Tallandier

  • L'incontournable atlas de géopolitique revient enfin ! Pour découvrir et comprendre le monde d'après en 28 destinations.

    « Sommes-nous passés avec le Covid du monde d'avant au monde d'après ? Hommes, activités économiques, transports : la planète s'est mise à l'arrêt, pour le plus grand bonheur du climat. Mais après cette vitrification du monde, le voici comme mis à nu, comme si chaque État avait vu ses forces et ses faiblesses exacerbées par la pandémie, comme si les tendances en germe - déclin de l'Occident, révolution numérique, tensions entre États démocratiques et États autoritaires - se montraient soudain à découvert. » Émilie Aubry.
    Dans un format entièrement renouvelé, mêlant cartes, infographies et photographies, regards universitaires et journalistiques, le Dessous des cartes décrypte les grandes évolutions de notre époque. Il nous emmène, continent par continent, dans 28 destinations qui racontent les bouleversements géopolitiques en cours.
    Plus de 120 cartes et graphiques inédits. Un atlas de référence.

  • L'histoire de la Shoah s'appuie sur des millions de pièces d'archives conservées aux quatre coins du monde. Chacune participe à l'écriture de cette histoire pour les générations actuelles et futures. Pour la première fois, des historiens européens ont choisi près de 300 de ces documents et les décryptent. Photographies, dessins, lettres, rapports, témoignages nous plongent au coeur de l'anéantissement et nous aident à comprendre les mécanismes du génocide et ses conséquences, comme les résistances qui lui furent opposées.
    Un livre patrimonial, indispensable à la transmission de la mémoire de la Shoah.

  • Les derniers jours de Marie-Antoinette Nouv.

    Il a fallu à la Révolution trois jours et deux nuits, du 14 au 16 octobre 1793, pour juger et exécuter Marie-Antoinette. Elle était condamnée d'avance. C'est bien sûr le procès d'une reine, c'est aussi celui d'une étrangère, c'est enfi n celui d'une femme et c'est celui d'une mère.

  • Le procès de Marie-Antoinette demeure l'une des énigmes les plus opaques de la Révolution.
    Avait-elle eu autrefois à prendre des décisions politiques dont le peuple français aurait eu à se plaindre?
    En quoi, une fois la République proclamée (21 septembre 1792) et le roi exécuté (21 janvier 1793), menaçait-elle, du fond de sa prison du Temple puis de la Conciergerie, l'ordre nouveau? Son procès fut-il exigé par une intense mobilisation populaire? Cherchait-on à la faire évader? Rien de tout cela.

    En examinant attentivement les minutes du procès éclair qui lui a été intenté par le Tribunal révolutionnaire les 14, 15 et 16 octobre 1793, en scrutant - ce qui n'avait jamais été fait avant lui - la biographie des jurés, en restituant le climat politique et la lutte de factions marquant la « mise à l'ordre du jour » de la Terreur (5 septembre), Emmanuel de Waresquiel raconte - avec émotion mais sans parti pris - trois journées pathétiques. Il révèle les questions humiliantes posées à l'accusée, il rapporte les réponses dignes apportées à d'infâmes calomnies, il montre l'absence de véritables droits de la défense d'une femme condamnée d'avance. Il est clair que Marie-Antoinette n'a été que la victime expiatoire de conflits politiques qui régnaient entre la Convention, la Commune de Paris et les Jacobins.
    Dans ce nouveau livre à l'érudition impeccable, l'auteur multiplie les révélations et donne avec subtilité son sens véritable au moindre des propos tenus. Décrivant le cadre, dépeignant les protagonistes, il restitue avec son talent habituel une atmosphère étouffante. Ne s'interdisant pas de dévoiler au lecteur les réflexions qu'éveillent chez l'historien des XVIIIe et XIXe siècles ce moment paroxystique du basculement révolutionnaire, Emmanuel de Waresquiel donne là le livre le plus dense, le plus littéraire et le plus personnel de sa carrière.

  • Le 25 mai 2020 à Minneapolis, l'homicide d'un homme noir par un policier blanc suscite des manifestations géantes dans l'ensemble des États-Unis. En quelques jours, « Black Lives Matter » devient un slogan universel, tout en inscrivant son action dans la longue histoire des luttes politiques des Noirs américains.
    L'histoire des Africains-Américains, nous rappelle Pap Ndiaye, est marquée au fer rouge par l'esclavage, la ségrégation et les violences raciales. Sans oublier les résistances, les victoires remportées dans la douleur et les cultures artistiques d'une richesse inouïe, notamment les spirituals, le gospel et le jazz.
    De la révolte de Nat Turner en 1831 à l'abolition de l'esclavage en 1865, des lois qui imposent la ségrégation et la privation du droit de vote dans le Sud des États-Unis au fameux I Have a Dream de Martin Luther King, du mouvement Black Power à l'élection de Barack Obama, l'auteur analyse les combats, les conquêtes et les espoirs vécus par les Noirs américains depuis deux siècles.

