Flammarion

  • Découvrez Journal, le livre de Keith Haring. De l'âge de 19 ans jusqu'à sa mort du sida en 1990, à 32 ans, Keith Haring a consigné dans ses carnets ses réflexions sur son travail, son succès commercial, ses rencontres, son homosexualité, ses lectures, et sur ses contemporains. Icône du pop art, internationalement reconnu à 24 ans, Haring savait que ses journaux seraient un jour publiés. Certains textes trahissent cette conscience de soi juvénile. Ses déclarations sans détour aident en particulier à comprendre la sexualité qui imprègne son art. Elles en disent long sur son esthétique, sa créativité, ses méthodes de travail, sa compétition avec les autres artistes, son ouverture aux expériences nouvelles, son amour des enfants, son dévouement à ses amis et sa lutte acharnée contre la maladie. Les textes sont classés par année et suivis d'une liste des expositions d'Haring et de ses projets. Une introduction élogieuse de l'historien de l'art Thompson (Yale) met son oeuvre en contexte.


  • La philosophie du fondateur du pop art est un incroyable pot-pourri : irrévérencieuse et drôle mais aussi très vraie. Remettant en cause toutes les valeurs de la société américaine, il développe des théories originales sur la vie, et s'exprime sur lui-même, la mort, l'amour, la beauté, le temps, la célébrité, l'art, le travail... Publié pour le 20e anniversaire de la mort de l'artiste.



  • De 1960 aux années 1990, Fellini a noté ses rêves et a dessiné ce qu'il avait : scènes érotiques, de la vie quotidienne, relatives au cinéma, etc. Reproduction en fac-similé du manuscrit original.


  • La Renaissance et ses avant-courriers dans l'art d'occident Nouv.

    Dans ce classique de l'histoire de l'art, Erwin Panofsky s'interroge sur la spécificité de la Renaissance : ce mouvement artistique a-t-il bien eu lieu et si oui, comment s'est-il distingué des renouveaux médiévaux que l'on évoque sous le même nom ?
    « L'historien d'art [...] devra accepter certains faits fondamentaux ; à savoir qu'une première rupture par rapport aux principes médiévaux de représentation du monde visible au moyen du trait et de la couleur s'est effectuée en Italie à la fin du XIII? siècle ; qu'un second changement fondamental, qui a commencé en architecture et en sculpture, plutôt qu'en peinture, a eu lieu au début du XV? et a entraîné un intérêt intense pour l'Antiquité classique ; et qu'une troisième phase, apogée de tout le développement, qui a finalement synchronisé les trois arts et a temporairement éliminé la dichotomie existante entre les points de vue naturaliste et classicisant, a commencé au seuil du XVI?. » Erwin Panofsky.

    Par une étude minutieuse et richement illustrée de la sculpture à l'architecture en passant par la peinture et les enluminures, Panofsky livre ici un ouvrage fondamental pour la compréhension de l'art de la Renaissance.

  • Sélection de peintures significatives de l'histoire de l'art, illustrant les grands courants picturaux de l'Egypte antique à 2006.

  • Howard S Becker analyse la production de toute oeuvre d'art comme une action collective.
    L'artiste est au centre d'une chaîne de coopération liant tous ceux qui, à des titres divers, concourent à l'existence de l'oeuvre. Il se réfère à des créateurs du passé ou de son temps ; il mobilise des fabricants de matériels, des collaborateurs, des intermédiaires diffusant l'oeuvre, des critiques, des théoriciens, des fonctionnaires pour soutenir ou censurer l'activité créatrice, des publics. Tous agissent sur la base de conventions communes qui s'incarnent dans des savoirs, des techniques, des habitudes de travail et des catégories de perception.
    L'oeuvre apparaît ainsi dans le mouvement de sa genèse matérielle et cognitive : elle est empreinte des multiples décisions et interprétations qui font du " monde de l'art " tout entier son " auteur ".

  • Histoire de la beauté

    Umberto Eco

    Qu'est-ce que la Beauté ? Qu'est-ce que l'art, le goût, la mode ? Le Beau est-il quelque chose que l'on peut définir rationnellement, ou s'agit-il d'une appréciation purement subjective ? Ainsi commence l'exploration d'Umberto Eco au coeur de l'esthétique.
    A travers une étude détaillée des plus grandes oeuvres de la culture occidentale (de la Vénus de Milo jusqu'à la Marilyn d'Andy Warhol en passant par les monstres de Jérôme Bosch, les madones de Botticelli ou les odalisques de Manet), l'auteur dresse un état des lieux complet des multiples facettes de la Beauté, véritable voyage dans le temps de la Grèce antique jusqu'à nos jours. Pour étayer son propos il convoque tous les artistes et penseurs qui ont, chacun à leur façon, tenté de répondre à cette interrogation éternelle.
    Indispensable, ce livre tord le cou à bien des idées reçues et dessine, chapitre après chapitre, une véritable carte du tendre du Beau.

