses manières fulgurantes d'entremêler la critique, l'histoire et la théorie du cinéma. Organisé par Rocha en 1981 et publié au Brésil en 1983, deux ans après sa mort, ce recueil constitue son premier ouvrage traduit en français.

  • Dave Decat, illustrateur et affichiste bruxellois, explore sans relâche, depuis le début des années 2000, l'univers haut en couleurs des truands qu'il magnifie :
    Que ce soient les bandes criminelles du Paris Belle Époque, les Apaches qui avaient volonté de s'afficher et de parader, les voyous tatoués ou d'autres.
    C'est dans ce monde codé et stylisé que Decat puise ses idées et la matière des portraits imaginaires qu'il réalise. Il s'inspire d'Anatole Steinlen ou de l'imagerie véhiculée par les journaux de l'époque tels Le Petit Journal.
    Pour enrichir son univers, le dessinateur s'est également nourri de références littéraires et cinématographiques précises qu'il fait siennes comme Du rififi chez les hommes d'Auguste le Breton, un classique de la littérature policière ou Bob le flambeur de Jean-Pierre Melville dont il a digéré puis réinterprété les codes. Toujours fasciné par les freaks, les marginaux et les exclus de tous bords, Dave Decat a consacré aussi son travail à ceux qu'on appelait « loubards » dans les années 1980 ou encore aux fans de rock heavy metal.
    Le livre est découpé en chapitres thématiques qui se succèdent suivant l'ordre chronologique des créations de Dave Decat. On trouvera aussi dans ce volume un texte dans lequel l'artiste partage son histoire, son cheminement et sa démarche créatrice tout en donnant les clés de son univers graphique.
    On se glisse progressivement dans une galerie de portraits, des vraies « gueules » représentées avec une empathie palpable. Un intérêt pour un monde que l'on découvre et la curiosité pour l'univers si particulier créé par Decat est maintenue. Le travail de l'artiste est décliné sur des supports aussi variés que l'affiche, le dessin, la pochette de disque ou la couverture de livre.
    Pourtant, son style précis et unique est d'une cohérence évidente et réussira à séduire et créer une évidente empathie voire une vraie affection pour cette galerie de personnages.

  • L'histoire de l'art n'est-elle qu'une succession de styles, de ; et de noms d'artistes ? Ou de prix de Le livre -vous avez dans la main vous propose une approche différente, plus simple et plus juste. Son point de départ est la raison d'être de l'art dans la société. Depuis le commencement l'art a relevé et a répondu aux questions essentielles de l'humanité. L'histoire de l'art est l'histoire de ces questions et devrait être présentée dans cette optique.
    En parcourant ce livre qui se lit comme un roman aux mille personnages, vous vous dites probablement : ah oui ; évidemment ; c'est vrai ; pourquoi n'y avoir jamais pensé ? Et vous êtes à nouveau persuadé que l'art est plus qu'un passe-temps ou un divertissement ; il est le battement de coeur de la race humaine.

  • Monographie la plus récente et la plus complète consacré à cet artiste belge d'origine espagnole héritier d'ensor, de Broodthaers et de Beuys, connu pour ses performances et installations qui contestent les limites du genre et de l'esthétique dite relationnelle. Nous, les oeuvres d'art... , avant d'être le titre emblématique de cette monographie presque exhaustive consacrée à plus d'un quart de siècle de création et d'actions artistiques d'angel vergara (1956), incarne l'esprit de son oeuvre dont l'ambition semble conjuguer le paradigme duchampien selon lequel tout peut accéder au statut d'oeuvre d'art et l'injonction de Joseph Beuys qui invite chacun à devenir artiste, soit cette proposition paradoxale : tout le monde peut être une oeuvre d'art.
    C'est que l'artiste entend repousser jusque dans ses derniers retranchements la distinction factice et idéologique propre au marché de l'art entre la scène et le public, entre l'art et la vie, en proposant notamment des cafés implantés dans des lieux à vocation culturelle qui ne soient pas de simples simulacres de commerces mais de véritables lieux de convivialité et de spiritualité où s'opèrent simultanément différentes formes d'échanges.
    C'est en effet ce principe que l'on retrouve à l'oeuvre dans ses différents actions et interventions artistiques dans l'espace public, parfois à l'échelle de toute une agglomération comme à revin, et plus généralement dans ses "actes et discours" sous la forme d'alter ego tels que straatman, le vlaamse Black, voire le roi des Belges ou celui de l'art, feu Jan hoet. Que l'on ne se méprenne pas, il ne s'agit pas pour angel vergara de figurer des personnages, aussi archétypaux soient-ils, et encore moins de célébrer les oeuvres d'art cristallisées et réifiées dans leur aura et leur lustre institutionnel - angel vergara n'est pas pour rien l'héritier du pyromane Marcel Broodthaers même lorsqu'il entre dans Bruxelles juché sur un camion de pompiers - mais d'activer des dispositifs qui entendent inscrire une éthique de l'échange au coeur même de l'esthétique comme moyen et jamais comme fin.
    Cette somme rassemble les propos de Laurent Busine et de Juan nieves, vieux complices de l'artiste, et ceux de Laurent Courtens et de Sarah Gilsoul qui livrent les multiples clés de lecture possible de cette oeuvre protéiforme et pourtant résolument cohérente. Outre ces analyses serrées que l'artiste a tenu à exemplifier à l'aide de très nombreux documents d'époque et des entretiens fournis, on trouvera ici des oeuvres collaboratives emblématiques réalisées avec Benoît Egène et Corinne Bertrand et un avant-propos de Daniel vander Gucht.