  • La vie de Winston Churchill, homme d'État et homme de guerre exceptionnel, est un roman ; elle est ici racontée comme tel, sans un mot de fiction.
    Se fondant sur des recherches dans les archives de huit pays, la consultation de quelque quatre cents ouvrages et l'interview de nombreux acteurs e témoins, ce récit épique mené brillamment par François Kersaudy montre comment un homme solitaire, longuement façonné par d'exceptionnels talents et de singulières faiblesses, a pu infléchir le cours de notre siècle.

  • Empoisonné au Novitchok en août 2020 et évacué en Allemagne pour y être soigné, Alexeï Navalny,  gure sans égale de l'opposition russe, est rentré à Moscou sous les feux des médias du monde entier en janvier 2021. Son arrestation immédiate a ouvert la voie à un a rontement inédit avec Vladimir Poutine.
    Qui est vraiment Alexeï Navalny ? Un héros de la démocratie ? Un nationaliste, un raciste ou un traître à la mère patrie ? Comment l'ex-homme d'a aires, simple blogueur, est-il devenu un candidat sérieux à la mairie de Moscou, puis à l'élection présidentielle ?
    Écrit par trois spécialistes de la politique russe, ce livre explore les nombreuses dimensions de l'action politique du militant depuis ses enquêtes pionnières sur la corruption, ses idées et son mouvement pour la démocratie, jusqu'à son activisme de rue. Pour la première fois, la lumière est faite sur l'homme, son courage, ses paradoxes, son parcours et l'engagement total de celui qui, en osant dé er le chef du Kremlin, est devenu, même emprisonné, la deuxième personnalité politique de son pays.
    Pour comprendre la Russie d'aujourd'hui, il est urgent de comprendre Alexeï Navalny./Jan Matti Dollbaum est allemand, chercheur postdoctoral à l'université de Brême.
    Il étudie la protestation, les mouvements sociaux et leurs liens avec la politique en Russie et en Europe de l'Est.
    Morvan Lallouet est français, doctorant en politique comparée à l'université du Kent.
    Il rédige une thèse sur Alexeï Navalny et l'opposition russe.
    Ben Noble est britannique, maître de conférences en politique russe à l'University College London et membre associé de Chatham House. Ses recherches portent sur la politique intérieure russe et la politique législative dans les pays non démocratiques.

  • On les appelle spin doctors, ge´nies du faire croire, persuadeurs clandestins ou inge´nieurs des a^mes. Publicitaires, communicants, cinéastes ou propagandistes politiques, ces hommes ont en commun d'e^tre passe´s mai^tres dans l'art de la manipulation de masse.
    Ils bouleversent les re`gles du jeu politique, font et de´font des e´lections, fabriquent le consentement, défendent les intérêts d'industries polluantes, influencent a` leur insu le comportement de millions d'individus. Souvent me´connus, agissant pour la plupart dans l'ombre, ils conc¸oivent et de´ploient leurs techniques de persuasion en tirant profit des progre`s constants des sciences et des techniques.
    Spécialiste de l'histoire de la propagande contemporaine, David Colon propose une approche inédite de l'art de la persuasion : il réunit, pour la première fois dans un même livre, les portraits de vingt des plus grands maîtres de la manipulation des XXe et XXIe siècles. De Goebbels a` Walt Disney, de Lin Biao a` Mark Zuckerberg, Richard Thaler ou Steve Bannon, l'auteur nous raconte l'invention de la propagande de guerre, du lobbying, du nudge ou de la publicité microcible´e.

  • Venus de Byblos, Tyr ou Sidon, terres exigües adossées aux montagnes du Liban, les Phéniciens, peuple de marins, de bâtisseurs et de marchands, ont profondément marqué les rivages de la Méditerranée antique et, au-delà, la culture occidentale. Entre 1200 et 300 avant notre ère, les Phéniciens saisissent toutes les opportunités pour contourner la domination des grands empires et tisser une vaste toile de connexions. Ils exploitent les mines de cuivre ou de fer, font commerce de vin, d'huile, d'ambre, d'épices, de parfums, d'ébène ou de bois de cèdre, échangent avec les élites locales, diffusent leur propre alphabet, influencent les arts et créent des comptoirs éphémères comme des cités prestigieuses, dont la sublime Carthage. Des rivages du Proche-Orient aux portes de l'Atlantique, cette brillante civilisation millénaire continue d'interroger les historiens.