  • Histoire de la laideur

    Umberto Eco

    En apparence, beauté et laideur sont deux concepts qui s'impliquent mutuellement, et l'on comprend généralement la laideur comme l'inverse de la beauté, si bien qu'il suffirait de définir l'une pour savoir ce qu'est l'autre.
    Mais les différentes manifestations du laid au fil des siècles s'avèrent plus riches et plus imprévisibles qu'on ne croit. Or voici que les extraits d'anthologie ainsi que les extraordinaires illustrations de ce livre nous emmènent dans un voyage surprenant entre les cauchemars, les terreurs et les amours de près de trois mille ans d'histoire, où la répulsion va de pair avec de touchants mouvements de compassion, et où le refus de la difformité s'accompagne d'un enthousiasme décadent pour les violations les plus séduisantes des canons classiques.
    /> Entre démons, monstres, ennemis terribles et présences dérangeantes, entre abysses répugnants et difformités qui frôlent le sublime, freaks et morts-vivants, on découvre une veine iconographique immense et souvent insoupçonnée. Si bien que, en trouvant côte à côte dans ces pages laideur naturelle, laideur spirituelle, asymétrie, dissonance, défiguration, et mesquin, lâche, vil, banal, fortuit, arbitraire, vulgaire, répugnant, maladroit, hideux, fade, écoeurant, criminel, spectral, sorcier, satanique, repoussant, dégueulasse, dégradant, grotesque, abominable, odieux, indécent, immonde, sale, obscène, épouvantable, terrible, terrifiant, révoltant, repoussant, dégoûtant, nauséabond, fétide, ignoble, disgracieux et déplaisant, le premier éditeur étranger qui a vu cette oeuvre s'est exclamé : "Que la laideur est belle" !

  • Écrits sur l'art Lettres à ses amis peintres - Barnett Newman, Robert Motherwell, Adolph Gottlieb -, récits de voyage en Europe, notamment à Paestum où Rothko affirme qu'il a « toujours peint des temples grecs sans le savoir », descriptions d'étés en famille dans les campus américains où il donne cours, cahiers de notes dans lesquels Rothko parle de l'importance du surréalisme, de Picasso ou de Miró, confessions amères sur le règne des marchands et des critiques d'art, manifestes et réponses à des conservateurs et à des critiques, ces Écrits sur l'art rassemblent les textes de Mark Rothko depuis ses débuts, en 1934, jusqu'en 1969, un an avant son suicide. Confiés à des musées américains ou conservés par ses enfants, ces écrits étaient jusqu'alors inédits. Ils nous révèlent l'ambition de l'un des plus grands peintres du XXe siècle : « Les tableaux doivent être miraculeux : à l'instant où l'un est achevé, l'intimité entre la création et le créateur est finie. Ce dernier est un étranger. Le tableau doit être pour lui, comme pour quiconque en fait l'expérience plus tard, la résolution inattendue et sans précédent d'un besoin éternellement familier. »

  • " l'historien d'art [.
    ] devra accepter certains faits fondamentaux ; à savoir qu'une première rupture par rapport aux principes médiévaux de représentation du monde visible au moyen du trait et de la couleur s'est effectuée en italie à la fin du xiiie siècle ; qu'un second changement fondamental, qui a commencé en architecture et en sculpture, plutôt qu'en peinture a eu lieu au début du xve et a entraîné un intérêt intense pour l'antiquité classique ; et qu'une troisième phase, apogée de tout le développement, qui a finalement synchronisé les trois arts et a temporairement éliminé la dichotomie existante entre les points de vue naturaliste et classicisant, a commencé au seuil du xvie.
    " erwin panofsky.

  • Les couleurs ne sont pas la réalité des corps, elles ne sont pas la vie, ni exactement une loi de la Nature ; elles sont le reflet d'une abstraction de la Nature, l'artifice dans le naturel, c'est-à-dire des figures...
    En fait, le domaine de la couleur recouvre une aire partagée entre l'art et la science, entre le physique et la psychologie, un terrain qui mesure les limites des deux cultures, pour brouiller la clarté de leurs idées, un terrain d'approche facile mais que n'atteignent jamais les méthodes analytiques et expérimentales.

