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Presses Universitaires Du Septentrion

  • La danse, devenue art autonome au tournant du XXe siècle, confronte la pensée esthétique à ses propres limites ; elle remet en question le rapport moderne qui lie l'art et ses genres, et la prédominance du modèle de l'oeuvre pour penser l'expérience artistique.
    La danse serait-elle le paradigme esthétique du XXe siècle, c'est-à-dire la voie incontournable pour accéder aux problèmes philosophiques que pose l'art dans son évolution ? L'émergence de la danse contemporaine est directement liée à la conquête d'un geste libre. Le geste dansé s'affranchit des formes conventionnelles qui s'imposaient à lui et le réglaient auparavant clans la tradition du ballet classique.
    L'improvisation est un moment crucial clans cette mutation, dans la mesure où elle n'est plus seulement une variation sur des schémas préexistants mais trouve désormais une valeur constituante. Le geste semble procéder de lui-même, ne provenir de rien, clans une sorte de miracle qu'il faut interroger. Le présent livre questionne la danse, sous sa forme contemporaine, dans une perspective non dogmatique.
    II ne s'agit pas d'appliquer à la danse des catégories toutes faites et forgées en dehors d'elle, mais de construire les modalités d'un questionnement ancré sur les formes multiples et concrètes de son devenir. Le parcours théorique, qui réunit philosophes et artistes, envisage le geste dansé sous l'angle de son effectuation, de son expressivité, et de son rapport conflictuel à l'oeuvre chorégraphique comme fixation paradoxale de l'éphémère.

  • Il y a aujourd'hui une crise de la description des images du cinéma, si l'on en croit une déclaration de Jean-Luc Godard pour qui les cinéphiles devraient s'inspirer du quotidien de sport L'Équipe: «?Dans le compte-rendu que je lis, je retrouve vraiment ce qui s'est passé la veille?», dans la mesure où les journalistes sportifs décrivent toujours finement les gestes et les actions qu'ils ont vus auparavant au stade.L'ironie du propos doit nous conduire à dépasser la plainte qui l'enveloppe, et à examiner dans le détail les manières dont la fonction descriptive se développe devant un film ou une séquence filmique: pour l'analyste, le théoricien des images, l'historien du cinéma, le philosophe cinéphile. Dans une époque où le discours sur le cinéma est confronté à d'importantes mutations (critique frontale et indifférenciée de la circulation des images, profusion des commentaires via les blogs internet), cet ouvrage répond à la nécessité de penser les protocoles contemporains de la description filmique. L'idée est de faire appel à des spécialistes de l'image pour apprécier avec eux comment s'est construite leur pensée du cinéma depuis une pluralité d'opérations descriptives. L'articulation entre l'objet et la méthode de description est constamment interrogée, à travers des contributions sur des réalisateurs très variés (de Hitchcock à Pasolini, d'Orson Welles à Gus Van Sant) et des objets filmiques spécifiques: fictions, remploi d'images, gestuelle des corps en action, dimension sonore du cinéma, etc. pour défendre une pratique descriptive toujours singulière et jamais définitive.

  • La question de la conservation, de la restauration et de la diffusion du patrimoine cinématographique et audiovisuel devient de plus en plus cruciale. Des pans entiers de l'histoire du cinéma demeurent toujours difficiles d'accès et sont souvent menacés de disparition. Que faire de ces gisements de films et de documents audiovisuels que les archives ont de moins en moins les ressources et la possibilité de faire connaître? Où commence et où s'arrête la notion de patrimoine filmique? Quels sont les critères de pertinence qui mènent une cinémathèque ou une archive à favoriser la restauration de telle oeuvre plutôt que telle autre? Comment la redécouverte de certains corpus de films contribue à modifier notre connaissance de l'histoire du cinéma? Quelle influence la conservation et la patrimonialisation du cinéma a eu sur les créateurs de cinéma? Comment ces oeuvres participent d'une forme de valorisation singulière du patrimoine filmique? Quels sont les nouveaux défis des cinémathèques et des archives dans la conservation et la restauration du patrimoine filmique? Quels rôles jouent les « nouveaux supports » dans la conservation de certaines zones oubliées du patrimoine cinématographique? Sans avoir la prétention d'épuiser les multiples ramifications de ces questions pressantes, vastes et complexes, cet ouvrage voudrait poser quelques jalons d'une réflexion plus que jamais nécessaire sur l'avenir de la mémoire des archives cinématographiques et audiovisuelles.