  • Admirateur de Kissinger qu'il a rencontré de nombreuses fois, Gérard Araud raconte l'homme dans toute sa complexité et le parcours exceptionnel de celui qui fut l'un des plus grands acteurs de la politique étrangère du XXe siècle.
    C'est l'histoire d'un jeune Juif né en 1923 en Allemagne, dont la famille fuit in extremis le nazisme pour New York. D'une intelligence lumineuse, travailleur et cabotin à l'excès, il sut naviguer en toutes circonstances du Bronx à Harvard jusqu'à la Maison-Blanche.
    Conseiller national de Sécurité puis secrétaire d'État auprès du président Nixon, Henry Kissinger joua un rôle central dans l'histoire du monde : fin de la guerre du Vietnam, ouverture vers la Chine en 1972, détente avec l'URSS et guerre du Kippour... Ses prouesses furent nombreuses, au Moyen-Orient ou en Russie, ses revers aussi, au Chili ou au Cambodge.
    Négociateur hors-pair, l'homme suscite autant d'admiration que de détestation. Pourtant, il exerce toujours son influence alors qu'il a quitté le pouvoir depuis plus de quarante ans. Tous les grands se bousculent encore pour le consulter : Poutine, Xi Jinping, Modi ou Macron.
    C'est en diplomate que Gérard Araud retrace, avec de savoureuses anecdotes, la trajectoire de ce mal-aimé des Américains, homme d'esprit et génie de la Realpolitik qui régla le jeu des puissances pour garantir la paix du monde.

  • Jamais les vins n'auraient pu vieillir à l'abri de l'air et de la lumière et jamais la personnalité des terroirs et des millésimes n'aurait pu se révéler avec autant d'éclat sans l'invention de la bouteille.
    La révolution date du Ier siècle, avec l'apparition de la canne à souffl er. Puis, au XVIIe siècle, l'Angleterre réalise la bouteille en verre noir, élaborée dans un four, pour permettre de fractionner le contenu des tonneaux en vue d'un transport plus facile. Les Anglais découvrent aussi au Portugal les vertus du liège et le bouchage hermétique. Les bouteilles d'outre-Manche sont en oignon, en poire, puis cylindriques à épaules plus carrées. Bordeaux adopte ce modèle. Les françaises sont à épaules tombantes tant en Champagne qu'en Bourgogne. Par leurs formes qui varient dans l'espace et le temps, les bouteilles de vin racontent une histoire passionnante. Cet ouvrage novateur le montre avec beaucoup de science et de verve.

  • Joséphine Baker : du music-hall au Panthéon Nouv.

    2 octobre 1925 sur la scène du Théâtre des Champs Elysées, le public, venu en nombre, découvre Joséphine Baker dans La Revue nègre Elle a 19 ans, c'est un triomphe Très vite, Joséphine fascine ce Paris des Années folles, avide de liberté, de nouvelles musiques, d'exotisme, de cultures inconnues et semble cristalliser les attentes d'une société à peine sortie du cauchemar de la Première Guerre mondiale Jouant sur les stéréotypes associés au corps féminin noir, elle devient une icône d'ébène et s'impose comme une star internationale Gérard Bonal, dans une approche personnelle, nous entraîne sur les traces de ce personnage, de l'enfance pauvre à Saint Louis, Missouri, jusqu'à la lutte pour les droits civiques aux côtés de Martin Luther King On embarque avec elle en 1925 sur le paquebot qui l'emmène vers l'Europe pour fuir la misère et la ségrégation On l'escorte dans le Paris nocturne de l'entre deux guerres, celui des théâtres de music hall le Casino de Paris, les Folies Bergère des night clubs de Pigalle, au bras de ses amants, Georges Simenon ou Giuseppe Abatino dit Pepito, son impresario et mentor pendant dix ans Durant la Seconde Guerre, on la suit lorsqu'elle s'engage, dès 1940 dans la Résistance Femme d'idéal, militant inlassablement pour la fraternité universelle, elle adoptera après la guerre douze enfants venus du monde entier, sa fameuse « tribu arc en ciel », qu'elle installera dans le château des Milandes en Dordogne À sa mort, le 15 avril 1975 des funérailles nationales sont décrétées « Elle est la deuxième femme, après Colette, à être ainsi célébrée » Aujourd'hui, c'est au Panthéon qu'elle s'apprête à entrer Elle sera la première femme noire à reposer dans ce mausolée républicain