  • Paru en 1941, le livre testament d'un élève de Burckhardt, l'un des plus grands théoriciens de l'art allemand.

  • L'art islamique est reconnu comme étant «ornemental» ou «décoratif». Ces termes prêtent à confusion, car, d'une part, toute une tradition artistique et intellectuelle considère l'ornement comme une caractéristique secondaire et, de l'autre, l'ornement est par définition sans réfèrent significatif extérieur et donc se trouve présent uniquement pour parer de beauté un objet ou un monument. Dans ce livre, Oleg Grabar, cherche à concilier ces paradoxes et propose de définir l'ornement comme une forme intermédiaire qui rend possible la transmission de la communication visuelle dans la création et l'histoire des arts en général.

  • Au sein de la Renaissance italienne, Venise occupe une position originale par sa situation géographique, par son indépendance politique et ses usages sociaux. Carrefour entre les pays du nord de l'Europe et du centre de l'Italie, entre l'Orient et l'Occident, la cité des doges réussit à tresser un tissu social cosmopolite, à inventer une culture ouverte à d'innombrables courants pour créer un style homogène et unique. Elle sut également composer une vie sociale sans heurts, ordonnée autour d'institutions originales comme les scuole. Patricia Fortini Brown, en ne prenant en considération que les oeuvres exécutées pour des commanditaires vénitiens, trace un portrait fidèle de la Venise du XVIe siècle et cerne avec précision les caractéristiques de la vie artistique locale - notamment la préférence des peintres vénitiens pour le colorito plutôt que pour le disegno, guide incontesté de la peinture dans le reste de la péninsule. L'auteur confronte les créations picturales, architecturales à la réalité sociale, culturelle qui les a conditionnées et par l'analyse des habitudes quotidiennes, des pratiques de dévotion, des relations entre l'individu et l'État, restitue l'image d'une cité et d'un centre artistique incomparables.

  • Présente les objets de la prestigieuse collection de Jeffrey Montgomery consacrée à l'art populaire japonais. La plupart des objets ont été fabriqués en métal ou en tissu, par des artisans anonymes, entre l'ère muromachi et l'ère meiji.


  • Quel étrange duo : le séduisant crooner et le maigrichon, l'Italien de
    Steubenville, dans l'Ohio, et le juif de Newark, New Jersey. La première
    fois qu'ils montèrent sur scène ensemble, un miracle se produisit, et, en
    très peu de temps, Martin et Lewis devinrent aussi connus qu'Elvis ou
    les Beatles en leur temps, déclenchant l'hystérie sur leur passage.
    Mais, le 24 juillet 1956, dix ans après leur première rencontre, Martin et
    Lewis se séparent.
    Chacun mena par la suite une carrière solo triomphante ; mais leur
    séparation laisse à jamais un vide dans le coeur de chaque Américain.
    Dans ce livre, à la fois émouvant, tragique et drôle, Jerry Lewis raconte,
    sans langue de bois, une amitié de cinquante ans, depuis cette après-midi
    de printemps 1945 où les deux jeunes artistes se croisèrent au carrefour
    de Broadway et de la 54e Rue, jusqu'à leur dernière rencontre accidentelle
    au milieu des années 90. Mais ce qui transparaît surtout, c'est l'immense
    amour que Jerry Lewis portait et porte toujours à son partenaire, et que
    Martin éprouvait aussi : un amour véritable qui durera éternellement.


  • Sixty-seven female artists and their work from the sixteenth century to the present demonstrate the evolution of art through a female-empowered lens. The history of art has been forever considered, written, published, and taught by men, primarily for a male audience. For women, the mere possibility of becoming an artist--to have access to the necessary materials, to produce, exhibit, and, against all odds, succeed and sustain the activity--has been an incessant, dangerous, and exhausting fight--physically, mentally, and psychologically. The time has come to reframe the history of art in the context of the brave women who had the courage to defy all rules in order to pursue their vocation and carve out their place in the art world. This book draws the portraits of sixty-seven fascinating women and their significant artistic achievements, from groundbreaking Renaissance painter Artemisia Gentileschi to the photography of Nan Goldin today. Tracing the painters, sculptors, photographers, and performance artists who shaped modern art, readers discover key figures and their signature works, including Mary Cassatt, Sonia Delaunay, Georgia O'Keeffe, Tamara de Lempicka, Frida Kahlo, Dorothea Tanning, Leonora Carrington, Yoko Ono, Eva Hesse, Marina Abramovic, Carrie Mae Weems, and Cindy Sherman. Exploring the codes and archetypes of art history, this celebration of women in art analyzes their slow but steady achievement of artistic independence and the hard-won recognition for their creative work in a domain historically reserved for men.