  • Quand Voltaire débarrassait la scène des Comédiens-Français, un équilibre nouveau s'imposait entre la scène et la salle. L'auteur devait charger la mémoire des comédiens d'un faisceau de recommandations destinées à conjurer un vide soudainement révélé. Aux premiers temps du Théâtre-Libre, André Antoine devait retrouver le problème du côté du metteur en scène. Le texte théâtral ne se réduit donc pas au texte littéraire. Alors, doit-on, peut-on conserver l'éphémère de la représentation? D'entrée de jeu, le choix est inéluctable.Au XIXe siècle, les régisseurs de théâtre, en ordre dispersé, relèvent le défi. Ils ouvrent entre Paris, la province et l'Europe les chemins divers du nouveau théâtre français. Mutualistes convaincus, ils constituent une association en 1911. Ils décident alors de projeter, dans une période économique difficile, qui aurait pu inciter au repliement sur les soucis quotidiens, une Bibliothèque de mises en scène dramatiques et lyriques qui va favoriser la circulation des oeuvres. Ils créent un véritable instrument de travail pour le technicien ou pour le chercheur. Ils servent ainsi l'avènement du metteur en scène et le triomphe de la mise en scène de création qui les entraînent à un professionnalisme croissant. Parallèlement, une distinction stricte s'opère entre le matériel « historique », toujours emprunté, et le dépôt légal de la création soumis progressivement à une règlementation rigoureuse. La Bibliothèque de mises en scène témoigne de la validité du choix initial, professionnel et résolument ouvert à des professionnels.L'ouvrage de Françoise Pélisson-Karro, conservateur en chef honoraire de la BnF, invite à entrer dans cet univers où se posent des problèmes, intellectuels et humains, qui nous concernent encore aujourd'hui.

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  • Les innovations techniques ouvrent de nouveaux possibles qui doivent être actualisés par une critique des modes de représentation actuels.
    Cet ouvrage articule réflexion théorique et études de terrain autour de trois grandes thématiques : le devenir du film à l'heure de la numérisation, les pratiques artistiques et culturelles liées à l'internet, et l'imaginaire esthétique accompagnant ces dernières technologies. Face aux développements de la télévision délinéarisée et de l'internet, l'industrie cinématographique se régénère en capitalisant sur les superproductions, images en 3D et son aux sources démultipliées, offrant des sensations brutes proches des origines foraines du cinéma.
    La question aujourd'hui ne serait plus "qu'est ce-que le cinéma ?" mais "qu'est-ce qu'un film ?" indissociable des pratiques actuelles brouillant les distinctions entre professionnels et amateurs. Emerge la figure de l'artisan, non plus image désuète, mais réponse aux dilemmes de l'artiste-auteur confiné dans les espaces muséaux distincts des productions industrielles transnationales adeptes de syncrétismes culturels.

  • Les dramaturgies contemporaines se passionnent pour le corps, les corps.
    Jadis instrument de l'action dramatique, le corps reprend à présent ses droits sur scène ; se donne alors à voir la physis d'un corps vulnérable, désirant, traversé d'intensités, toujours déjà travaillé par l'échéance de sa propre mort. Les " passions du corps ", au sens étymologique de " souffrances ", désignent ainsi tout ce qui porte atteinte à l'intégrité du corps, tous les flux, forces ou émotions qui l'écartent de lui-même, l'arrachent à la fiction de l'identité entendue comme pure intériorité.
    Enfin, le terme " passions " fait évidemment référence au paradigme christique, et à la Passion comme forme théâtrale d'origine médiévale. Les dramaturgies contemporaines s'intéressent plus particulièrement au moment iconique de la Passion, celui de l'agonie du Christ en croix. Là où le théâtre de tradition aristotélicienne tend à occulter le corps en l'instrumentalisant comme support du logos, le théâtre de la Passion est tout entier tourné vers la monstration du corps agonisant.
    A la suite d'Artaud, les dramaturgies contemporaines font retour vers un théâtre sacrificiel, renouant ainsi avec les origines cultuelles du théâtre. Parcourant tout le champ des pratiques scéniques contemporaines (théâtre, performance, danse, opéra, etc.), les articles réunis ici abordent ces questions chez John Adams, Howard Barker, Samuel Beckett, Edward Bond, Marie Chouinard, Klaus Michael Grüber, Elfriede Jelinek, Sarah Kane, Dea Loher, Hermann Nitsch, Valère Novarina et Einar Schleef.

