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Picard

  • L'auteur s'attache à la notion de mémoire au regard de la culture en général et de la création artistique en particulier. Il s'interroge sur ce qu'est le patrimoine à partir d'exemples tirés de l'architecture et de l'art. Quelle représentation se donne-t-on du passé (démarche didactique, instrumentalisation à des fins politiques, quête d'une identité régionale ou nationale...) ? Comment en sont traités les legs (destruction, reconstruction, valorisation) ? Dans quelle mesure certaines créations nouvelles se réapproprient l'esprit du passé (pluralité des "renaissances" et "retours à", copie, distanciation...) ? La particularité de ce ouvrage c'est l'étendue inédite du projet : plus de vingt siècles. «Art et mémoire» questionne en effet les liens que le patrimoine tisse avec le passé depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours.

  • Ce nouvel ouvrage du grand médiéviste Roland Recht, professeur honoraire au Collège de France, part de l'idée que l'art gothique n'a pas été saisi à la fois dans ce qu'il a d'innovant et de créatif par rapport à la période romane, mais aussi à travers l'histoire de sa réception, qu'elle soit médiévale ou bien moderne. L'auteur commence par analyser les aspects spécifiques de la production artistique au Moyen Âge : la grande mobilité des hommes, des modèles et des oeuvres ; la lente conquête d'une représentation du corps et du portrait ; la redécouverte de l'espace privé et de la nature ; la relation dialectique entre les manières et les comportements de la société et leur stylisation dans l'art autour de 1400 ; l'invention proprement révolutionnaire de l'architecture dite gothique. Autant de caractères originaux des derniers siècles du Moyen Âge.

  • Voir les mythes

    Évelyne Prioux

    • Picard
    • 7 Février 2018

    Avec la collaboration de Christophe Cusset et de Claude Pouzadoux.

    À partir d'un corpus de poèmes et d'images mythologiques, cet ouvrage explore les liens qui unissent l'invention littéraire et les arts visuels à une époque de foisonnement et de renouvellement des formes dans les deux domaines. La démarche choisie prend appui sur un ensemble de textes de l'époque hellénistique et de l'époque augustéenne : le recueil d'épigrammes de Posidippe de Pella, l'Élégie du tatouage, l'Hymne pour le bain de Pallas et l'Hécalè de Callimaque, l'Alexandra de Lycophron, l'Idylle 24 de Théocrite, ainsi que des épigrammes grecques de la Couronne de Philippe et différents passages des chants II à IV des Métamorphoses d'Ovide. À la lumière du commentaire de ces oeuvres poétiques sont explorées différentes modalités du rapport entre textes et images sur toutes sortes de supports (sculpture, peinture, mosaïque, arts précieux).

    Les auteurs envisagent notamment la manière dont les poètes anciens sollicitaient la culture iconographique de leurs lecteurs pour leur permettre de visualiser les mythes qu'ils décrivaient, ou, au contraire, pour les inciter à se figurer des scènes impossibles ou aberrantes, en rupture avec le répertoire diffusé par les arts visuels. Dans d'autres cas, la confrontation entre poésie et documentation iconographique permet de reconstituer le contexte de création d'une oeuvre ou d'identifier des scènes conçues comme l'illustration d'un texte poétique précis. Telles sont les pistes de réflexion ouvertes dans cet ouvrage qui propose une véritable plongée dans la fabrique des images à l'époque hellénistique.

  • De nombreuses découvertes de peintures antiques, notamment dans le monde romain, ont été effectuées depuis quelques décennies, elles ont permis d'envisager sous un jour nouveau ce qu'il est aujourd'hui possible de nommer peinture romaine. Les études, monographies ou synthèses, qui ont été publiées sur le sujet, ont élargi considérablement notre vision traditionnelle, tributaire des travaux fondamentaux de l'archéologue allemand August Mau à la fin du XIXe siècle, qui définissait quatre styles successifs dans la peinture de Campanie, échelonnés du IIe siècle av. J.-C. à la fin du Ier siècle de notre ère. Il fallait désormais, sans renoncer au vaste corpus campanien, évaluer son importance relative dans l'ensemble du monde romain jusqu'à la fin de son histoire. En même temps, on se devait de considérer avec plus de profondeur ces oeuvres d'artisans inspirés, de retrouver les sources grecques, voire étrusques de leurs réalisations pariétales dans une dépendance plus ou moins marquée de la peinture de chevalet disparue. On entrevoyait ainsi les raisons de la localisation de ces peintures dans le décor domestique en même temps qu'un certain bouleversement de la hiérarchie des sujets dans le cadre de programmes picturaux, qui apparaissaient désormais comme autant de témoins du regard sur le monde de leurs commanditaires, de leurs préoccupations philosophiques ou religieuses et finalement, dans une certaine mesure, comme un miroir de la société romaine. Mais plus concrètement, il fallait aussi faire le point sur les découvertes en matière technique, aidées par les nouveaux procédés d'analyse, et sur les conditions socio-économiques de la production de ces peintures. Comme les autres ouvrages de la collection, ce manuel ne présente pas un catalogue général des oeuvres concernées mais il apparaît à point nommé pour rendre compte, à travers de nombreux exemples choisis, connus, peu étudiés ou inédits, de l'ensemble de ces démarches anciennes et nouvelles.