  • Quelques proches de Mark Rothko, ses enfants soupçonnaient son existence, mais nul n'avait jamais vu le manuscrit. Quoique inachevé, « le livre » existait bel et bien : exhumé en 1988 de l'entrepôt new-yorkais où il sommeillait, il est aujourd'hui publié pour la première fois. Au début des années 1940, Rothko est un jeune artiste de trente-sept ans qui peine à vivre de sa peinture. Confronté aux limites de la figuration, éprouvé par le silence, voire l'hostilité, que rencontre son travail, il décide de s'arrêter de peindre et se met à écrire. De cette crise est née La Réalité de l'artiste : méditation sur les grandes catégories de l'art occidental - le sacré, la beauté, la perspective, le clair-obscur... -, plongée dans l'oeuvre des maîtres - Masaccio, Giotto, Vinci, Rembrandt... -, réflexion sur les principaux courants artistiques de la Renaissance au surréalisme, ce livre dissèque aussi avec humour la condition de l'artiste et ses rapports tourmentés avec le marché de l'art. La Réalité de l'artiste est un document unique : revenu de ce voyage aux sources de l'art, Rothko allait s'engager sur les chemins de l'abstraction.

  • L'art des Flandres, des Pays-Bas et de l'Allemagne aux XVe et XVIe siècles comprend quelques-unes des plus belles, des plus inventives peintures et sculptures de l'histoire de l'Occident. Encore trop souvent étudié en simple comparaison avec l'art italien, plus connu, le monde du nord de l'Europe est ici enfin évoqué dans toute sa richesse, et l'art de Van Eyck, Bosch, Bruegel, Dürer ou d'autres grands maîtres est considéré dans la vision plus globale d'une société en pleine évolution. Craig Harbison part de la notion de l'artiste désormais conscient de sa place - fait nouveau et décisif -, non seulement dans l'art mais aussi dans le monde. Église et État, protestants et catholiques, hommes et femmes, artistes et mécènes, cités marchandes indépendantes et seigneuries, tous ces aspects du monde renaissant sont ensuite abordés dans la mesure où ils éclairent en même temps l'art et son temps. Les enjeux d'une représentation réaliste du monde visible, du sens et des fins de cet art, de sa place dans la sphère religieuse ou séculière - son contexte intellectuel et son contexte matériel - sont passés au crible d'une étude particulièrement érudite. Cet ouvrage offre un examen passionnant de l'état d'esprit et des facteurs culturels dans les pays du Nord qui ont produit un art à l'éclat et à la beauté si spécifiques sous la Renaissance.


  • Au centre du foisonnement culturel américain des années 1960 (Pop art, art psychédélique, happenings...), Andy Warhol livre sa vision de cette décennie au regard de l'histoire de l'art. Il évoque également son propre développement esthétique et accorde une place privilégiée à la Factory, l'atelier de Manhattan d'où sortirent quelques-unes des créations les plus originales de l'époque.



  • léonard de vinci, ou l'incarnation mythique, presque effrayante, du génie, et du génie universel: " aucun homme ne vint au monde qui en sût autant que léonard ", disait françois ier, guère démenti par la postérité, même si elle a consacré l'artiste avant de découvrir le savant, à la fin du xviiie siècle.
    mais le mythe n'a pas tué l'homme, tant léonard a laissé de traces de ses pérégrinations dans l'italie de la renaissance. de cet enfant naturel, natif du village de vinci, devenu un maître auquel les puissants font leur cour, nous découvrons jour après jour les espoirs, les projets, les toquades, mais aussi les contradictions: prodigue avec ses amants, léonard tient la comptabilité de ses dépenses quotidiennes avec la précision d'un usurier.
    ardent promoteur de la liberté intellectuelle, il se met pourtant au service de tyrans qu'il abandonne à la hâte lorsqu'ils tombent en disgrâce. et quand il s'attaque à de grandes fresques murales promises à l'éternité, il expérimente des techniques nouvelles qui conduiront ces oeuvres à la ruine. c'est peut-être là le fil rouge de cette vie de léonard : toujours rêver, toujours perfectionner, toujours inventer, au service de la peinture ou des mathématiques, de l'art de l'ingénieur ou de celui du poète.
    jusqu'à sa mort, il n'a guère le temps de peaufiner l'inachevé, comme cette ultime démonstration géométrique qui clôt ses carnets, interrompue, écrit le vieil homme, " parce que la soupe refroidit ".

