Taschen

  • Autoportraits

    Ernst Rebel

    Le soi comme sujet est l'une des entreprises artistiques parmi les plus fascinantes et prolifiques. Du XVesiècle à nos jours, cette anthologie rassemble certains des meilleurs exemples d'autoportraits afin d'explorer l'évolution du genre selon les époques, ainsi que notre rapport à la singularité et à la représentation de soi, qui assaille l'humanité depuis des siècles, bien avant les réseaux sociaux et les selfies.

    L'autoportrait d'un artiste est-il est un vecteur ou un reflet? Ou est-ce un sombre néant, ce « faux miroir » qui donne son titre à la peinture d'un oeil réalisée par le surréaliste René Magritte en 1928 ? Que dit-il sur la perception de la beauté, du pouvoir et du statut social à chaque époque ? D'Albrecht Durer à Egon Schiele, de Fra Filippo Lippi à Frida Kahlo, ce recueil explore dans toute sa variété la manière dont les artistes se sont pris pour sujets, la diversité des méthodes ingénieuses et des perspectives qu'ils ont utilisées et les questions fascinantes qu'elles soulèvent.

  • Renaissance

    Manfred Wundram

    L'art tel que nous le connaissons n'existerait pas sans la Renaissance. Largement considéré comme le phénomène le plus fertile à l'oeuvre dans l'art, l'architecture, la littérature et les sciences, ce mouvement a révolutionné la conception occidentale du réel et marqué l'émergence de la modernité au lendemain du Moyen Âge.

    La Renaissance s'est d'abord affirmée en Italie à la fin du XIVe siècle, avant de s'étendre à toute l'Europe aux siècles suivants, avec pour épicentres dynamiques Florence, les Pays-Bas et l'Allemagne. Intellectuellement, le mouvement se fonde sur l'humanisme, qui dérive de la philosophie grecque classique. À travers l'art, la science, la littérature et la politique, les partisans de la Renaissance affirment que l'homme est « la mesure de toute chose » et sont déterminés à remplacer le carcan scolastique médiéval par un renouveau de l'Antiquité.

    Sous l'influence de l'humanisme, les artistes se passionnent pour l'anatomie et la géométrie jusqu'à accomplir de nouvelles prouesses en matière de représentation figurative et à révolutionner le traitement de la perspective pour refléter l'expérience humaine du positionnement dans l'espace. Dans la peinture flamande, des artistes comme Bruegel apportent à leurs natures mortes et à leurs paysages de nouvelles techniques et une sensibilité palpable, tandis qu'en Allemagne Dürer et Cranach imprègnent la gravure d'une densité dramatique et psychologique inédites.

    De Florence à Nuremberg, de Venise à Bruges, cet ouvrage essentiel de la Petite Collection 2.0 de TASCHEN offre des connaissances fiables sur la profondeur de la transformation et l'ampleur de la Renaissance. À travers les célèbres maîtres de ce mouvement et ses adeptes moins célèbres, grâce à une étude fine de son contexte social et politique, ainsi que de ses diversions et ses évolutions au fil du temps et au gré de la géographie, cet ouvrage donne une vision complète de ce phénomène extraordinaire, ces quelques siècles de bouleversements qui ont façonné des génies et permis une grande variété régionale et une reconfiguration en bloc de la perception et de la représentation du monde.

    Parmi les artistes présentés figurent notamment: Fra Angelico, Giovanni Bellini, Jérôme Bosch, Sandro Botticelli, Pieter Bruegel, Lucas Cranach l'Ancien, Albrecht Dürer, Le Greco, Matthias Grünewald, Hans Holbein le Jeune, Fra Filippo Lippi, Masaccio, Michel-Ange, Pontormo, Raphaël, Tintoret, Titien, Paolo Uccello, Véronèse et Léonard de Vinci.

  • C'est la décennie de l'audace, des toiles expressionnistes, des livres au graphisme créatif, des oeuvres d'art totales du Bauhaus, des débuts de la psychologie, des bals de travestis, des cabarets et du cinéma. Entre les tensions de deux guerres mondiales, Berlin dans les années 1920 était une capitale à l'apogée de sa nonchalance, débordant d'art, d'innovations et d'idéaux.

    Cet ouvrage plonge ses lecteurs dans l'esprit libre de la période de Weimar. À travers des oeuvres emblématiques, puisées dans la peinture, la sculpture, l'architecture, le design graphique, la photographie et le cinéma, nous sont dévoilées les innovations, les idées et les folles utopies qui caractérisent cette vitrine culturelle unique. On entre dans les bars jazz et les salles de danse, on adopte la mode à la garçonne et on découvre les « kinos » remplis de spectateurs, on suit les avancées technologiques et les progrès des modes de transport, depuis les tours de radio aux roulements des trains et tramways, en passant par les gratte-ciel vertigineux, sans oublier les chefs-d'oeuvre cinématographiques et la nouvelle indépendance conquise par les femmes qui les autorise à fumer des cigarettes, à porter les cheveux courts et à gagner leur vie par leurs propres moyens.

    Parmi les oeuvres de cette évocation culturelle vivante figurent Les Journalistes de Hannah Höch, les Mains sur la machine à écrire de Lotte Jacobi, le Portrait de la journaliste Sylvia von Harden d'Otto Dix, le projet pour l'Alexanderplatz de Peter Behrens et L'Ange bleu de Josef von Sternberg, avec Marlene Dietrich dans le rôle de Lola Lola, la chanteuse de cabaret.

    Au fil des pages et des années, on découvre à la fois la soif d'utopie et les réalités économique et politique, plus ambiguës, qui ont nourri des chefs-d'oeuvre de divertissement, idéalistes ou réactionnaires produits durant cette période. Derrière les lumières vives et les robes pailletées se cachent l'inflation, le travail à la chaîne et un consensus politique fragile que dissimulent ces années bénies et qui annoncent finalement une issue brutale amorcée par la montée du national-socialisme.

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