  • Construction pharaonique

    Collectif

    • Picard
    • 1 Décembre 2004


    de tout ce qui touche à la civilisation des pharaons, l'art de construire pour l'éternité fascine plus que tout.
    et il ne se limite pas à l'érection des pyramides de l'ancien empire. deux mille ans plus tard, les principes qui l'ont régi sont identiques, même si les formes architecturales se sont adaptées aux temps et aux lieux. plus tard encore, sous l'influence des techniques importées par les grecs puis les romains, le bâtisseur de la vallée du nil ne renonce pas à des procédés consacrés par l'usage, que son cadre de vie, ses buts, son savoir-faire ont imposé et dont l'efficacité s'est avérée " un million de fois ", selon la phraséologie égyptienne elle-même.
    la construction pharaonique a pour ambition de dresser un bilan de ce que l'on peut savoir, au début du xxie siècle, des principes et des techniques qui permirent aux habitants du double-pays d'édifier, pour leur roi et leur dieu, les édifices cultuels. réunissant leurs spécialités propres, architecte, géologue et égyptologues ont donné à ce livre une forme neuve en associant, au sein d'un même ouvrage, les données de leurs disciplines.
    retracer le cadre géographique, socio-économique et culturel dans lequel s'est épanouie la civilisation pharaonique permet de saisir les raisons qui fondent les règles directrices de la construction et motivent leur quasi-immuabilité : elles sont intrinsèques au paysage d'égypte. de ses falaises furent extraits les matériaux (granite, grès, calcaire, etc. ) plus ou moins proches du nil, cordon de vie et source de tout déplacement ; la crue annuelle rehaussa les points de chargement et de déchargement ; le limon mouillé permit de lubrifier les sols pour glisser les charges sans jamais les soulever ; rocheux ou constitué d'alluvions, son sol s'offrit à tous les types de fondations ; mêlée de sable et de paille hachée, la terre crue donna corps aux millions de briques indispensables à la vie des chantiers.
    sans elles, pas de rampes, pas d'échafaudages lourds, installations provisoires indispensables à la mise en place des gigantesques pylônes ou salles hypostyles comme celles de karnak ou d'edfou, pourtant séparées dans le temps par plus d'un millénaire. les mines de cuivre et les gisements de surface fournirent les matières premières des outils métalliques et lithiques ainsi que les produits indispensables à diverses étapes des chantiers : sable abrasif, gypse pour la fabrication du plâtre, ocres des couleurs, etc.
    l'homme du passé a souvent consigné par écrit ses incessants efforts pour contribuer à maintenir, aux côtés de son souverain, maât, l'ordre universel. de tous ces textes, seuls quelques uns, les plus évocateurs, ont été présentés. ils valorisent la mémoire de ces milliers d'ouvriers anonymes, de leurs efforts, leurs astuces, leur bon sens ou leur fatigue.


  • les amoureux de paris sont très attachés aux quartiers des faubourgs et aux anciens villages, charonne, belleville, ménilmontant.
    pourquoi ?
    sans doute parce que ces quartiers fabriquent un monde urbain fait de contrastes et d'hétérogénéité, qui accueille des populations diverses, des activités multiples, des ambiances différentes, un monde qui fait toujours preuve d'une vivacité indubitable, et qui n'est donc pas celui d'une ville-musée totalement pétrifiée et aseptisée. pourtant, beaucoup de quartiers de faubourgs sont fragiles, parce que l'affaiblissement ou la disparition des activités artisanales ou industrielles qui les vivifiaient ne
    les mettent plus à l'abri d'opérations brutales de transformation qui altèrent leur identité.
    comment des tissus urbains d'une très grande complexité se sont-ils formés, notamment à partir d'un
    parcellaire agricole dont les traces sont étonnamment toujours décelables par certains des traits essentiels du paysage des faubourgs ? comment imaginer des procédures nouvelles et trouver des moyens d'intervention subtils,
    capables de sauvegarder l'identité de quartiers singuliers ? comment regarder la ville comme une totalité faite de parties différenciées ? telles sont quelques-unes des questions que cet ouvrage aborde
    en s'appuyant sur une certitude : les faubourgs sont pour paris l'avenir.
    l'enjeu est là ! j. l.