  • Cinéaste de la transparence et de l'observation du quotidien, jacques tati est d'abord cinéaste de la révélation et de la démocratie du regard.
    Inventeur du burlesque sonore, d'une véritable poétique du son, il réconcilie comique et réalisme, pour mieux les confondre dans sa propre mise en scène du monde, totalité organique exemplaire dans toute l'histoire du cinéma. pour jacques kermabon, monsieur hulot est d'abord l'incarnation du mouvement perpétuel, dialecticien subtil de l'équilibre et du déséquilibre, de l'ordre et du léger décalage, du vide et du plein.
    Son essai, synthétique et rigoureux mais toujours passionné, jacques kermabon le conclut en nous révélant l'exacte dimension du monde selon tati, un monde saisi dans son devenir-signe, contemporain de ce qui se tramerait bientôt du côté de roland barthes et du nouveau roman. en annexe, kermabon livre le fruit d'un authentique travail de bénédictin et compare les différentes variantes du film. outre une lecture attentive de plusieurs étapes du scénario, cette étude intègre, dans cette réédition augmentée, la première version du film, considérée comme disparue, dont une copie d'exploitation a été retrouvée.
    Au-delà de l'anecdote, ce qui se dégage alors, ce sont les mécanismes intimes d'une construction artistique constamment en mouvement, la cohérence de l'univers de jacques tati, pour lequel cet ouvrage constitue une introduction idéale.

  • " Le meilleur film de fiction allemand ".
    Ces mots d'un critique d'époque, à la sortie de Menschen am Sonntag (Les Hommes, le dimanche) le 4 février 1930 à Berlin, disent bien le caractère unique de ce film d'inspiration résolument documentaire, tourné avec des moyens de fortune et avec des acteurs non professionnels, par une poignée de jeunes gens destinés à devenir célèbres une fois exilés à Hollywood (Robert Siodmak, Edgar G. Ulmer, Billie Wilder, Eugen Schüfftan, Fred Zinnemann).
    Entre récit et reportage, témoignage et avant-garde, avec une intuition sensible rare, ce film encore muet recueille l'héritage des cinémas soviétique et français, et les leçons de la Nouvelle Objectivité propre à la photographie allemande. Il est devenu ainsi, rétrospectivement, annonciateur tant du néo-réalisme que de la Nouvelle Vague. C'est un petit chef-d'oeuvre, d'allure simple mais subtil, sur la vie de la capitale allemande, peu avant l'arrivée du nazisme.

  • Placé sous le signe de la surprise permanente, et sous la direction de son chef d'atelier Jean-François octave depuis 33 ans, iMaGes Dans Le MiLieu connu dans le milieu belge de l'art public sous le sigle iDM passe ces jours prochains le relais à équipe renouvelée et formée dans son giron atypique mêlant dessin, peinture, sculpture, textile, scénographie, interventions urbaines et street art, photo, vidéo, performances et installations dans un esprit résolument pop mais engagé et responsable. L'occasion donc de faire le point sur cet atelier d'art contemporain transdisciplinaire, pas tout à fait comme les autres, sous la forme d'un abécédaire de 336 pages qui donne la parole à chacun de ses intervenants et donne à voir ses productions hétérogènes au fil des ans, puis à l'occasion de trois expositions aux abattoirs de Mons (BaM), au BPS22, au Mac's Musée des arts contemporains Grand-hornu et d'une soirée à l'iseLP. Mais aussi, au-delà de cette dimension commémorative et festive, l'occasion de réfléchir à ce que peut être et doit être une école d'art forcément transdisciplinaire ancrée dans la vie et dans la ville.