  • Pourquoi les espèces humaines ont-elles évolué ? Pourquoi Homo erectus est-il sorti d'Afrique ? Qui a inventé le feu ? Quand et comment Sapiens a-t-il conquis la Terre ? Pourquoi Néandertal a-t-il disparu ? Comment étaient organisées les sociétés préhistoriques ? Continuons-nous à évoluer ? Aurait-on pu rester à la préhistoire ?
    Il y a 5 000 ans, nous vivions encore dans la préhistoire. Ainsi, nous autres Homo sapiens avons émergé en Afrique il y a quelque 300 000 ans et avons passé plus de 98 % de notre existence vivant de chasse, de pêche et de cueillette.
    En 100 questions très claires et en s'appuyant sur les recherches les plus récentes, Jean-Paul Demoule raconte l'épopée des nombreuses espèces humaines successives, dont on ne cesse de trouver de nouvelles, leurs migrations et leurs mélanges. Il décrit leurs inventions - les outils, le feu, l'art, l'alcool, les armes, la roue, etc. -, leur alimentation, leurs vêtements, leur sexualité, leurs croyances, leurs maladies, leurs organisations sociales, leurs chefs. Enfin, il explique comment les humains, en inventant l'agriculture au Néolithique, firent exploser leur nombre, débouchèrent sur les premières villes et l'écriture, inaugurant un nouveau mode de vie dont l'Anthropocène n'est que l'une des nombreuses répercussions.

  • Alexandra David-Neel est la plus célèbre des exploratrices. Déguisée en mendiante, elle est la première femme européenne à pénétrer en 1924 dans Lhassa, la capitale du Tibet, alors interdite aux étrangers. On croit connaître le destin de cette infatigable voyageuse, mais sait-on qu'Alexandra David-Neel (1868-1969) a été une féministe de la première heure, journaliste, cantatrice, authentique anarchiste ne voulant dépendre de personne ?
    Pour percer le mystère de la vie de cette femme incroyable, il y a un repère, un fil conducteur auquel Laure Dominique Agniel redonne toute sa place : son mari, Philippe. L'ami, le confident, le seul avec qui elle laisse tomber le masque.
    Les milliers de lettres à son époux nous éclairent sur sa quête acharnée de liberté pendant les 101 années de son existence. Les différents noms qu'elle a portés traduisent ce cheminement vers l'invention de soi : née Alexandra David, elle associe le nom de son mari au sien pour signer son oeuvre Alexandra David-Neel. Dans un style limpide et enlevé, Laure Dominique Agniel nous restitue la vie menée tambour battant d'une femme en avance sur son temps.

  • À l'orée du XXe siècle, les États-Unis prennent place au sein des puissances mondiales pour, un demi-siècle plus tard, devenir la première d'entre elles. C'est le siècle américain.
    Le second volet de cette épopée revient sur le rôle joué par le pays durant les guerres mondiales et raconte l'assassinat de Kennedy, le Vietnam, le Watergate, les otages de l'ambassade américaine à Téhéran, le scandale Monica Lewinsky, la présidence Obama, le bilan de Trump et l'élection de Biden.
    Par une fine approche socioculturelle, Bertrand Van Ruymbeke relate plus de cinq siècles d'histoire d'un pays qui a connu certes des succès et des élans d'optimisme, de croissance et d'inventivité, mais aussi des échecs, des doutes et des malheurs.

  • « Crois ou meurs ! Voilà l'anathème que prononcent les esprits ardents au nom de la liberté ! » Ainsi s'indigne le journaliste Jacques Mallet du Pan dans le Mercure de France du 16 octobre 1789, au tout début de la Révolution. Voilà qui s'inscrit en faux contre la thèse, solidement ancrée aujourd'hui, de deux révolutions : une bonne, celle des droits de l'homme, qui aurait dérapé pour aboutir à une mauvaise, celle de la Terreur.
    Et si la Révolution tout entière avait été un immense, un désolant gâchis, et ce dès les premiers jours ? Et si ce qui a été longtemps présenté comme le soulèvement de tout un peuple n'avait été qu'une folie meurtrière et inutile, une guerre civile dont l'enjeu mémoriel divise toujours les Français ? Il fallait reprendre l'enquête en revisitant les événements, en les décryptant et en se libérant de l'historiquement correct.
    Ce récit circonstancié s'adresse à tous ceux qui souhaitent qu'on leur raconte enfin une autre histoire de la Révolution française, la vraie."