  • Depuis la Renaissance, l'estampe a constitué une révolution capitale dans l'histoire de la culture visuelle et de la perception de l'oeuvre d'art : l'idée de graver un sujet sur une matrice, puis de l'imprimer en de multiples exemplaires a totalement bouleversé les notions d'originalité et d'unicité traditionnellement attachées à l'oeuvre d'art. Bien moins coûteuse et moins fragile que le dessin ou la peinture, l'estampe a trouvé des applications extrêmement variées - des plus nobles aux plus humbles - destinées à des publics élargis, mettant quasiment l'image à la portée de tous. Mais paradoxalement, le caractère multiple des estampes originales, la soumission au modèle inhérente à l'estampe dite de " reproduction ", la complexité de certains procédés techniques, la question des retirages posthumes de planches, ont pu entraîner incompréhension, méfiance et préjugés. L'évolution des statuts de l'image imprimée est une question des plus actuelles et des plus transversales à travers les siècles. Elle se rattache pleinement à l'histoire de la culture visuelle et appelle de stimulantes approches interdisciplinaires. Elle est au coeur de ce recueil auquel ont contribué de nombreux spécialistes, chercheurs en histoire de l'art, en économie de l'art, conservateurs de musées, conservateurs de bibliothèques, experts...

  • Le dernier commanditaire du moyen age. l'amiral de graville - vers 1440-1516 Nouv.

    Amiral de France à partir de 1487, Louis Malet de Graville (vers 1440-1516), est un oublié de l'histoire. Ce riche seigneur à la longue carrière politique est pourtant l'un des piliers des cours de Louis XI, de Charles VIII et de Louis XII. Mieux, c'est l'un des commanditaires laïcs les plus actifs de cette longue fin du Moyen Âge pendant laquelle le renouveau de la Renaissance est en germe.En explorant toute l'étendue de la commande artistique de l'amiral de Graville, celle, ordinaire, attendue pour un seigneur aussi important, mais celle aussi, plus intime, qui révèle ses originalités, cette étude met à l'honneur une personnalité unique et attachante. Elle apporte un nouvel éclairage sur les modalités et les enjeux de la commande nobiliaire autour de 1500. Manuscrits superbement enluminés, fiers châteaux gardiens de l'identité familiale, églises rurales insoupçonnées de style flamboyant, mais aussi vitraux, sculptures, tapisseries, portraits peints ou dessinés, c'est, par le prisme l'amiral de Graville, tout un pan de l'histoire de l'art qui ressurgit.

  • S'adressant à tous ceux qui s'intéressent à l'art et à son histoire, La culture artistique au Québec au seuil de la modernité vise à éclairer, dans toute sa richesse, le rôle exceptionnel qu'un humaniste montréalais, Jean-Baptiste Lagacé, superbement prolifique et polyvalent a joué dans ce processus d'institutionnalisation de l'histoire de l'art.

    L'ouvrage d'Olga Hazan met en lumière le contexte dans lequel a été créée la première chaire canadienne d'histoire de l'art, occupée par Jean-Baptiste Lagacé de 1904 à 1944. Ce faisant, il vise à faire connaître les conditions dans lesquelles une culture artistique, c'est-à-dire un champ de savoir axé sur l'art et son histoire, s'est forgé une place à Montréal dès la deuxième moitié du XIXe siècle et pour la première fois au Canada, affectant autant les milieux universitaire et scolaire que le monde ouvrier.

  • À l'ère du numérique, les frontières entre les catégories, entre les états de l'image se sont ouvertes de manière évidente. L'image n'est plus nécessairement une image fixe ou une image animée mais, de plus en plus, les deux à la fois. Bien plus, il semble que le clivage « image fixe versus image animée » n'ait pas toujours eu cours. Un regard rétrospectif sur l'image optique nous enseigne qu'elle fut de tout temps travaillée par des liens étroits et féconds entre les deux états.
    Ce livre traite des relations entre fixité et mouvement qui se sont nouées tout au long de l'histoire de l'image optique, depuis ses origines jusqu'à ses formes les plus récentes. Il propose une analyse de ces nouvelles images au statut parfois ambigu entre fixité et mouvement, mais il s'interroge aussi, auparavant, sur les liens paradoxaux de la photographie au mouvement, et de l'image animée, à la fixité.
    S'appuyant sur de multiples dispositifs allant de la camera obscura aux animations interactives, il envisage l'image optique comme une et continue, sous un angle à la fois historique, esthétique et technique, libéré de certains schématismes. De cette image si répandue et souvent partiellement méconnue, image qui n'a cessé d'être pensée en termes d'opposition (entre fixité et mouvement, entre optique et numérique, entre archaïsme et modernité), il s'agit de relier, voire réconcilier les différents aspects, histoires et états, afin d'en mieux saisir les paradoxes et les problématiques spécifiques.

  • La revue traite des grands problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels de l'Allemagne contemporaine sans négliger la dimension historique et la comparaison avec d'autres pays.
    Elle est aussi un forum franco-allemand. Elle s'adresse aux germanistes, historiens, politologues, économistes, étudiants comme enseignants, aux journalistes et aux décideurs politiques ainsi qu'au grand public intéressé par l'Allemagne.

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