  • Dans la foulée d'un précédent ouvrage intitulé Art Poems publié en 2018 dans la même collection, ce recueil est composé de brèves suites consacrées à la création picturale, depuis l'art pariétal jusqu'à la création la plus contemporaine, que ce soit à travers les ouvres de Mark Tobey, de Lee Ufan, de Gerhard Richter ou encore d'Evi Keller. Sa poésie demeure parole d'ouverture et plus particulièrement encore lorsqu'il s'attarde à la création picturale appréhendée comme avènement d'un événement. Ici, Stéphane Lambert rejoint les thèmes les plus décisifs qui traversent son ouvre littéraire, que celle-ci épouse la forme du roman, de l'essai, et bien sûr, de la poésie. Pour l'auteur de ces textes, sentir et percevoir trouvent leur manifestation sensible à travers la recherche de nouvelles formes expressives, si ce n'est par la figuration, par la construction d'un espace pictural visant une représentation, pour ne pas dire une présentation. Tout au long de ces suites, l'auteur parvient sans difficulté à étonner son lecteur, à la fois par la rigueur dont il fait preuve, par la précision de ses observations, du fait que sa propre expérience intérieure rejoint celles qui se manifestent au cour des créations picturales qui sont aussi d'autres expériences de la vie.

  • Dans Le Miroir, Andrei Tarkowski, on le sait, évoque son enfance. Pourtant rien ici ne ressemble à un traditionnel film de souvenirs. Tout, sans cesse, excède la simple mémoire lyrique : le rappel du passé n'ayant rien d'une berceuse. Le Miroir n'est donc pas ce rêve cotonneux, hypnotique, sensitif, fascinant, qu'on nous décrit trop souvent, mais une oeuvre dramatique, brûlante, hérétique, érotique.
    L'érotisme, c'est-à-dire un certain abandon aux mystères de la temporalité; l'érotisme : la dépossession de tout contrôle sur le cours du temp; l'érotisme : quand le temps se dérobe sous nos pieds.
    Il y a dans le rêve plus que ce qu'y met le rêveur.

  • Nicolas Kenny prend pour fil conducteur l'expérience, vécue de l'intérieur, d'un journaliste chevronné de la radiodiffusion belge francophone. La carrière de Charles Van Hauteghem débute dans l'immédiat après-guerre, quand les ondes font partie du quotidien à Bruxelles comme dans tout le pays et au Congo, alors colonie belge. Nicolas Kenny qui l'a longuement interviewé, montre, en se basant aussi sur de nombreuses archives d'époque, comment la radiodiffusion a contribué à façonner la culture urbaine d'une époque, avant que la télévision ne s'impose, obligeant les radios tant nationales que locales à s'inventer de nouveaux défis.

  • En 1989, le Centre wallon d'art contemporain fêtait le vingtième anniversaire de sa première exposition; une belle occasion de plonger dans les pages de la création contemporaine liégeoise. Dès la sortie de Libres échanges. Une histoire des avant-gardes au pays de Liège de 1939 à 1980, nous avions projeté la suite de cette publication. Le quarantième anniversaire du Cwac nous en donne l'occasion. Le Temps des com missaires apporte un éclairage sur l'activité artistique à Liège entre 1980 et 2000. Pour la nouvelle étude, Marc Renwart s'est livré à un travail de compilation suivi d'un travail de sélection d'événements marquants de cette période. Son travail est complété par un site (www.artinfo. be) plus complet où le lecteur trouvera plus largement de quoi satisfaire sa curiosité. Ces recherches font apparaître le rôle capital joué par l'émergence des commissaires. Ils sont artistes, historiens de l'art, conservateurs de musée.

  • Hitler, un film d'allemagne, oeuvre incontournable, reste cependant difficilement analysable de par sa longueur, sa multitude de formes et de procédés.
    Sous le titre show people, cet ouvrage développe un aspect encore jamais exploré : l'implication du personnage de charlot dans la fiction de syberberg, et les connivences dans la mise en scène de ce film avec ceux de chaplin. la tentative de faire un " récit critique du dedans ", pistant les métamorphoses - que cette oeuvre fait subir à son spectateur - au contraire des analyses qui ont toujours rapporté l'expérience d'une projection après-coup -, donne un essai très personnel qui se confronte à la limite d'une écriture entraînée par le cinéma.

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