  • Plus de cent soixante ans après sa mort, Alexis de Tocqueville reste un mystère. Trop libéral pour la droite, trop aristocrate pour la gauche, il est un démocrate de raison et non de coeur.
    Son génie est d'avoir pensé la démocratie dans toutes ses dimensions, en montrant qu'elle peut basculer dans le despotisme mais qu'elle dispose aussi de formidables ressources pour relever les défi s des régimes politiques et des passions collectives qui entendent la supprimer.
    Tocqueville reste avant tout un combattant de la liberté, qui a lutté pour l'abolition de l'esclavage, la réforme du système pénitentiaire et l'enracinement de la République. Un combattant de la liberté qui nous rappelle que sa survie dépend de l'engagement de chacun d'entre nous.

  • Du voyage de Christophe Colomb en 1492 au tournant de la Première Guerre mondiale, le premier volume de cette magistrale histoire des États-Unis retrace l'essor d'une société multiculturelle sans cesse en mutation.
    Du XVIe au XVIIIe siècle, les Anglais fondent des colonies le long du littoral de Terre-Neuve à la Géorgie : ils font venir des esclaves africains et repoussent les Amérindiens au-delà des Appalaches. En 1776, l'Amérique s'embrase. Les révolutionnaires défient la Grande-Bretagne et déclarent l'indépendance de treize colonies qui s'unissent. Une république fédérale est née.
    Bertrand Van Ruymbeke revient dans ce premier volet sur la naissance d'un État marqué par un développement territorial, démographique et économique phénoménal et une construction politique reposant sur un équilibre complexe.

  • Journal

    Hélène Berr

    " J'ai porté la tête haute, et j'ai si bien regardé les gens en face qu'ils détournaient les yeux. Mais c'est dur. D'ailleurs, la majorité des gens ne regardent pas. Deux gosses dans la rue nous ont montrées du doigt en disant : "Hein ? T'as vu ? Juif." Mais le reste s'est passé normalement. Je suis repartie pour la Sorbonne ; dans le métro, encore une femme du peuple m'a souri. Cela a fait jaillir les larmes à mes yeux, je ne sais pourquoi. " " Pourquoi suis-je si inquiète ? Objectivement, il y a de quoi, parce que j'ai l'impression que nous sommes la dernière fournée, et que nous ne passerons pas entre les mailles du filet. Il ne reste plus beaucoup de juifs à Paris ; et comme ce sont les Allemands qui font les arrestations maintenant, il y a peu de chances d'y échapper, parce que nous ne serons pas prévenus. " D'avril 1942 à février 1944, cette jeune fille française a tenu son journal au jour le jour. Un texte d'une qualité littéraire exceptionnelle, où se mêlent l'expérience quotidienne de l'insoutenable et le monde rêvé des lettres, où alternent à chaque instant l'espoir et le désespoir.
    Ses derniers mots, le 15 février 1944, " Horror ! Horror ! Horror ! ", sont un pressentiment de l'inéluctable. Arrêtée le 8 mars 1944, elle est déportée à Auschwitz avec son père et sa mère. Elle survit presque jusqu'au bout à l'épreuve, succombant à l'épuisement à Bergen-Belsen en avril 1945, quelques semaines avant la libération du camp.

  • Les Européens se sont longtemps contentés d'aller chercher en Afrique subsaharienne des esclaves pour l'Amérique sans volonté de la contrôler ni de l'explorer.
    Avec le processus menant à l'abolition de la traite (1807 pour l'Angleterre), des voyageurs ont porté un autre regard sur l'Afrique intérieure pour en connaître la géographie et les peuples. Si le racisme et les préjugés ne sont pas absents de leurs récits, la bienveillance est parfois là.
    Sept explorateurs ont, entre 1795 et 1830, laissé de passionnantes observations sur l'Afrique occidentale. Bien loin du ton dominateur de la seconde moitié du XIXe siècle, ils nous livrent une image riche et suggestive de l'Afrique. Une révélation pour le lecteur européen de l'époque, une surprise pour celui d'aujourd'hui.