  • La production picturale du XIIIe siècle dans les pays méditerranéens, tant en Italie que dans le monde balkanique, à Constantinople ou au Proche-Orient, est d'une étonnante richesse.
    Cette période connaît, avec l'installation de l'Empire latin à Constantinople et l'instauration des plusieurs États en Grèce, à Chypre et en Syrie-Palestine, une intensification des échanges non seulement commerciaux mais aussi artistiques d'une rive à l'autre de la Méditerranée.
    Ce volume très richement illustré s'attache à définir les nouvelles orientations iconographiques, des origines des ateliers aux styles caractéristiques de cette production qui trace un pont entre le monde oriental et le monde occidental.
    Icônes, peinture murales, mosaïques sont ainsi analysées sur fond de conflits entre l'Église de Rome et celle de Constantinople, du reflux des croisés de Syrie-Palestine, de la prise de Constantinople, de la naissance de nouvelles dynasties dans les Balkans...
    Un CD contenant 450 illustrations inédites, rassemblées par des spécialistes de la période, donne à voir la qualité et la richesse des programmes picturaux. Cet ouvrage de grande tenue scientifique, comprenant des articles en français, en anglais et en italien, permet d'embrasser une période en pleine mutation qui précède le renouveau de la peinture italienne du Trecento.

  • Art et industrie

    Collectif

    • Picard
    • 29 Mars 2013

    Cet ouvrage se propose d'explorer les relations entre art et industrie du XVIIIe au XIXe siècle. Comment l'art a-t-il investi l'industrie au point de se rendre indispensable à la réussite commerciale d'un produit ? Une étude qui permet de revisiter une grande partie de l'histoire manufacturière française.

  • Dans le panorama éditorial européen et américain, il manque depuis longtemps une histoire de l'art romain qui propose, dans une vision globale, l'important travail de recherche archéologique et historique menés ces dernières années par les chercheurs de différents pays.
    L'ouvrage de Filippo COARELLI inaugure une collection d'Histoire de l'art romain en plusieurs volumes, qui veut offrir à la fois des données mises à jour et une réflexion historiographique adéquate. Par une méthode originale, l'auteur base son étude sur un dialogue continu entre les données archéologiques et la tradition classique sur les origines de Rome.
    Au cours des siècles reculés, dans la Rome des rois, la ville se trouvait au carrefour de deux mondes artistiques riches et actifs - le monde étrusque au nord et le monde italo-grec au sud - et constituait une périphérie artistique où les différentes influences et modalités d'expression se mêlaient avec la sensibilité locale. Avec l'époque républicaine commencent à prendre forme des éléments propres, dans un échange permanent de ressemblances et de différences par rapport aux mondes environnants. Une culture artistique qu'on peut qualifier de « romaine » commence petit à petit à se définir.

  • Ce volume exceptionnel réunit 130 contributions inédites d'historiens et historiens de l'art autour des thèmes actuels de la réflexion historique et artistique sur le Moyen Âge.
    La référence à l'Antiquité, l'importance des échanges artistiques et la question de la réception des images nourrissent une approche transversale aux côtés d'un large panorama couvrant l'architecture - résidentielle et religieuse -, l'urbanisme, la sculpture, le décor peint, la mosaïque, la tapisserie ou la broderie.
    Le projet et la commande de l'oeuvre d'art, le rapport entre le texte et l'image ou la postérité de l'art médiéval sont également abordés par des auteurs d'origines intellectuelles très variées, qui élargissent les champs thématiques et chronologiques traités. Ils contribuent à faire de ce volume un bilan des principales voies de recherche sur l'histoire de l'art du Moyen Âge en ce début de XXIe siècle.
    Le prestigieux comité promoteur, le comité de rédaction ainsi que les auteurs de cet ouvrage rassemblent les meilleurs spécialistes de l'histoire de l'art du Moyen Âge en provenance d'Europe, d'Afrique du Nord, des États-Unis et du Japon. Ils rendent un hommage à Xavier Barral i Altet qui, en 1983, donna un nouvel élan à la discipline avec le colloque Artistes, artisans et production artistique au Moyen Âge, publié aux éditions Picard.