  • Vertige de la liste

    Umberto Eco

    Après Robert Badinter, Toni Morrison, Anselm Kiefer et Pierre Boulez, Umberto Eco est le Grand Invité du musée du Louvre en novembre 2009.

    Accumulation, énumération, litanie, inventaire, recensement, nomenclature, catalogue, collection, répertoire... l'histoire de la littérature et l'histoire de l'art sont pleines de collections d'objets, signes que l'on ne peut ni tout dire ni tout représenter et qu'un langage est à inventer pour « écrire des silences, des nuits, noter l'inexprimable, fixer des vertiges » (Rimbaud, « Alchimie du Verbe »).

    En rassemblant toute sorte de listes, chaotiques, maladroites, désordonnées, Umberto Eco nous fait découvrir une langue sans issue immédiate et sans but évident qui fournit, malgré les apparences, une somme de connaissances sur l'histoire des civilisations. Ainsi dans l'Iliade, où la liste des guerriers pour Troie, des armes, des navires, de leurs gréements et des armées partant pour la guerre donne une vision précise de la société achéenne.

    Des parallèles iconographiques originaux avec des artistes connus (Carpaccio, Ucello, Brueghel, Warhol...) ou moins souvent représentés (Hendrick de Clerck, Pellizza da Volpedo, Stephan Lochner, Roman Opalka...), accompagnent une anthologie littéraire de 75 textes (Dante, Whitman, Kilpling, Calvino, Pérec, Rimbaud...) Les 21 chapitres sont introduits par les essais d'Umberto Eco.

  • La société hollandaise du XVIIe siècle a généré une extraordinaire production artistique. Vers 1580, la toute jeune République atteint un niveau de prospérité sans précédent permettant à la peinture et à l'architecture, soutenues par la bourgeoisie, de connaître une vitalité exceptionnelle. L'auteur étudie dans cet ouvrage les foyers artistiques les plus réputés comme Amsterdam, Utrecht ou Delft . Dans le contexte politique, social et religieux qui a permis leur émergence, les peintures deVermeer, Rembrandt ou Frans Hals sont analysées au même titre que certaines oeuvres moins souvent prises en compte comme les gravures d'actualité, les dessins scientifiques ou les livres d'emblèmes. Les thèmes principaux qui ont fait la gloire des peintres hollandais - le paysage, le portrait de groupe, la scène de genre - sont soigneusement examinés et une place importante est réservée à la relation complexe entre écrit et image comme au concept délicat de « réalisme ». Grâce à la richesse des sources historiques utilisées et à une méthode rigoureuse; l'auteur dévoile la société et la culture de la Hollande du XVIIe siècle de manière aussi vivante que les tableaux qui s'en inspirent.

  • Comprendre ce que représente véritablement la Renaissance revient à comprendre comment une ville, Florence, a su favoriser la création artistique par des commandes publiques d'envergure, grâce à une économie moderne et prospère, comment elle a permis l'apparition d'un cercle intellectuel incomparable. Richard Turner, en concentrant son analyse sur le Quattrocento florentin, dégage avec force les grands traits qui ont fait l'originalité de Florence. Il ne se contente pas d'analyser les plus importantes créations artistiques de l'époque (le Saint Georges de Donatello, le David de Michel-Ange, le dôme de Brunelleschi, etc.) mais en donne un éclairage pertinent par une description précise du contexte social dans lequel elles ont vu le jour. L'auteur décrit aussi bien les commandes privées d'oeuvres d'art (un palais, une chapelle funéraire) que les manifestations ostentatoires du pouvoir. Il dresse le portrait d'un peuple éclairé, à l'image de ses dirigeants dissertant dans leur villa de campagne avec les plus grands philosophes tels Marsile Ficin ou Pic de la Mirandole, et en même temps avide de pratiques dévotes, faisant réaliser des portraits en cire pour les déposer dans les églises de la ville et vénérant des statues ou des fresques aux pouvoirs miraculeux.

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