  • Jean-Baptiste Colbert (1619-1683), l'une des figures majeures du « roman national », est aujourd'hui remis en cause, comme le sont la plupart des grands hommes de l'histoire de France. On s'interroge sur les ressorts de son ascension, sur l'origine douteuse de sa fortune, on doute de la pertinence de ses réformes.

    Pour répondre à ces questions, les auteurs explorent de nouvelles sources, dressent un bilan inédit de l'action de Colbert pendant les deux décennies où il fut le ministre de Louis XIV et suivent les avatars du « mythe Colbert ». Replacée dans la longue durée de l'histoire de France, son oeuvre se révèle complexe, foisonnante, pas toujours couronnée de succès, mais incroyablement féconde avec le temps. Elle est une des bases sur lesquelles repose l'État tel que nous le connaissons : en ce sens, Jean-Baptiste Colbert mérite bien de demeurer le « grand Colbert ».

  • Jean-Baptiste Colbert, qui fut jadis une des figures mythiques du « roman national », est aujourd'hui violemment remis en cause, comme le sont la plupart des « grands hommes » de l'histoire de France. On s'interroge sur les ressorts de son ascension, on s'inquiète de l'origine douteuse de sa fortune, on conteste la pertinence de ses réformes, on souligne son penchant pour l'autopromotion.
    Pour y voir plus clair, les auteurs explorent de nouvelles sources, dressent pour la première fois un bilan d'ensemble de l'action de Colbert pendant les deux décennies où il fut le ministre de Louis XIV et suivent, sur près de quatre siècles, les avatars du « mythe Colbert ». L'itinéraire de Jean-Baptiste n'est pas séparé de celui des Colbert qui l'ont précédé et de ceux qui l'ont suivi. Le portrait de famille éclaire la personnalité de l'homme, dont la psychologie est à son tour révélatrice de l'imaginaire des élites françaises.
    Replacée dans la longue durée de l'histoire de France, son oeuvre se révèle complexe, foisonnante, pas toujours couronnée de succès sur le court terme, mais incroyablement féconde avec le temps. Elle est une des bases sur lesquelles repose l'État tel que nous le connaissons : en ce sens, Jean-Baptiste Colbert mérite bien de demeurer le « grand Colbert ».

  • Elles vivent dans un monde d'hommes. Reines, favorites ou paysannes, peu importe leur statut : les femmes de la Renaissance connaissent la tutelle d'un père ou d'un mari, la pression d'enfanter, les difficultés du veuvage...

    Les femmes du siècle des humanistes sont facilement exposées aux dangers et à la vindicte. La réalité de la Renaissance, période d'ouverture au monde et de diffusion des savoirs, coexiste avec la violence des guerres de Religion qui embrasent le royaume de France. Toutes les femmes éprouvent cette brutalité, quand elles n'y participent pas elles-mêmes. Elles peuvent être accusées de tout : adultère, égoïsme, manque de discernement, cupidité, sorcellerie, intrigues et manipulations. En lutte pour leur liberté, elles défendent leur statut et leur patrimoine comme leur réputation. Plus encore, elles se battent pour vivre leurs passions, leurs amours, pour faire respecter leurs droits d'épouses et de mères, pour faire reconnaître leurs talents de femmes de lettres, de patronne de librairie-imprimerie, d'architecte ou de sage femme.

    Sylvie Le Clech, spécialiste du XVIe siècle français, explore le destin de quinze femmes, pour certaines jamais étudiées, issues de toutes les couches de la société. Avec les portraits de Marguerite de Navarre, Catherine de Médicis, Vannina d'Ornano ou Jacquette Saddon, sorcière du Berry, elle nous éclaire sur la vie précieuse, mouvementée et intime des femmes de la Renaissance.

  • Donatien Alphonse François de Sade (1740-1814) est demeuré prisonnier de sa propre légende. Objet d'horreur pour les uns, d'idolâtrie pour les autres, il apparaît comme un aérolithe surgi de nulle part, un cas unique et monstrueux.

    Ayant eu accès aux archives de la famille, Maurice Lever a consulté des lettres et des documents jamais explorés. Il nous offre ainsi un portrait démythifié du scandaleux marquis, qui se présentait lui-même comme « impérieux, colère, emporté, extrême en tout, d'un dérèglement d'imagination sur les moeurs qui n'a eu son pareil ». Au fil des pages de cette biographie inspirée, on perçoit toutes les oscillations de cette nature en perpétuel mouvement, sans cesse agitée d'orages et traversée d'éclairs. Ce sont les grondements et les pulsions d'un homme volcanique revendiquant sa singularité à la face du monde. Un livre fulgurant.

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