  • Un ouvrage très illustré, qui donne à voir à partir de nombreuses photographies et dessins inédits, l'architecture de la ville du Caire au XIXe siècle. Un ensemble de spécialistes livre une étude des artistes et photographes qui ont été fascinés par Le Caire et en restitue l'atmosphère, alors que les édifices représentés ont en grande partie disparu.

  • Peintures romaines de Tunisie

    Alix Barbet

    • Picard
    • 6 Novembre 2013

    Cet ouvrage présente les peintures romaines de Tunisie, en grande partie inconnues. De nombreux dessins et restitutions de l'auteur permettent d'appréhender les styles, les motifs ainsi que les intentions des commanditaires.

  • L'art grec de l'époque hellénistique, entre la mort d'Alexandre et la bataille d'Actium, nous a légué peu de monuments aussi bien conservés que le Grand Autel de Pergame, découvert dans les fouilles allemandes de ce site proche de la côte égéenne de la Turquie actuelle, dans une des régions les plus riches du monde grec antique. Cet édifice monumental, qui a été en partie reconstruit au musée de Berlin, est orné d'une frise qui déroule sur plus de 110 mètres de long le combat des dieux contre les géants ; une volée de marches permet d'accéder à la terrasse supérieure, qui abritait l'autel proprement dit entouré d'une colonnade sous laquelle on pouvait voir une petite frise qui narrait l'histoire du fondateur légendaire de Pergame, le héros Télèphe. L'ouvrage aborde l'histoire de l'exploration archéologique de l'Asie Mineure en rappelant les circonstances de la découverte du site par Carl Humann : celui-ci visite Pergame après un certain nombre de voyageurs qui ont relaté leur visite de l'acropole et de ses ruines, notamment l'architecte français Huyot dont sont ici publiés quelques passages de sa description. La fouille conduite par les musées de Berlin avait pour but d'enrichir les collections de la nouvelle capitale de l'empire prussien. La révélation de tout un pan méconnu de l'art grec a dès le début suscité l'enthousiasme, de Tourguéniev par exemple, mais a aussi conduit à quelques méprises sur l'esthétique souvent qualifiée de baroque de la grande frise. L'étude de la bataille des dieux contre les géants prend en compte les résultats des dernières recherches et permet aussi d'avancer des éléments nouveaux d'interprétation grâce à l'identification de certaines divinités. Les dieux des Grecs étaient ici représentés en lutte contre les géants révoltés. Ce combat mythique qui se déploie autour du monument a sans doute été conçu par un érudit du IIe siècle av. J.-C., Cratès de Mallos, qui vécut à la cour des rois de Pergame. Lexamen des restes de la petite frise, moins bien conservée, conduit aussi à proposer une nouvelle reconstitution de la geste du héros fondateur de Pergame. L'étude des sources qui subsistent sur le Grand Autel, auquel (Apocalypse de saint Jean fait sans doute allusion, donne des indices intéressants qui permettent de préciser sa fonction : le monument était consacré au culte des douze dieux et du roi Eumène II après son apothéose. On peut ainsi préciser la date de la consécration, sous son successeur, son frère Affale II (règne de 158 à 138 av. J.-C.). L'iconographie a été conçue pour donner au Grand Autel un rôle central dans la capitale du royaume : les divinités principales de Pergame se retrouvent sur la grande frise et leurs images sont mises en correspondance avec leurs sanctuaires ; leur victoire rappelle toutes celles qui ont été remportées sur les ennemis du royaume, des Macédoniens aux Galates qui avaient envahi l'Asie Mineure. Une conception originale de l'image s'impose ainsi à nous : au service de la politique royale, mais aussi de la grandeur de la polis, de la cité, elle mobilise tous les prestiges de la fable pour faire passer un message à la gloire du roi.

  • " L'urbanisme, c'est une autre façon de regarder la démocratie " affirme un architecte, dans cet ouvrage qui réunit une somme de points de vue de " praticiens " de la ville.
    Tous reconnaissent que, pour vivre ensemble, il faut des règles.
    Mais lesquelles ? Et comment les faire évoluer pour " coller toujours plus près " aux attentes complexes et contradictoires de la société ?
    Comment peut-on concilier respect du patrimoine et modernité, pression foncière et aspiration d'un Paris plus vert, moins dense, dans une ville déjà construite à quatre-vingt-dix pour cent ?
    Pour résoudre ces équations à multiples inconnues, les architectes contemporains - du moins ceux qui sont engagés dans un travail d'auteur - ne manquent pas de ressources - Au travers de leurs témoignages, de la présentation des opérations phares du tournant de l'an 2000 et de la philosophie actuelle des règlements qui sous-tendent la production de la ville, se dessine ainsi une nouvelle conception de l'urbanisme, proche de la notion d'urbanité.

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